Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
OS - Caresses dans le noir — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
OS - Caresses dans le noir
Chapitre 1
Je vérifie que mon fils dort, puis vais dans le salon. Mon mari, installé sur le canapé, ne me regarde pas alors que je lui fais des yeux de biches pour qu'il comprenne que j'ai envie. J'attire son attention en lui demandant :
— Tu as besoin de quelque chose ?
— Non, c'est bon. Merci.
— Non, c'est bon. Merci.
Même pas il tournerait la tête vers moi, concentré sur ce match de foot. Comme j'aurais aimé qu'il me réponde quelque chose comme "oui, une bonne pipe" ou "viens me chevaucher", mais non, rien. J'essaie encore :
— Je vais me coucher.
— Ok, bonne nuit.
— Je vais me coucher.
— Ok, bonne nuit.
Pas besoin d'ajouter "j'aimerais que tu me rejoignes rapidement", c'est mort. Cette satanée télé est pour le moment plus importante que moi. Alors, c'est seule que je vais dans la chambre, que je me déshabille et que je glisse nue sous les draps. Tant pis, je me ferai du bien sans lui. Je caresse ma poitrine qui se contracte rapidement sous mes paumes, tandis que les tétons se dressent outrageusement. Je suis chaude, très chaude, et je connais la raison.
Je repense à ce qu'il s'est passé tout à l'heure dans cette salle de cinéma, y allant en famille pour regarder un film animé pour les enfants dont je ne me souviens déjà plus du titre, et encore moins de l'histoire. Notre fils voulait être entre papa et mama. Les lumières se sont éteintes. Une voix d'homme murmura à ses enfants de ne pas faire de bruit, étant en retard pour la séance, et la personne s'est installée à côté de moi. Je ne l'ai pas regardé un seul instant. Je sentais juste sa présence, un peu énervée de ne plus avoir une place libre sur ma gauche, même si la salle était bien pleine.
Mes ongles crispés sur les accoudoirs, je me retenais de ne pas demander à mon mari d'inverser de siège avec moi. Je sentis alors l'avant-bras de cet inconnu toucher le mien. Un léger "pardon" discret de sa part, au moins il était poli. Je ne l'ai toujours pas regardé, juste décalé un peu mon bras. Le sien se posa à côté du mien, et tout aurait pu s'arrêter là.
J'ai quitté ma position un instant pour sortir un paquet de mouchoir dans mon sac afin de le donner à mon fils qui reniflait. Voulant reposer mon coude ensuite, l'inconnu avait pris ses aises. Je l'ai maudit à cet instant. Je ne me suis pas laissée faire en me mettant dessus, en imaginant qu'il allait se retirer. Mais non, il est resté en place, et moi aussi par la même occasion, par provocation.
Qui a commencé ? Lui ? Moi ? Je ne sais pas, mais nos doigts se sont mis à s'effleurer. Nos phalanges se touchaient par intermittence, et c'était très agréable, n'imaginant pas qu'un tel contact pouvait être aussi érogène, excitant. À moins que c'était la situation qui l'était : un inconnu, dans le noir… Un inconnu qui pourrait changer ma vie bien rangée, y amenant un nouveau plaisir, une nouvelle passion, un peu de fantaisie.
J'ai regardé mon mari à ce moment, lui étant bien concentré sur l'écran gigantesque, alors que mes doigts devenaient plus entreprenants avec cette main chaude, et il répondait à ces attouchements. Nos épaules se sont collées, se sont frottées ; nos phalanges se masturbaient entre elles ; nos paumes se faisaient l'amour. Mon cœur accélérait ses battements ; mon souffle devenait plus court.
Tout ceci a duré un temps formidable, moi, plongée dans des fantasmes de luxure. À aucun moment, je n'ai eu l'envie de le regarder. Peut-être avais-je peur que le charme s'évapore si je le faisais. Non, sans se regarder, nous continuions uniquement notre zouk endiablé, notre slow enivrant, en toute discrétion. J'imaginais tellement de situations. J'imaginais que cette main glisserait vers moi pour toucher mon corps, pour se figer entre mes cuisses. J'imaginais que je faisais de même pour sentir son vit entre mes doigts. Mais notre indécence restait sage, et c'était parfait ainsi, alimentant ce désir charnel parfaitement présent.
Et là, j'imagine, deux doigts dans mon vagin, deux autres à masturber mon clitoris, qu'il m'avait attrapée le poignet, qu'il m'avait emmenée dans les toilettes. Je l'aurais laissé faire, je le sais. La tension sexuelle était bien trop forte pour que j'hésite un seul instant à le suivre. Il m'aurait ouvert le pantalon et m'aurait masturbée comme un fou, sa main dans ma culotte, à vouloir me faire gémir de plaisir. Il m'aurait fait jouir ainsi avant que je ne nettoie ses doigts avec ma bouche, avant qu'il ne pose ses mains sur mes épaules pour que je m'agenouille devant lui. Oh oui, si la situation était arrivée, je l'aurais sucé de tout son long ; j'aurais caressé mon visage avec sa verge en lui malaxant les bourses. Et nous aurions fini, lui me prenant par derrière violemment, moi prenant appui contre le carrelage du mur en offrant mon cul, en me cambrant le mieux que j'aurais pu. Nous aurions fini en jouissant à l'unisson.
Mais tout ceci n'est que fantasme. Tout ceci ne pouvait arriver. Et j'entendis la voix d'une petite fille dire à son père :
— Papa, j'aime pas trop. Et j'ai envie de faire pipi. Et Pauline aussi.
— D'accord. Préviens ta sœur, on s'en va.
— Papa, j'aime pas trop. Et j'ai envie de faire pipi. Et Pauline aussi.
— D'accord. Préviens ta sœur, on s'en va.
Quelle frustration lorsqu'il quitta ma main, quitta mon épaule, comme si un courant d'air froid venait me frapper, envahissant l'espace créé par ce manque. Je ne l'ai pas regardé se lever, ni partir, comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'avait jamais été à côté de moi, comme s'il ne s'était jamais installé là. Je ne saurai jamais à quoi ressemble cet homme et c'est aussi bien ainsi. Il est en tout cas la source de mon désir, de mes fantasmes de ce soir. Je continue à me masturber, imaginant tant de situations qui auraient pu se passer entre nous.
Mes doigts quittent mon vagin pour que ma main empoigne un sein. Elle le presse, le serre alors que j'accentue mes mouvements sur mon bouton dur et sensible. Je gémis de plaisir, me cambre en arrière. Les sensations sont intenses, parfaitement présentent. Et pourtant, cet orgasme ne veut pas venir.
Ce n'est pas de mes mains que je veux ; ce n'est pas d'un plaisir solitaire dont j'ai besoin. J'ai faim d'une verge, d'un corps d'homme. Alors, je me lève. Je quitte ma chambre nue. Je vais dans le salon. Mon mari est toujours concentré sur son match, bien assis sur le canapé. Je m'en fiche. J'avance vers lui sans dire un mot jusqu'à arriver à son niveau. Je m'agenouille, m'assieds sur mes talons et commence à ouvrir son pantalon.
— Chérie ? Qu'est-ce que tu fais ?
— C'est l'heure de la troisième mi-temps !
— C'est l'heure de la troisième mi-temps !
J'extirpe son sexe et me mets directement à le lécher alors qu'une de ses mains se pose sur ma tête. Un râle de sa part ; la bête morte prend vie, se dresse, gonfle, me donne encore plus envie. Je le suce avec tant de plaisir, comme une affamée. Je suis prête à recevoir tout son jus en bouche, mais mon vagin crie famine lui aussi. Alors, je me relève, le force à s'allonger sur le canapé, l'embrasse à pleine bouche, lui me tenant la nuque et les fesses pour que cette étreinte dure encore plus longtemps, que nos langues continuent leur danse.
Je le repousse peu après et grimpe sur lui. Je le chevauche, joue du bassin, accélérant chaque seconde mes mouvements sur lui. Je me sens venir, enfin. Je le sens venir, ses mains agrippées à mes hanches. Je jouis, la tête en arrière, la bouche grande ouverte, les yeux fermés alors qu'il râle en me remplissant de sa semence chaude bien aimée. Et nous entendons "formidable but de ..." accompagné par les cris de joie des voisins qui regardent également ce match, couvrant la voix du commentateur.
Nous nous regardons en souriant, en riant, comme si ces ovations étaient pour nous. Il m'attire à lui pour un nouveau baiser charnel, sa main chaude caressant mon visage en même temps.
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Commentaires ()
J'ai pas trop compris, tu as aimé finalement ? 😁
Tu sais, pour moi, un texte érotique est comme regarder une jolie femme nue. Il n'y a pas besoin d'être excité sexuellement, mais juste avoir du plaisir à regarder de jolies courbes. Je ne pense pas, sauf erreur de ma part, avoir souvent écrit pour faire bander/mouiller. L'important est d'écrire une histoire qui offre des sensations qu'elles soient joyeuses, tristes, répugnantes, amusantes...
1: Donner de l'excitation
2: Traiter de la routine ( et de son attraction pour le nouveau )
3: L'amour.
L'excitation, sur moi... Ça ne marche pas. Pourquoi ? Parce que je suis plutôt physique que littéraire sur ce domaine. Mais bravo, c'était bien amené. Au début, j'avoue que je voyais mal barré la suite, mais en fait... Tu m'as surpris. Bien joué !
Sur la routine, je n'ai rien à dire, j'y ai trouvé les sentiments qu'on peut ressentir pour de vrai. Les problèmes de synchronisation des besoins dans un couple, l'évasion dans le fantasme pour y trouver un sanctuaire qui fait tenir. L'attraction pour la nouveauté, aussi infime soit-elle et bien évidemment, la masturbation ! C'était bien écrit et bien décrit, j'ai bien aimé.
Et l'amour. C'est finalement cette odeur qui suit tout le texte sans vraiment réussir à mettre un nom de dessus. Nom que tu nous révèle à la fin. En nous ça résonne comme un " haaaa c'est ça ! Je m'en souviens maintenant de cette odeur ! "
Bravo. Parce qu'il en faut pour me faire aimer un texte érotique, surtout en ce moment de Burnout de lecture ! Un très bon texte, court et délicat. Un j'aime et un nouvel applaudissements ! @cocolst
Top top top
Merci
Faut que je fasse un OS nul, maintenant, pour avoir une méchante critique 😂
Pfff ! J'en ai déjà fait, hein, des histoires dans des catégories hum hum 😌... Et celle du 22, d'ailleurs... 😏
Si un jour, @Manu1982... 1982 c'est tout de même l'année de sortie de Blade Runner, The Wall (le fim) de Pink FLoyd, The Thing, Rambo, Rocky 3, Tron, ET... Belle année pour le ciné... Bref, j'en étais où déjà ? Ah oui, donc, si tu as besoin un jour d'une idée à la con, n'hésite pas à frapper à ma porte 😁. Pas convaincu que ça plaise à @Wedreca pour autant 🤔. Enfin, j'en ai tellement, suffit de choisir la bonne catégorie 🤗
Bières, pizzas et pipe devant un match, le fantasme de la beaufitude :)
J’avoue l’avoir déjà réalisé… c’est bon d’être un beauf parfois :rolleyes: Mais j’ai aussi pratiqué le cuni sur madame pendant qu’elle regardait Twilight… ça compense ;)
Par contre les chèvres béééh….. non ça ne nous serez même pas venu à l’esprit :)
Y a une catégorie pour ça 😅 !
Ben non, @Wedreca, surtout lorsqu'il y a un troupeau de chèvres ou de vaches 😍
Oh noooon 😱 ! Devant un truc comme ça, c'est un coup à couper toute envie 😶 !