La fuite d'Hugues
Chapitre 1
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✦ Variabe89 La fuite d'Hugues XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La fuite d'Hugues — Chapitre 1

19 minutes
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La fuite d'Hugues

Chapitre 1

La dispute éclata comme un orage d'été, brutale et sans préavis. Hugues se tenait au milieu du grand salon familial, entouré de portraits austères de ses ancêtres, tandis que la voix tonitruante de son père résonnait entre les murs.
— Tu ne comprends donc pas ? rugit son père, un homme imposant, aux tempes grisonnantes et au regard perçant. Ta place est ici, dans cette maison, à poursuivre ce que ta famille a bâti depuis des générations !
Hugues, un jeune homme à la silhouette élancée et au visage délicat, dominé par des yeux d'un bleu intense, serra les poings. Ses ongles s'enfonçaient dans sa paume, mais il refusait de céder. Pour une fois, il ne voulait pas baisser les yeux.
— Et si je ne veux pas ? répliqua-t-il, la voix tremblante d'une colère contenue. Si je veux autre chose qu'une vie toute tracée ?
Son père éclata de rire, un rire amer qui glaça le sang d'Hugues.
— Une vie toute tracée ? Tu parles comme un enfant capricieux. Tu crois qu'on choisit, dans ce monde ? Tu crois que je voulais cette vie, moi ? J'ai assumé mes responsabilités, Hugues. Tu feras de même.
Le jeune homme sentit une bouffée d'indignation l'envahir. Il leva le menton, le regard défiant.
— Ce n'est pas une vie, c'est une prison, lança-t-il, le ton volontairement provocant. Et je refuse de m'y enfermer.
Le silence qui suivit était lourd. Son père le dévisagea.
— Si tu franchis cette porte, ne t'attends pas à revenir, lâcha son père d'une voix basse, mais tranchante, ses mâchoires crispées.
Hugues resta immobile, le cœur battant à tout rompre. Puis, sans un mot, il tourna les talons et monta les escaliers quatre à quatre. Dans sa chambre, il attrapa un sac qu'il remplit à la hâte – un pull, quelques sous-vêtements, un livre de poche froissé, et son carnet de croquis. Chaque geste était accompagné d'une certitude froide et douloureuse : il ne pouvait plus rester ici.
Hugues, bien que jeune, portait sur ses traits une maturité inattendue, comme si les attentes de sa famille avaient gravé en lui un mélange de douceur et de gravité. Ses cheveux châtains, légèrement en bataille, reflétaient une nature à la fois sensible et tourmentée.
Quelques minutes plus tard, il se retrouvait dehors, sous un ciel lourd de nuages. La pluie commença à tomber alors qu'il marchait le long de la route, le sac battant contre sa hanche. Ses pensées tourbillonnaient, un mélange de colère, de douleur et d'une étrange sensation de liberté. Il ne savait pas où il allait. Mais il savait qu'il ne reviendrait pas.
Quand il arriva enfin devant une petite maison à l'écart, entourée d'un jardin sauvage, ses jambes étaient lourdes, et son corps trempé jusqu'aux os. Il hésita un instant avant de frapper à la porte. Celle-ci s'ouvrit sur une femme d'une cinquantaine d'années, élégante malgré l'heure tardive. Elle portait une robe fluide en lin, d'un vert mousseux qui semblait absorber la lumière tamisée de l'intérieur.
Clotilde le regarda longuement, ses yeux gris perle scrutant son visage trempé, ses vêtements collants. Son visage fin, aux traits marqués par le temps, mais lumineux, dégageait une sérénité intrigante. Ses cheveux châtain clair, relevés en un chignon lâche, laissaient échapper quelques mèches qui encadraient son visage avec douceur.
Puis elle sourit, doucement, et ouvrit la porte en grand.
— Entre, fit-elle simplement, comprenant que l'heure était grave.
Hugues hocha la tête, incapable de répondre. Il sentit ses joues s'empourprer alors qu'il pénétrait dans la maison. L'air chaud et l'odeur de thé noir et de bois ciré lui firent fermer les yeux un instant, submergé par une vague de soulagement.
Clotilde avait une allure intemporelle, empreinte d'une élégance naturelle. Ses mouvements, lents et précis, rayonnaient d'une grâce innée. Elle dégageait une aura rassurante, bien qu'une lueur de mélancolie flottât dans son regard. Elle referma la porte derrière lui, et dans ce geste, Hugues sentit une promesse implicite : celle d'un refuge, d'une pause dans la tourmente. Tandis qu'elle s'éloignait pour poser une tasse sur la table basse, il remarqua les lignes délicates de son profil et la sérénité qu'elle semblait dégager naturellement.
— Assieds-toi, murmura-t-elle, en désignant un fauteuil moelleux près de l'âtre. Tu as l'air épuisé.
Hugues obéit en silence, s'enfonçant dans le siège moelleux. Les flammes du feu crépitaient doucement, projetant des ombres mouvantes sur les murs. Clotilde, avec de lents gestes mesurés, versa du thé dans une tasse et la lui tendit.
— Bois ça. Ça te fera du bien.
Il accepta la tasse chaude, ses doigts effleurant brièvement ceux de Clotilde. Ce contact, bien qu'anodin, fit monter un frisson le long de sa colonne. Il tenta de détourner son attention en observant la pièce, riche en détails, chaque objet paraissant raconter une histoire.
— Tu peux rester ici aussi longtemps que tu en auras besoin, reprit-elle après un moment. Je ne poserai pas de questions si tu n'as pas envie de parler. Mais sache que je suis là, si jamais tu changes d'avis.
Hugues releva les yeux, croisant son regard.
— Merci. Vraiment, se contenta-t-il de répondre, malgré un profond sentiment de gratitude.
Clotilde lui sourit, un sourire qui portait en lui une douceur rare, presque apaisante. Puis, elle s'installa sur le canapé voisin, ses gestes imprégnés d'une tranquillité qui contrastait avec le tumulte intérieur de Hugues. Le silence s'installa à nouveau, mais cette fois, il était doux, comme un baume sur ses plaies invisibles. Hugues profita de la chaleur diffuse de la cheminée pour retrouver un semblant de moral, laissant ses pensées s'apaiser peu à peu. Clotilde, quant à elle, l'observait discrètement, ses yeux perçant chaque détail du jeune homme, comme si elle cherchait à deviner le poids de ce qu'il portait. Après un long moment de silence, elle se pencha légèrement en avant, ses mains croisées sur ses genoux.
— Tu es encore très jeune, Hugues. Mais parfois, on a l'impression que le monde nous demande de porter des fardeaux trop lourds, souffla-t-elle, ses mots flottant doucement dans l'air.
Hugues releva lentement les yeux vers elle, touché par la justesse de ses paroles.
— C'est exactement ça, répondit-il d'une voix emplie d'émotion, presque cassée. J'ai l'impression de ne pas avoir le droit d'être… moi.
Clotilde hocha tendrement la tête, ses lèvres esquissant un sourire marqué par la compréhension. Elle ne chercha pas à combler le silence qui suivit, laissant Hugues parler à son rythme. Il se redressa un peu, posant la tasse vide sur la table basse.
— Je suis heureux de te voir, murmura-t-il enfin, la voix emplie d'une sincérité désarmante. Tu m'apaises toujours.
Clotilde eut un petit rire discret, et un voile de tendresse traversa son regard.
— Merci, Hugues. Toi aussi, tu m'apaises. Ces moments avec toi sont rares et précieux, avoua-t-elle, un doux sourire illuminant son visage.
Elle se pencha légèrement en arrière, laissant son regard vagabonder vers la fenêtre où les gouttes de pluie formaient des traînées scintillantes.
Hugues, quant à lui, sentit un étrange mélange de réconfort et de confusion. Il voulait prolonger cette intimité fragile, mais les mots lui manquaient.
— Tu crois qu'on peut vraiment fuir ce qu'on est censé devenir ? se questionna-t-il à haute voix, rompant le silence avec une timidité innocente.
Clotilde tourna lentement la tête vers lui, son regard perçant mêlé de tendresse.
— Fuir, non, commença-t-elle à lui rétorquer, tout en réfléchissant à la suite. Mais peut-être qu'on peut réinventer. Rien n'est figé, Hugues. Parfois, il faut juste accepter que les réponses prennent du temps.
Elle marqua une pause, puis ajouta d'une voix plus douce encore :
— Regarde-toi ce soir. Tu as osé partir, briser ce qui te retenait. Ce n'est pas une fuite, Hugues. C'est un premier pas vers autre chose.
Hugues sentit son cœur se serrer à ces mots. Une chaleur familière monta en lui, mélange de reconnaissance et d'espoir. Il baissa les yeux un instant, jouant nerveusement avec l'ourlet de sa manche, avant de murmurer :
— Mais si je ne sais pas où je vais ?
Clotilde se pencha légèrement en avant, posant une main légère sur son genou. Ce contact, bien que fugace, irradiait de réconfort.
— Alors tu avances un jour à la fois, un pas après l'autre, ajouta-t-elle avec une voix douce et chaleureuse.
Puis, comme pour alléger l'atmosphère, elle posa sa main sur la sienne, un geste tendre et spontané qui fit battre le cœur d'Hugues un peu plus vite.
Une tension nouvelle s'installa. Clotilde, troublée par l'audace de son propre geste, retira lentement sa main, mais leurs regards restèrent accrochés. Il y avait dans ses yeux une question muette, une hésitation mêlée d'un désir qu'elle n'osait nommer.
Hugues sentit une chaleur monter dans ses joues, mais il ne détourna pas les yeux. Au contraire, il se pencha légèrement en avant, brisant cette barrière invisible qui les avait maintenus à distance jusqu'ici.
— Tu comptes beaucoup pour moi, Clotilde, osa-t-il finalement avouer, sa voix tremblante mais sincère. Peut-être plus que je ne devrais…
Elle resta immobile, le souffle court, comme figée entre le refus et l'acceptation. Mais au fond d'elle, elle savait que ces mots faisaient écho à un sentiment qu'elle avait tenté d'ignorer.
— Hugues…, murmura-t-elle, sa voix vacillant entre l'envie de l'arrêter et celle de l'encourager.
Il ne répondit pas, se contentant de s'approcher davantage, jusqu'à ce que leurs visages ne soient plus qu'à quelques centimètres. Clotilde ferma les yeux, comme pour abandonner ses doutes, et ce fut Hugues qui franchit le dernier pas, déposant un baiser doux et hésitant sur ses lèvres. Leur contact était léger, presque fragile, mais il portait en lui tout ce qu'ils n'avaient pas encore osé se dire.
Clotilde sentit son souffle s'accélérer, tandis que la chaleur douce des lèvres d'Hugues ravivait des sensations qu'elle croyait oubliées. Elle entrouvrit les yeux, comme pour vérifier que cet instant était réel, et rencontra son regard, plein d'une vulnérabilité sincère.
— Oh…, murmura-t-elle, leur respiration se mêlant. C'est inattendu.
Il s'éloigna légèrement, l'inquiétude lisible dans ses yeux.
— Si je vais trop loin, dis-le moi…, souffla-t-il, presque en suppliant.
Mais Clotilde posa doucement une main sur sa joue, un geste tendre et réconfortant.
— Non, Hugues. Tu ne vas pas trop loin. C'est juste que… je ne pensais pas ressentir ça à nouveau, s'empressa-t-elle de lui dire pour le rassurer.
Elle l'attira doucement vers elle, cette fois plus assurée, et leurs lèvres se retrouvèrent, plus affirmées, plus déterminées. La pièce sembla s'effacer autour d'eux, ne laissant place qu'à la chaleur de ce moment volé à la réalité.
Leurs gestes, d'abord hésitants, devinrent plus confiants. Les mains de Hugues glissèrent le long des épaules de Clotilde, découvrant la douceur du tissu de sa robe, tandis qu'il s'enivrait de son parfum. Il y avait dans chacun de ses gestes une attention délicate, une peur de briser l'équilibre fragile qu'ils avaient construit.
Clotilde sentit ses barrières céder une à une. Ses doigts se perdirent dans les cheveux d'Hugues, explorant cette texture qu'elle n'aurait jamais imaginé toucher ainsi. Une chaleur intense naissait entre eux, emplissant l'espace d'un désir qui ne demandait qu'à s'exprimer pleinement.
— Hugues…, murmura-t-elle à nouveau, sa voix presque éteinte par l'émotion. Ce que tu fais… ce que nous faisons…
Il interrompit doucement ses paroles en posant un baiser langoureux, de plus en plus certain de faire le bon choix, puis un autre, plus bas, le long de son cou. Ses lèvres effleuraient sa peau avec une légèreté qui lui donna le vertige. Ses mains, quant à elles, restaient précautionneusement posées sur ses hanches, comme pour ne pas franchir une limite qu'elle n'aurait pas voulue.
— Je n'ai jamais ressenti ça pour personne, souffla-t-il contre son oreille, sa voix vibrante de sincérité. Pas comme ça.
Clotilde ouvrit les yeux, troublée, mais elle ne chercha pas à s'éloigner. Elle leva une main tremblante pour caresser sa joue, son regard cherchant une réponse dans celui du jeune homme. Il n'y avait que de l'adoration et une intensité déconcertante.
— Tu es… unique, Hugues. Tu le sais, ça ? articula-t-elle avec difficulté, ses lèvres tremblant légèrement.
Il esquissa un sourire timide avant de l'embrasser à nouveau, cette fois avec une ferveur plus assumée. Leurs corps se rapprochèrent instinctivement, comblant l'espace qui les avait maintenus à distance jusqu'à cet instant. La tension accumulée entre eux explosa, non pas en violence, mais en une douce fusion de leurs désirs. Ils s'abandonnèrent entièrement l'un à l'autre, portés par une connexion qui semblait défier toute logique ou convention.
La pluie tambourinait toujours contre les fenêtres, mais aucun des deux n'y prêta attention. Le monde extérieur s'était éteint, ne laissant que cette bulle d'intimité où ils découvraient, ensemble, des émotions qu'ils n'avaient jamais osé explorer.
Hugues sentit ses doigts glisser instinctivement le long des bras de Clotilde, trouvant la courbe de ses épaules sous la fine étoffe de sa robe. Le tissu doux, presque soyeux, semblait réchauffer ses mains, mais ce n'était rien comparé à la chaleur qu'il ressentait contre sa peau. Clotilde, immobile un instant, leva légèrement le menton, comme pour accueillir cette caresse avec une confiance nouvelle.
Leurs respirations s'entremêlaient, chaque souffle amplifiant la tension entre eux. Hugues hésita, ses mains se crispant doucement, puis se relâchant, glissant plus bas sur sa taille. Elle ne recula pas. Au contraire, elle posa ses paumes ouvertes contre son torse, ressentant la fermeté de ses muscles sous le tissu humide de sa chemise. Il frissonna légèrement sous son toucher, comme électrisé.
Clotilde ouvrit les yeux, plongeant son regard dans celui de son jeune amant. Une lumière y brillait, mélange d'hésitation et de désir. Lentement, elle recula d'un pas, mais ce fut seulement pour saisir ses propres mains et les poser sur le nœud lâche qui fermait sa robe. Avec une lenteur calculée, presque cérémonielle, elle défit le lien, laissant le vêtement glisser de ses épaules.
Hugues resta figé, incapable de détourner les yeux. La robe tomba au sol en un bruissement discret, dévoilant la délicatesse d'un corps que le temps avait sublimé plutôt qu'altéré. La lumière tamisée du feu jouait sur sa peau, dessinant des ombres douces et sensuelles.
— Tu es belle, murmura-t-il, comme si les mots s'étaient échappés malgré lui.
Clotilde esquissa un sourire presque timide, mais il y avait dans ses gestes une assurance qui trahissait son émotion. Elle s'approcha de lui, comblant l'espace entre leurs corps. Ses doigts, fins et précis, se glissèrent sous les boutons de la chemise d'Hugues, qu'elle entreprit d'ouvrir un à un. Chaque bouton défait révélait un peu plus de la chaleur de sa peau, et à chaque geste, elle sentait son propre souffle s'accélérer.
Lorsqu'elle écarta les pans de sa chemise, ses mains effleurèrent la peau nue de son torse. Hugues ferma les yeux, subjugué par cette caresse délicate mais chargée d'intensité. Il leva une main pour frôler le visage de Clotilde, puis la glissa lentement derrière sa nuque, attirant son corps contre le sien.
Leurs lèvres se retrouvèrent, cette fois avec une urgence qu'ils ne cherchaient plus à contenir. Hugues sentit les courbes de Clotilde s'épouser contre lui, et le monde sembla se réduire à ce simple instant. Le murmure de la pluie, le crépitement des flammes, tout devint un simple écho, une toile de fond à la passion qui les unissait enfin.
Hugues, emporté par une audace qu'il ne se connaissait pas, glissa ses mains sur la courbe de ses seins, les tenant fermement, mais avec une tendresse visible dans ses gestes. La chaleur de sa peau contre ses paumes lui fit perdre la notion du temps, tandis que Clotilde, surprise, ferma les yeux sous l'intensité du contact, laissant un soupir lui échapper. Ses doigts se crispèrent légèrement contre ses bras, comme pour ancrer cet instant dans le réel, une onde de désir parcourant leurs corps emmêlés. Leurs gestes devinrent plus confiants, libérés de toute retenue. Hugues, déjà submergé par l'intensité du moment, laissa ses mains glisser doucement sur la peau nue de Clotilde, explorant chaque courbe avec une tendresse mêlée d'une passion naissante. Le contact direct de sa peau le fit frissonner, comme s'il découvrait un territoire interdit, et il s'arrêta un instant pour capturer son regard, cherchant une approbation silencieuse.
Chaque centimètre révélé accentuait l'intensité entre eux, et Clotilde accueillit cette attention avec une respiration plus saccadée.
Elle passa une main tremblante sur le torse de Hugues, ses doigts traçant des cercles légers sur sa peau. Ses caresses étaient à la fois exploratoires et résolues, comme si elle voulait graver cet instant dans sa mémoire. Hugues frissonna sous son toucher, et, dans un élan, il attira Clotilde un peu plus près, laissant leurs corps se fondre l'un dans l'autre.
Leurs souffles se mêlaient, leurs regards s'accrochant comme pour sonder l'étendue de ce qu'ils ressentaient. Hugues laissa ses mains descendre plus bas, explorant la courbe de son ventre, jusqu'à effleurer la douceur de ses hanches. La chaleur de sa peau nue sous ses doigts accentuait le vertige qui l'envahissait. Clotilde, frémissante, s'abandonnait peu à peu à ce contact intime, laissant alors son jeune amant se mettre à genoux puis plonger son visage sur le sexe de sa maîtresse. Clotilde inclina la tête en arrière, les yeux mi-clos, tandis qu'un soupir profond lui échappait, écho de la tension qui explosa doucement entre eux. Hugues embrassait le pubis puis entreprit de poursuivre jusqu'au clitoris avec sa langue. Il ne reculait devant aucun obstacle, démontrant un certain talent malgré son peu d'expérience avec les filles.
— Je veux rester auprès de toi, lâcha alors le jeune homme avant de reprendre de plus belle.
Elle ne put lui répondre, emportée par le plaisir que lui donnait Hugues, lui-même emporté dans une sorte de transe.
Mais alors qu'ils continuaient leur exploration mutuelle, un bruit de clés tournant dans la serrure brisa soudain l'intensité de l'instant. La porte d'entrée s'entrouvrit, et Clotilde se redressa d'un bond, le souffle coupé.
— C'est… mon fils, murmura-t-elle, paniquée. Cache-toi, vite !
Hugues, encore emporté par l'élan du moment, regarda autour de lui, désorienté. Clotilde attrapa ses vêtements en un geste nerveux et les lui tendit.
— Derrière la porte du bureau, chuchota-t-elle précipitamment. Vas-y !
Hugues obéit sans réfléchir, se glissant dans le couloir tandis que la silhouette d'un homme grand et large d'épaules apparaissait dans l'entrée. Le fils aîné de Clotilde, visiblement de retour à l'improviste, posa son sac à dos sur le sol et fronça les sourcils en observant la scène. Clotilde, les joues encore rougies, avait eu le temps d'enfiler en vitesse sa robe et tentait de reprendre contenance.
— Maman ? Tout va bien ? Pourquoi tu es si… essoufflée ?
— Oh, c'est… la cheminée, répondit-elle avec un sourire maladroit. J'essayais de raviver le feu. Et toi, qu'est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ?
Le jeune homme haussa un sourcil, peu convaincu.
— Je voulais te faire une surprise. Je suis rentré plus tôt de mon déplacement.
Pendant ce temps, Hugues, derrière la porte du bureau, retenait son souffle. Le cœur battant, il écoutait chaque mot, conscient de l'absurdité de la situation. Le moment qu'il venait de partager avec Clotilde s'était évaporé, remplacé par une tension oppressante.
— Je vais me prendre une bière, ajouta le fils en se dirigeant vers la cuisine. Tu veux quelque chose ?
Clotilde acquiesça, tentant de masquer son trouble. Lorsque son fils disparut dans la cuisine, elle se précipita vers la pièce où se cachait Hugues.
— Reste ici pour l'instant, murmura-t-elle, son regard exprimant une excuse silencieuse. Je… je vais gérer.
Clotilde referma doucement la porte du bureau, ses mains tremblant légèrement. Elle prit une profonde inspiration avant de retourner vers son fils dans la cuisine, tentant de feindre une décontraction qu'elle ne ressentait pas. Son fils, en train d'ouvrir une bière, leva les yeux vers elle.
— Tu sembles nerveuse, maman. Tout va bien ?
— Oui, tout va bien, répondit-elle avec un sourire qu'elle espérait convaincant. Juste… un peu surprise de te voir.
Pendant ce temps, Hugues, caché derrière la porte, écoutait les éclats de voix étouffés. Chaque seconde semblait s'étirer interminablement. Mais il savait qu'il n'y avait rien d'autre à faire que d'attendre.
Clotilde, après quelques échanges anodins avec son fils, réussit enfin à écourter la conversation sous prétexte d'une fatigue soudaine. Une fois la porte de la chambre de son fils refermée, elle retourna vers le bureau, où Hugues l'attendait, le dos appuyé contre le mur.
— Il est parti ? demanda-t-il à voix basse.
— Oui. Pour l'instant, dit-elle en se rapprochant de lui. Son regard était emprunt d'une culpabilité mêlée de tendresse. Hugues posa une main sur son bras, l'interrompant dans ses excuses silencieuses.
— On trouvera un moyen, murmura-t-il. Je ne veux pas que ça s'arrête là.
Clotilde resta silencieuse un instant, puis hocha la tête, un faible sourire aux lèvres. Leurs regards se croisèrent à nouveau, et dans ce moment suspendu, ils surent que malgré les complications, ils ne voulaient pas renoncer.
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Utilisateur supprimé
5 février 2025 à 13:42
Vraiment un très joli texte, empreint de sensibilité. Un style élégant et fluide, au service de belles descriptions et d'une grande finesse psychologique.

Bravo et merci pour ce bon moment de lecture, dont nous attendons la suite avec impatience.

Il n’y aura a priori pas de suite dans pour cette histoire ! Merci de ton commentaire !

Dommage...j'espérais te faire changer d'avis, car je pense qu'il y a là matière à déployer une belle histoire.

Peut être ! Mais pour le moment c’est pas dans les plans. Mais sait-on jamais !
Soyez respectueux
Répondre
Ajax33
5 février 2025 à 13:32
Vraiment un très joli texte, empreint de sensibilité. Un style élégant et fluide, au service de belles descriptions et d'une grande finesse psychologique.

Bravo et merci pour ce bon moment de lecture, dont nous attendons la suite avec impatience.

Il n’y aura a priori pas de suite dans pour cette histoire ! Merci de ton commentaire !

Dommage...j'espérais te faire changer d'avis, car je pense qu'il y a là matière à déployer une belle histoire.
Soyez respectueux
Répondre
Ajax33
3 février 2025 à 18:32
Vraiment un très joli texte, empreint de sensibilité. Un style élégant et fluide, au service de belles descriptions et d'une grande finesse psychologique.
Bravo et merci pour ce bon moment de lecture, dont nous attendons la suite avec impatience.
Soyez respectueux
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