Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ce soir, c'est ceinture — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ce soir, c'est ceinture
Chapitre 1
— Tu sais, Maxime est très ouvert sur ces choses-là.
Mathilde avait eu du mal à garder son sérieux en parlant. Daphné sourit. La conversation sonnait faux, répétée.
Je sais que les femmes n'ont généralement pas de problèmes pour se raconter crûment leur vie sexuelle. J'en ai même d'une certaine manière fait un fantasme. Je me trouve être très satisfait de la taille de mon sexe. À chaque rencontre avec une amie de Mathilde, je ne peux donc pas m'empêcher de me poser un certain nombre de questions. Sait-elle ? Y pense-t-elle en ce moment ? Est-elle excitée ? Est-elle sur le point de me demander à le voir, de me proposer sa plus belle fellation, d'arracher ses vêtements et de me sauter dessus ? Si les trois premières questions ont toujours été sans réponses, celles des dernières ont jusqu'ici toujours été négatives. Ce n'était de toute façon pas de cela qu'il s'agissait alors.
Quelques mois plus tôt, Mathilde m'avait surpris dans une position peu habituelle. Il n'est généralement pas glorieux de se faire surprendre en pleine masturbation. Fatalement, habiter en couple augmente la probabilité de ce genre d'incident. Simplement ce jour-là, elle ne me découvrir pas la main dans le caleçon devant un porno de mauvais goût, mais en train de m'empaler sur l'un de ses godes.
C'était une pratique qui m'avait toujours intrigué. J'avais déjà essayé de jouer avec mes doigts, mais sans être particulièrement convaincu. Ce matin-là, sachant Mathilde absente jusqu'au déjeuner j'avais décidé de pousser l'expérience un peu plus loin. J'avais pris un gode à ventouse de Mathilde. Je l'avais recouvert d'un préservatif par souci d'hygiène, inondé de lubrifiant, et fixé contre la tête de lit. Je m'étais placé à quatre pattes devant, et avais commencé un mouvement de va-et-vient. J'étais toujours dubitatif quant à la sensation, mais extrêmement excité par ma position. C'est ce moment qu'avait choisi Mathilde pour rentrer dans l'appartement sans que je l'entende, et débarquer dans la chambre. Pris de panique, je n'eus le temps que de plonger sous la couette, le jouet restant lui bien en évidence.
Le sujet revint dans les jours qui suivirent. Elle m'invita tout d'abord à garder le jouet, qu'elle ne comptait plus utiliser. Elle essaya d'introduire cette nouvelle pratique dans nos jeux. Bien que pleine de bonne volonté, je la sentais mal à l'aise. Elle alla jusqu'à utiliser ses doigts pendant la fellation, mais sans grand enthousiasme. Je ne la poussais pas à aller plus loin, et après quelque temps je considérais que le sujet était clos.
Ce n'était pas le cas pour elle, puisqu'après quelques verres je finis par me retrouver au lit avec elle et son amie Daphné. Cette dernière ne semblait avoir qu'une chose en tête. Bien que nous ayons commencé à nous caresser depuis de longues minutes, elle prenait garde de ne pas toucher à mon sexe et plaçait volontairement le sien hors de ma portée. Déterminée à obtenir ce qu'elle voulait, elle commença à me pénétrer avec ses doigts. Ses gestes étaient fermes, sans hésitations. Après quelques minutes, elle tendit son autre main vers Mathilde, et désigna son sac de son menton. Mathilde, qui se contentait de nous caresser, s'exécuta. Elle saisit le sac, et en sortit un gode accroché à un harnais.
L'étonnement dut se lire sur mon visage, car mes deux partenaires pouffèrent. Le gode faisait grossièrement la taille de ma queue. J'avais toujours considéré que mes mensurations étaient une chance pour moi, et surtout pour mes amantes. La perspective de la pénétration me fit soudainement réévaluer cette idée. Daphné enfila facilement le harnais, et commença à lubrifier son jouet. Puis les deux amies me retournèrent, me plaçant à quatre pattes, la tête sur les genoux de Mathilde. Je me laissais faire, passif. Les idées et sentiments se bousculaient dans mon esprit. Je sentis les mains de Daphné se placer sur mes hanches. Elle me pénétra.
Elle commença son va-et-vient. J'essayais d'atteindre mon sexe d'une main, mais Daphné m'en empêchait. Après un nouvel essai, elle me saisit, et me branla sans arrêter de me pénétrer. Je jouis presque instantanément. Mathilde se défit de mon étreinte pour s'asseoir un peu plus loin sur le lit. Je jetais un regard vers Daphné. Elle essuya sa main contre ma fesse, appuya sur mon dos pour repositionner ma tête contre le lit, puis la replaça sur ma hanche. Elle recommença ses va-et-vient.
La sensation était absolument nouvelle pour moi. Après l'orgasme, mon esprit s'était éclairci. Je sentais ma queue se balancer, sans érection. En levant les yeux, je pouvais voir Mathilde se masturber en nous regardant. J'avais conscience du jouet qui me pénétrait, de plus en plus vite et profondément. Je sentis quelque chose monter en moi. Soudain, j'eus un second orgasme. Je n'en avais jamais eu sans érection, ni d'aussi puissant. Il dura de longues secondes. Mathilde jouit aussi.
Mon corps se ramollit, et Daphné me laissa m'écrouler sur le lit. Alors que je commençais à sombrer dans le sommeil, je sentis Mathilde et Daphné se glisser autour de moi sous les draps. Je m'endormis, blotti dans leurs bras.
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