Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
OS - Contrat avec J.Jones — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
OS - Contrat avec J.Jones
Chapitre 1
Une nouvelle enquête bouclée avec panache, et je fêtais l'évènement derrière mon bureau, seul, au milieu d'une nuit noire. J'ouvrais le tiroir pour en sortir le 25 ans d'âge, un verre. Je versais trois doigts de mon liquide préféré, à la couleur dorée, lorsque je vis derrière la vitre sablée de la porte cette silhouette que je ne connaissais que trop bien. Elle entra sans même frapper.
— Jones !
— Williams.
— Williams.
Je lui montrai la bouteille ; un signe de tête de sa part et je sortis un second verre que je remplis tout autant tandis qu'elle s'installait sur le fauteuil face à moi. Jessica était la meilleure détective de toute la ville, me volant le trophée il y a bien des années grâce à une intuition plus tranchante qu'une lame de rasoir sortie de son étui. Malgré tout, si elle était là, c'est qu'elle avait besoin de moi. Je scrutais cette femme qui s'embellissait avec l'âge.
Son jeans taché de suie ainsi que son sweatshirt à capuche qu'elle retira pour découvrir sa tête indiquaient qu'elle était dans la panade. Le coquard sous son œil et ses poings rouges aux articulations ne laissaient aucun doute sur le fait qu'elle s'était battue récemment. Sans un mot de plus, sentant une affaire dangereuse, je lui dis :
— 50 !
— 20.
— 50 !
— 20.
Et voilà notre petit jeu de négociation lancé, sirotant chacun notre verre, sachant tous les deux que nous nous fixerons à 35%. J'avais cependant un doute sur le fait que ce niveau de commission soit à la hauteur des efforts qu'il faudrait que je déploie dans une enquête dont je ne connaissais encore aucun aspect.
Nos deux verres vides, je les remplis à nouveau avant de regarder dans les yeux cette concurrente qui me vola dans le passé plus d'une affaire importante. Elle pris une cigarette du paquet mis en évidence sur mon bureau et l'alluma avec mon briquet juste à côté.
— Bon, Jess, je t'écoute.
Elle but une gorgée alors que la porte s'ouvrit d'un coup. Deux hommes en costard nous pointèrent directement de leur flingue, suivis d'un troisième plus calme, mais certainement plus dangereux encore. Je glissais discrètement ma main dans le tiroir resté ouvert et la posai sur la crosse de mon six coups s'y cachant alors que le dernier pris la parole.
— Mademoiselle Jones, veuillez nous suivre, s'il vous plait.
— Puisque c'est demandé si poliment, avec plaisir. Puis-je finir mon breuvage avant ?
— Je crains que ce ne soit pas compatible avec notre emploi du temps.
— Williams, heureuse de t'avoir revu.
— Tout le plaisir était pour moi, Jess.
— Puisque c'est demandé si poliment, avec plaisir. Puis-je finir mon breuvage avant ?
— Je crains que ce ne soit pas compatible avec notre emploi du temps.
— Williams, heureuse de t'avoir revu.
— Tout le plaisir était pour moi, Jess.
Elle se leva, écrasa la tige à peine entammée dans le cendrier en verre à moitié rempli, et se fit attraper les bras par deux d'entre eux alors que le dernier continuait de me pointer de son arme. Il resta seul avec moi dans mon bureau. Il prit la parole :
— Que vous a-t-elle dit ?
— Que vous a-t-elle dit ?
Je savais que, quoi que je réponde, ma dernière heure était arrivée. Je pris une nouvelle gorgée de mon whisky préféré avant de regarder derrière lui tout en disant :
— Déjà de retour, Jessica ?
— Déjà de retour, Jessica ?
Il tourna la tête pour vérifier, et je le descendis sans plus de cérémonie. Dans quel pétrin s'était-elle fourrée ? Il fallait que je découvre sur quelle affaire elle enquêtait et ainsi savoir qui étaient ses ravisseurs. Le temps d'appeler un ami inspecteur de police pour le prévenir qu'un cadavre gisait sur le tapis usé de mon bureau, je partais déjà en direction du lieu de travail de Jessica, lui servant également de résidence.
Je ne fus pas surpris de découvrir l'endroit retourné, fouillé. Je savais qu'il était peine perdue de tenter de trouver le moindre indice qui leur aurait été passé inaperçu.
— C'est vous qui avez fait ça ?
— Je découvre, comme vous.
— Jessica m'a demandée de venir la voir cette nuit.
— Je découvre, comme vous.
— Jessica m'a demandée de venir la voir cette nuit.
Je me retournai et découvrais une femme âgée que je reconnaissais. Elle était passée deux semaines plus tôt me voir pour une affaire, voulant que j'enquête sur l'arrestation de son fils, jardinier d'un riche homme d'affaires, dont les gros titres de tous les journaux désignaient son rejeton comme le meurtrier de ce type plein aux as, laissant en victime une pauvre veuve aussi belle que jeune par rapport à ce dernier. Mais, cette mère refusait de croire que sa progéniture était le coupable, assassiné deux jours plus tôt dans sa cellule par un quo-détenu.
J'avais décliné l'enquête. Si elle semblait intéressante, mes honoraires étaient bien au-delà de ce qu'elle pouvait se permettre. Mais, Jessica avait certainement accepté, la connaissant, avec sa manie de vouloir aider les plus démunis, ceux qui ne peuvent se défendre. Je compris ainsi que je toucherai 35% de 30 malheureux billets, à moins qu'elle ne s'était décidée à travailler gratuitement. Encore une fois, elle m'avait bien eu, recevant au mieux un montant qui ne pourrait payer une bouteille de whisky de ma marque préférée. Mais, je m'étais engagé auprès d'elle, et ma parole est synonyme de contrat officiel.
J'avais alors un point de départ. Je me demandais si Jessica avait prévu ce qui allait se passer, en sachant pertinemment que je viendrai enquêter chez elle et faisant venir cette femme qui allait m'aiguiller sans le savoir. Quoi qu'il en soit, elle a toujours su anticiper toutes les possibilités.
~~ oooOOooo ~~
J'ai attendu le matin pour me rendre sur ma seule piste laissée par Jessica, ayant en présentiment que l'enquête menée par elle n'attendait que ma participation pour en finir. J'ai sonné à l'entrée du manoir de la veuve de l'homme d'affaires égorgé sauvagement avec une cisaille à haie. L'un des individus ayant débarqué cette nuit dans mon bureau me fit pénétrer dans une grande chambre luxueuse tout en me disant que j'étais déjà attendu, après m'avoir offert une fouille en règle.
Alors que je me croyais seul, j'entendis une voix féminine m'appeler venant d'une porte sur le côté. Je suis allé voir, découvrant sous la douche cette femme qui semblait ne pas être si triste que cela d'avoir perdu son mari récemment. Se frottant le corps nu sous l'eau avec une éponge naturelle, elle me dit :
— Votre nuit a dû être très courte. Avez-vous eu le temps de prendre une douche ?
— Je suis plutôt du soir.
— Venez donc me rejoindre, détective. Nous avons des choses à nous dire.
— Votre nuit a dû être très courte. Avez-vous eu le temps de prendre une douche ?
— Je suis plutôt du soir.
— Venez donc me rejoindre, détective. Nous avons des choses à nous dire.
Je regardais cette beauté au corps parfait tout en me déshabillant. Il était certain qu'elle ne me laissait nullement indifférent et elle le savait parfaitement. Ses yeux étincelant plongés dans les mieux, je l'ai attrapée, retournée pour que sa poitrine généreuse se plaque contre la céramique du mur, tout en commençant déjà à la pénétrer. Bien que se laissant totalement apprivoiser, elle répliqua :
— À quel moment vous ai je indiqué mes volontés ?
— Pensez-vous que j'en ai quelque chose à faire ? Vous ne m'êtes utile qu'à répondre à mon besoin bestial du moment.
— Je pourrai demander à ce qu'on vous étripe pour m'avoir insultée de la sorte.
— Qu'attendez-vous, alors ?
— Finissons… Aahhh, doucement… déjà notre entretien.
— À quel moment vous ai je indiqué mes volontés ?
— Pensez-vous que j'en ai quelque chose à faire ? Vous ne m'êtes utile qu'à répondre à mon besoin bestial du moment.
— Je pourrai demander à ce qu'on vous étripe pour m'avoir insultée de la sorte.
— Qu'attendez-vous, alors ?
— Finissons… Aahhh, doucement… déjà notre entretien.
Si je venais de la traiter de simple pute, cela ne la dérangeait nullement, creusant son dos dans une magnifique cambrure alors que mes mains posées sur ses hanches donnaient la cadence. Je tenais à ne prendre que mon plaisir, mais ses gémissements de plus en plus profonds me firent comprendre que je lui offrais ce qu'elle désirait également.
Au bord de l'orgasme, je me suis retiré. Elle s'est retournée, s'agenouillant pour me finir avec sa bouche. Une main à me masser les bourses, sa langue jouait divinement bien avec mon gland. Je ne pus résister bien longtemps, me déchargeant dans des sons de déglutition de sa part. Aucune goute de ma semence ne s'échappa d'entre ses lèvres telle une véritable professionnelle en la matière.
Elle se relava comme si de rien n'était, si ce n'est ces coups de langues sur ses muqueuses, et elle me dit avec un ton supérieur :
— Vous êtes en dette avec moi.
— Pour quelle raison ?
— Vous avez abattu un de mes hommes. Je vous demande de le remplacer.
— Je ne travaille pas gratuitement.
— Je le sais bien et je connais aussi vos honoraires. Vous serez gagnant, je vous l'assure.
— La proposition est intéressante, mais je ne suis pas à la recherche d'un nouveau job. Où puis-je trouver mademoiselle Jones ? Vos hommes ont été d'une impolitesse sans nom en nous coupant dans notre conversation que je tiens poursuivre avec elle.
— Elle est mon invitée, mais, je crains que vous ne puissiez vous entretenir avec elle en ce moment. Elle est déjà prise dans une longue discussion avec certains de mes employés.
— Dans ce cas, je n'ai plus rien à faire ici.
— Vous êtes en dette avec moi.
— Pour quelle raison ?
— Vous avez abattu un de mes hommes. Je vous demande de le remplacer.
— Je ne travaille pas gratuitement.
— Je le sais bien et je connais aussi vos honoraires. Vous serez gagnant, je vous l'assure.
— La proposition est intéressante, mais je ne suis pas à la recherche d'un nouveau job. Où puis-je trouver mademoiselle Jones ? Vos hommes ont été d'une impolitesse sans nom en nous coupant dans notre conversation que je tiens poursuivre avec elle.
— Elle est mon invitée, mais, je crains que vous ne puissiez vous entretenir avec elle en ce moment. Elle est déjà prise dans une longue discussion avec certains de mes employés.
— Dans ce cas, je n'ai plus rien à faire ici.
Je pris une serviette posée sur un tabouret et me suis essuyé avec. Je commençais à me rhabiller lorsqu'elle me dit :
— Williams, ma proposition ne tiendra plus si vous quittez les lieux sans l'avoir acceptée avant.
— J'imagine que mon espérance de vie en sera également étrangement diminuée.
— Vous avez bien compris.
— Je vais tout de même prendre le risque.
— Williams, ma proposition ne tiendra plus si vous quittez les lieux sans l'avoir acceptée avant.
— J'imagine que mon espérance de vie en sera également étrangement diminuée.
— Vous avez bien compris.
— Je vais tout de même prendre le risque.
Alors que je venais de finir de boutonner ma chemise, remis les bretelles en place permettant de tenir mon pantalon, refait ma cravate, enfilant ensuite ma veste, elle toujours sous la douche à rager de mon refus, je lui ai demandée :
— Il y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi avoir fait tuer ce pauvre jardinier ? Il était inoffensif derrière les barreaux.
— Je suis une femme prévoyante. Il a continué à refuser de porter le chapeau malgré la somme colossale que je lui proposais. Mais, cette indiscrétion de ma part ne sortira jamais des murs de ce manoir.
— Puisque vous le dites.
— ... Qu'avez-vous fait ?
— Il y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi avoir fait tuer ce pauvre jardinier ? Il était inoffensif derrière les barreaux.
— Je suis une femme prévoyante. Il a continué à refuser de porter le chapeau malgré la somme colossale que je lui proposais. Mais, cette indiscrétion de ma part ne sortira jamais des murs de ce manoir.
— Puisque vous le dites.
— ... Qu'avez-vous fait ?
Elle se précipita pour récupérer un peignoir alors que les sirènes de police se mirent à retentir. J'avoue que cette douche me fit un bien fou après avoir passé des heures au commissariat avec mon ami inspecteur en attendant qu'un micro soit caché dans la doublure de ma veste.
~~ oooOOooo ~~
Je retrouvai Jessica dans les écuries, accrochée nue à une croix de Saint André, des électrodes scotchées à ses tétons et à sa vulve dont des fils électriques allait jusqu'à une batterie de voiture. Sa tête penchée en avant comme endormie semblait dire que sa nuit fut très agitée.
— Jones !
— ... Mmmmhhhh... Williams. Il est quelle heure ?
— 10h23.
— Tu as une heure d'avance par rapport à ce que je pensais.
— Je craignais que l'alcool de nos verres ne s'évapore de trop avant de retourner à mon bureau pour les vider. Dois-je revenir plus tard ?
— Non, ça ira. La fête est terminée. Je n'ai pas su convenir à leurs attentes et ils étaient sur le point d'en finir avec moi. Je ne suis pas très présentable. Si cela ne te dérange pas de m'attendre plus loin.
— Évidemment. Je serai dans ma voiture.
— Williams, juste avant que tu ne partes, pourrais-tu me détacher une main tout de même et m'offrir une cigarette ? Je me débrouillerai pour le reste.
— Ceci mérite de revoir notre arrangement. Que penses-tu de 40% ?
— Comme tu veux. J'ai omis de te dire que je suis sur cette affaire à titre gracieux.
— ... Mmmmhhhh... Williams. Il est quelle heure ?
— 10h23.
— Tu as une heure d'avance par rapport à ce que je pensais.
— Je craignais que l'alcool de nos verres ne s'évapore de trop avant de retourner à mon bureau pour les vider. Dois-je revenir plus tard ?
— Non, ça ira. La fête est terminée. Je n'ai pas su convenir à leurs attentes et ils étaient sur le point d'en finir avec moi. Je ne suis pas très présentable. Si cela ne te dérange pas de m'attendre plus loin.
— Évidemment. Je serai dans ma voiture.
— Williams, juste avant que tu ne partes, pourrais-tu me détacher une main tout de même et m'offrir une cigarette ? Je me débrouillerai pour le reste.
— Ceci mérite de revoir notre arrangement. Que penses-tu de 40% ?
— Comme tu veux. J'ai omis de te dire que je suis sur cette affaire à titre gracieux.
Je souris à défaut d'être surpris. J'ai laissé ma veste à côté d'elle ne voyant nulle part ses vêtements. Je l'attendis dans la voiture avant de l'emmener jusqu'à mon bureau, pour que nous finissions notre verre tranquillement et notre discussion.
Quelques heures plus tard, nous sommes allés dans mon petit appartement aménagé avec goût. Elle me rendit mon vêtement avant d'aller prendre un bain, connaissant les lieux comme sa poche, se grillant une tige pendant que son corps était immergé sous la mousse.
Je sortis un vinyle de sa pochette en carton que je plaçai sur la platine. Une musique Jazz d'ambiance envahissait déjà l'appartement lorsque je me suis déshabillé pour aller la rejoindre, pour que chacun lave le corps de l'autre avant de s'embrasser et de se retrouver, encore mouillés, sur le lit, s'offrant ensuite un plaisir charnel bien mérité.
Ceci faisait partie de notre petit arrangement pour chaque contrat passé ensemble : si ma part ne couvrait pas mon investissement, alors nous faisions l'amour en compensation ; si elle était au-delà, alors je la remboursais de la même façon.
Elle s'endormait paisiblement, allongée sur le matelas. J'observais ses cuisses écartées avec délice. Si jamais on me proposait tout l'or du monde pour que je ferme les yeux, je refuserai. Jessica Jones vaut énormément plus.
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Commentaires ()
Et puis l'histoire se prête bien à un format court (même si tu pourrais très bien en faire plusieurs chapitres).
En tout cas, bravo pour cet OS, Coco.
Encore un à ajouter à ta collection ;).
Merci pour ton commentaire 🤗
:)
Merci pour ton commentaire 🤗
Bon ben c’est pas pour aujourd’hui la critique un peu méchante.
Comme dit précédemment l’ambiance est vraiment bien retranscrite. On aurait vraiment envie de plus.
Merci
Merci beaucoup pour ton commentaire 😊
Un petit verre ? J'ai un très bon whisky en stock qui ne demande qu'à être dégusté 🥛
Tout plein de remerciement pour ton commentaire 🤗
Tu sais quoi @"J.Jones", lorsque j'ai écrit cet OS, en plus d'avoir bien apprécié la série Jessica Jones, j'avais également en tête le souvenir de mon ressenti d'une autre série, bien plus ancienne, qui s'appelait Mike Hammer. Si je ne me rappelle quasiment de rien des épisodes, c'était tout de même un détective privé avec une narration de ce style, et de la musique Jazzy derrière.
Alors, si j'ai aimé ton commentaire ? Oh oui, clairement. 😘