Une soirée à l'opéra
Chapitre 1
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✦ nusab26 Une soirée à l'opéra XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Une soirée à l'opéra — Chapitre 1

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nusab26
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Une soirée à l'opéra

Chapitre 1

Je m'appelle Marie-Élisabeth, j'ai 51 ans, et depuis plus de vingt-cinq ans, je partage ma vie avec Jean-Eudes, mon mari. Il a 54 ans et occupe le poste de directeur général adjoint dans une grande banque, ce qui nous assure un confort de vie que peu peuvent se permettre. De mon côté, je travaille pour une prestigieuse maison de couture française, une carrière que j'ai toujours chérie, et qui m'a permis de côtoyer des personnalités influentes et fortunées.
Nos soirées ne ressemblent en rien à celles de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Ici, les conversations tournent autour d'investissements, de collections d'art, et de destinations exotiques pour les vacances.
La mode a toujours été une passion pour moi, presque une seconde nature. Depuis toute jeune, je suis fascinée par l'élégance des coupes, la subtilité des matières, et l'art avec lequel un vêtement peut transformer une personne. Travailler dans une grande maison de couture française, c'est comme vivre dans une galerie vivante où chaque création raconte une histoire. J'aime aussi l'art sous toutes ses formes. Les musées, les vernissages, les sculptures modernes, et même les performances d'art contemporain me captivent.
Jean-Eudes, lui, de son côté, est passionné par tout ce qui touche à la vitesse ses yeux brillent lorsqu'il parle de voitures de collection. Il en possède plusieurs, des modèles rares qu'il aime exposer lors de rassemblements sur des circuits privés. Il adore aussi l'aviation, et nous avons même un petit avion de tourisme. Et puis il y a l'équitation, un loisir qu'il partage depuis toujours avec nos enfants.
Mais s'il est une passion que nous ne partageons absolument pas, c'est celle qu'il voue à l'opéra et au théâtre. Jean-Eudes pourrait passer des soirées entières plongé dans les drames wagnériens ou les comédies de Molière, alors que pour moi, ces spectacles sont une véritable épreuve. À chaque fois qu'il me réserve des places pour un opéra ou une pièce, je sens la tension monter. Rien ne m'ennuie plus que ces longues heures dans une salle obscure à suivre des récits qui me laissent indifférente. Cela provoque souvent des discussions entre nous. Il ne comprend pas mon manque d'enthousiasme, et je me demande pourquoi il insiste tant. Peut-être y voit-il une façon de me faire partager son monde, là où je ne ressens qu'un malaise à l'idée de m'y plonger.
Un soir nous somme convier à un événement. La soirée se déroule dans l'un de ces salons somptueux que nous avons l'habitude de fréquenter. Les verres de champagne s'entrechoquent autour de nous, et les conversations se mêlent dans un doux murmure. Je me tiens aux côtés de Jean-Eudes, qui discute avec Henry, le propriétaire d'un grand théâtre réputé.
La discussion entre eux est animée, bien trop à mon goût. Ils parlent de leurs passions communes, notamment l'opéra. Je vois les yeux de Jean-Eudes briller, et ceux d'Henry aussi. Les deux hommes échangent des noms d'auteurs et de pièces avec une aisance qui me dépasse.
Je tente de m'intéresser à la conversation, mais c'est plus fort que moi, je décroche peu à peu. Le bruit des rires et des discussions autour de nous devient comme une toile de fond rassurante. Je fais semblant d'écouter, hochant la tête de temps à autre, tout en laissant mon esprit vagabonder.
Quand soudain, Henry tourne son regard vers moi.
— Vous devez absolument venir à notre prochaine représentation, dit-il avec enthousiasme, me sortant de ma rêverie.
Je n'ai pas le temps de répondre que Jean-Eudes prend les devants, un large sourire aux lèvres.
— Oh, nous serons ravis de venir, n'est-ce pas, chérie ? Dit-il avec une certitude qui me laisse sans voix.
Ravie, moi ? Pas exactement le mot qui me vient à l'esprit. Mais je souris poliment, comme on m'a appris à le faire dans ce genre de situation. "Bien sûr," dis-je, bien que chaque mot me pèse. Il n'y a rien de plus ennuyeux pour moi qu'une longue soirée d'opéra, mais que puis-je faire ? Henry semble si heureux de nous inviter, et Jean-Eudes tellement enthousiaste à l'idée de cette sortie.
Alors je me contente de sourire, espérant secrètement que quelque chose, n'importe quoi, viendra perturber ces plans.
La soirée touche à sa fin. Après quelques échanges supplémentaires avec d'autres invités, Jean-Eudes et moi saluons nos hôtes, puis montons dans notre voiture. Le trajet du retour se fait en silence, comme souvent après ce genre de soirées. Lui semble encore absorbé par les discussions qu'il a eues, notamment avec Henry, tandis que moi, je rêve simplement de retrouver le calme de notre maison.
Quelques jours passent. Je me plonge dans mon travail, la prochaine collection me demandant toute mon attention. J'avais presque oublié cette fameuse soirée à l'opéra jusqu'à ce que, un soir, Jean-Eudes rentre à la maison, un large sourire aux lèvres.
— Chérie, j'ai récupéré les invitations pour la représentation dit-il en déposant négligemment les deux billets sur la table de l'entrée.
— C'est jeudi soir, tu te souviens ?
Je reste figée un instant, espérant que ce soit une plaisanterie.
— Jeudi ? Ce Jeudi ? Je demande, en tentant de dissimuler la déception dans ma voix.
— Oui, exactement, répond-il.
Je pousse un soupir discret, mais l'agacement commence à monter.
Il me regarde, un peu surpris, comme s'il ne s'attendait pas à cette réaction.
— Marie-Élisabeth. C'est un classique ! Une œuvre magnifique. Tu vas adorer, j'en suis sûr.
Je secoue la tête.
— Je t'ai déjà dit que l'opéra, ce n'est pas pour moi. C'est trop long, trop… Dramatique. Je n'ai pas la même passion que toi pour ça. Pourquoi m'imposer ça à chaque fois ?
Son visage se ferme légèrement, comme s'il tentait de contenir une certaine irritation.
— Parce que nous sommes invités, et que ce serait impoli de refuser. Henry nous a personnellement conviés. Il serait mal vu de ne pas honorer cette invitation.
— Et bien, tu pourrais y aller sans moi, non ? Je suis certaine qu'il comprendrait.
Jean-Eudes croise les bras, se campant fermement sur sa position.
— Non, Marie-Élisabeth. Nous sommes invités en tant que couple. Ce n'est pas juste pour moi. C'est une question de principe, de respect.
Les jours qui suivent passent rapidement, et malgré ma réticence, je me prépare mentalement à la soirée à l'opéra. Le Jeudi soir arrive plus vite que je ne l'aurais souhaité. Je rentre d'une longue journée de travail, espérant encore secrètement qu'un imprévu nous obligerait à annuler. Mais en entrant dans la maison, je trouve Jean-Eudes dans une effervescence quasi enfantine, comme un gamin la veille de Noël.
— Tu es enfin là ! Dépêche-toi, on doit partir dans moins d'une heure ! La soirée commence à 20h dit-il avec une impatience palpable.
Je traîne des pieds, mais il est évident que je n'ai pas d'échappatoire.
— Oui, oui, je vais me préparer, réponds-je, tentant de masquer ma lassitude.
Je monte à l'étage et me dirige vers la salle de bain. Sous la douche, je laisse l'eau chaude couler sur mes épaules, espérant qu'elle dissipe la tension que je ressens. Mais rien n'y fait. Après quelques minutes, je me résigne à sortir et m'enroule dans une serviette moelleuse avant de me diriger vers mon dressing.
Il faut au moins que je me sente bien dans ce que je porte, même si l'idée de cette soirée ne m'enchante pas. Je commence par choisir ma lingerie, optant pour un ensemble en dentelle beige, simple, mais élégant, parce que je sais que je dois rester fidèle à moi-même. Ensuite, j'examine les robes alignées dans mon dressing et mon regard s'arrête sur une robe en velours bordeaux. Sa texture douce et sa couleur riche me semblent appropriées pour une soirée à l'opéra. Elle sera parfaite.
Je l'enfile et me dirige vers le coin des chaussures. J'attrape une paire d'escarpins Yves Saint-Laurent, sobre, qui complètent parfaitement la tenue. Pour finir, j'ajoute quelques bijoux : des boucles d'oreilles discrètes et un collier en or fin. Un dernier coup d'œil dans le miroir me confirme que je suis prête.
Je descends enfin, rejoignant Jean-Eudes qui m'attend déjà dans le hall d'entrée, visiblement pressé de partir. Il lève à peine les yeux vers moi, et au lieu du compliment que j'espérais, je n'ai droit qu'à un : "Tu es prête ?"
Je sens une vague de frustration monter en moi, mais je la ravale. Après tout, c'est sa soirée, et je suis là pour jouer mon rôle.
— Oui, je suis prête, réponds-je simplement,
Cachant ma déception derrière un sourire poli. Je prends mon manteau, enfile un dernier soupçon de rouge à lèvres, et nous sortons ensemble dans la nuit parisienne, en route pour l'opéra, où une longue soirée m'attend.
Nous arrivons enfin devant le grand théâtre. La façade illuminée brille dans la nuit parisienne, une vision que Jean-Eudes admire avec une admiration palpable. Il se tourne vers moi, visiblement impatient de pénétrer dans ce lieu qu'il affectionne tant.
À l'entrée, nous présentons nos billets, puis pénétrons dans le vaste hall, où une foule élégante se presse déjà. Je laisse mon regard errer sur les dorures et les lustres imposants qui ornent le plafond. Je connais bien ce genre de lieu, et pourtant, je ne m'y sens jamais tout à fait à l'aise.
Nous retrouvons rapidement Henry, qui se tient dans le hall, discutant avec d'autres invités. Il nous aperçoit et nous rejoint d'un pas énergique, le visage illuminé par un sourire sincère.
— Ah, Jean-Eudes ! Marie-Élisabeth ! Vous êtes là ! Ravi, que vous ayez pu venir, dit-il en nous serrant la main avec enthousiasme.
La conversation s'engage entre eux, comme toujours, autour des prochaines pièces et des artistes de renom qu'Henry a eu le privilège de rencontrer. Je me contente d'écouter, hochant la tête à quelques moments stratégiques.
Mais heureusement, la cloche retentit, annonçant l'imminence de la représentation. Nous prenons congé d'Henry et nous dirigeons vers la salle. Nos places sont bien situées, une fois assises, je tente de me détendre, bien que l'idée des trois heures qui m'attendent me pèse déjà.
Alors que je regarde autour de moi, un homme s'approche de notre rangée. La trentaine, grand et élégant, il s'assied juste à côté de moi. Je ressens immédiatement sa présence, comme une sorte d'aura. Il me salue poliment d'un "Bonsoir" d'une voix grave, qui résonne doucement, presque comme une mélodie.
— Bonsoir, répondis-je, presque machinalement, sans détacher mon regard de lui.
Il me sourit légèrement avant de se concentrer sur la scène, mais moi, je reste figée. Il y a quelque chose dans cet homme qui me trouble profondément. Un frisson me parcourt, une sensation étrange que je ne parviens pas à expliquer. Je me retrouve à l'observer discrètement, incapable de détourner mes yeux de lui.
Je ne comprends pas ce qui se passe en moi. Ce n'est pas un sentiment désagréable. Au contraire, il y a une sorte d'attraction mystérieuse, quelque chose que je n'ai pas ressenti depuis longtemps. Je suis là, assise à côté de mon mari, dans un cadre où tout est supposé être formel et prévisible, mais cet inconnu à la voix grave a réveillé en moi une sensation que je n'attendais pas.
La salle s'assombrit soudainement, et seul un halo de lumière éclaire désormais la scène. L'orchestre commence à jouer les premières notes, profondes et envoûtantes, mais je ne les entends presque pas. Je suis physiquement présente, assise dans ce théâtre somptueux, mais mon esprit, lui, est ailleurs.
Devant moi, les acteurs entrent en scène, les décors se déploient avec magnificence, et la pièce commence. Les voix résonnent dans l'immense salle, chaque intonation soigneusement calculée pour transmettre l'émotion du moment. Mais malgré la beauté indéniable du spectacle, je peine à me concentrer. Mon regard, bien qu'occasionnellement, dirigé vers la scène, revient sans cesse vers mon voisin de droite.
Il est complètement absorbé par la pièce. Ses yeux, fixés sur la scène, semblent captivés par le jeu des acteurs et la musique qui accompagne chaque mouvement. Pourtant, moi, je ne peux m'empêcher d'observer ses moindres gestes. Il semble si calme, si sûr de lui. Son visage, à la fois mystérieux et tranquille, me fascine. Je n'arrive pas à détourner mon attention de lui. Chaque respiration, chaque mouvement discret de sa main me semble amplifiés. Et plus je le regarde, plus je me sens attirée par cette aura indéfinissable qu'il dégage.
Je suis à la fois fascinée et troublée. Un sentiment étrange grandit en moi, comme une tension silencieuse qui me serre la poitrine. Je me demande qui il est, d'où il vient, et surtout pourquoi il me provoque cette réaction si inattendue.
Le temps s'étire. La pièce se déroule devant mes yeux, mais je n'en retiens que des fragments. Les dialogues, les chants, tout semble lointain, comme un bruit de fond à mon propre tumulte intérieur. Mon cœur bat plus fort que d'habitude, et je sens que quelque chose se passe en moi, sans savoir exactement quoi.
Jean-Eudes, assis de l'autre côté de moi, est quant à lui totalement plongé dans la représentation, ignorant complètement ce qui se passe dans mon esprit.
Alors que je m'efforce enfin de me concentrer un peu sur la pièce, essayant de suivre le fil de l'histoire, je sens soudainement une pression légère sur ma cuisse. Un frisson me traverse le corps, et je sursaute imperceptiblement. Je tourne lentement la tête vers la droite, et c'est là que je croise le regard de mon voisin.
Son visage est toujours calme, impassible, mais ses yeux me captivent, comme s'ils étaient la seule chose qui existait dans cette salle plongée dans la pénombre. Le monde autour de moi s'efface instantanément : la scène, la musique, les acteurs... Tout disparaît. Il n'y a plus que lui et moi.
Je sais que je devrais m'offusquer, me lever, dire quelque chose. Ce qu'il fait est inapproprié, indécent même. Et pourtant, je suis incapable de bouger. Mon esprit semble pris dans un tourbillon où la logique et la raison n'ont plus leur place. Au lieu de repousser sa main, je reste immobile, comme paralysée par la situation.
Mon regard plonge dans le sien, et dans cette fraction de seconde, je sais qu'il a compris. Il a vu que je ne ferai rien pour l'arrêter. Je sens mon cœur battre de plus en plus fort, mon souffle devenir court, et pourtant, je suis là, figée, prisonnière de cette étrange fascination. Il ne bouge pas davantage, mais cette simple connexion visuelle est suffisante pour créer une tension que je n'ai jamais connue.
Tout en moi crie que je devrais partir, que je devrais m'éloigner de lui, mais je n'y arrive pas. Il y a quelque chose de magnétique dans ce moment, quelque chose que je ne peux pas contrôler, quelque chose que je n'ai pas envie de contrôler.
Je reprends peu à peu conscience de ce qui m'entoure. Je tourne la tête vers Jean-Eudes, qui est toujours plongé dans la pièce, totalement absorbée par la scène. Ses yeux sont fixés sur les acteurs, inconscient de ce qui se passe à quelques centimètres de lui. Dans l'obscurité du théâtre, il ne peut pas voir la main de cet inconnu qui continue lentement à remonter sous ma robe, effleurant ma cuisse avec une lenteur calculée.
Mon cœur bat de plus en plus vite, une étrange excitation monte en moi. L'atmosphère est électrisée, chargée d'une tension qui semble palpable. Chaque aller-retour de sa main sur ma jambe m'enveloppe dans un tourbillon de sensations que je ne peux ignorer, même si je sais que je le devrais. L'interdit, la clandestinité de ce moment, tout me bouleverse. Mais au lieu de réagir, je reste là, immobile, incapable de mettre fin à ce jeu troublant.
Puis, soudain, il s'arrête. Je respire un peu plus profondément, essayant de reprendre mes esprits, mais avant que je puisse réellement me ressaisir, je sens son souffle chaud près de mon oreille. Il se penche vers moi et murmure d'une voix grave, presque imperceptible dans le silence du théâtre :
— tu as cinq minutes pour me rejoindre dans le hall, à gauche.
Je ne bouge pas, figée par ses paroles. Avant même que je puisse réagir, il se lève sans un mot, se faufile discrètement entre les sièges, et quitte la salle sans un regard en arrière. Je le regarde s'éloigner, encore sous le choc, et une vague de pensées contradictoires m'envahit.
Je reste là, immobile, incapable de décider. Que dois-je faire ? Une partie de moi sait très bien ce qui est en train de se passer, et c'est une tentation à laquelle je ne devrais pas céder. Mais en même temps, je ne peux me détacher de l'image de cet homme mystérieux, de cette sensation intense qu'il a réveillée en moi.
Le temps presse. Je sens la panique monter en moi alors que les secondes défilent. Je dois prendre une décision, et vite. Refuser et rester à ma place, ou céder à l'appel de l'inconnu et le rejoindre dans ce hall. Mon cœur bat à tout rompre, et chaque seconde qui passe me semble interminable.
Je finis par prendre ma décision. Je me tourne vers Jean-Eudes et lui dis :
— Je vais faire un tour, je reviens.
Il ne répond pas, pas même un mouvement de tête, tant il est captivé par la pièce. Je me lève et monte l'allée du théâtre, traverse les portes et arrive dans le hall. Dans cet espace vaste, je cherche l'inconnue et, finalement, je l'aperçois en bas des escaliers.
Au moment où nos regards se croisent, l'inconnue tourne les talons et s'éloigne vers une petite porte. Mon cœur s'emballe, et je descends les escaliers rapidement, essayant de le garder en vue pour savoir où il va.
J'arrive devant la porte, et avant de la franchir, je jette un coup d'œil autour de moi pour voir si quelqu'un m'aperçoit. Satisfait de ne croiser aucun regard curieux, je pousse la porte. À ma grande surprise, je tombe sur un long couloir et vois cette inconnue au milieu du couloir marcher sans se retourner.
Je le suis à travers ce petit couloir à la moquette rouge, un lieu qui semble à des kilomètres de l'opéra en cours dans la salle principale. Mes pas sont feutrés, étouffés par le tapis, et chaque seconde qui passe me rapproche un peu plus de l'inconnu. Le couloir est étroit, éclairé par des appliques murales qui diffusent une lumière tamisée, presque irréelle.
Arrivée au bout, je le retrouve là, appuyé contre le mur, calme et immobile, comme s'il m'avait attendue sans impatience. À sa droite, une porte ancienne, en bois massif, qu'il ouvre d'un geste assuré. Il ne me regarde pas tout de suite, mais lorsque ses yeux se posent sur moi, son regard est aussi intense que la première fois que nos chemins se sont croisés dans la salle.
— Entre, me dit-il sur un ton sec, presque autoritaire, qui ne laisse aucune place à l'hésitation.
Sans réfléchir, je l'écoute. Je franchis la porte et entre dans la pièce. L'atmosphère change aussitôt. La lumière est douce, tamisée, filtrée par des rideaux épais. L'air est plus lourd, chargé de cette tension palpable qui ne cesse de grandir entre nous depuis le début.
Je m'avance dans la pièce. Je comprends soudain où je me trouve : une loge. Une petite pièce privée, discrète, à l'écart du monde extérieur, loin de la scène et des regards indiscrets.
L'homme entre à son tour et referme la porte derrière lui. Le clic du verrou résonne dans la pièce, rendant l'air encore plus lourd, presque irrespirable. Je le sens s'approcher de moi. Je me retourne enfin, et son regard est braqué sur moi, brûlant d'une intensité que je ne peux ignorer.
Sans un mot, il réduit la distance entre nous, et avant que je ne puisse réagir, ses lèvres se posent sur les miennes. Le baiser est direct, urgent, comme s'il n'y avait plus de temps à perdre. Mes pensées se brouillent instantanément sous l'assaut de ses lèvres. Tout devient flou, et je me sens emportée par une vague de sensations contradictoires. Mes mains, hésitantes, se posent sur ses épaules, sans vraiment savoir si je veux le repousser ou l'attirer davantage.
Ses mains trouvent rapidement leur chemin. L'une s'agrippe fermement à ma nuque, me maintenant contre lui, tandis que l'autre glisse le long de mon corps, s'arrêtant sur mon sein. Le contact est brutal, mais étrangement enivrant. Mon corps réagit malgré moi, un mélange de panique et d'excitation qui me submerge. Puis il ne perd pas de temps et défait la fermeture éclair de son pantalon et sort son sexe bander et il m'ordonne de le sucer, je m'exécute et me mets à genoux, arriver à la hauteur de son membre, je m'avance doucement et j'ouvre la bouche. Mais je ne vais pas assez vite pour lui et il m'enfourne son sexe dans ma bouche, un haut de cœur me vient et j'arrive à sortir son sexe de ma bouche, mais pas le temps de faire quoi que ce soit qu'il la remet au fond. C'est lui qui imprime le rythme, il me baise la bouche et puis se bloque au fond de ma gorge et ressort. Il me laisse quelques secondes pour rependre mon souffle.
Il me dit de me relever, je m'exécute. À peine, debout, il m'attrape fermement par la taille et me dirige vers le bureau de la loge, où il me place d'un geste assuré. Je sens le froid du bois contre mes cuisses. Mon dos s'appuie contre le grand miroir derrière moi.
Ses doigts glissent le long de mes hanches, trouvant ma culotte avec une précision troublante. Il l'attrape fermement et, dans un mouvement rapide, la retire d'un geste fluide.
Le tissu glisse le long de mes cuisses, et je suis incapable de réagir puis, dans un geste rapide et déterminé, il écarte mes jambes dans un geste rapide et déterminé
Je sens sa main glisser lentement juste avant de me toucher plus intimement. Un frisson me parcourt, mes muscles se tendent. Ses doigts trouvent finalement leur chemin, et sans un mot, deux d'entre eux entre doucement en moi.
Le contraste entre la froideur du bois du bureau et la chaleur de son toucher me fait perdre pied.
Je sens ses va-et-vient devenir de plus en plus rapides, plus intenses. Chaque mouvement de ses doigts déclenche en moi des sensations que je n'avais jamais connues. C'est un contraste saisissant avec ce que je connais avec Jean-Eudes. Avec lui, tout est toujours si prévisible, si classique, sans surprises. Mais là, dans cette loge, chaque geste de cet homme me fait découvrir une nouvelle facette de mon propre désir, une profondeur que je n'avais jamais explorée.
Mon corps réagit de manière incontrôlable à la cadence de ses doigts, et je me surprends à laisser échapper des soupirs que je n'aurais jamais cru possibles. L'intensité monte, et je perds peu à peu la maîtrise de moi-même, emportée par ce tourbillon de sensations nouvelles. Mon esprit vacille entre la culpabilité et cette envie irrépressible de me laisser aller, de m'abandonner totalement à cette expérience inédite.
Tout ce que j'ai connu avant semble terne en comparaison. Ses gestes sont experts, comme s'il savait exactement comment et où toucher pour éveiller en moi quelque chose de sauvage, d'inhabituel.
Je sens mes gémissements s'échapper de plus en plus fort, résonnant doucement dans la petite loge. Je ne peux plus les contrôler, comme si mon corps exprimait à lui seul ce que je suis incapable de verbaliser. L'inconnu, imperturbable, continue ses mouvements.
Mes jambes tremblent légèrement, et je me sens submergée par ce tourbillon de sensations. Mes gémissements deviennent presque trop bruyants pour ce lieu confiné, mais je ne parviens pas à les retenir. C'est alors que, sans perdre le rythme, il place sa main libre sur ma bouche, étouffant mes gémissements.
Je suis prise dans une sorte de transe, entre le contrôle qu'il exerce sur mon corps et la vague de plaisir qui monte en moi. Je ferme les yeux, tentant de reprendre le contrôle de mon souffle, mais c'est impossible. La pression de sa main sur ma bouche me fait réaliser à quel point je suis sous son emprise, incapable de faire autre chose que de me laisser porter par ce moment.
Le moment arrive plus vite que je ne l'aurais imaginé. Un orgasme puissant et inattendu déferle sur moi, me faisant me tordre dans tous les sens, incapables de contenir la vague de plaisir qui m'envahit. C'est comme si chaque nerf de mon corps était en feu, une sensation que je n'ai jamais connue, pas même dans mes moments les plus intimes avec Jean-Eudes. Mon corps réagit violemment, mes jambes tremblent, mes mains s'accrochent au bureau, cherchant désespérément un point d'ancrage alors que je suis complètement submergée.
Ma respiration est rapide, presque haletante. Rien n'a plus d'importance que ce moment, cette sensation intense qui me traverse. L'inconnu, sentant mon corps convulsé sous l'onde de plaisir, ralentit ses va-et-vient, ses doigts maintenant plus lents, presque apaisants, alors que je redescends doucement de ce sommet d'excitation.
Puis, sans un mot, il retire ses doigts. Le silence s'installe brièvement dans la pièce, seulement rompu par le bruit de ma respiration encore rapide. Il me fixe, son regard dur et impénétrable. Sans un sourire, d'une voix sèche et autoritaire, il me dit simplement :
— Lèche mes doigts.
Son ordre résonne dans l'air, et mon esprit vacille entre la surprise et une étrange obéissance instinctive.
Je m'exécute, obéissant à cet ordre étrange et intime. J'introduis lentement ses deux doigts dans ma bouche, goûtant le mélange subtil de ma propre excitation. Une sensation nouvelle, troublante, s'empare de moi alors que ma langue effleure ses doigts encore humides. C'est une expérience que je n'avais jamais imaginé vivre, un autre seuil franchi sans que je ne puisse réellement réfléchir à ce que cela signifie.
Je le regarde ses yeux fixés sur moi, une intensité palpable dans son regard. Quand il retire enfin ses doigts de ma bouche, il me demande, d'un ton sec et presque ironique :
— Est-ce que ta mouille a bon goût ? 
Je hoche la tête, sans dire un mot, encore prise dans cet état de confusion et de soumission. Mon esprit est embrouillé, incapable de savoir exactement ce que je ressens ou ce que je devrais faire. Tout semble irréel, et pourtant, je continue à avancer, guidée par cette énergie mystérieuse et envahissante.
Sans perdre de temps, il me fait quitter le bureau et me redresse, me plaçant debout face au miroir. Je suis là, encore sous le choc de ce qui vient de se passer, et je me sens étrangement petite sous son regard autoritaire. Il me donne un nouvel ordre, plus sec encore :
— Remets tes talons et penche-toi en avant.
Mes mains tremblent légèrement tandis que je me rééquilibre, glissant à nouveau mes pieds dans mes talons hauts, je me penche en avant, mes mains agrippant le bord du bureau. Dans le reflet du miroir, je vois mon corps se courber sous la lumière tamisée de la loge, et le regard de l'inconnu posé sur moi, comme s'il savourait chaque seconde de ce moment de contrôle total.
Je le sens se placer derrière moi, sa présence lourde et imposante. En un instant, il me pénètre, et la sensation est brutale, inattendue.  mon corps se tend sous l'impact de son intrusion.
Il commence à imprimer un rythme fort, régulier, chaque va-et-vient sec créant un claquement entre nos deux corps qui résonne dans la petite loge.
Le miroir devant moi renvoie le reflet de nos corps enchevêtrés, son visage concentré, et le mien, déformé par l'intensité du plaisir et de la confusion.
Je suis submergée par une vague de sensations intenses, mes gémissements reprennent avec une force renouvelée, échappant de plus en plus difficilement à ma maîtrise. Par moments, il me claque les fesses, chaque geste accentuant l'intensité de ce que je ressens.
Mon souffle devient saccadé, mes gémissements se font plus forts, presque incontrôlables. L'excitation atteint de nouveaux sommets, et bientôt, je me retrouve à nouveau sur le point d'exploser. Le deuxième orgasme me prend par surprise, une vague déferlante de plaisir qui me fait crier, mes muscles se tendent dans une convulsion qui semble durer une éternité.
Je suis complètement perdue dans ce tourbillon, et même lorsque l'orgasme se termine, la vague de plaisir continue de m'envahir. L'inconnu ne ralentit pas, ses mouvements restent implacables, et il semble totalement indifférent à mes gémissements, à mon état.
Il continue ses va-et-vient. Puis, sans préavis, il se retire brusquement, me laissant avec un vide profond en moi.
Je le regarde à travers le miroir, tentant de saisir ce qui se passe. Il se tient derrière moi, son regard sévère et impénétrable fixé sur moi. D'une voix autoritaire, il me donne un nouvel ordre :
— Accroupis-toi devant moi.
Encore tremblante  je me plie à sa demande. Je m'accroupis, ma position exposant encore plus ma vulnérabilité. 
Il se place juste devant moi, à quelques centimètres, ses mouvements sont rythmés, et je ne peux détacher mon regard de son corps, captivée par la scène devant moi.
Finalement d'une voix ferme dénuée d'émotion il me lance :
— Ouvre ta bouche.
J'ouvre immédiatement, L'inconnu atteint rapidement l'orgasme, et des jets puissants de son sperme éclaboussent dans ma bouche. La chaleur et la texture de son éjaculation sont immédiatement perceptibles.
Il continue de se masturber, les pulsations de son orgasme se faisant de plus en plus lentes, mais toujours intenses. D'une voix autoritaire, il me dit :
— Avale.
Comme hypnotisée, je n'hésite pas et obéis sans résistance. Je déglutis lentement, le goût et la chaleur de son sperme me laissant une sensation étrange et nouvelle.
Une fois que j'ai terminé, il se détend légèrement et il me lance un compliment inattendu, me félicitant. Je n'y prête pas grande attention.
L'inconnu se rhabille rapidement. Pendant ce temps, je prends un peu plus de temps pour moi. Je commence par retrouver ma culotte, égarée au milieu de la loge, et je la remets. Ma robe, que j'avais remontée, est encore en place, emprisonnant mes seins dans le soutien-gorge que je n'ai pas retiré. D'un geste de la main, je fais descendre la robe le long de mes jambes, tirant sur le tissu pour la remettre en place.
C'est à ce moment-là que l'inconnu se place devant moi. D'un geste rapide, il sort une carte de visite de la poche de sa veste de costume et la place entre mes seins. et me lance :
— Si tu veux recommencer, envoie un message à ce numéro.
Je n'ai même pas le temps de réagir avant qu'il ne quitte la loge, me laissant seule. Mon esprit est encore embrouillé, et je prends un moment pour retirer la carte d'entre mes seins. Je la fixe un instant, encore sous le choc, avant de la glisser dans ma pochette.
Je termine de me rhabiller, ajustant soigneusement ma tenue. Je regarde mon reflet dans le miroir, me préparant à retrouver Jean-Eudes. Une fois tout bien remis à sa place, je quitte la loge, mon esprit tourmenté par ce qui vient de se passer.
Je rejoins Jean-Eudes dans la grande salle, la séance se termine, et nous rentrons chez nous. Le trajet est silencieux, chacun plongé dans ses pensées, le poids de la soirée pesant lourdement sur moi.
Le lendemain, au travail, je me trouve dans mon bureau, entouré de tissus, d'échantillons et de croquis. Mais mon esprit est loin de tout cela, errant encore dans la loge du théâtre et revivant chaque instant de la soirée précédente. Le souvenir est toujours vif, presque comme un rêve troublant que je ne peux pas oublier. En face de moi La carte de visite que l'inconnu m'a laissée est posée à côté de mon ordinateur, la surface en contact avec mes doigts. Je la fixe, hésitant entre la curiosité et la réticence. La tentation de revivre cette expérience, de replonger dans cet inconnu mystérieux, est plus forte que je ne l'aurais cru.
Je prends une profonde inspiration, mes doigts tremblants alors que je prends la carte et la retourne pour regarder le numéro inscrit dessus. Je suis assise à mon bureau, les doigts nerveux tapant chaque mot sur l'écran de mon téléphone :
— Bonjour. C'est Marie-Elisabeth, de l'opéra hier soir. Je voudrais savoir si vous êtes disponible pour… Une autre rencontre.
Je relis le message, plusieurs fois, le cœur battant à tout rompre. Je sais que je devrais l'effacer avant de faire une erreur. Pourtant, presque inconsciemment, mes doigts appuient sur "envoyer".
Le message est parti. Un frisson me parcourt. Je ne peux plus revenir en arrière maintenant. Je fixe mon téléphone, une vague de regrets et de curiosité se disputant dans mon esprit. Qu'ai-je fait ? Pourquoi ai-je envoyé ce message ?
La réponse ne tarde pas. En à peine quelques minutes, mon téléphone vibre, me tirant de mes pensées. Je regarde l'écran et, avec une certaine appréhension, j'ouvre le message :
— Ce soir, 20 h. À cette adresse. Viens avec porte-jarretelles et bas. Rien d'autre.
Je reste figée devant l'écran, le souffle coupé. Le message est direct, sans la moindre ambiguïté. Il m'a donné une adresse, et ses instructions sont claires. L'adrénaline commence à monter en moi, mêlée d'une nervosité palpable. Il est évident que cet inconnu n'a pas l'intention de faire dans la subtilité.
Je repose lentement mon téléphone, réalisant l'ampleur de ce que je viens de provoquer. Je suis à un tournant, et je ne peux m'empêcher de me demander jusqu'où cette nouvelle aventure va m'emmener. Je devrais refuser, ignorer le message et passer à autre chose... Mais au fond de moi, une partie, plus puissante que jamais, me pousse à céder à la tentation.
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Photo de profil de popol455
popol455
2 décembre 2024 à 18:45
A corriger: l'inconnu sans E, nous sommes conviéS. A part ça c'est une très belle et excitante histoire! Envie de lire vos autres récits!
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Fandefist34
29 novembre 2024 à 18:05
remarquable en effet, une écriture qui crée une tension entre la description des actes et les émotions, on hésite on voudrait que cela aille plus vite et on voudrait que cela dure longtemps
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pctyrka
29 novembre 2024 à 13:37
Excellent et écrit comme une femme sait le faire.
J'adore
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Diablessee
29 novembre 2024 à 11:15
Vivement la suite
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