La course sex nudée
Chapitre 1
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✦ Amandinette La course sex nudée XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La course sex nudée — Chapitre 1

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Amandinette
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La course sex nudée

Chapitre 1

En ce matin du mois d'août, le paysage ardéchois semblait encore engourdi après l'orage de la veille. Une brume dense s'accrochait aux collines environnantes, formant un voile humide qui enveloppait les arbres et les chemins détrempés. L'air chargé d'une moiteur persistante portait des effluves de terre mouillée et de végétation. Le ciel, d'un gris laiteux, laissait deviner que le soleil finirait par percer, mais la lumière restait diffuse. Dans le camping, tout était calme, l'atmosphère était presque irréelle.
Amandine s'était arrêtée un instant au seuil de la tente familiale sur pilotis louée pour la semaine. Avant de partir courir, elle contempla ce décor transformé par l'orage qui avait sévi. Son short-legging gris et son tee-shirt bleu fluo qu'elle avait revêtus tranchaient avec la douceur pastel des tons naturels. La fine brume se déposait en perles délicates sur ses bras et son front ; une fraîcheur bienvenue avant l'effort. Ses baskets, déjà légèrement humides au contact du sol saturé d'eau de pluie, semblaient prêtes à affronter les flaques et les chemins boueux qui jalonneraient son parcours. Son petit sac à dos était bien ajusté, contenant soigneusement tout le nécessaire pour sa longue course : une carte IGN pliée et protégée de l'humidité, une gourde pleine d'eau qu'elle sentait fraîche contre son dos, et une paire de socquettes de rechange en cas d'imprévu.
Amandine inspira profondément l'air chargé de cette odeur singulière de pluie récente et de feuillage. Ses cheveux relevés en queue-de-cheval brillaient d'une légère humidité. Une mèche rebelle venait parfois chatouiller son front. Elle était prête.
Le sentier devant elle, encore parsemé de petites flaques scintillantes, serpentait à travers la brume. À chaque pas le gravier et la boue émettaient un son étouffé, presque hypnotique, brisant à peine le silence que seuls les gazouillis timides des oiseaux osaient troubler. Ses mouvements fluides et réguliers contrastaient avec l'immobilité lourde de la nature environnante. Chaque foulée la portait plus loin dans cette atmosphère mystérieuse et apaisante. C'était comme si elle courait au cœur d'un monde suspendu entre la fin de l'orage et le retour du soleil.
Elle ne connaissait pas la région ; aussi arpenta-t-elle des sentiers au hasard.
Après quarante-cinq bonnes minutes d'une course bien maîtrisée, elle ressentit le besoin de soulager sa vessie. Elle stoppa sa course et elle s'enfonça dans un sous-bois en dehors du sentier principal. Dans un silence épais où seuls les bruissements légers des feuilles et le craquement des brindilles sous ses pieds rappelaient la vie, Amandine abaissa son legging puis son string derrière un gros chêne.
Elle appréciait particulièrement ces moments de solitude qu'elle s'octroyait de temps en temps. La pluie de la nuit précédente avait laissé place à une brume épaisse ressemblant à un voile diaphane qui enveloppait le sous-bois. Mystérieux et serein à la fois, ce moment intime lui paraissait presque irréel.
Elle venait d'uriner à côté de grosses fougères au pied desquelles une mousse épaisse faisait un effet spongieux sous ses baskets quand elle crut percevoir un son au loin. Quelqu'un s'approchait d’un pas - de course - régulier sur le chemin principal. Elle retint son souffle, à la limite de la panique, craignant de se retrouver les fesses à l'air en pleine nature. Son regard chercha l'origine du bruit entre les troncs et les fougères. Enfin apparut - et elle n'en crut pas ses yeux - un homme nu comme au premier jour qui courait silencieusement. Les gouttelettes de brume qui s'accrochaient à lui comme des perles faisaient luire légèrement sa peau dans la lumière diffuse. Ses mouvements semblaient décontractés et empreints d'une aisance tranquille. Il paraissait absorbé dans ses pensées comme s'il était seul au monde, et ce sentiment de liberté irradiait autour de lui.
Le cœur d'Amandine battit la chamade. Sa curiosité mêlée d'un frisson d'appréhension la cloua sur place. Elle se recroquevilla davantage contre l'arbre, s'efforçant de se rendre invisible. Elle ne se rendait même pas compte que ses fesses s'étaient mises en appui sur un bouquet de houx sauvage qui lui griffait la peau. Pourtant, une partie d'elle lui interdisait de détourner les yeux. Cet homme, si vulnérable dans sa nudité, semblait invincible dans son détachement. Son visage trahissait une sorte de béatitude presque enfantine, comme s'il communiait avec l'univers autour de lui.
L'air était chargé d’électricité. Non pas une menace, mais un étrange magnétisme. Amandine, cachée dans l'ombre, était un témoin privilégié de cet instant singulier, un moment suspendu hors du temps où elle observait l'homme passer, inconscient de sa présence.
Ses yeux se posèrent comme des aimants sur son sexe qui ballottait de façon incroyable dans sa course. Il rebondissait, léger, heurtant l'intérieur de ses cuisses de façon régulière. Dessous elle voyait nettement ses boules rondes se balancer lourdement dans une enveloppe de peau fripée, elle aussi incroyablement molle. Quand il passa devant elle, elle remarqua ses fesses blanches totalement glabres et elle le trouva beau.
Qui était cet homme ? Pourquoi était-il nu ici sur ce chemin ? Amandine manqua de s'étouffer lorsqu'elle reprit sa respiration. L'homme venait de disparaître.
— Putain ! Qu'est-ce qui vient de se passer, là ? se demanda-t-elle en se rhabillant.
Elle resta ainsi interdite sans comprendre le pourquoi de ce qui venait de se produire devant ses yeux. L'homme ayant pris le chemin principal, elle décida de ne pas prendre la même direction. Elle poursuivit son chemin vers la droite, quasiment à l'opposé.
Amandine avait repris sa course. La chaleur moite l'envahissait et sa tenue de sport lui collait à la peau. Elle courait dans un bon rythme sans ressentir encore la fatigue ; elle pouvait donc poursuivre en augmentant un peu l'intensité de ses efforts.
Le sentier était parfois escarpé et très vite elle entendit le bruit de la rivière qui coulait en contrebas. Elle la suivit un moment puis bifurqua pour atteindre le rivage plein de grosses pierres. Elle ralentit légèrement son allure en l’atteignant. Devant elle la rivière s'étirait, serpentant avec une fluidité presque hypnotique entre des pierres grises et moussues. L'eau, limpide, scintillait sous la lumière tamisée du soleil qui perçait à travers le feuillage dense des arbres environnants. Les rayons dansaient sur la surface, créant des reflets dorés et argentés. Amandine s'arrêta, les pieds sur une pierre plate, pour observer ce tableau.
Ses joues rosies par l'effort se détendaient alors qu'elle inspirait profondément, savourant cet instant où le tumulte de la course s'effaçait devant la sérénité du paysage.
Elle retira ses chaussures puis ses socquettes qu'elle étala sur une pierre qui brillait sous un rayon de soleil. Pieds nus, elle fit quelques pas dans l'eau fraîche qui lui arrivait aux mollets. La sensation sur ses pieds était exquise. Elle se pencha en avant puis, les mains jointes, elle s'aspergea le visage.
Son tee-shirt lui collait à la peau. Elle regarda tout autour d'elle ; elle était seule au monde. Elle le retira puis elle se débarrassa de sa brassière de sport. Seins nus, elle continua à s'asperger, ne lésinant pas sur les éclaboussures qui lui faisaient un bien fou. La fraîcheur de l'eau fit pointer ses tétons quasiment instantanément.
Lorsqu'elle se releva, elle vit l'homme nu qu'elle avait observé peu avant sur l'autre rive. Tout comme elle venait de le faire, il rentra dans l'eau jusqu'à mi-mollets et il s'aspergea. Son sexe oscillait de droite à gauche tel le balancier d'une horloge.  Lorsqu'à son tour il releva la tête, il lui fit un large sourire, alors elle plaqua ses deux mains contre ses seins afin de les cacher.
— Oh bonjour ! Je ne vous avais pas vue ! lui dit-il en forçant un peu sa voix.
— Bonjour ! Moi non plus ! lui répondit-elle d'une voix peu assurée.
L'homme, qui ne cherchait pas à cacher ses attributs, resta ainsi tout à fait naturel.
— Vous êtes au camping ? lui demanda-t-il.
— Euh oui, enfin je ne sais pas duquel vous parlez !
— Les Templiers !
— Connais pas... moi je suis aux Mille étoiles.
— Ouh, mais c’est pas à côté ! Vous êtes venue jusqu'ici en courant ?
— Oui, je cours souvent, mais honnêtement je ne sais pas vraiment où je suis, là.
L'homme nu resta quelques secondes à réfléchir. Amandine en profita pour rejeter un coup d'œil furtif sur l'organe mou qui pendait lourdement.
— Eh bien comme vous je cours aussi beaucoup ; je m'entraîne pour une course réservée aux naturistes, qui aura lieu en septembre en Savoie. C'est la ‘’Sex Nudée’’, vous connaissez ?
— Non, pas du tout !
— Comme son nom l'indique, c'est une course où les participants doivent être nus, hormis aux pieds, et il y a plusieurs parcours. Ça va de quinze à soixante-dix kilomètres. Moi je fais celui de quinze. Et là nous sommes à trois kilomètres des Templiers, par là, dit-il en tendant son doigt dans la direction.
— Ah OK. Je pense avoir couru huit kilomètres, mais le sentier que j'ai pris était pas mal escarpé, j'ai dû perdre un peu de temps.
— Eh bien si vous aimez la nature et un peu la difficulté, et si vous aimez en plus une ambiance bon enfant, détendue et conviviale, cette course vous est destinée ! Je n'invente rien, je répète le slogan publicitaire de l'organisateur !
Amandine ne se sentit pas intimidée. Cet homme était bienveillant, et après l'avoir bien regardé, elle le trouvait charmant dans sa nudité. Elle sentit ses joues s'empourprer comme si des ondes remplies de séduction avaient traversé le cours d'eau.
— Je n'ai jamais osé courir nue et ici je ne savais pas qu'on pouvait le faire !
— Eh bien ici, tout autour du camping des Templiers, vous êtes dans une réserve naturelle protégée. Vous avez sans doute vu des panneaux indiquant les limites du domaine ?
— Non, car j'ai dû couper à un moment en travers ; j'avais envie de faire pipi et j'ai dû rater les panneaux.
— Ah ça c'est le coup classique. En tout cas, sachez que vous êtes la bienvenue si vous voulez vous entraîner dans le plus simple appareil. Croyez-moi c'est fantastique comme sensation. Bon, j'y retourne, je me refroidis trop vite !
Amandine vit l'homme remettre ses chaussures puis reprendre la pente abrupte, où il disparut rapidement. Elle libéra ses seins et resta interdite un moment à repenser à ses mots. Se sentirait-elle capable d'oser courir nue dans la nature comme il le faisait ?
Elle remit ses chaussures puis enfila son tee-shirt sans remettre sa brassière, qu'elle fourra dans son sac à dos. Elle voulait ressentir la sensation de courir les seins libres de leurs mouvements dans un premier temps ; elle jugerait ensuite si l'expérience valait le coup.
Elle gravit la pente abrupte et retrouva rapidement son chemin. Là, elle se remit à courir et sentit ses seins généreux se secouer dans tous les sens sous son tee-shirt. La dernière fois qu'elle les avaient sentis rebondir de la sorte c'était dans sa chambre il y a quelques années quand elle s'était amusée à sauter à la corde pour voir ce que ça faisait. Là, elle s'en était donné à cœur joie et elle avait apprécié les sentir aussi vivants.
Après une course bien rythmée, elle arriva à son camping où l'attendaient ses parents et son frère jumeau Hugo. Lui seul la regarda d'un œil interrogateur en remarquant qu'on voyait ses pointes de seins sous son tee-shirt.
— Tu es partie de bonne heure, ma chérie ! lui dit sa mère.
— Oui, je n'avais plus sommeil alors j'ai profité de l'heure matinale pour aller un peu plus loin qu'hier.
— Je ne sais pas comment tu fais, je serais bien incapable de faire plus de deux kilomètres dans cette jungle.
— Tu exagères P'pa ! C'est pas la jungle ! Y a des sentiers, des chemins en cailloux. Et franchement c'est trop bien. J'ai appris qu'il y a une course de quinze kilomètres que j'aimerais faire, mais c'est en septembre. Il faut que je regarde si ça tombe un week-end.
— Quinze kilomètres ? Mais ce serait où ?
— En Savoie !
— Tu n'as pas trouvé plus loin ? Et tu comptes faire comment avec les cours ?
— Bah si c'est le samedi je pourrai partir la veille et aller chez Léa, mon ancienne copine, je crois qu'elle habite par là-bas.
— Après tout tu es majeure, tu fais bien ce que tu veux ! Et je suppose qu'il faudra t'emmener au train ?
— D'ici là j'aurai peut-être mon permis ! Je le passe au retour des vacances je te rappelle !
Amandine n'en revenait pas de s'être décidée aussi rapidement. Était-ce la curiosité de revoir cet homme qu'elle avait rencontré près de la rivière ou était-ce le plaisir qu'elle avait ressenti de courir les seins libres ? Sans doute un mélange des deux, mais la curiosité de découvrir une nouvelle expérience prévalait dans son esprit. Elle tenta de s'imaginer courir nue dans la montagne : les sensations devaient être décuplées en le faisant nue !
Toute la journée, Amandine ne cessa de penser à cet homme et à cette course dont il lui avait parlé. Elle se sentait à la fois tiraillée par le fait de devoir préserver sa pudeur - on ne changeait pas sa façon d'être du jour au lendemain - et suffisamment mature pour tenter de nouvelles expériences. La course à pied était son nouvel engouement du moment, car après les quelques déboires vécus récemment avec son frère, elle avait besoin de penser à autre chose. Elle savait qu'elle avait un bon niveau d'endurance, alors pourquoi pas s'essayer dans une vraie course ?
Le lendemain matin, elle se réveilla encore plus tôt que la veille. Sans doute du fait du stress, mais aussi de l'envie de se tester nue sur le parcours qu'elle avait fait la veille. Sans bruit, elle s'apprêta en renfilant son legging gris, puis un autre tee-shirt qu'elle mit sans rien dessous. Juste avant de partir, Hugo l'interpella. Elle sursauta :
— Dis donc tu pars encore plus tôt qu'hier !
— Chut ! Oui c'est mieux de courir à la fraîche !
— Je peux venir avec toi ?
— Non, je préfère courir seule, je vais à mon rythme au moins ! Rendors-toi !
Amandine avait pu esquiver la présence non désirée de son frère car elle tenait à garder une distance entre eux. Pas question pour elle de gâcher son plaisir de courir seule qui était devenu sa priorité. Peu après elle sortit de la zone de son camping au petit trot, faisant ainsi rebondir généreusement ses seins libérés sous son tee-shirt, ce qui la fit sourire.
Le paysage ne ressemblait pas à celui de la veille. La brume matinale avait fait place à un beau soleil radieux qui rapidement réchauffait la terre encore meuble par endroits. A l'ombre des arbres qui la protégeaient, elle était seule comme la veille. Elle se remplissait les poumons de cette odeur de feuillage et de terre encore humide.
Elle prit le même chemin que la veille, mais arrivée à l'endroit où elle avait vu l'homme, elle suivit l'itinéraire qu'il avait pris sur le sentier de gauche. Elle vit sur un tronc un panneau informant que la zone était effectivement réservée au camping naturiste des Templiers, alors elle s'arrêta. Elle venait de parcourir cinq kilomètres depuis son départ ; c’était le moment idéal pour se désaltérer.
Scrutant tout autour d'elle, l'oreille attentive au moindre bruit environnant, elle retira son tee-shirt puis son legging, se retrouvant seulement en string. Elle hésita : ''Bon, maintenant que j'y suis, tu vas pas faire ta chochotte, ma petite Amandine. Si le type d'hier peut courir la queue à l'air, tu peux bien être à poil toi aussi !''
Elle se retrouva nue et elle resta ainsi quelques secondes à s'acclimater à sa nouvelle condition. Une brise légère venait caresser sa peau enduite d'une pellicule de sueur ; la sensation lui semblait vraiment agréable.
Elle remit son sac à dos puis elle reprit sa course à allure modérée pour commencer. Ses seins rebondissaient et se secouaient de nouveau dans tous les sens. La sensation n'était pas déplaisante, alors elle continua en accélérant son allure. Elle n'était pas totalement à l'aise ainsi, se sentant épiée par tout ce qui l'entourait. Parfois le froissement des feuilles ressemblait à des gloussements moqueurs, qu'elle ignorait.
Elle courait ainsi depuis deux kilomètres lorsqu'elle vit devant elle un couple nu qui marchait sur le sentier qu'elle empruntait. Ils la laissèrent passer en la saluant au passage d'un ‘’Bonjour !’’ chantant. Elle prit seulement conscience que ses fesses pouvaient être vues par tout le monde mais elle ne changea pas son allure. A quelques reprises elle croisa des gens, des enfants, et plus elle avançait, plus elle prenait confiance en elle.
Elle arriva devant une petite barrière en bois indiquant l'entrée du camping des Templiers. Elle n'osa pas pénétrer dans ce lieu réservé, alors elle prit le chemin qui descendait le long de la rivière et elle se retrouva dans un endroit totalement dégagé et en pleine lumière. Elle marchait sur les galets qui tapissaient tout le secteur tandis que des vacanciers profitaient du glissement lent de la rivière pour faire du canoë. Elle prit conscience que ces gens pouvaient voir son corps sans retenue alors qu'eux étaient habillés. Elle entendit certains plaisantins siffloter à sa vue, mais elle s'en moqua.
Elle arriva peu après dans un endroit presque idyllique. Les galets laissaient la place à du sable aussi blanc que celui que l'on voit dans les îles paradisiaques des mers du sud. Des familles étaient là, des enfants jouaient dans l'eau limpide alors que des couples profitaient du soleil radieux, étendus sur leurs serviettes. La nudité avait largement sa place dans ce décor où se mêlaient les falaises vertigineuses, la rivière et la forêt. Elle s'approcha comme si elle pénétrait dans un sanctuaire, aussi silencieusement que possible.
N'ayant pas de serviette, elle posa ses fesses nues sur un rocher plat qui surplombait la rivière d'à peine un mètre, d’où elle distinguait des tas de poissons qui semblaient jouer ensemble à se frôler les uns les autres. Elle y étendit ses socquettes trempées de transpiration ainsi que ses chaussures qu'elle orienta pile face au soleil. Elle s'immergea dans l'eau fraîche et crut ressentir les prémices d'un orgasme tellement c'était bon. Sur le dos, les bras en croix, elle se laissa dériver dans le courant léger sur une vingtaine de mètres. Elle se sentait si bien qu'elle voulait rester dans cet endroit le plus longtemps possible, quand une voix familière l'interpella :
— Vous avez fini par trouver le camping !
Elle se retourna tout en restant dans l'eau. L'homme de la veille était juste là, assis sur sa serviette qui dégoulinait. Il venait sans doute d'en sortir peu avant.
— Euh oui, enfin j'ai pris le sentier que vous avez pris hier pour voir où il menait.
— Et vous avez eu raison ! Alors ? C'était comment ? Vous avez apprécié ?
— De quoi ?
— Eh bien de courir nue ! C'est fantastique comme sensation n'est-ce pas ?
L'homme devait avoir une trentaine d'années, mais à sa façon de s'exprimer, il devait exercer une activité plutôt cérébrale comme la médecine ou le droit. Amandine s'amusa à tenter de deviner au fur et à mesure qu'ils échangeaient.
— Oui j'ai vraiment aimé, pour une première fois je me surprends encore de l'avoir fait !
— Et vous devrez forcément le reproduire pour le retour, étant donné que vous ne séjournez pas dans ce complexe !
— Oui vous avez raison !
Amandine était particulièrement enjouée et heureuse de discuter avec cet homme qui se tenait là à quelques pas d'elle, assis, les jambes repliées. Son sexe était totalement visible entre ses cuisses à demi écartées. Son pubis était totalement glabre et son pénis était plus gros que la normale. Son regard fut attiré par ses testicules ; elle les trouvait à la fois étranges et fascinants car ils pendaient mollement, oscillant au moindre geste. Leur peau était toute distendue et fripée, comme si elles étaient vides de leur contenu. Ils reposaient presque sur la surface de la grosse pierre sur laquelle l'homme était assis tellement ils pendaient. Elle n'avait jamais vu de telles couilles auparavant.
— Je m'appelle Amandine et vous ?
— Anthony !
— Enchantée ! Et vous faites quoi dans la vie ?
— Je suis responsable d'une boutique de sous-vêtements dans le centre le Lyon.
— Ah OK !
Amandine resta bouche bée, car jamais elle n'aurait misé sur une telle activité.
Elle se trouvait désormais en appui sur ses coudes sur le sable avec son corps encore immergé. La limpidité de l’eau révélait ses fesses blanches, en transparence.
— Nous ne vendons que des produits de qualité pour une clientèle plutôt homosexuelle d'hommes et de femmes, mais nous avons aussi pas mal d'hétéros qui viennent chez nous !
L'homme était-il homo ? Elle n'osa pas lui demander.
— J'ai repensé à ce que vous m'avez dit hier au sujet de la course. Ça m'intéresse finalement !
— Ah je suis ravi que vous ayez pris la bonne décision. Vous verrez, vous ne le regretterez pas. Voulez-vous que je vous envoie le lien sur votre portable ?
— Eh bien oui ! Ce serait bien !
Elle lui donna son numéro.
— J'ai laissé mon portable dans mon sac à dos, là-bas sur le rocher. J'ai dérivé, dit Amandine.
Elle hésita à sortir de l'eau, car il la verrait entièrement nue. Mais comment avait-elle fait son compte pour arriver jusqu'ici ?
— Je vais le chercher, lui dit-elle en sortant de l'eau.
Elle jeta un regard furtif vers l'homme. Son cœur battait légèrement plus vite à l'idée de se lever sous ses yeux. Elle se redressa lentement, s’exposant à sa vue alors qu'il restait immobile. Son corps menu, ses hanches délicatement courbées, et la finesse de ses jambes musclées captèrent brièvement la lumière. Lorsqu'elle se leva entièrement, ses seins en forme d'obus naturels ruisselèrent.
Ses fesses, pleines et fermes, ondulaient doucement à chacun de ses pas. Elle s'éloigna d'une démarche assurée, mais un peu précipitée, pour se diriger vers son sac à dos laissé un peu plus loin sur le rocher.
Derrière elle, l'homme, immobile, contemplait non seulement son corps, mais l'instant entier, figé dans une sorte de fascination muette. Le vent léger souleva quelques mèches des cheveux d'Amandine tandis qu'elle s'agenouillait près de son sac, offrant une dernière vue fugace sur ses fesses.
Amandine revint munie de son sac à dos qui pendait de sa main. Nue, elle se rapprocha de l'homme. Il continuait à la regarder silencieusement sans détourner son regard, qui trahissait de l'admiration à la vue de son corps si harmonieux. Au fur et à mesure qu'elle s'approchait de lui, s’aidant de sa main libre pour maintenir son équilibre sur le sable irrégulier, elle ressentit le silence, mêlé d'une tension subtile. Chaque détail de son corps semblait captiver son attention : la grâce de son pas, la souplesse de sa poitrine et le jeu des ombres sur ses hanches produites par la végétation environnante.
Arrivée près de lui, Amandine s'arrêta un instant comme pour jauger la distance entre eux avant de s'asseoir en douceur sur le sable. Elle posa son sac près d’elle sans y prêter attention, en croisant ses jambes dans une posture naturelle. Le vent léger jouait avec ses cheveux tandis que, curieuse de la manière dont l’homme la percevait, elle cherchait à croiser son regard des yeux. Elle remarqua presque malgré elle que son sexe semblait avoir gonflé. Elle ne dit rien, profitant de ce nouvel état de fait. L'atmosphère entre eux se densifia, mêlant pudeur et désir tacite. Du fait de sa position assise les jambes écartées, sans le vouloir elle exhibait sa chatte totalement épilée et elle ne s'en rendait pas compte.
Elle consulta le message que l'homme venait de lui envoyer sur son portable, puis ils reprirent leur conversation.
Leur échange était courtois et empli de bienveillance. Amandine en apprenait bien plus sur la façon de vivre nue au quotidien, ce que pratiquait Anthony, même à Lyon. C'était un mode de vie, une habitude dont on avait du mal à se défaire. Le faire lorsqu'on vit dans une famille qui ne partage pas ce mode de vie restait impossible aux yeux d'Amandine. Anthony le comprenait aisément.
En milieu de matinée, Amandine prit congé d'Anthony, repartant par où elle était arrivée. Nettement plus en confiance avec son corps, elle occulta les remarques d'autres canoéistes à son endroit. Elle reprit sa course sur le chemin principal dans un rythme bien plus alerte qu'à l'aller. Ses seins se secouaient toujours de façon violente et elle ressentait une certaine douleur, mais elle appréciait leurs rebonds.
Elle arriva à la croisée des chemins, où elle arrêta sa course afin de se rhabiller. Le tissu sur sa peau lui parut presque gênant tellement elle s'était habituée à sa nudité. Elle retrouva sa famille peu après.
Les semaines passèrent, tous étaient rentrés chez eux après cette bonne semaine en région ardéchoise. Amandine avait continué à courir quasiment tous les jours, parfois accompagnée d’Hugo. Elle ne pouvait pas le rejeter continuellement. Le soir elle échangeait par messages instantanés avec Anthony qui était resté le même dans sa façon d'aborder les sujets. Elle appréciait sa conversation, sans pour autant avoir une quelconque attirance pour lui. Elle le considérait plus comme un ami, car dix ans les séparaient et cela lui semblait beaucoup pour envisager une relation. Ils se tutoyaient et leurs discussions étaient surtout axées sur leur vie ainsi que sur la course à venir en Savoie.
— Avec un ami naturiste, nous avons loué un chalet pas très loin du parcours. Il y a trois chambres alors si tu veux garder tes économies qui te serviront pour le trajet, tu es la bienvenue !
— Je serai obligée de me mettre nue aussi ?
— Tu es libre de vivre comme tu le voudras, il n'y a aucune obligation en rien. Réfléchis-y et donne-moi ta réponse dès que possible !
Durant deux jours Amandine était tiraillée par le fait d'accepter ou non. Du point de vue de ses parents, la réponse serait claire et définitive, tout comme du point de vue d’Hugo son frère jumeau qui se montrait de plus en plus autoritaire envers elle. Mais de son point de vue à elle, partager des moments avec Anthony la séduisait, et cette solution convenait bien à son porte-monnaie aussi.
Léa, sa copine à qui elle avait pensé, n'habitait pas du tout dans cette région : Amandine avait confondu avec l'Alsace située bien plus au Nord. Elle n'avait pas trop de choix : accepter la proposition d'Anthony ou ne pas participer du tout à cette course.
Une semaine avant le départ pour la Savoie, elle mentit à sa famille et demanda à Léa, qui était dans la confidence, de garder le secret.
Amandine était prête. Son sac de voyage était fermé, elle n'avait rien oublié.
— Alors tu nous appelles dès que tu es arrivée à Bourg-St-Maurice, d'accord ?
— Oui maman, t'inquiète pas. Léa est prévenue, elle viendra me chercher. C'est juste l'affaire de trois jours !
— Et ramène-nous la coupe hein ! enchérit Hugo.
— Encore faut-il que je termine la course !
— En tout cas tu vas avoir un temps superbe ! J'ai appelé Thomas, tu sais mon ami qui travaille à la météo ! lui annonça son père.
Dans le TGV, Amandine regardait défiler le paysage à une vitesse incroyable. Rapidement, apparut au loin le sommet des montagnes totalement démunies de neige. Plus elle approchait de sa destination, plus l'angoisse s'intensifiait en elle. Faisait-elle la plus grande bêtise de sa vie d'accepter pareille aventure ? Il était trop tard pour faire marche arrière, et ce n'était pas dans son tempérament.
Anthony l'attendait sur le parking de la gare. Ils prirent sa belle Audi puis montèrent vers la station de La Plagne. Durant le trajet ils discutaient, mais Amandine restait toujours un peu en retrait, rattrapée par sa timidité maladive.
Amandine découvrit le chalet qui serait leur refuge pour les deux prochaines nuits, partagé avec Anthony et son ami dont elle ignorait encore le prénom. Situé au cœur de animation de cette station de montagne, le chalet dégageait une ambiance chaleureuse, intime et en parfaite harmonie avec le paysage qui l'entourait. Les larges poutres en bois apparentes et la façade en pierre de Lauze ajoutaient une touche rustique à l'ensemble.
Ils entrèrent. Une douce lumière rosée s'introduisait par les fenêtres, révélant un intérieur cosy. Le soleil se couchait derrière les sommets. Le salon orné d'un canapé moelleux et d'un tapis en fausse fourrure était agrémenté d'une cheminée crépitante, promesse de soirées réconfortantes. Amandine ne put s'empêcher de sourire en imaginant les bons moments à venir dans ce cocon enchanteur.
L'escalier massif craqua sous le poids de pas mesurés, ce qui attira l'attention d'Amandine. Lentement, d’une nonchalance déconcertante, un homme d'une trentaine d'années descendit, complètement nu. Il était grand, athlétique, et il arborait un sourire désarmant, comme si tout cela était parfaitement naturel. Son regard direct et amical contrasta avec l'intimidation qu'Amandine ressentait sur l’instant.
— Bonjour, moi c'est Franck, je suis l'associé d'Anthony. Bienvenue au chalet ! lança-t-il d'une voix chaleureuse.
Amandine esquissa un sourire timide, tâchant de maîtriser ses pensées qui s'entrechoquaient. Elle savait que cet instant viendrait, qu'elle devrait faire face à cette nudité assumée et qui défiait ses propres tabous. Le lendemain la course imposerait à tous de se mettre nus et elle s'était préparée mentalement à affronter cette épreuve.
— Bonjour, je suis Amandine, mais je pense que vous vous en doutiez !
— On va se tutoyer si tu n'y vois pas d'inconvénient. Nous allons partager trois jours ensemble, autant ne pas s'embêter avec les convenances et les usages !
Franck tout comme Anthony venaient bien du même monde. Leurs manières et leur verbe étaient soignés.
— Viens, je vais te montrer ta chambre. Antho, tu nous prépares un apéro ?
Amandine suivit Franck dans l'escalier. Elle n'osa pas regarder ses fesses nues, ni ses couilles rondes qui étaient devant ses yeux. Lorsqu'elle découvrit sa chambre, elle ne fut pas déçue. Petite, mais parfaitement décorée, dans le style montagnard.
— Mets-toi à l'aise si tu veux, je pense qu'Anthony doit se changer en ce moment, rejoins-nous en bas quand tu voudras !
Elle posa son sac de voyage sur le sol en parquet ancien. Profitant d'être seule elle appela sa famille afin de les rassurer : oui elle était bien arrivée. Après avoir raccroché, elle hésita longuement sur ce qu'elle devait faire. Plus les minutes passaient plus le courage s'éloignait d'elle.
"Bon ma cocotte, va falloir y aller. De toute façon tu es ici que pour deux nuits, ce sera vite passé", se dit-elle pour s'encourager.
Elle retira ses vêtements qu'elle prit soin de poser délicatement sur son lit ; encore quelques secondes de gagnées. Dévêtue, elle ouvrit sa porte. Elle se trouvait seule dans le couloir de l'étage. Pieds nus, elle descendit l'escalier qui grinçait sous son poids et elle apparut nue dans le salon où Anthony était nu lui aussi, penché devant l'âtre de la cheminée. L'entendant arriver, il se retourna.
— Tiens te voilà ! Installe-toi dans le fauteuil si tu veux !
Franck apparut à son tour, un plateau en bois dans les mains, apportant l'apéritif. Amandine faisait tout son possible pour ne pas poser son regard sur son sexe qui se balançait librement. Elle prit place dans le fauteuil en veillant à bien croiser ses jambes. Ils trinquèrent puis rapidement la conversation démarra.
— C'est donc la première fois que tu participes à cette course ? lui demanda Franck.
— Oui et surtout nue, en fait !
— Tu verras c'est vraiment génial. Tu vas rapidement te sentir libre et ton esprit va lui aussi se libérer. Tu ne vas pas ressentir la même fatigue que d'ordinaire. Crois-nous, cette course va te changer à jamais.
— Vous y avez déjà participé apparemment ?
— Oui, c'est la quatrième fois qu'on vient. Pour t'expliquer, la course va démarrer mixte. Hommes et femmes partent en même temps et à la fin il y a un classement hommes et un classement femmes. Il y a plusieurs boucles, mais nous on préfère la plus petite, la quinze kilomètres. C'est bien celle-là que tu fais toi aussi ?
— Oui, je me suis entraînée sur cette distance. Je peux faire plus, mais vu qu'on est en altitude, je préfère me contenter de quinze.
— La course va démarrer vers 10h du matin. Le soleil sera déjà levé et tu ressentiras un peu la fraîcheur au début. Je te conseille de t'enduire le corps avec cette crème.
Franck lui présenta un flacon qui était posé sur la petite table basse devant eux.
— Elle va te protéger de la fraîcheur, mais aussi du soleil qui est traître en altitude. Tiens prends-la et enduis-toi le corps avec, demain avant de partir.
— OK merci pour le conseil !
Amandine se détendait peu à peu. Ses deux compagnons étaient vraiment gentils, polis et avenants avec elle. Leurs regards ne se posaient jamais sur son corps et cela la réconfortait ; elle ne se sentait pas convoitée.
Ils dînèrent puis Amandine ressentit vite le besoin d'aller se coucher. L'altitude sans doute avait eu raison d'elle.
Le lendemain matin, ils prirent leur petit-déjeuner, nus. Amandine ne se cachait quasiment plus devant eux. Son esprit se tourna peu à peu vers la course. Elle rentrait dans une sorte de bulle imaginaire.
Juste avant de partir, ils étaient tous les trois dans le salon. Franck et Anthony prirent leurs flacons de crème respectifs et commencèrent à s'enduire le corps. Amandine prit le sien et s'appliqua la crème sur les bras et les cuisses. Franck se badigeonna le torse puis le sexe qu'il frotta sans ménagement. Amandine se surprit à le regarder faire.
— Il faut t'en mettre partout Amandine ! lui conseilla Anthony.
Sans réponse, elle prit une bonne noix dans sa main et se badigeonna les seins puis le pubis. Elle ne se sentit pas très à l'aise de faire ça devant deux hommes, mais il fallait bien y passer.
La station avait été privatisée pour l'occasion. Aucune personne vêtue ne pouvait approcher de la zone. De ce fait Amandine vit tout autour d'elle des hommes et des femmes dans le plus simple appareil. Il y en avait un peu de tous les âges, mais en majorité c'étaient des gens d'une trentaine voire quarantaine d'années qui participaient à la course. Avec ses 20 ans, elle devait être l'une des plus jeunes.
Accompagnée de Franck et d'Anthony, ils arrivèrent à la tente des inscriptions. Une queue s'étendait sur une dizaine de mètres. En guise de dossard, une jeune femme peignit un numéro de part et d'autre de leurs hanches ; bleu pour les hommes et rose pour les femmes. Elle reçut le 36 tandis que Franck reçut le 25 et Anthony le 26.
Le speaker prit la parole dans son micro. Des enceintes massives diffusaient ses explications.
Tous les coureurs étaient fin prêts, le coup d'envoi était sur le point d'être tiré. On lança le décompte puis tout le monde se rua dans le pré qui pouvait accueillir la quasi-totalité des candidats. Entre bousculades et piétinements, Amandine se retrouva malgré elle au milieu du peloton. Elle venait de perdre de vue Franck et Anthony qui filaient devant. Son manque d'expérience était flagrant.
Elle géra la première partie de sa course et elle doubla quelques coureurs qui déjà peinaient dans les montées. Concentrée comme jamais, elle ne distinguait pas les corps nus qui la précédaient et ignorait le sien. L'air vif sur son corps l'électrisait et elle se sentit assez vite dans son élément.
Franck avait raison, le fait d'être nue au milieu des montagnes lui faisait l'effet d'un booster, comme si tout son être se souvenait subitement d'avoir existé dans un lointain passé dans le plus simple appareil et en totale communion avec la nature. Ne ressentant pas la fatigue, elle courait d'un bon train. Elle ignorait totalement sa position, mais elle prit conscience à mi-parcours qu'elle devait plutôt être devant que derrière.
Des candidats étaient épuisés, d’autres vomissaient leurs tripes tellement certaines montées étaient abruptes. Amandine évoluait telle un chamois sur les rochers. En haut de la plus grosse difficulté, elle profita même du paysage imposant et elle se retrouva vite quasiment seule. Elle poursuivait un petit groupe d'hommes qu'elle tenait en point de mire, allant à la même allure qu'eux. Certains spectateurs qui se tenaient là en dehors des rubalises, nus eux aussi, faisaient sonner des cloches de vache à son passage.
Elle entama une descente périlleuse, manquant de se fouler la cheville sur une pierre anguleuse. Ses seins ballottaient violemment dans la descente, mais elle ignorait la douleur. Les muscles de ses cuisses la brûlaient et étaient aussi durs que de la pierre tellement elle allait vite. Grâce à son agilité, elle doubla les trois hommes qui la précédaient depuis un moment et elle se sentit vivre ce moment comme un exploit personnel.
Les panneaux indiquaient les deux derniers kilomètres. Elle était épuisée, mais elle puisa dans ses dernières ressources. Depuis un moment elle n'avait vu aucune femme ; se pouvait-il qu'elle fût devant ? Le speaker hurlait dans son micro, mais Amandine ne comprenait rien du tout tellement son esprit était concentré sur le mot ARRIVEE au loin devant elle.
Dans un dernier effort surhumain, elle termina sa course au sprint contre elle-même, car à cet instant elle était seule. Totalement épuisée, venant de faire la boucle dans un temps plus que respectable, elle s'écroula dans l'herbe du pré. Une caméra vint la filmer et une journaliste, nue, s'approcha d'elle.
On lui apporta une bouteille d'eau, qu'elle but à grandes gorgées. Assise dans l'herbe, elle reprit ses esprits, la journaliste s'accroupit devant elle en tendant son micro.
— Félicitation n° 36 ! Comment tu t'appelles ?
— Amandine ! répondit-elle, encore essoufflée.
— Tu termines première femme ! Bravo à toi !
— Première ? C'est vrai ?
— Oui ! Relève-toi pour que tout le monde te voie et t'applaudisse !
La journaliste lui brandit un bras en l'air et sans aucune pudeur Amandine se laissa filmer de face. C’était elle la plus heureuse à cet instant. 
Franck et Anthony se précipitèrent pour la féliciter à leur tour. Ils avaient fini respectivement 24e et 32e de la course hommes mais avec quatorze minutes d'avance sur elle.
Durant la remise des prix, Amandine dut se plier au protocole en montant sur l'estrade où tout le public l'applaudit. Entièrement nue, elle avait célébré sa victoire avec fierté. En face d'elle l'écran géant diffusait le direct et elle se vit en gros plan. Le cadreur la prenait de trois quarts et on voyait très nettement ses seins et sa chatte mais elle s'en moquait. Elle avait conscience que tout le monde pouvait voir son corps at cet instant, mais également les jours suivants du fait que des téléphones portables diffuseraient son moment de gloire sur les réseaux sociaux.
Après la cérémonie, elle s'en retourna au chalet à pied, accompagnée de ses deux acolytes.
— Je crois que j'ai mérité une bonne douche ! leur annonça-t-elle.
Amandine réapparut peu après, fraîchement douchée. Elle resta nue toute la soirée. Assise dans le fauteuil, elle se massait les cuisses qui restaient tendues du fait des efforts fournis.
— Pour récupérer, il te faudrait un vrai bon massage. Viens t'allonger sur le canapé, je vais te détendre les muscles, lui proposa Anthony.
Amandine ayant une totale confiance en lui, elle accepta de s'allonger sur le ventre.
À genoux à côté d'elle, il versa de l'huile de massage sur son dos puis sur ses cuisses. Ses mains chaudes parcouraient son corps, qui rapidement se détendit. Anthony avait des mains expertes, car il alliait douceur et fermeté selon les endroits. Elle se surprit à sourire en elle-même lorsqu'il osa passer sur ses fesses ; étrangement, elle appréciait qu'il passât sur cette zone. Ses mains arrivèrent sur ses cuisses, mais la joie lui revint quand de nouveau il flatta ses fesses. Elle avait envie d'écarter les cuisses davantage afin d'inviter ses doigts à parcourir son sillon totalement épilé lui aussi, mais elle se retint.
Elle tourna la tête vers lui. En arrière-plan Franck bandait comme un âne, et il se masturbait lentement. Son regard se posa sur Anthony qui était toujours à genoux ; lui aussi bandait sévèrement. Amandine ne réagit pourtant pas ; elle se sentait si bien sous les mains expertes d'Anthony...
Dans un élan totalement incontrôlé, elle tendit sa main et elle saisit sa queue dressée, qui se cabra davantage. Sa main caressa le gland totalement décalotté. Anthony réprima un gémissement silencieux.
Franck se leva et il s'approcha de la tête d'Amandine. Il lui présenta son sexe dressé qu'elle embrassa puis enfourna dans sa bouche. Anthony continuait à la masser, mais cette fois sa main franchit la zone interdite et s‘immisça dans le sillon. Amandine gémit à son tour et elle écarta les cuisses comme elle le pouvait. Elle sentit un doigt parcourir le pourtour de son anus puis s'enfoncer peu à peu dans l'étroit orifice. Franck répéta ce mouvement à plusieurs reprises. Plus il allait en elle et plus elle suçait avidement sa queue.
Deux puis trois doigts s'enfoncèrent dans sa chatte trempée de cyprine. Elle avait tant fantasmé sur le fait d'être baisée par deux hommes que là, on y arrivait. Elle était prête à donner, mais surtout à recevoir.
— Tu es très belle ! lui susurra Anthony d’une voix douce.
— Si vous voulez, vous pouvez, tous les deux ! osa-t-elle timidement.
Anthony se redressa puis doucement, il incita Amandine à se relever. Dans l'esprit d'un jeu érotique, Amandine l'avait deviné, il lui demanda de se mettre à quatre pattes devant l'âtre de la cheminée.
— On va te faire l'amour tendrement, ne t'inquiète pas, lui annonça l'un d'eux.
— Je ne suis pas inquiète, c'est juste que ce sera ma première fois, à trois !
Tandis qu'Anthony la pénétrait par-derrière, Amandine suçait Franck qui se trouvait à genoux devant elle. Peu à peu Anthony faisait monter son plaisir en accélérant ses va-et-vient en elle. Amandine gémissait déjà. De sa cyprine coulait le long d'une cuisse. Elle était excitée d'être prise en sandwich de la sorte.
Les assauts des deux hommes devenaient de plus en plus bestiaux, mais ils gardaient malgré tout le respect de sa personne sans trop faire déborder leur excitation.
Quasiment en même temps et en totale harmonie, Anthony et Franck se déversèrent, l'un sur ses fesses, l'autre sur son visage . Amandine avait elle aussi crié son plaisir de se retrouver au centre de ces geysers de sperme et elle ne put contenir un dernier jet de cyprine qui s'étala sur le sol en bois massif. Leurs corps vidés restèrent inertes un moment sur le sol.
Ils avaient profité tous ensemble de ce moment ''bon enfant, de détente et de partage'', slogan publicitaire de la course Sex Nudée !
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Gubbe
10 avril 2026 à 19:02
Trés belle histoire
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Photo de profil de Titi30000
Titi30000
27 janvier 2026 à 10:59
Très bon récit erotique !

L’histoire et la sensualité progresse pour finir sur un feu d’artifice.
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Photo de profil de Crabou
Crabou
26 janvier 2026 à 14:48
Faire de la randonnée nu (=randonue) en groupe est très sympa et j'en fais une le plus souvent possible.
Ce récit me parle donc beaucoup
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Photo de profil de Fred6000
Fred6000
26 janvier 2026 à 14:16
Merci pour ce récit tout en finesse. L'histoire se construit délicatement et se conclut par un final qui a le mérite de ne pas sombrer dans la pornographie. C'est très harmonieux, laisse place à l'imaginaire et très excitant ! Vivement la suite. Félicitations !
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Photo de profil de dromos75
dromos75
26 janvier 2026 à 11:16
Très belle histoire j’ai beaucoup aimé :)
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Photo de profil de Thomas2001
Thomas2001
26 janvier 2026 à 10:13
Très belle histoire :) vivement la suite, on a tous envie de savoir ce qui attend notre chère Amandine, que ce soit avec sa famille ou avec ses 2 amants !
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Rudyvg
26 janvier 2026 à 09:52
Un vrai délice, des sensations diverses qui s'entremêlent et se chevauchent continuellement, dommage que la fin est un peu courte...
Je serais au rendez-vous du prochain épisode...
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Caroligne
26 janvier 2026 à 04:52
Un récit agréable. La progression se fait à un bon rythme. J'apprécie beaucoup la description des sensations ressenties par l'héroïne.
Vivement la suite.
Merci pour ce moment d'évasion troublante.
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Photo de profil de fab-io72
fab-io72
25 janvier 2026 à 23:55
Originale, bien traitée, ce récit m'a électrisé. J'ai adoré toute cette mise en place de l'histoire et des personnages, qui nous laisse le temps de rentrer complétement dans l'univers de son héroîne. La bascule est si naturel et si tendre que s'en est touchant. J'attends la suite avec une réelle impatience.
Merci pour ce partage délicieux.
Modifié 25 janvier 2026 à 23:57
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Photo de profil de Catanonymus
Catanonymus
25 janvier 2026 à 23:34
Cette histoire m'a beaucoup plu. C'est très bien écrit. J'aime beaucoup m'imaginer cette atmosphère dans la nature. Seul bémol la fin est beaucoup trop courte. J'aurais voulu pouvoir profiter avec vous de ce merveilleux partage avec plus de détails.
Soyez respectueux
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