Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
un confinement pas du tout comme les autres — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
un confinement pas du tout comme les autres
Chapitre 1
Sophie et moi avons emménagé ensemble il y a quelques mois seulement, et c'est une première pour tous les deux. L'appartement est petit, mais ça nous suffit largement. Ici, on est en plein cœur de la ville, et j'adore cette impression d'avoir créé un petit refuge rien qu'à nous. Ce chez-nous, on l'a aménagé pour qu'il nous ressemble, un endroit où on se sent vraiment bien, coupés du monde.
Sophie et moi, on se ressemble physiquement, c'est ce que tout le monde nous dit : on a la même taille, une silhouette assez fine tous les deux, et des cheveux longs qui nous tombent sur les épaules, je trouve ça plutôt marrant qu'on soit perçu comme un duo presque identique, inséparable.
Quand le confinement est annoncé, ça nous prend par surprise, tout comme ça surprend le monde entier. D'un coup, la ville devient calme, presque silencieuse, et ça me fait bizarre. Mais Sophie et moi, on essaie de ne pas trop y penser. On décide de prendre les choses à la légère, un peu comme si c'était des vacances imprévues. Après tout, ça ne va pas durer longtemps, non ?
Les premiers jours, on improvise une sorte de routine. On regarde des films toute la journée, on fait des jeux de société, on se lance dans des recettes complètement folles. On se réveille à n'importe quelle heure, on mange quand on a faim, sans se soucier de l'heure, et ça nous fait presque oublier ce qui se passe dehors. Pour un temps, on est dans notre bulle.
Mais au bout d'une semaine, l'ennui commence à se faire sentir. Sophie, d'habitude si joyeuse et pleine d'idées, tourne un peu en rond, et moi aussi. Les jours se suivent et se ressemblent, et l'appartement, si agréable au début, commence à devenir un peu oppressant.
Un matin, je suis assis sur le balcon avec mon café, en essayant de me réveiller, quand je la vois. Sophie est là, près de la fenêtre, le regard dans le vide. Elle a cette lueur dans les yeux, celle qu'elle a toujours quand une idée lui traverse l'esprit. Je sais qu'elle réfléchit à quelque chose.
— Timéo, j'ai une idée pour casser la routine !
Intrigué, je la regarde, attendant la suite. Elle s'approche de moi, visiblement excitée, mais un peu hésitante aussi. Elle finit par lâcher l'idée, presque d'un seul coup : elle veut me maquiller et m'habiller en femme ! Je reste un instant sans voix, mi- méfiant, mi- amusé. C'est tellement loin de mes habitudes que je ne sais pas quoi dire.
— Timéo, j'ai une idée pour casser la routine !
Intrigué, je la regarde, attendant la suite. Elle s'approche de moi, visiblement excitée, mais un peu hésitante aussi. Elle finit par lâcher l'idée, presque d'un seul coup : elle veut me maquiller et m'habiller en femme ! Je reste un instant sans voix, mi- méfiant, mi- amusé. C'est tellement loin de mes habitudes que je ne sais pas quoi dire.
— Allez, ça va être drôle, promis ,on prendra des photos, et on s'amusera.
Elle a ce regard, celui qu'elle sait utiliser quand elle veut me convaincre de quelque chose. Je sais déjà que je vais céder, même si l'idée me semble complètement folle de me retrouver habillé et maquillé. Ce qui compte, c'est de la voir, de voir ses yeux s'illuminer.
Elle m'entraîne dans la salle de bain, transformée pour l'occasion en salon de maquillage improvisé. En un clin d'œil, elle sort tout son matériel : fond de teint, fard à paupières, rouge à lèvres, mascara, pinceaux… C'est impressionnant tout ce qu'elle peut ranger dans nos tiroirs. Je m'assois sur le bord de la baignoire, un peu tendu, pas vraiment certain de ce qui m'attend.
Elle commence par appliquer le fond de teint avec douceur, ses doigts effleurant ma peau. Petit à petit, je me détends. Elle commente chacun de ses gestes, riant en imaginant le résultat final, et je me prends au jeu, amusé. Sophie a ce don de rendre chaque instant spécial, et là, je me surprends même à apprécier ce moment. Elle continue avec le mascara, puis le fard à paupières dans des couleurs vives, qu'elle a choisies minutieusement.
— Ces teintes vont faire ressortir tes yeux !
Quand elle termine le maquillage, je me regarde dans le miroir. Je peine à me reconnaître, et ça me fait rire. Elle, elle est aux anges, visiblement très satisfaite de son travail. Puis, elle me tend un soutien-gorge et un string. Je lève un sourcil, hésitant, mais elle me lance un regard tellement insistant que je finis par enfiler le tout. Elle éclate de rire, et moi aussi.
Ensuite, elle me tend une robe à fleurs, colorée et légère. Je l'enfile, et en me regardant dans le miroir, je ressens une sensation étrange, comme une légèreté inhabituelle. C'est comme si, pour un instant, tout le monde autour de moi s'arrêtait de tourner.
— Voilà, monsieur est fin prêt !
Elle me prend par la main et m'entraîne dans le salon. Elle sort son téléphone et commence à prendre des photos. Au début, je pose maladroitement, un peu gêné, mais rapidement, je me prends au jeu. On défile dans le salon comme sur un podium, elle me guide, me montre comment poser, et je commence à me sentir plus confiant. On éclate de rire, et je réalise que je me suis rarement senti aussi libre.
— Merci, Timéo, d'avoir accepté.
Je me rends compte que ce moment va bien au-delà d'un simple jeu. C'est notre façon de créer des souvenirs, de sortir de cette routine qui devient étouffante. En cette journée confinée, on s'est offert un moment de folie, un instant suspendu.
Vers la fin de l'après-midi, Sophie propose de faire des crêpes. Je suis toujours en robe, le maquillage encore intact, et étrangement, je me sens à l'aise. On prépare la pâte ensemble, on rigole, on se taquine, et on prend même des photos des crêpes en forme de cœur que l'on a réussi à faire. Je me sens bien, comme si cette journée était un véritable souffle de fraîcheur.
En fin de soirée, on s'installe sur le canapé. Je suis absorbé par mon téléphone, mais de temps en temps, je lève les yeux pour regarder Sophie qui applique du vernis à ongles rouge vif sur ses mains. Elle est concentrée, chaque geste précis, et je ne peux m'empêcher de la trouver belle, même dans ce moment simple.
— Alors, Timéo… Tu veux essayer toi aussi ?
Je fais une grimace, un peu pris de court. « Euh… du vernis ? Je ne suis pas sûr… » Dis-je, hésitant. Elle lève les yeux au ciel en riant, et avec son regard insistant, elle finit par me convaincre. Elle commence à étaler le vernis sur mes ongles, toujours avec cette précision qui m'impressionne.
Une fois qu'elle a terminé, je regarde mes mains. Mes ongles sont rouges, brillants, et je dois avouer que ça me fait sourire. Elle me propose même de faire mes pieds, et cette fois, je me prête au jeu plus volontiers.
La soirée se termine dans les rires et les discussions, ponctuées de clins d'œil et de plaisanteries. Quand vient l'heure de retirer le maquillage, elle prend un coton et le démaquillant. Elle s'occupe de tout avec douceur, me chuchotant des mots tendres.
— Voilà, presque tout est parti, pour le vernis, je l'enlèverai demain matin, ne t'inquiète pas.
Elle éclate de rire et me taquine en me demandant si je veux garder le string pour dormir. Je secoue la tête, riant à mon tour, et on fini par ranger la salle de bain ensemble. On se glisse dans le lit, épuisés mais heureux. Sophie s'endort vite, le sourire aux lèvres, et moi je ne peux m'empêcher de repenser à tout ce qui vient de se passer.
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Commentaires ()
J'ai hâte de lire la suite...