Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Renaissance du Paladin — Chapitre 2 · Le vent se lève
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Renaissance du Paladin
Chapitre 2 · Le vent se lève
L'attraction est déraisonnable. Les digues cèdent, je tente d'interrompre cette folie.
— Jessica, tu es vulnérable, tu viens de subir un épisode traumatisant...
C'est peine perdue, elle ne m'écoute pas. Nos visages se rencontrent, un baiser, presque timoré, se muant en une sarabande linguale d'anthologie. Je malaxe ses gros seins en poire, dévore les bouts érigés tandis qu'elle s'acharne sur ma braguette, libérant mon phallus gaillardement dressé. Jessica est déjà trempée, soupirant sous mes caresses, et me dépouille avec fébrilité de mes frusques, ses pupilles dilatées aimantées par l'obélisque.
— La vache, t'es mieux monté que la plupart des blacks !
Effectivement, la nature s'est montrée plutôt bienveillante, mon engin, sans être éléphantesque, est particulièrement épais, et j'ai renoué avec l'habitude du rasage de mes organes génitaux, Caroline étant, selon ses dires, peu adepte des poils entre les dents.
Celle qui s'est métamorphosée en succube s'incline vers mon excroissance et en lape la moindre parcelle, titillant mon frein, longeant la poutre de la racine à la cime dont elle taquine le pourtour, se bâfrant de mes testicules avant d'engloutir mon chibre et d'entamer une fellation baveuse. Elle est incontestablement douée, agrémentant sa succion de concupiscentes cajoleries de mon périnée, osant masser mon sillon et ma rondelle.
J'ai tendance à dicter le tempo en manipulant sa tête, ce qui ne la surprend nullement, accoutumée à octroyer ces gâteries. Mes halètements vont crescendo, alors qu'elle a quasiment réussi à absorber la majeure partie de ma verge. Percevant les prémices d'un déluge séminal, je modère ses ardeurs.
— Jessica, c'est fabuleux, mais je risque de cracher.
— C'est comme tu veux, slurp, sinon, j'ai aucun problème pour te finir comme ça, sluuuuurp.
Je crois discerner une pointe de regret quand elle relâche son trophée. Égoïstement, je pourrais profiter de cette aubaine, mais une de mes satisfactions est de combler ma partenaire, y compris lors de ponctuels ébats. Je la fais donc doucement basculer sur le lit et je la couvre de lascifs effleurements et de bécots, suscitant des miaulements. Elle vibre, savourant mes égards et ses cuisses s'ouvrent en une invitation au stupre.
La vulve de la nymphette est ruisselante et je me repais de ses sucs en léchant son clitoris décapuchonné, et à peine ai-je inséré une phalange dans sa fournaise qu'elle est terrassée par une onde de béatitude, meuglant sans retenue.
Surpris par la rapidité de sa défaillance, je poursuis néanmoins mon œuvre lubrique, mordillant son bourgeon en fouillant son antre. Jessica, en transe, s'agite en geignant, de nouveau foudroyée. Je ne lui accorde aucun répit, me hasardant à arpenter sa raie, et relevant ses jambes afin de l'honorer d'un invasif anulingus, tout frottant son mont de Vénus. Son troisième orgasme consécutif est homérique, elle braille, ses vociférations retentissent dans l'alcôve. La couette est inondée, et mon braquemart au garde-à-vous.
Pantelante, Jessica articule difficilement.
— Putain... Aucun mec... M'a fait décoller... Aussi... Baise-moi ! Baise-moi !
Le terrain est propice et je m'introduis en elle comme dans une motte de beurre. Étonnamment, je suis réellement engoncé dans son chaudron, et dès mes premiers balancements, elle feule sans discontinuer, possédée par le démon du vice, illustrant son euphorie par un langage très cru.
— Vas-y, démonte-moi, je suis ta chienne !
Exalté, je la lime avec allant, papouillant avidement ses attributs mammaires qui tressautent à chaque encastrement. Il est indubitable que l'épilogue se précise, et un salvateur reliquat de clairvoyance m'assaille.
— Jess... Tu es sous contraception ?
— Je... Haaaaaaaaa... J'oublie souvent... Mais tant pis... Haaaaaaaaaa...
In extremis, j'extrais mon pieu de son réceptacle, aspergeant de geysers de semence l'abdomen de Jessica en bramant, avant de m'affaler sur elle et de l'emballer. Cette torride session nous laisse hébétés, et c'est la miss qui brise la quiétude
— Etienne, je ne suis qu'une putain... Juste bonne à me faire niquer...
— Ne dis pas ça, c'était un moment de partage.
— Pour une fois. Les gars me considèrent juste comme un sac à foutre, toi, tu as été royal, et t'es carrément bien gaulé pour un vieux, pas gras, musclé, et une teub de folie. Oups, c'est pas ce que je...
— J'adore ton naturel. Et j'ai perdu l'habitude des capotes, c'est moi le fautif, j'ai manqué de jugeote, trop échauffé.
— Normalement, c'est toujours avec un préso, t'es l'exception. Après, il y a aussi le pervers qui squatte chez ma daronne et qui me tringle de force, lui, il s'en cague de me coller un polichinelle dans le tiroir. J'ai du bol, son truc est ridicule et il se purge super vite. Et je zappe régulièrement la pilule. Un type comme toi, t'as nécessairement une meuf. Merde, je ferais mieux de la boucler...
— Je fréquente une dame, que je ne n'ai pas contactée depuis des semaines, j'ai la pétoche, et je ne sais comment annoncer ça à Eli.
— Te prends pas le chou, t'as le droit de vivre, et ta fille ne veut que ton bonheur.
Ce dialogue sincère est en décalage avec la succession de péripéties qui a emmené Jessica de la géhenne au paradis. Je dois reprendre l'initiative.
— Jessica, Elisabeth et toi, il y a davantage que de l'amitié, n'est-ce pas ?
— Ha, oui, tu as filmé... C'était lors d'une fiesta déjantée, la biture, même pour Eli, pourtant plus sage que moi. Je lui ai roulé une pelle, elle a pas moufté. On s'est pieutées ensemble, ça arrive souvent en retour de piste, sauf qu'on était à l'état sauvage, et j'avais pris de l'ecstatsy. On s'est touchées, et Eli, moi, elle me plait, j'ai voulu lui brouter le minou, ça l'a fait redescendre, elle a eu un blocage. Elle est pucelle, tu dois le savoir, c'est du gâchis, il y a plusieurs garçons qui en pincent pour elle, il lui suffit de choisir. Je... Tu vas gueuler, je l'ai initiée à la masturbation, et elle s'en prive pas...
Jessica, d'ordinaire expansive, atermoie puis se lance, et ses révélations me sidèrent.
— Eli a un méga-crush pour toi, elle mouille à mort en chuchotant ton prénom quand elle s'astique le berlingot.
— Jessica, je suis son père, sans ambiguïté ; certes, je l'aime au-delà de toute mesure, mais sans idée malsaine ou geste inconvenant.
— J'en suis sûre, mais elle, c'est brûlant...
— Merci de ton honnêteté.
Jessica se redresse et allume une autre cigarette, et, déboussolé par le penchant d'Eli, je cède à ce travers.
— Etienne, et maintenant ?
— Tu m'attends ici, il y a de la bouffe, un téléviseur, et une fois la bague en sécurité, je m'attellerai au sort de ton tourmenteur.
— Et si tu te fais buter ?
— Option déjà envisagée. Demain midi, un visiteur portant une casquette de pêche assurera ton évacuation, avec Elisabeth, tu lui raconteras l'histoire et il agira en conséquence. Toujours avoir un plan B.
— Je capte pas tout, mais je t'obéirai. Tu veux bien être encore gentil avec moi ?
Jessica vient se lover contre moi et nous galochons goulûment, sa mimine réveillant mon pénis qui retrouve sa splendeur. Avec un mélange d'ingénuité et d'autorité, elle appuie sur mon thorax pour que je m'étende et se place tête-bêche pour une escapade de débauche. Sa turlutte est succulente, mon cunnilingus n'est pas en reste, nos gémissements sont atténués par les attentions buccales réciproques. Cette poupée est une fontaine, et une experte de la pipe. Un trio de doigts envahit son vagin liquéfié, tandis que je bouffe sa corolle. Une supplication rauque.
— Etienne, fourre-moi ta queue !
Spontanément, Jessica s'installe en levrette, très cambrée, et prestement, je la pénètre en agrippant ses hanches, déclenchant un florilège de couinements. Je débute mon va-et-vient, nonchalamment, la demoiselle réclame cependant un coït énergique.
— Etienne, plus fort !
Elle ne va pas être déçue, j'accélère le rythme de mon martèlement, mon pubis heurte sa croupe majestueuse avec un claquement sec. Ses halètements incessants trahissent le plaisir intense que lui procure cette dynamique copulation, la cyprine suinte profusément et souille la literie, elle tremble. Je pétris fiévreusement ses plantureuses mamelles qui ballottent au gré des secousses, et j'anticipe la survenue du jaillissement de sève, planifiant de répandre mon sperme sur son somptueux postérieur.
— Jessica, ça monte !
— Gicle dans ma bouche…
Elle pivote et enfourne profondément mon rondin en tripotant mes couilles. J'explose alors que mon gland a nettement dépassé sa luette, ses babines forment un étau sur ma tige palpitante, et je constate que la petite, sujette à une série de haut-le-cœur, s'astreint à ne pas reculer malgré l'avalanche opaline qu'elle ingère intégralement. Quoiqu'éprouvée, la minette baille pour me prouver son allégeance.
— J'avais jamais pompé jusqu'à l'éjac, sauf sous cellophane, et encore moins avalé, en général, je termine en branlant et ça arrose ma tronche, mais je souhaitais te montrer ma gratitude, tu es le seul à être concerné par mon destin, avec Eli. Il y a une chose que j'ai préservée, et je te la donnerai. Tu m'enculeras, je parie que ce sera le maxi pied pour nous deux. Bon, je balise, ton zob est énorme...
Mon flegme est notoirement altéré par cet émouvant don de soi et un patin langoureux me permet de déceler la sapidité de mon jus qui hante son palais.
Le crépuscule. Je me vêts teinte corbeau, enfile des gants et Pataugas et déverrouille une caisse devant une Jessica abasourdie. Equipement de vision nocturne, pistolet Sig Sauer, gilet d'assaut, carapaçons balistiques, grenades et divers matériels afin de préparer toute confrontation. Je lui remets un carton exempt de signalétique.
— Ce sont des opioïdes analgésiques, car tu vas sans délai entamer un sevrage, j'ai jeté ta dope dans les chiottes. Suées, grelottements, tu gerberas probablement. C'est une béquille, nous irons consulter un addictologue, tu ne seras plus une junkie.
— Etienne… Tu calcules tout… Nous deux aussi ?
— J'essaye toujours de prévoir des tactiques de repli, mais ce qui est advenu, non. C'était... Fortuit...
En réitérant mes consignes, notamment de s'abstenir de toute communication qui la mettrait en danger, je dépose un affectueux bisou sur le front de Jessica.
— Etienne… Je... Je...
Je quitte mon repaire pour une croisade aux tréfonds du domaine d'Hadès.
Un quartier autrefois prospère, mutant, au gré de la paupérisation des populations, en abcès purulent. Clochards, camés, zonards, individus en marge de la société. Gare au noctambule imprudent qui s'égarerait dans cet océan de ténèbres.
Simulant l'ébriété, affublé d'un chapeau miteux, je trébuche en zigzagant, chantonnant sans éveiller l'attention, emmitouflé dans un pardessus défraîchi, qui planque mon attirail, observant attentivement l'environnement. La cache de ma cible est glauque, une échoppe délabrée, et je m'en approche subrepticement. Un colosse basané, dont une paluche, assurément munie d'une arme, est invisible, grille un joint devant l'accès. Si l'échange ne dégénère pas, cette affaire se réglera sans effusion de sang.
Pas d'éclairage public, aucune activité à proximité. Go !
— Salut, Sofiane.
— T'es qui ? Barre-toi, déchet.
— J'ai du flouze. Tu as ce qu'il faut.
Il me dévisage, avec un dédain ostensible, qui dérive en convoitise lorsque j'agite des billets sous son nez.
— OK, speed, crank, chalk, c'est quoi ton trip ?
— Je suis là pour éponger le passif de Jessica. Il y a le double, pour les désagréments, et tu l'effaces définitivement de tes tablettes. Et de l'oseille en rab pour cette bague, dis-je en lui montrant un cliché du bijou.
— T'es son proxo ? La broquille de cette pétasse, c'est vendu. Casse-toi et aboule le blé.
— Sofiane, je veux juste cette bague.
A ce stade, je subodore déjà que le combat sera inéluctable. En effet, Sofiane brandit une machette qu'il applique sur ma jugulaire en attrapant mon imperméable élimé. Après ce que j'ai vécu, il ne m'inspire pas la plus infime crainte. Je suis concentré, pas le moindre indice de tachycardie. Il vient de commettre une fatale erreur.
— Je prends le pognon, tu dégages, et envoie-moi la blondasse aux gros lolos.
Enchaînement foudroyant. Brutale torsion du poignet, accompagnée d'un sinistre craquement, choc d'une puissance inouïe sur sa pomme d'Adam, coup de pied dans sa rotule. Il lâche son coupe-chou en s'affaissant avec un râle de souffrance, un rictus le défigure. Une poussée vive de mon épaule le propulse dans son gourbi et il chute sur le sol crasseux. Dans la foulée, je l'entrave en procédant à une palpation de sécurité, il a un Colt à la crosse aux plaquettes d'ivoire et un surin, puis fouine dans le taudis.
— Tu dois morfler, j'ai pulvérisé le ligament scapho-lunaire, séquelles assurées. Et le cartilage thyroïde, c'est pas brillant, le ménisque, ça ira.
La pétoche. L'épouvante. Je les reconnais. Ils ont jalonnés mon létal parcours.
— La bague. Vite.
— Kafir, tu vas crever, abn alkalb
fils de chienne
.Il la joue bravache, dommage. Il va expérimenter d'ignominieuses techniques d'interrogatoire. Je lui fourre une étoffe dans le museau et sans préavis, je sors mon poignard de son étui et l'enquille sous un ongle. Rotation de la lame, la fine pellicule de corne sanguinolente saute, Sofiane se contorsionne en chougnant, se pissant dessus. Je recommence, avec un détachement olympien, pour qu'il ne doute pas de ma résolution.
— J'ai toute la nuit pour te dépecer. La bague.
Son expression, où se mêlent détresse et terreur, me convainc qu'il va coopérer et je le débâillonne.
— Le bibelot, c'est le clan Mamadou qui l'a, le secteur lui appartient, je dois raquer pour revendre ici, la honte de trimer pour des bamboulas. Il fait plus de deux mètres, on dit qu'il écrase la cervelle de ses ennemis en pressant leurs tempes.
— Leur localisation ?
— Là où il y avait la concession de camions, c'est leur base. T'es un cadavre, ils vont te cramer. Et avec mes cousins, on ira choper ta meuf, ce sera tournante en open bar et on l'éventrera...
Cette crapule vient d'annihiler mes états d'âme résiduels. Ma lame acérée lui tranche la gorge, il sombre dans le néant en émettant un immonde gargouillement, l'hémoglobine imprègne le plancher moisi. Il va falloir faire le ménage, éliminer les traces génétiques qui pourraient me confondre. Pour accréditer la thèse d'une rivalité, je m'empare de ses substances nocives, argent et artillerie, plaçant son bracelet rougi dans un pochon étanche. Car le macchabé va constituer un instrument de mon opération. Une clameur au dehors, je m'immobilise.
— Sofiane !
— Sofiane, dépêche, là, ça urge...
C'est une femme, dont la voix trahit l'impératif d'un shoot. Je patiente, un bourdonnement de moteur qui s'estompe, la cliente dépitée s'en va. Je place un diapositif incendiaire et referme le tombeau dont je coince la porte avec un manche métallique.
Pas un chat, nul ne m'a remarqué. A distance, j'enclenche le système pyrotechnique qui calcine la cahute.
Soudainement, mes sens sont en alerte. On m'épie. Où ? Qui ? Aux aguets, je chausse mes binoculaires, faisant de moi un nyctalope. Contrôle de la périphérie, des toits, de chaque anfractuosité. Pas de menace, des pochetrons qui ronflent, encore une résurgence de ma personnalité paranoïaque. Ou pas...
Je rallie ma prochaine destination, en changeant fréquemment de direction. Je ne suis pas suivi. Le gibier va se révéler indubitablement plus coriace, mais ceci ne m'émeut pas. Je parque ma bagnole à l'écart et me pare d'une cotte en kevlar et d'une cagoule, engageant une cartouche dans la chambre de percussion de mon Heckler&Koch 416 muni d'un silencieux.
Toute discussion sera vouée à l'échec, l'heure est à l'action. Sans concession.
Je me poste sur un bâtiment en ruine surplombant ce qui sera une arène, à distance des habitations. Des épaves de semi-remorques, des bidons en vrac. Un capharnaüm qui favorisera ma progression. Un trio de rastas devise devant le garage abandonné autour d'un braséro. Le chef, le fameux Mamadou est un géant, conforme à la description extorquée à Sofiane. A minima deux autres racailles surveillent le périmètre.
Sur le papier, c'est simple, je liquide tout le monde. Mais malheureusement, je dois avoir un entretien avec le caïd pour ramener la bague, ce qui signifie occire d'abord ses sbires. Donc, pas le choix, je vais aller au contact. Froidement, j'estime mes chances. Ils sont nombreux, sur leur terrain de jeu, je vois de multiples flingues, et il y a possiblement des renforts alentours.
Si la Faucheuse, qui a toujours refusé mon séjour, me convoque enfin, les dispositions sont prises. Elisabeth sera sous protection, exfiltrée à l'étranger par son parrain, béret vert, avec une nouvelle identité et un compte bien garni. Et Jessica, au statut victimaire, que j'ai lamentablement rudoyée et qui pourtant me fait présent de son orifice anal vierge. Ses troublantes allusions au penchant incestueux de ma fille.
Bon, ça suffit, se disperser est le meilleur moyen de se faire descendre. Caroline. Merde, non, pas maintenant. Elle me déclame sa flamme, et je fuis, tétanisé à la perspective de fonder une union. Et notre rencontre initiale fut mouvementée, en marge d'un symposium. Des discussions courtoises, qui dépassent le cadre du boulot, des rires, et cette tirade, à la conclusion du colloque, quand je lui propose d'aller boire un verre, sans préméditation.
— Etienne, vous êtes agréable, une culture hors norme, bel homme, mais vous vous fourvoyez, je ne suis pas du style à me faire culbuter par un mari infidèle. Votre alliance. Là, vous me décevez.
Cette réplique qui a fusé, sa frimousse livide en assimilant sa bévue.
— Je souscris à vos principes. Mon épouse est décédée, alors que notre fille était dans sa onzième année et je ne me résous pas à me défaire de cet anneau. Oui, c'est ridicule, mais c'est ainsi. Adieu.
Une telle entrée en matière compromettait assurément tout rendez-vous ultérieur. Et la semaine suivante, cet appel inattendu, avec cette repentance débitée d'une traite.
— Etienne, je suis une conne, j'ai jugé sur l'apparence, sans réfléchir. J'ai vécu une rupture désastreuse qui a laissé des stigmates, donc j'ai cru chasser un prédateur trompant sans vergogne sa conjointe. J'ai baratiné auprès de votre société pour obtenir vos coordonnées. Je serais ravie de... De mieux vous connaitre. Si vous en avez envie, tant j'ai été maladroite.
— Oui.
Stop !
Ces réminiscences sont un venin qui va causer ma perte. Faire le vide. Me focaliser sur la mission.
Que l'apocalypse se déchaîne !
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Commentaires ()
Il est patent que je ne réponds pas aux attentes.
Tant pis, j'irai au bout pour les quelques lecteurs intéressés :)
Cette histoire ne doit pas répondre aux attentes des lecteurs sur ce site :)
:)