Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'inconnu de la fête — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'inconnu de la fête
Chapitre 1
Et si tu prenais une seconde...
juste une seconde...
pour sentir l'air autour de toi changer.
juste une seconde...
pour sentir l'air autour de toi changer.
Tu arrives.
La porte s'ouvre sur une vague de sons, de rires, de basses qui vibrent jusque dans la poitrine.
La soirée bat déjà son plein.
Une soirée d'anniversaire, chez une amie ... un de ces lieux où les visages se croisent sans vraiment se connaître, où tout le monde est là pour célébrer quelque chose, sans savoir exactement quoi.
La porte s'ouvre sur une vague de sons, de rires, de basses qui vibrent jusque dans la poitrine.
La soirée bat déjà son plein.
Une soirée d'anniversaire, chez une amie ... un de ces lieux où les visages se croisent sans vraiment se connaître, où tout le monde est là pour célébrer quelque chose, sans savoir exactement quoi.
La lumière est tamisée, colorée, mouvante.
Elle glisse sur les murs, s'accroche aux verres, dessine des ombres sur les corps en mouvement.
Ça sent un mélange de parfum, d'alcool sucré, de chaleur humaine.
Une odeur vivante.
Présente.
Elle glisse sur les murs, s'accroche aux verres, dessine des ombres sur les corps en mouvement.
Ça sent un mélange de parfum, d'alcool sucré, de chaleur humaine.
Une odeur vivante.
Présente.
Tu enlèves ton manteau.
Tu le poses quelque part.
Déjà, tu te fonds dans l'ambiance.
Tu le poses quelque part.
Déjà, tu te fonds dans l'ambiance.
Il y a de la musique.
Assez forte pour empêcher les conversations trop sérieuses.
Assez enveloppante pour que les corps commencent à parler à la place des mots.
Tu te frayes un passage, doucement, en souriant à des visages connus... et à d'autres, complètement inconnus.
Assez forte pour empêcher les conversations trop sérieuses.
Assez enveloppante pour que les corps commencent à parler à la place des mots.
Tu te frayes un passage, doucement, en souriant à des visages connus... et à d'autres, complètement inconnus.
C'est là que tu le ressens.
Pas encore une image.
Pas encore un regard clair.
Juste... une présence.
Pas encore un regard clair.
Juste... une présence.
Comme une tension légère dans l'air.
Quelque chose qui te frôle sans te toucher.
Quelque chose qui te frôle sans te toucher.
Tu discutes avec ton amie.
Elle est heureuse, lumineuse, entourée.
Elle te présente à des gens.
Des prénoms qui glissent, qui s'oublient presque aussitôt.
Tu ris.
Tu hoches la tête.
Tu es là... mais une partie de ton attention est ailleurs.
Elle est heureuse, lumineuse, entourée.
Elle te présente à des gens.
Des prénoms qui glissent, qui s'oublient presque aussitôt.
Tu ris.
Tu hoches la tête.
Tu es là... mais une partie de ton attention est ailleurs.
Puis... tu me vois.
Ou peut-être que tu me ressens avant de vraiment me voir.
Je suis là, adossé près du bar, un peu en retrait, comme quelqu'un qui observe plus qu'il ne se montre.
Je ne fais rien de spécial.
Et pourtant... quelque chose dans ma façon d'être immobile attire ton regard.
Je ne fais rien de spécial.
Et pourtant... quelque chose dans ma façon d'être immobile attire ton regard.
Nos yeux se croisent.
Juste une fois.
Une fraction de seconde.
Juste une fois.
Une fraction de seconde.
Pas de sourire immédiat.
Pas de geste appuyé.
Seulement ce moment suspendu où chacun se demande :
Est-ce que l'autre a ressenti la même chose ?
Pas de geste appuyé.
Seulement ce moment suspendu où chacun se demande :
Est-ce que l'autre a ressenti la même chose ?
La musique continue.
Les gens bougent.
La fête respire.
Les gens bougent.
La fête respire.
Tu prends un verre.
Tu le sens frais contre ta paume.
Tu bois une gorgée.
Le goût est sucré, un peu brûlant.
Ça te détend.
Tu le sens frais contre ta paume.
Tu bois une gorgée.
Le goût est sucré, un peu brûlant.
Ça te détend.
Et pourtant... tu sens ton corps plus attentif qu'avant.
Plus présent.
Comme si chaque sensation s'inscrivait un peu plus profondément.
Plus présent.
Comme si chaque sensation s'inscrivait un peu plus profondément.
Tu te retournes.
Je suis toujours là.
Je suis toujours là.
Cette fois, mon regard est toujours posé sur toi.
Il reste.
Calme.
Curieux.
Il reste.
Calme.
Curieux.
Je m'approche.
Ou peut-être que c'est toi qui réduis la distance... les choses sont rarement aussi claires dans ces moments-là.
Ou peut-être que c'est toi qui réduis la distance... les choses sont rarement aussi claires dans ces moments-là.
La musique oblige à se rapprocher pour parler.
Les voix se glissent près de l'oreille.
Les souffles se mêlent presque.
Les voix se glissent près de l'oreille.
Les souffles se mêlent presque.
Je te dis mon prénom.
Ma voix est posée, légèrement grave.
Tu me donnes le tien.
Je le répète.
Comme pour en goûter la sonorité.
Ma voix est posée, légèrement grave.
Tu me donnes le tien.
Je le répète.
Comme pour en goûter la sonorité.
Nous parlons de choses simples.
Comment nous connaissons l'amie qui fête son anniversaire.
Depuis combien de temps nous sommes arrivés.
Des banalités... mais chargées d'autre chose.
Comment nous connaissons l'amie qui fête son anniversaire.
Depuis combien de temps nous sommes arrivés.
Des banalités... mais chargées d'autre chose.
Parce que pendant que nous parlons, il y a les corps.
La façon dont je me tiens.
La façon dont tu te tiens.
La distance entre nous... ni trop proche, ni vraiment lointaine.
La façon dont tu te tiens.
La distance entre nous... ni trop proche, ni vraiment lointaine.
Par moments, un rire.
Un silence.
Un regard qui descend une seconde de trop avant de revenir aux yeux.
Un silence.
Un regard qui descend une seconde de trop avant de revenir aux yeux.
Tu sens la musique vibrer sous tes pieds.
Dans tes hanches.
Dans ton ventre.
Dans tes hanches.
Dans ton ventre.
Je ne te touche pas.
Pas encore.
Mais tu sens déjà l'idée du contact.
Pas encore.
Mais tu sens déjà l'idée du contact.
La fête devient un décor.
Un écrin.
Comme si, au milieu de ce bruit et de cette foule, une bulle discrète venait de se former.
Un écrin.
Comme si, au milieu de ce bruit et de cette foule, une bulle discrète venait de se former.
Il y a quelque chose d'excitant dans le fait que personne ne remarque vraiment ce qui se joue.
Parce que tout se passe à l'intérieur.
Dans les regards.
Dans les gestes.
Dans l'intuition.
Parce que tout se passe à l'intérieur.
Dans les regards.
Dans les gestes.
Dans l'intuition.
Tu te surprends à respirer un peu plus lentement.
Plus profondément.
Plus profondément.
Je te demande si tu t'amuses.
Tu réponds oui.
Et c'est vrai.
Tu réponds oui.
Et c'est vrai.
Mais ce que tu ressens n'a déjà plus grand-chose à voir avec la soirée elle-même.
Est-ce que c'est moi ?
Ce que je représente.
Ce que je pourrais être.
Ou ne pas être.
Ce qui pourrait se passer ce soir ?
Ce que je représente.
Ce que je pourrais être.
Ou ne pas être.
Ce qui pourrait se passer ce soir ?
Rien n'est décidé.
Et c'est précisément ça qui est délicieux.
Et c'est précisément ça qui est délicieux.
La musique change.
Le rythme devient plus lourd.
Plus enveloppant.
Le rythme devient plus lourd.
Plus enveloppant.
Des gens commencent à se diriger vers la piste.
Les lumières bougent davantage.
Les corps se rapprochent.
Les lumières bougent davantage.
Les corps se rapprochent.
Tu sens que quelque chose est en train de basculer.
Doucement.
Naturellement.
Doucement.
Naturellement.
Je te regarde.
Un peu plus intensément.
Comme si je te posais une question sans mots.
Un peu plus intensément.
Comme si je te posais une question sans mots.
Et tu sais que la suite ne dépend pas d'une décision brutale, mais d'un glissement.
D'un pas.
D'un mouvement presque innocent.
D'un pas.
D'un mouvement presque innocent.
De ma main qui saisit la tienne pour te conduire sur la piste de danse.
La fête continue.
La nuit est encore longue.
Et moi... je n'ai pas encore livré tous mes secrets.
La nuit est encore longue.
Et moi... je n'ai pas encore livré tous mes secrets.
La piste de danse t'avale presque aussitôt.
Les basses sont plus lourdes ici.
Plus profondes.
Elles traversent le sol, remontent dans les jambes, s'installent dans le ventre comme un battement secondaire.
Plus profondes.
Elles traversent le sol, remontent dans les jambes, s'installent dans le ventre comme un battement secondaire.
La lumière est basse.
Fragmentée.
Des éclats colorés glissent sur les corps en mouvement, sans jamais s'y poser longtemps.
Fragmentée.
Des éclats colorés glissent sur les corps en mouvement, sans jamais s'y poser longtemps.
Je te conduis au milieu de tout ça.
Ma main dans la tienne.
Un contact simple... et pourtant déjà chargé.
Ma main dans la tienne.
Un contact simple... et pourtant déjà chargé.
Autour de nous, ça danse.
Des silhouettes se frôlent, des rires éclatent, des corps s'abandonnent au rythme sans se poser de questions.
Personne ne fait vraiment attention à personne, vraiment.
Et c'est précisément ce qui rend l'endroit si permissif.
Des silhouettes se frôlent, des rires éclatent, des corps s'abandonnent au rythme sans se poser de questions.
Personne ne fait vraiment attention à personne, vraiment.
Et c'est précisément ce qui rend l'endroit si permissif.
Au début, il y a une petite hésitation.
Nos corps ne se touchent pas encore vraiment.
Ils se cherchent.
Ils testent la distance.
Ils apprennent le tempo de l'autre.
Ils se cherchent.
Ils testent la distance.
Ils apprennent le tempo de l'autre.
Tu bouges.
Pas pour séduire.
Juste pour sentir la musique.
Juste pour être là.
Pas pour séduire.
Juste pour sentir la musique.
Juste pour être là.
Puis... Je m'approche un peu plus.
Rien de brutal.
Rien de pressé.
Rien de pressé.
Juste assez pour que tu sentes ma chaleur.
Juste assez pour que l'air entre nous devienne plus dense.
Juste assez pour que l'air entre nous devienne plus dense.
La musique fait le reste.
Elle ralentit certains gestes.
Elle en accentue d'autres.
Elle donne des excuses aux mouvements qui, ailleurs, seraient trop évidents.
Elle ralentit certains gestes.
Elle en accentue d'autres.
Elle donne des excuses aux mouvements qui, ailleurs, seraient trop évidents.
Nos hanches finissent par trouver le même rythme.
Un accord presque instinctif.
Un accord presque instinctif.
Je ne te touche pas encore.
Ou si peu.
Un frôlement de bras.
Un souffle un peu plus proche de ton oreille.
Ou si peu.
Un frôlement de bras.
Un souffle un peu plus proche de ton oreille.
Tu sens ton corps réagir avant même que ta tête ne décide quoi que ce soit.
Un frisson.
Une chaleur basse.
Un sourire que tu ne contrôles pas tout à fait.
Un frisson.
Une chaleur basse.
Un sourire que tu ne contrôles pas tout à fait.
C'est étrange...
Cette intimité qui se crée sans mots.
Sans histoire commune.
Sans même un vrai prénom auquel se raccrocher.
Cette intimité qui se crée sans mots.
Sans histoire commune.
Sans même un vrai prénom auquel se raccrocher.
Et soudain, ça te frappe.
Tu ne te souviens pas de mon nom.
Tu te rappelles ma voix.
La façon dont je t'ai regardée.
La pression de ma main dans la tienne.
Mais mon nom... il s'est dissous dans le bruit et la musique.
La façon dont je t'ai regardée.
La pression de ma main dans la tienne.
Mais mon nom... il s'est dissous dans le bruit et la musique.
Et au lieu de te refroidir, cette réalisation fait monter autre chose.
Une excitation mêlée d'appréhension.
Parce que tu danses avec un inconnu.
Vraiment.
Vraiment.
Et parce que, quelque part en toi, ça rend chaque sensation plus vive.
Plus risquée.
Plus réelle.
Plus risquée.
Plus réelle.
Je me rapproche encore.
Assez pour que nos corps se touchent enfin.
Assez pour que nos corps se touchent enfin.
Anodinement, en apparence...
Puis avec un peu plus d'entrain.
Puis avec un peu plus d'entrain.
Mon bassin suit le tien.
Pas collé.
Pas encore.
Mais aligné.
Pas collé.
Pas encore.
Mais aligné.
Tu pourrais t'éloigner.
Personne ne t'en empêcherait.
Tu pourrais faire un pas de côté, sourire, reprendre de l'air.
Personne ne t'en empêcherait.
Tu pourrais faire un pas de côté, sourire, reprendre de l'air.
Mais tu restes.
Parce que la pénombre protège.
Parce que la foule dissimule.
Parce que cette proximité, ici, semble presque invisible aux autres.
Parce que la foule dissimule.
Parce que cette proximité, ici, semble presque invisible aux autres.
Cachés en plein milieu de la foule.
Ma main trouve ta taille.
Juste là.
Là où le corps réagit sans demander l'avis.
Juste là.
Là où le corps réagit sans demander l'avis.
Le contact est ferme... mais respectueux.
Comme si je te laissais toujours une porte de sortie.
Comme si je te laissais toujours une porte de sortie.
Est-ce c'est ça qui te donne envie de rester.
Tu sens mon souffle dans ton cou.
Par moments, ma bouche s'approche de ton oreille... pas pour parler, juste assez pour troubler.
Par moments, ma bouche s'approche de ton oreille... pas pour parler, juste assez pour troubler.
Chaque mouvement devient un langage.
Un léger appui.
Un retrait calculé.
Un retour plus lent.
Un léger appui.
Un retrait calculé.
Un retour plus lent.
Ton corps commence à anticiper le mien.
À l'attendre.
À répondre.
À l'attendre.
À répondre.
La musique monte.
Redescend.
Pulse.
Redescend.
Pulse.
Et avec elle, le désir.
Mais l'appréhension n'est jamais loin.
Parce que tu ne me connais pas.
Parce que tu ne sais rien de moi, en réalité.
Ni ce que je cherche.
Ni jusqu'où j'irais.
Parce que tu ne sais rien de moi, en réalité.
Ni ce que je cherche.
Ni jusqu'où j'irais.
Et pourtant... tu es là.
Tes hanches contre les miennes.
Mon bras autour de toi.
Ta main parfois posée sur son épaule, comme pour t'ancrer.
Tes hanches contre les miennes.
Mon bras autour de toi.
Ta main parfois posée sur son épaule, comme pour t'ancrer.
Il y a quelque chose de délicieusement interdit dans cette chaleur partagée sous les lumières basses, alors que la fête continue autour, insouciante, bruyante, vivante.
À un moment, je te regarde.
Vraiment.
Vraiment.
Mes yeux cherchent les tiens.
Les trouvent.
Les gardent.
Les trouvent.
Les gardent.
Un sourire malicieux passe sur mes lèvres.
Ce pourrait-il que je sache exactement ce qui se joue en toi ?
Ce pourrait-il que je sache exactement ce qui se joue en toi ?
La musique ralentit encore.
Ou peut-être que c'est toi qui la perçois autrement.
Ou peut-être que c'est toi qui la perçois autrement.
Je me penche vers ton oreille.
Ma voix est basse.
Presque couverte par le son.
Mais tu m'entends parfaitement.
Presque couverte par le son.
Mais tu m'entends parfaitement.
Je ne dis pas grand-chose.
Juste quelques mots.
Assez pour faire basculer l'instant.
Juste quelques mots.
Assez pour faire basculer l'instant.
Une invitation.
Pas un ordre.
Pas une promesse non plus.
Pas un ordre.
Pas une promesse non plus.
Une possibilité.
Je te propose de me suivre.
À l'étage.
Là où c'est plus calme.
Là où la musique devient un murmure lointain.
À l'étage.
Là où c'est plus calme.
Là où la musique devient un murmure lointain.
J'attends.
Ma main reste contre la tienne.
Présente.
Disponible.
Présente.
Disponible.
Et toi, tu restes suspendue dans ce battement de cœur en trop.
Entre l'envie de rester cachée ici, et celle de voir jusqu'où cet inconnu est prêt à te guider.
Entre l'envie de rester cachée ici, et celle de voir jusqu'où cet inconnu est prêt à te guider.
La fête continue derrière nous.
Mais quelque chose te dit que si tu me suis maintenant...
La suite ne pourra exister qu'à l'écart du bruit... et des regards.
Mais quelque chose te dit que si tu me suis maintenant...
La suite ne pourra exister qu'à l'écart du bruit... et des regards.
L'escalier te paraît plus long que d'habitude.
Chaque marche t'éloigne un peu plus du bruit... et te rapproche d'un espace où tu n'as plus vraiment d'alibi.
Chaque marche t'éloigne un peu plus du bruit... et te rapproche d'un espace où tu n'as plus vraiment d'alibi.
Tu me suis.
Et cette fois, tu en es pleinement consciente.
Et cette fois, tu en es pleinement consciente.
Tu te dis que ça va.
Que je ne suis pas un inconnu total.
Que je suis l'ami de ton amie.
Tu te le répètes intérieurement.
Comme pour calmer ce léger nœud dans le ventre.
Que je ne suis pas un inconnu total.
Que je suis l'ami de ton amie.
Tu te le répètes intérieurement.
Comme pour calmer ce léger nœud dans le ventre.
Parce que ce que tu fais là... ce n'est pas dans tes habitudes.
Tu ne montes pas à l'étage avec quelqu'un dont tu ne connais même pas le nom.
Tu ne suis pas un homme simplement parce que ton corps l'exige.
Tu ne montes pas à l'étage avec quelqu'un dont tu ne connais même pas le nom.
Tu ne suis pas un homme simplement parce que ton corps l'exige.
Et pourtant... tes pas ne ralentissent pas.
Ma main dans ton dos est plus ferme maintenant.
Moins hésitante.
Moins décorative.
Elle te guide.
Elle te garde.
Moins hésitante.
Moins décorative.
Elle te guide.
Elle te garde.
À l'étage, le silence est presque brutal.
Après le tumulte de la fête, ce calme ressemble à une suspension.
Après le tumulte de la fête, ce calme ressemble à une suspension.
Tu sens ton cœur battre plus fort.
Pas seulement d'excitation.
Un mélange plus complexe.
Un mélange vivant.
Pas seulement d'excitation.
Un mélange plus complexe.
Un mélange vivant.
Le couloir est étroit.
Les portes sont fermées.
Des portes ordinaires... qui soudain prennent une autre signification.
Les portes sont fermées.
Des portes ordinaires... qui soudain prennent une autre signification.
Je m'arrête devant l'une d'elles.
La salle de bain.
Tu reconnais ce lieu.
Tu y es déjà allée mille fois, dans d'autres contextes.
La salle de bain.
Tu reconnais ce lieu.
Tu y es déjà allée mille fois, dans d'autres contextes.
Mais jamais comme ça.
J'ouvre.
Tu entres.
La porte se referme derrière nous.
J'ouvre.
Tu entres.
La porte se referme derrière nous.
Le verrou claque doucement.
Un son discret.
Mais définitif.
Un son discret.
Mais définitif.
Ici, l'air est plus frais.
Plus dense aussi.
Chargé d'une attente presque palpable.
Plus dense aussi.
Chargé d'une attente presque palpable.
La musique n'est plus qu'un écho lointain.
Des basses amorties.
Des rires étouffés.
La preuve que le monde extérieur existe encore... mais qu'il n'a plus vraiment accès à nous.
Des basses amorties.
Des rires étouffés.
La preuve que le monde extérieur existe encore... mais qu'il n'a plus vraiment accès à nous.
Et soudain... il n'y a plus d'échappatoire.
Plus de regards extérieurs.
Plus de musique pour diluer les intentions.
Juste nous deux.
Debout.
Trop proches.
Plus de regards extérieurs.
Plus de musique pour diluer les intentions.
Juste nous deux.
Debout.
Trop proches.
Tu réalises à quel point le désir est monté.
À quel point il est là, brut, présent, impossible à ignorer.
L'air est chargé.
Tendu.
À quel point il est là, brut, présent, impossible à ignorer.
L'air est chargé.
Tendu.
Je te regarde différemment maintenant.
Plus intensément.
Comme si je n'avais plus besoin de masquer quoi que ce soit.
Plus intensément.
Comme si je n'avais plus besoin de masquer quoi que ce soit.
Et ça te fait frissonner.
Une part de toi se demande encore ce que tu fais là.
Une part de toi se demande encore ce que tu fais là.
Moi... je n'attends plus de réponse.
Je m'approche sans te demander la permission.
Pas violemment.
Mais sans détour.
Je m'approche sans te demander la permission.
Pas violemment.
Mais sans détour.
Ton dos touche le mur presque aussitôt.
Froid.
Net.
Le contraste avec la chaleur de mon corps te coupe légèrement le souffle.
Froid.
Net.
Le contraste avec la chaleur de mon corps te coupe légèrement le souffle.
Je ne parle pas.
Ou très peu.
Ma bouche trouve la tienne avec une urgence contenue trop longtemps.
Ce n'est plus un baiser de découverte.
C'est un baiser qui goûte pleinement.
Ou très peu.
Ma bouche trouve la tienne avec une urgence contenue trop longtemps.
Ce n'est plus un baiser de découverte.
C'est un baiser qui goûte pleinement.
Tu y réponds avant même d'y penser.
Tes mains trouvent mon corps.
Tes doigts s'accrochent à ma chemise, à ma nuque.
Tes mains trouvent mon corps.
Tes doigts s'accrochent à ma chemise, à ma nuque.
Il y a quelque chose de presque sauvage dans la façon dont nos corps se pressent.
Comme si la retenue de la piste de danse avait accumulé trop de tension.
Comme si la retenue de la piste de danse avait accumulé trop de tension.
La salle de bain est étroite.
Impossible de s'éloigner vraiment.
Impossible de faire semblant.
Impossible de s'éloigner vraiment.
Impossible de faire semblant.
Le carrelage renvoie les sons.
Les respirations deviennent audibles.
Incontrôlables.
Chaque soupir résonne plus fort qu'il ne le devrait.
Tu te rends compte à quel point le risque ajoute à l'intensité.
Les respirations deviennent audibles.
Incontrôlables.
Chaque soupir résonne plus fort qu'il ne le devrait.
Tu te rends compte à quel point le risque ajoute à l'intensité.
Quelqu'un pourrait monter
Quelqu'un pourrait frapper.
Quelqu'un pourrait essayer d'ouvrir.
Quelqu'un pourrait frapper.
Quelqu'un pourrait essayer d'ouvrir.
Cette possibilité rend chaque seconde plus précieuse.
Plus brûlante. Plus pressante.
Je te maintiens contre le mur.
Mon bassin proche du tien.
Trop proche pour laisser place au doute.
Plus brûlante. Plus pressante.
Je te maintiens contre le mur.
Mon bassin proche du tien.
Trop proche pour laisser place au doute.
Tu sens ton corps répondre.
S'ouvrir.
S'abandonner à cette énergie primitive qui ne cherche plus à être raisonnable.
S'ouvrir.
S'abandonner à cette énergie primitive qui ne cherche plus à être raisonnable.
Tu ne sais plus depuis combien de temps nous sommes là.
Le temps s'est étiré.
Dissous.
Ce n'est plus élégant.
Ce n'est plus poli.
C'est un besoin.
Le temps s'est étiré.
Dissous.
Ce n'est plus élégant.
Ce n'est plus poli.
C'est un besoin.
Tu n'as toujours pas mon nom.
Et à cet instant, tu t'en fiches complètement.
Parce que ce n'est pas une histoire que tu es en train de vivre.
Et à cet instant, tu t'en fiches complètement.
Parce que ce n'est pas une histoire que tu es en train de vivre.
C'est une pulsion partagée.
Je murmure contre ta peau.
Ma voix est basse.
Chargée.
Tu frissonnes.
Pas de peur.
De reconnaissance.
Ma voix est basse.
Chargée.
Tu frissonnes.
Pas de peur.
De reconnaissance.
Comme si une partie de toi attendait depuis longtemps qu'on la prenne sans demander mille autorisations.
Les gestes deviennent plus affirmés.
Plus précis.
Moins hésitants.
Chaque seconde est vécue avec la conscience aiguë que cet instant est volé.
Fragile.
Intense.
Les gestes deviennent plus affirmés.
Plus précis.
Moins hésitants.
Chaque seconde est vécue avec la conscience aiguë que cet instant est volé.
Fragile.
Intense.
Tu te laisses faire.
Puis tu réponds.
Puis tu prends aussi.
Puis tu réponds.
Puis tu prends aussi.
Ce n'est plus une invitation.
C'est un échange animal.
Instinctif.
C'est un échange animal.
Instinctif.
Juste un instant suspendu, où deux inconnus ont décidé, sans vraiment se le dire, d'explorer ce qui les attire... à l'abri du bruit et des regards.
Quand nos respirations finissent par ralentir, quand la tension redescend légèrement, tu restes là, contre le mur, encore vibrante.
Quand nos respirations finissent par ralentir, quand la tension redescend légèrement, tu restes là, contre le mur, encore vibrante.
Tu sais que tu vas devoir ressortir.
Rejoindre la fête.
Redevenir sociale.
Souriante.
Rejoindre la fête.
Redevenir sociale.
Souriante.
Mais quelque chose en toi a changé.
Parce que tu as laissé une part de contrôle derrière cette porte.
Parce que tu as cédé à quelque chose de brut.
De vrai.
Parce que tu as cédé à quelque chose de brut.
De vrai.
Et tu comprends alors une chose essentielle :
Il y a des désirs qui ne demandent pas la permission.
Ils demandent seulement un endroit où personne ne regarde.
Il y a des désirs qui ne demandent pas la permission.
Ils demandent seulement un endroit où personne ne regarde.
En bas, la musique continue.
Les rires aussi.
Mais toi... tu sais qu'après cette nuit, tu ne seras plus jamais tout à fait la même.
Les rires aussi.
Mais toi... tu sais qu'après cette nuit, tu ne seras plus jamais tout à fait la même.
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