Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
L'inconnu entre en moi — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'inconnu entre en moi
Chapitre 1
J'attends mon inconnu dans le parking souterrain privé de mon entreprise, un dimanche à trois heures du matin. Toutes les caméras ont été recouvertes de scotch à colis épais. Une copie d'un film du sous-sol lors d'un dimanche tranquille a été préparée pour remplacer les images de télésurveillance qui manqueront aujourd'hui. Toutes les portes d'accès ont été verrouillées avec une fermeture spéciale qu'une unique clé peut ouvrir, et, dont la sécurité n'a aucun exemplaire. Seul lui peut entrer. Seul lui possède la clé.
Habillée comme pour un Lundi matin, en tailleur, jupe et talons hauts, un châle sur les épaules pour supporter le froid de la nuit, je me tiens debout quelque part au hasard entre les places de parcage bétonnées, grelottante et, surtout, impatiente du sort qui m'attend, un peu nerveuse. L'éclairage au plafond grésille. Les néons baignent chaque centimètres du sol et des murs dans leur intense lumière artificielle blanche. Les lieux sont déserts et bien qu'on puisse tout voir, il eut été moins angoissant d'avoir été plongés dans le noir.
Soudain, j'entends un bruit métallique au loin. Ça y est. Il est entré. Comment va-t-il être cette fois ? Que va-t-il me faire ? J'en frissonne d'excitation. J'entends ses pas. Enfin, il descend la pente qui mène au grand garage et, ça y est. Je le vois.
Il est grand. Il est brun. Ses cheveux et sa barbe sont rasés de près. Je crois que ses yeux sont bleus, un bleu pâle. Sa mâchoire est carrée. Ses épaules sont larges. Il a un physique de déménageur, porte un blouson gris et un jean.
Il marche vers moi d'un pas qui s'accélère, le regard dur, qui me fixe comme une proie. Je frémis. J'adore frémir. J'adore avoir peur. Et, il me fait bien flipper. C'est réussi.
Je recule. Un peu. Puis, un peu plus vite. Il accélère encore. Je commence à courir en m'éloignant de lui. Il sprinte aussitôt dans ma direction. Je crie. Il se rapproche de moi. Je trébuche. Il m'attrape. C'est le moment que je préfère.
Il me tient fermement par les poignets et me plaque contre le sol en me faisant m'allonger sur le dos. De tout son poids, il s'assoit sur moi. Il me maintient en place. Je lutte car j'aime ça mais savoure chaque instant sous sa contrainte. Affalé sur mes hanches, il se penche en avant et je sens bientôt sa respiration près de mon visage. Il s'abaisse encore et sa langue, chaude et humide, explore mon cou. Sa proximité soudaine, abrupte, alors que j'ignore tout de lui, m'excite au plus haut point.
Il descend lentement vers ma poitrine, humant mon corps comme un repas qu'il s'apprêterait à prendre. Brutalement, subitement, il arrache ma chemise et dévoile mon soutien-gorge. Il caresse la peau entre mes seins, mon ventre et enfin, quand je commence à avoir la chair de poule, il me fait sursauter en arrachant d'un coup sec la dentelle qui couvrait mes seins.
Je sens mon cœur battre à tout rompre et mes mamelons à l'air durcissent aussitôt. Il attrape mon mamelon gauche entre ses dents et le mordille doucement, tout en pinçant mon mamelon droit avec une main.
Je me tords de plaisir. Je gémis fort et le bruit de ma jouissance, sous les assauts de l'homme qui m'écrase de tout son poids, fait écho contre les murs de la construction industrielle austère où mon chant du sexe se disperse et se multiplie dans ce rebondissement sonore, accélérant ma plongée dans une trance masochiste. Je ferme les yeux, ondule et écarte les jambes en portant une main entre mes cuisses pour provoquer mon assaillant sexuellement.
– Petite pute… je vais arracher tous tes vêtements et te saillir comme une chienne, crache-t-il à mon visage, le sien tout près du mien, où je peux sentir son haleine prédatrice enivrante.
L'inconnu tire sur ma chemise pour la retirer complètement de derrière mon dos. Je relève le buste pour l'aider et quand je me rabaisse, tressaille en sentant le goudron froid directement sur ma nuque. Il déchire ensuite ma jupe. Le fait que je m'habille en « fast-fashion » lui facilite la tâche. J'ai de plus en plus froid. Je me sens de plus en plus vulnérable. Cela provoque en moi une certaine douleur qui catalyse mon extase. Je chuchote :
– Frappe-moi… si tu as les couilles…
Alors, il me frappe. Un coup de poing au ventre me coupe le souffle et manque de me faire vomir. Je crie de douleur et gémis tout à la fois dans un râle vulgaire. Il me gifle le visage. Il gifle mes seins, fort. J'ai très mal. Il m'étrangle à deux mains. Je suffoque. À quelques secondes de mon évanouissement, il met fin à son attaque. J'halète puis respire fort, me tortille et fais un effort extrême pour lutter encore. À l'agonie, je me sens si vivante… Mon animalité la plus brute ressort avec force. Je ne suis plus une femme. Je suis une bête enragée dont les réflexes de survie transcendent les capacités. Parvenue à repousser l'inconnu et à me relever grâce à cela, je m'évade revêtue seulement de mon string. Je casse mes talons sans vraiment m'en rendre compte et cours, pieds nus, le corps dénudé meurtri, vers une sortie du parking. Je crie au secours.
Il est déstabilisé un moment et s'inquiète pour moi. Je sens qu'il s'apprête à tout gâcher en me demandant si ça va, et si je veux vraiment continuer. Je le coupe dans son élan pour éviter la catastrophe et lui assène :
– Sale connard ! Allez, si tu as les couilles, viens, putain ! Reprends le contrôle et baise-moi. Montre-moi si je suis bien une chienne !
Il se reprend et alors que je me suis relevée en titubant, il me lance :
– Tu as intérêt à continuer de courir, petite chienne que tu es ! Quand je vais t'attraper, tu vas prendre cher pour ta rébellion.
Il fonce sur moi comme un lion et fait preuve d'une violence franche qui me fait exulter. Alors que j'ai réussi à atteindre l'une des portes de secours du souterrain, il me propulse avec fracas contre le métal de la paroi et me frappe au corps pour me déséquilibrer et me faire tomber. Paradoxalement, le souffle coupé à nouveau par sa brutalité, revenue sur le sol, je me sens mieux respirer. Il empoigne la ficelle de mon dernier sous-vêtement et la rompant, me met cette fois complètement nue.
Lui, toujours complètement habillé et à nouveau assis sur mon corps, sort seulement sa queue de son jean, par la braguette, et se place entre mes cuisses pour frotter son gland contre mon vagin. Son sexe, chaud, me réchauffe un peu. La chatte trempée, il glisse comme dans du beurre lorsqu'il enfonce finalement son membre en moi.
J'ai si froid que je ressens d'autant plus fort la chaleur de son sexe qui coulisse dans mes parois. Il me tripote comme une poupée et fatigué du missionnaire, fait basculer tout mon corps sur le côté jusqu'à de me mettre ventre au sol. Ill vient s'allonger sur moi, sur mon dos et mes fesses.
Paralysée avec délice, je sens son ventre contre mon dos. Je ne peux plus voir ses mouvements mais je sens bientôt sa bite qui s'immisce entre mes fesses, se frottant contre ma raie. Je l'entends fouiller dans sa veste puis me laisse surprendre par l'écoulement visqueux du lubrifiant à l'aloe vera qu'il déverse généreusement sur mon cul. Il écarte mes fesses, pose un doigt sur mon anus et me fourre comme une dinde avec la substance gluante jusqu'à ce que je sois bien détendue et lubrifiée de l'extérieur à l'intérieur. Il enfonce son pouce, puis deux doigts et enfin, quand il a assez dilaté mon petit trou, vient presser avec son gland et m'encule.
Mon ventre se tend à son rythme. Les parois de mon anus enserrent sa queue qui glisse en moi dans des va-et-vient de plus en plus profonds et vigoureux. Ça y est, il me baise pour de bon. Ses mains viennent me reprendre au cou. Il grogne. Il déplace ses mains sur moi sans relâche, sa bouche aussi qui vient me faire des suçons à volonté, me lécher et me mordre alors qu'allongé contre moi, il n'arrête pas de baiser mon cul. Il me bourre avec frénésie.
Je sens une bouffée de honte me submerger, m'excitant encore plus. Je me laisse aller à ma passion, à ma soumission, à l'humiliation que m'inflige cet inconnu qui me prend sans ménagement dans les sous-sols de mon entreprise. Je crie encore. Il pose une main contre ma bouche puis enfonce ses doigts, encore puants de leur insertion récente dans mon cul, à l'intérieur de ma bouche, de chaque côté des commissures de mes lèvres, pour m'empêcher de fermer la mâchoire. Je bave par terre.
Je sens ses pulsations et enfin, son sperme qui s'écoule à l'intérieur de moi. Il s'est soulagé. Il se retire doucement, se relève à demi, me claque les fesses puis se met debout à côté de moi, range son sexe et remonte sa fermeture éclair.
Je me relève aussi, péniblement, tremblante à cause du froid et des coups que j'ai reçu. Il va à la voiture et revient avec une couverture de survie dans laquelle il m'enveloppe pour que je me remette. Je ne résiste pas et me blottis contre lui. Je l'embrasse avec passion. Nous échangeons un long baiser langoureux puis il me caresse une joue avec douceur, ses yeux plongés dans les miens, avant de me déclarer tendrement :
– Allez, viens. Ton mari nous attend avec un bon vin et une fondue chinoise. Il paraît que tu adores ça. Allonge-toi à l'arrière et reprends des forces un peu, pendant le trajet. Je nous emmène à l'adresse.
Je m'allonge à l'arrière de la voiture, la mienne, et il démarre le moteur. Il fait avancer ma Tesla jusqu'au portail. Il s'arrête, sort du véhicule et utilise sa clé pour déverrouiller la sortie. J'entends le rideau de chaînes baissé le week-end remonter jusqu'en haut. Il retourne devant le volant. On sort du parking. Il baisse le rideau à nouveau, referme tout puis je m'endors, effondrée sur la banquette arrière.
><><><
Quelques heures plus tard, nous voilà « à l'adresse ». Il s'agit d'une grande maison en campagne où j'ai l'habitude avec mon mari d'inviter des inconnus à passer la nuit après la réalisation de l'un des scénarios que nous préparons ensemble. Le procédé est toujours le même. Il les rencontre sur des sites Internet ou des clubs libertins, fait leur connaissance assez longtemps, puis, quand il est sûr d'avoir mis la main sur des personnes de confiance, intéressées et intéressantes, les prépare à jouer leur rôle dans nos mises en scènes érotiques planifiées. S'ils font définitivement l'affaire, cela se déroule comme aujourd'hui : avec du plaisir et des sensations fortes, très fortes. Enfin, comme aujourd'hui, on organise un repas à trois. C'est l'occasion de discuter ensemble de ce qu'il vient de se passer et plus si affinités.
L'inconnu se gare près de la maison et vient m'aider à sortir de la voiture. Il vérifie que je vais bien et me propose une main pour m'agripper et me relever plus facilement. C'est un peu inutile dans ma position étriquée à l'arrière de la voiture. J'ai mieux fait de me débrouiller seule et parviens rapidement à me remettre sur pied sans son assistance. Il vient tout de même me soutenir en me proposant de mettre un bras sur son épaule pour marcher jusqu'à l'entrée de la maison. Je décline son offre. La sieste pendant le voyage m'a suffisamment requinquée. Ce n'est pas la première fois que je me livre à l'une de ces parties de plaisir violentes. J'ai l'organisme solide et récupère vite.
Nous pénétrons le hall et mon mari vient nous accueillir tout sourire en s'exclamant :
– Ah, quel bonheur de vous voir ! J'espère que vous avez bien pris votre pied, tous les deux. Ne restez pas là ! Chérie, j'ai tout préparé pour toi à la salle de bain. Détends-toi le temps qu'il te faudra. Nous allons nous occuper avec Étienne autour d'un bon petit apéritif en t'attendant.
J'apprends ainsi le prénom de mon inconnu. Étienne sourit à mon mari avec un peu de gêne perceptible. Cela m'amuse. Toute brute qu'il a été avec moi, il semble qu'il ait un côté timide en lui et, la douceur dont il a fait preuve depuis la fin de notre jeu me porte à croire qu'au fond, c'est un gros nounours sensible. Mon mari adore les choisir ainsi : féroces et doux à la fois.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Encore merci @"Asase Ya" pour ces compliments qui me vont droit au cœur ❤️ .
Tu as encore plus de mérite alors, c'est même bluffant à quel point on jurerait que t'as vécu tout ça pour en parler avec autant de précision.
Je suis comme toi et je pense encore plus contrastée : j'aime raconter du hard sex mais à vrai dire, je n'en pratique jamais, par choix. J'aime que ça reste un fantasme et cela explique peut-être ma sensibilité, moi qui suis fleur bleue au lit dans la vraie vie.
Merci encore 🥰 !
Tu as toi aussi une sensibilité très forte pour aussi bien décrire tous les détails de ce scénario. Et tu as un vrai don, une vrai magie d'écriture pour retranscrire avec autant de force et en meme temps autant de finesse ce type de rapports très brutaux.
J'aime le hard sex, y'a quelque chose d'hyper existant à vivre quand il y a de l'intensité dans un rapport sexuel, par contre j'aime pas souffrir, j'aime pas les coups, mais ces passages de lecture c'est la finesse de tes mots qui me les ont rendu acceptables.
Je vais continuer de te lire à mon rythme, mais une chose est sûre, j'aime te lire ;)
Je lirai la suite avec joie.
Ça me fait plaisir, merci !
Je rédige l'ensemble d'une traite une première fois puis je reviens dessus pour ajouter ou changer des choses selon les idées et les envies qui me viennent, mais le consentement était bien là dès le premier jet.
Je dois dire aussi qu'étant donnés les délais de publication et la possibilité laissée par le site de modifier son texte quand on est certifiée, jusqu'à la veille de la publication, j'ai pris l'habitude maintenant d'écrire à chaque fois une première version d'un peu plus de mille mots publiable en bonne et due forme que j'augmente et révise ensuite jusqu'à la date fatidique.
Cela m'oblige à me limiter dans mes modifications et à me presser un peu pour écrire.
J'ai soumis aujourd'hui la suite au site. Je devrais donc bientôt connaître la date à laquelle la suite de cette histoire paraîtra et vous la transmettre :) !
Merci encore.
Je me suis laissée emporter par la narration. Sur le fil entre BDSM et candaulisme, entre sentiments en coulisses et brutalité froide sous les néons de la scène, on peut dire que vous maîtrisez l'équilibre à merveille !
Une petite question sur votre façon de procéder en écriture : est-ce que vous commencez par relater la scène de sexe "trash" avant d'y revenir pour ajouter les digressions qui montrent plaisir et consentement indiscutables, ou bien rédigez-vous l'ensemble tel quel d'une traite, à l'inspiration ?
Merci pour pour ce moment de lecture matinal... <3
Haha non mais j'apprécie tes critiques aussi. Pas la peine de me rassurer après 😘.
Je retiens que pour ceux qui attendent du candaulisme, la fin sert d'accroche pour donner envie de lire la suite, et que pour ceux qui préfèrent garder du mystère entre chaque chapitre pour mieux se laisser surprendre, le découpage que tu proposes avec docsevere aurait être préférable.
Donc pas de regrets mais je retiens pour les prochaines fois.
Dans un monde idéal, je demanderais à plein d'auteurs de XS d'écrire sur ce fantasme candau :lol: Autant de versions et de visions. Ça aurait de la gueule (pour moi ;))