Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Caresse ma douleur — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Caresse ma douleur
Chapitre 1
Caresse ma douleur
Chez moi, tout en haut, timidement installé sur le canapé de cuir bordeaux de mes souvenirs, je me laisse aller, je relâche mon esprit. J'embrasse tendrement mon histoire passée.
Je parcours les méandres de ma mémoire, de haut en bas, de bas en haut, comme autant de courbes voluptueuses.
L'ensemble forme un paysage magnifique, tout y est : les monts, les vallées et, au loin, une forêt mystérieuse, difficile d'accès.
L'ensemble forme un paysage magnifique, tout y est : les monts, les vallées et, au loin, une forêt mystérieuse, difficile d'accès.
Le temps a laissé quelques traces profondes, enfouies, cachées.
Je sais que le précieux souvenir – peut-être le climax de ma vie – a laissé la plus profonde des traces, là, au fond de ces bois.
Mais le chemin est long et sinueux. J'effectue bien des circonvolutions, j'essaie de me rappeler. Du bout des doigts, je parcours ce délicieux tableau de soie et de satin.
Je sais que le précieux souvenir – peut-être le climax de ma vie – a laissé la plus profonde des traces, là, au fond de ces bois.
Mais le chemin est long et sinueux. J'effectue bien des circonvolutions, j'essaie de me rappeler. Du bout des doigts, je parcours ce délicieux tableau de soie et de satin.
Alors que j'arrive presque à destination, une corde tendue me barre la route.
D'un revers de main, je l'écarte, et de cette même main agile, je me fraye un chemin à travers la végétation dense de mes sensations passées.
D'un revers de main, je l'écarte, et de cette même main agile, je me fraye un chemin à travers la végétation dense de mes sensations passées.
Je peux presque la toucher, je sais qu'elle est à ma portée.
Je m'approche un peu plus, je suis à deux doigts...
Je m'approche un peu plus, je suis à deux doigts...
Enfin, j'y suis. Je caresse ma cicatrice, tout en douceur.
Un soupir de soulagement me surprend. Je ne veux pas réveiller la douleur trop brusquement.
Un soupir de soulagement me surprend. Je ne veux pas réveiller la douleur trop brusquement.
J'en fais le tour délicatement. Je ne veux pas l'effrayer ni laisser s'échapper ce souvenir si particulier.
Je veux juste l'approcher, sentir un peu la chaleur intense de ce jour mémorable, la brûlure originelle de ce stigmate.
Je m'avance à tâtons — le souvenir est fragile, il ne faut pas le brusquer.
Je veux juste l'approcher, sentir un peu la chaleur intense de ce jour mémorable, la brûlure originelle de ce stigmate.
Je m'avance à tâtons — le souvenir est fragile, il ne faut pas le brusquer.
Elle, ma cicatrice, se détend, comme si elle m'attendait.
Je dois rester prudent : une fausse manœuvre ferait tout capoter.
Elle semble s'épanouir à mon contact, et c'est là le danger.
Si je n'y prends garde, elle pourrait m'envelopper, m'absorber, me faire disparaître.
Je pourrais m'y abandonner... à tout jamais, à en perdre la tête.
Je dois rester prudent : une fausse manœuvre ferait tout capoter.
Elle semble s'épanouir à mon contact, et c'est là le danger.
Si je n'y prends garde, elle pourrait m'envelopper, m'absorber, me faire disparaître.
Je pourrais m'y abandonner... à tout jamais, à en perdre la tête.
Ma patience paye. Nous nous apprivoisons l'un l'autre.
Je me permets de la titiller, effleurant chaque détail, chaque souvenir doux-amer.
Je sens bientôt chaque boursouflure, chaque renflement.
Plus j'explore, plus ma perception s'affine. Il me semble même qu'en palpant chaque pli, chaque recoin, je les sens gonfler sous mes doigts.
Je me permets de la titiller, effleurant chaque détail, chaque souvenir doux-amer.
Je sens bientôt chaque boursouflure, chaque renflement.
Plus j'explore, plus ma perception s'affine. Il me semble même qu'en palpant chaque pli, chaque recoin, je les sens gonfler sous mes doigts.
Ragaillardi, avec tact et doigté, j'ose m'aventurer plus loin, sur les rives glissantes et pentues du temps.
Je plonge plus profondément dans le passé, m'y attarde.
Je plonge plus profondément dans le passé, m'y attarde.
Soudain, tout devient plus fluide.
Je ressens les vibrations de cette douce journée.
Les images, les odeurs, les sons... peu à peu, tout devient plus clair, plus précis, plus puissant.
Tous mes sens s'emparent de moi.
Je ressens les vibrations de cette douce journée.
Les images, les odeurs, les sons... peu à peu, tout devient plus clair, plus précis, plus puissant.
Tous mes sens s'emparent de moi.
Ces sensations reviennent, crescendo.
Je crois entendre chaque mot, chaque soupir. Ils m'envahissent, en un puissant va-et-vient.
Bientôt, je vois. Tout est là : une journée, un lieu, une scène, un cri.
Oui ! C'était bien ce jour-là.
Je ne me suis pas trompé.
Je crois entendre chaque mot, chaque soupir. Ils m'envahissent, en un puissant va-et-vient.
Bientôt, je vois. Tout est là : une journée, un lieu, une scène, un cri.
Oui ! C'était bien ce jour-là.
Je ne me suis pas trompé.
Alors que j'étais si tendu l'instant d'avant, je suis enfin libéré.
Détendu.
Détendu.
Apaisé pour l'éternité, pourtant tu n'es plus là.
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