Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
OS - Jeu au bar — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
OS - Jeu au bar
Chapitre 1
Elle est assise au comptoir, sur ce tabouret, les coudes posés sur le bois, sirotant un verre de rouge tout en regardant les bouteilles rangées dans l'étagère devant elle. Ses fesses, un peu en arrière, l'obligent à se cambrer ; ses courbes sont excitantes. Sa jupe noire trop courte, ses jambes croisées, ses bas sont visibles de tous, les jarretières apparentes, un peu de sa peau nue également. Ce chemisier rouge lui va à merveille, même si on ne la voit que de dos, transparent au point d'y découvrir les attaches de son soutien-gorge.
Elle continue à boire doucement ; je l'observe à quelques mètres de là, bien installé sur un fauteuil, dégustant tranquillement ma bière rousse, comme la couleur de ses cheveux. Elle attire les regards ; beaucoup lui jettent des coups d'œil rapides, comme s'ils avaient peur de s'y faire prendre, qu'on pense d'eux qu'ils sont des pervers. Pas moi, mes yeux restent fixés sur elle, je ne peux m'en détacher.
Elle se redresse d'un coup, se cambre davantage pour réajuster ses cheveux, mettant en avant sa poitrine fière et ferme que je découvre de trois quarts, bien que trop cachée par ce soutien-gorge en dentelles noires. Une table à côté, des mecs en costume cravate, l'un d'eux ne peut s'empêcher de sortir un “jolie salope”. Elle donne l'impression d'attendre. Quoi ? Qui ? Personne ne le sait. Mais, un homme se décide enfin à aller l'aborder.
Je suis bien trop loin pour entendre cette discussion, mais c'est tout comme, lisant presque sur leurs lèvres. Il lui propose un verre. Elle le regarde un instant, puis tourne la tête pour s'arrêter sur moi. Ses yeux maquillés de noirs plongent dans les miens ; il y a un côté très félin dans ce regard, me faisant sourire, me faisant croire que je suis sa proie. Elle tourne à nouveau la tête vers l'homme qui n'a toujours pas eu sa réponse. Elle hausse des sourcils et ouvre sa bouche ourlée d'un rouge à lèvre couleur sang pour lui sortir “non merci”.
L'homme n'insiste pas, il n'a aucune chance qu'elle lui dise oui. Elle bouge sur son assise, pivote pour me faire face avant de prendre appui sur le bois du comptoir avec son dos et ses coudes, se tordant en arrière, creusant son ventre, gonflant ses seins. Elle ne regarde plus que moi, penche un peu sa tête sur le côté, glisse légèrement sa langue sur ses lèvres.
Les regards se détournent d'elle pour se poser sur moi. J'y vois de la jalousie, de la contrariété, de l'envie. De la table d'à côté, une voix me dit :
— Vous devriez y aller, vous avez toutes vos chances.
— Allez donc tenter la vôtre. Elle n'est pas encore assez à point pour moi.
— … Tant pis pour vous alors.
— Vous devriez y aller, vous avez toutes vos chances.
— Allez donc tenter la vôtre. Elle n'est pas encore assez à point pour moi.
— … Tant pis pour vous alors.
J'entends une chaise grincer sur le sol à côté ; l'homme qui m'a parlé y va. Je l'observe avancer de dos, ses potes rient, je n'entends qu'eux. Il a un beau costume, bien taillé. Il est plus jeune que moi, qu'elle aussi. Il s'est placé entre nous deux, je ne la vois plus. Cela ne dure pas longtemps, elle le pousse pour qu'il se mette sur le côté. Il lui parle, fait le beau devant elle. Il ne lui manque que des plumes lui sortant du cul et les ouvrir pour faire le paon. Elle l'écoute ; il débite son discours certainement travaillé de longue date dont beaucoup de nanas ont dû boire ses mots tels du nectar.
Elle est captivée elle aussi. Elle ne loupe aucune syllabe, ne l'interrompt pas. Elle se redresse, son buste est plus proche du sien. Elle le regarde, la bouche entre ouverte, baisse ses yeux un peu, prend un souffle d'air, et se rehausse pour l'observer à nouveau. Elle fait des petits mouvements de tête comme pour lui montrer qu'elle est en son pouvoir.
Il ne se précipite pas, mais montre à son expression qu'il est certain d'avoir gagné. Il tente une première approche, lui prend une mèche de cheveux, joue un peu avec, les faisant glisser entre ses doigts. Elle le laisse agir, retire le premier bouton de son chemisier, et fait des mouvements de main pour aérer son décolleté, lui prouvant qu'il lui donne chaud.
Il est plus rapide pour la seconde approche, baissant son bras tout en se penchant un peu, commençant à caresser du bout d'un doigt une cuisse. Elle se redresse une nouvelle fois, décroise ses jambes, tout en poussant un petit gémissement de plaisir.
Un silence, étonnant pour un tel lieu, commence à s'installer. Le spectacle plaît, les gens veulent voir, veulent connaître la suite. L'homme se sent victorieux ; il me jette un regard accompagné d'un grand sourire comme pour me dire que je n'aurai pas ma chance. J'ai la gorge sèche, je bois une gorgée de ma bière.
Il se courbe sur la femme qui n'a d'yeux que pour lui maintenant. Il tente un baiser, elle l'esquive au dernier moment et lui dit, suffisamment fort pour que tout le monde entende alors qu'il n'y a plus aucun bruit : “c'est bon mon grand. Va faire mumuse ailleurs, t'es pas mon genre”.
Il se raidit d'un coup, droit comme un piquet. Il a l'air de ne rien comprendre de ce qui vient de se passer. Il regarde à gauche, à droite, totalement perdu, commençant à prendre conscience qu'il vient de se faire humilier alors que des ricanements s'entendent de partout dans la salle. Elle me fixe à nouveau, écarte un peu les cuisses, m'offre une magnifique vue sur une culotte aussi rouge que son chemisier, qu'elle reboutonne au passage. Je ne suis pas le seul à profiter de ce moment, tous ceux qui sont dans le bon angle ont cette chance aussi.
Je sens que l'homme veut dire quelque chose, certainement a-t-il envie de l'insulter. Mais, il s'est suffisamment ridiculisé comme cela. Il retourne précipitamment à sa chaise, récupère sa veste en disant à ses potes : “On se casse. L'ambiance est trop pourrie ici !”. Ils commencent à se lever, elle aussi et s'approche de moi. Elle se penche en posant ses mains sur ma table ; j'en profite pour jeter mes yeux dans son décolleté, pour lui déchirer son soutien-gorge noir par la pensée. Elle me dit d'une voix extrêmement sensuelle, sous le regard de l'humilié :
— Je vais aller me rafraîchir un peu.
— Je vous attends ici. Ne soyez pas trop longue.
— Je vais aller me rafraîchir un peu.
— Je vous attends ici. Ne soyez pas trop longue.
Elle repart, me tourne le dos, avance dans un magnifique déhanché. Elle pose sa main sur la porte qui mène aux toilettes, et se tourne à nouveau vers moi, vérifiant que je ne la suis vraiment pas. Un dernier regard incandescent, un sourire ravageur, et elle passe par l'ouverture.
L'autre a attendu et me dit d'un ton amer : “vous avez raison de la faire mariner. Ce n'est qu'une pute cette fille !”. Je ne réponds pas, il n'y a rien à répondre de toute façon. Je l'ignore, je fais comme si je n'avais rien entendu. Cela l'énerve plus, et il s'en va en disant : “il n'y a vraiment que des connards ici !”.
Elle revient ; elle n'a pas été longue. Un nouveau silence s'installe lorsqu'elle passe la porte, on l'observe. Elle s'approche de moi, toujours avec ce déhanché si sexy. Sa poitrine tressaute à chaque pas, poitrine qui n'est plus soutenue par le moindre artifice. Je regrette que la transparence de ce chemisier ne soit pas plus importante. Pourtant, on devine parfaitement le galbe de chaque sein ; on perçoit la couleur des aréoles plus foncées ; on se fixe sur ses tétons qui pointent.
Elle avance comme si rien ne pouvait l'arrêter, les mains sagement cachées dans le dos. Elle avance jusqu'à se retrouver au bord de ma table. Je bois une gorgée, j'ai chaud, je transpire maintenant. Son regard est moins carnassier, ses yeux scintillent. Ses mains quittent son dos pour déposer à côté de mon verre son soutien-gorge et sa culotte. Je prends cette dernière, la caresse de mes doigts, y détecte une humidité importante, et la glisse à mon nez avant d'y passer un coup de langue.
À ce geste, sa respiration devient plus courte et bien plus rapide. Une gêne se dessine sur son joli visage : je sais à présent dans quel état d'excitation elle se trouve et cela la trouble. Je lui propose :
— Voulez-vous vous joindre à moi ?
— Avec plaisir, Monsieur. Laissez-moi juste le temps d'aller chercher mon verre.
— Un instant s'il vous plaît. Pouvez-vous vous approcher ?
— Voulez-vous vous joindre à moi ?
— Avec plaisir, Monsieur. Laissez-moi juste le temps d'aller chercher mon verre.
— Un instant s'il vous plaît. Pouvez-vous vous approcher ?
Elle s'avance, se positionne en étant debout, bien droite. Je ne me lève pas, mais je tends mes mains, déboutonne le bouton le plus haut de son chemisier. Elle n'ose plus me regarder, mais se laisse faire. Un autre bouton, son souffle s'accélère. J'aurais pu tous les enlever, elle n'aurait pas fait un geste pour m'en empêcher. Mais, je m'arrête, le décolleté est suffisamment profond, la naissance de ses seins apparente et ses joues presque aussi rouges que son corsage. Un bouton de plus et je perdrais certainement le contrôle, et la baiserais devant tout le monde sans le moindre remord. Ce n'est pas ce que je veux.
Elle repart, son déhanché est moins certain, ses défenses ont disparu, les regards sur elle commencent à lui faire peur : sa carapace se brise, elle devient plus vulnérable. Elle était le prédateur félin, elle est maintenant ma proie et elle sait qu'elle ne pourra pas m'échapper.
Je déplace le pouf qui est à côté de moi, le mettant en face de mon fauteuil, lui indique de s'y asseoir. Elle ne proteste pas, mais une certaine peur se dessine sur son visage. Elle ne sait pas ce qui l'attend, et le silence autour de nous devient aussi pesant qu'intense.
Elle est si proche de moi que nos genoux se touchent. Je pose mes mains dessus et les écarte doucement. Je la fixe dans les yeux, elle fuit mon regard devenu insoutenable pour elle. Elle tourne sa tête à droite, puis à gauche, elle tremble de plus en plus au fur et à mesure que je l'exhibe. Mais je suis le seul qui peux observer ses magnifiques lèvres charnues et humides qui s'ouvrent lentement pour s'offrir à moi.
Elle lance un petit “oooooh” de surprise et de plaisir alors que je viens de caresser d'un doigt son petit bouton. Elle lance un “aaaaah” lorsque je glisse trois doigts dans son vagin chaud et humide, ce “aaaaah ” qui résonne dans la salle, empreint d'une certaine peur, mais d'un début de jouissance que je pourrais facilement faire exploser en la masturbant sur place.
Je garde mes phalanges en elle sans bouger. Sa respiration est digne d'une personne qui vient de courir un cent mètres en donnant tout ce qu'elle pouvait. Je la fixe toujours, elle ne fixe rien d'autre que le sol, ses yeux perdus dans le vide alors que ses hanches s'agitent d'elles-mêmes, se branlant grâce à mes doigts en elle. Je pourrais la déshabiller entièrement, peut-être que certains dans le public n'attendent que cela. Je pourrais la baiser sur place, elle ne m'en empêchera pas. Mais au lieu de tout cela, je me retire d'elle.
Je me lève, sa tête se tourne vers moi. Ses yeux portent toujours cette peur, mais elle craint surtout que je ne parte en la laissant comme cela et seule. Je lui demande de me suivre ; je m'aperçois seulement maintenant de tout ce monde qu'il y a autour de nous à nous épier. Je ne voulais pas regarder avant, ça m'aurait certainement bloqué.
Je la prends par la main, nous abandonnons ses sous-vêtements sur la table. Des bruits reviennent, des voix, des murmures et nous quittons l'établissement. Je la fais passer par une petite rue sombre qui conduit à ma voiture. Elle n'en peut plus, elle redevient sauvage et me plaque contre le mur pour un baiser fougueux tout en déboutonnant mon pantalon.
Je passe ma main sur sa joue, la repousse très légèrement, et lui dis :
— Tu as l'air d'en avoir sacrément envie. Mon petit jeu t'a plu ?
— Salaud, tu m'as mise dans un état pas possible. C'était bien plus fort que la dernière fois. Je ne peux plus attendre ! Baise-moi là, mon amour, maintenant !
— Ne te plains pas si je suis trop rapide ; j'ai les couilles en feu. Retrousse ta jupe, et montre-moi ton cul comme une parfaite petite salope, ma chérie.
— Tu as l'air d'en avoir sacrément envie. Mon petit jeu t'a plu ?
— Salaud, tu m'as mise dans un état pas possible. C'était bien plus fort que la dernière fois. Je ne peux plus attendre ! Baise-moi là, mon amour, maintenant !
— Ne te plains pas si je suis trop rapide ; j'ai les couilles en feu. Retrousse ta jupe, et montre-moi ton cul comme une parfaite petite salope, ma chérie.
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Commentaires ()
Ah oui ? Je ne savais pas du tout 😗
Oui, je me plante pas à chaque fois non plus 😁
Merci @"Ben_Dover" pour ton commentaire 🤗
Mademoiselle, un ti'punch pour le monsieur. Vous le mettez sur ma note.
Top histoire
Plaisir de jouer
Plaisir de plaire
Plaisir de l'excitation partagée
Je crois, qu'à la fin, elle s'échappe dans son propre plaisir, lorsqu'elle a les doigts en elle, oubliant tout ce qui se passe autour d'elle.
Merci pour ton commentaire 😊
Les OS te vont très bien dis donc, cette petite scène est très bien menée, on sent le jeu, la tension monter sans qu’il n’y ait de vrai scène de sexe a proprement parler, mise à part trois petites phalanges bien placé :)
Bon plus que deux à lire :)
Content que l'histoire t'ait plu. 😊
Merci @"Lukecarneby2" pour ton commentaire et du compliment.
Moi non plus, le léchage de culotte sale, bof de chez bof 😱. Mais ce n'est qu'une histoire 😁
Mais toute la mise en scène est incroyable même si ça fait très "irréel", un club libertin peut-être aurait été plus approprié ? En tout cas c'est joliment écrit bravo.
Désolé que tout ne se soit pas déroulé dans l'histoire comme tu l'aurais voulu. Pour le club libertin, non en ce qui me concerne car le jeu aurait forcément été différent. Le club libertin aurait plus sur un jeu de partage, alors qu'ici, il n'y avait aucune envie de partage, mais juste allumer et frustrer derrière.
Sinon, pas besoin de cacher ton spoil, c'est un oneshot qui n'aura pas de suite 😁
Merci bien, @"J.Jones" pour ton commentaire très agréable et que ce soit ton premier post en plus 🥰
En espérant que le reste de mes écrits te conviennent tout autant 🤗
Oh ben, merci tout plein 🤗
On ne se lasse pas de l’excellence @cocolst
Sait-on ce qui est advenu des sous-vêtements laissés sur la table?
Excellent, as usual.
"as usual", mais, du coup, tu vas commencer à te lasser 😥
Pour les sous-vêtements, je crois que c'est perdu là 😁