Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Grâce à toi, j'ai accepté d'être belle. — Chapitre 1 · Talkie Walkie
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Grâce à toi, j'ai accepté d'être belle.
Chapitre 1 · Talkie Walkie
Introduction
Oui ! Grâce à toi Farid, il y a maintenant vingt-huit ans de cela, j'ai accepté mon corps et ses rondeurs. Grâce à toi, à ton humour et à ta joie de vivre, mais surtout grâce à tes mots, à tes yeux, à tes mains, et bien sûr grâce à ton sexe, j'ai accepté mon corps et j'ai compris que même s'il ne correspondait pas aux standards de beauté de l'époque, il pouvait être source de désir pour certains hommes. Il fut pour toi cette source de désir, puis une source de plaisir le jour où tu as su trouver la clé de mon jardin secret et où tu as su déverrouiller en moi ce qui bloquait encore pour m'abandonner totalement aux joies des plaisirs à deux.
Talkie Walkie
Il fait chaud en ce mois de juillet 1996. J'ai vingt ans et je viens de terminer ma deuxième année de lettres modernes à la fac, des études que j'abandonnerais un an plus tard pour cause de les avoir poursuivies sans jamais parvenir à les rattraper véritablement. Je n'ai pas vraiment d'amis, des connaissances bien sûr, des copines de fac, mais pas vraiment d'amis à qui me confier. De toute façon, à quoi bon me confier ? Confier mes doutes, mes frustrations ?
Car il n'est pas facile pour la jeune femme que je suis en cette fin de vingtième siècle d'assumer pleinement ce corps qui ne correspond absolument pas aux standards de beauté. J'aime beaucoup mes seins, bien ronds, lourds et fermes, dans toute la splendeur de leur vingt ans ! J'aime déjà moins mon petit bidon, bien qu'il ne soit pas encore ce qu'il va devenir presque trente ans plus tard après deux grossesses et le poids des années.
Alors je fais du sport, pour essayer d'au moins raffermir ces formes généreuses, ces masses graisseuses qui raffolent de se loger un peu partout autour de ma taille, et particulièrement dans mes fesses et dans mes cuisses !
Alors je fais du sport, pour essayer d'au moins raffermir ces formes généreuses, ces masses graisseuses qui raffolent de se loger un peu partout autour de ma taille, et particulièrement dans mes fesses et dans mes cuisses !
Pas trop de relations sociales en cet été 1996, alors raison de plus pour ne pas perdre mon temps toute seule chez mes parents à manger des sucreries devant la télé, autant gagner un peu d'argent. Je m'inscris donc dans une agence d'intérim, en restant très vague sur mes spécialités, car je n'en ai pas vraiment. Je suis sérieuse, je m'y présente tous les matins pour voir ma référente et relever les nouvelles annonces, alors voyant ma motivation, celle-ci me propose un poste qui me surprend dans un premier temps, mais que j'accepte finalement, au moins pour essayer.
J'embauche donc dès le lendemain, dans une entreprise de travaux publics, sur un chantier routier, à un poste familier de tous les automobilistes puisqu'il s'agit de celui qui consiste à tenir d'une main un panneau STOP côté pile et VERT côté face, et de l'autre main un Talkie Walkie afin de se coordonner avec un partenaire posté à l'autre bout du chantier. Vous l'avez peut-être déjà compris, mon partenaire s'appelle Farid ! Farid est lui aussi intérimaire, mais il travaille déjà depuis une semaine à ce poste. Moi je remplace son collègue fraîchement licencié, car il buvait visiblement un peu trop sur son poste de travail, et pas que de l'eau bien sûr !
Farid a vingt-cinq ans. D'origine algérienne, il est l'aîné d'une fratrie de cinq enfants. Il n'a pas fait d'études malheureusement, alors que l'on sent tout de suite en s'adressant à lui qu'il est intelligent et qu'il aurait certainement pu en faire s'il avait été un peu poussé, mais il dit être heureux comme ça et dit aussi ne rien regretter.
Farid est un soleil, une vraie boule de bonheur. Toujours souriant, de bonne humeur, les quelques blagues racistes s'échappant parfois, à la pause de midi autour de la cabane de chantier, de bouches bien franchouillardes, glissent sur lui sans jamais écorner sa positivité. En revanche on s'éloigne souvent tous les deux du groupe, ce qui ne manque jamais d'entretenir des jalousies, car je comprends rapidement que pas mal de nos collègues lui jalousent cette proximité avec moi.
Mais bien plus que ces moments de pause, j'aime le travail à mon poste, car Farid et moi parlons tout le temps. Parfois je me sens même obligée de baisser le volume de peur que des automobilistes qui attendent vitre ouverte, à quelques mètres de moi, ne l'entendent, car il s'amuse de plus en plus souvent à me taquiner. D'abord en me parlant de certains collègues qui selon lui ont le béguin pour moi, il me demande alors ce que j'en pense, et au fil des jours et de notre complicité grandissante, si l'idée qu'ils aimeraient bien glisser leurs mains dans ma combinaison orange après en avoir baissé la fermeture éclair jusqu'en bas me fait mouiller ma petite culotte ?
À ces mots je rougis toujours, derrière mon Talkie Walkie, et je sais que Farid le sent. Alors je lui réponds : " Mais non Farid !", car tous ces tocards ne me font absolument pas mouiller ma petite culotte, c'est vrai ! Mais en revanche, ses mots coquins à lui, son impertinence et notre complicité ça oui par contre, ai-je souvent envie de lui dire.
Farid est très fin, il sent vite quand il me gêne vraiment ou quand je feins d'être gênée. Dans la première situation, il s'excuse immédiatement alors que dans la seconde il sait merveilleusement jouer de mots bien choisis pour mettre le feu dans mon bas-ventre et arriver à ses fins : me faire mouiller ma petite culotte !
Au fil des jours je sens que je lui plais, et en soi c'est une sensation totalement nouvelle pour moi. Je sens que je lui plais, car il se livre de plus en plus, abandonnant progressivement les "Un tel mate tes gros seins ou un autre adore tes grosses fesses..." pour me parler progressivement de lui et de ce qu'il aime en moi.
Les matinées et les après-midi de discussions, par l'intermédiaire de nos Talkie Walkie, deviennent vite addictives pour moi, car elles me permettent aussi de me livrer, de me confier à lui avec la sincérité rendue possible par la sécurité de la distance physique entre nous. Farid et moi devenons peu à peu des confidents l'un pour l'autre, et peu à peu nous abordons même de façon de moins en moins pudique les questions de sexualité. Je sais de jour en jour reconnaître à son souffle, à sa respiration, quand il est excité par nos échanges, et j'avoue aimer ça. Je me sens de jour en jour de plus en plus belle dans ses mots, puis de plus en plus belle et désirable dans ses yeux de braise quand nous nous retrouvons à midi autour de la cabane de chantier. Je sens mon corps vibrer quand je suis près de lui, et je suis certaine au fond de moi que le sien vibre à l'unisson... Pourtant ni lui ni moi n'osons quoi que ce soit l'un vis-à-vis de l'autre...
Le soir, seule dans mon lit, j'imagine Farid. Je l'imagine près de moi, m'embrassant puis me caressant, jusqu'à ce que mes doigts me prennent et envahissent mon intimité tel que j'aimerais que lui me prenne de son sexe.
Alors, dans la solitude de ma chambre, je jouis ! En silence bien sûr pour ne pas que mes parents m'entendent, mais je jouis parfois à plusieurs reprises avant de m'endormir au plus vite pour que demain arrive au plus vite également et que nous nous retrouvions.
Alors aujourd'hui c'est décidé ! Je ne sais pas encore comment je vais le lui annoncer, mais je n'en peux plus d'attendre, il faut que ça sorte... Je dois arriver à lui confier le plus intime de mes secrets, celui qui me tourmente et m'envahit de plus en plus chaque jour...
Je n'ai encore jamais connu d'homme...
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Commentaires ()
Le ton vrai, frais, sincère fait que l’on s’imerge bien dans l'histoire...
Effectivement, o. Voudrait bien une suite a cette histoire avec Farid
Donc promis je vais essayer.
Merci beaucoup.
Accepter son corps a 20ans, c'est tellement difficile.
J'espère une suite malgré l'année passée.
Bon courage
Je suppose que FARID est toujours à tes côtés
Une suite prévue ?
Non, il a été mon premier amour de jeunesse mais la vie nous a séparés.
Oui, je suis en train d'écrire la suite. J'aurais aimé l'écrire sur la lancée du premier chapitre mais j'ai été débordée ces derniers mois.