Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cap ou pas cap? — Chapitre 1 · Première expérience d'orgie
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cap ou pas cap?
Chapitre 1 · Première expérience d'orgie
Il faut bien que jeunesse se passe disent souvent les vieux, ils ne croient pas si bien dire. Pour vous, et aussi par plaisir, je vais replonger dans mon passé et vous dévoiler un peu de moi.
J'ai commencé à travailler comme animateur en centre aéré à 20 ans. Sur une affectation, j'ai fait la connaissance de Xavier, un gars plus jeune que moi d’un an et mon exact opposé. Nous avons rapidement sympathisé et sommes devenus les meilleurs amis du monde. Ensemble, nous avons partagé la difficile entrée dans l'âge adulte. Ce que je vais vous raconter m’arrive deux ans après cette rencontre.
Petite mise au point sur le contexte au préalable : j'ai 22 ans et je n'ai pas encore fini mes études. Personnellement, je suis plutôt du genre introverti, timide, un intello à lunettes qui préfère passer des heures à la bibliothèque à lire de tout. Puceau jusqu'à mes dix-neuf ans, je n’ai pas encore exploré grand chose avec mes quelques petites copines, peu nombreuses car j'ai un mal fou à aller à la rencontre de la gente féminine. Une image de nerd me colle à la peau. Mes seules connaissances sexuelles à l'époque se résument à des cunnilingus plus nombreux que mes coïts maladroits, des revues pornos, les films mythiques de Canal+ et… les surprises peer to peer d’Emule! Tu te souviens?
Xavier vient d'emménager depuis quelques mois en Vendée dans un petit village perdu. Sa première location. C’est une minuscule maison dans une ruelle sans réverbère, un logis tout simple assez spartiate : deux chambres, un salon-cuisine meublé d'un canapé, d'un clic clac d’une table basse, un frigo, une télé… et c'est tout. Inséparables, je l’y ai rejoint pour de nombreuses soirées. L'histoire que je vais vous conter se passe durant les vacances de la Toussaint. Nous sommes en 2002.
Nous sommes tous deux affalés dans son clic clac usé et remodelons le monde une canette de bière à la main. La télévision n'est même pas allumée. Nous avons pris l’habitude de discuter des heures durant en jouant de la guitare ou en écoutant de la musique sans jamais nous ennuyer et c'est ce que j’apprécie le plus chez lui, cette capacité à tenir et entretenir des discussions enrichissantes.
Un rai de lumière traverse les rideaux antédiluviens d’une des fenêtres de son salon. Une mobylette freine devant chez lui et le carillon fatigué de sa sonnette retentit quelques secondes plus tard. Il se lève et va ouvrir en silence. Un de ses amis, un jeune du village, entre, jette son casque, pose un pack de bière sur la table, me serre la main et tombe dans le canapé aussi fatigué que le clic clac. Il s’appelle Nicolas, un gars sympathique de tout juste vingt ans. Peu de temps après, à mon grand plaisir, quatre amies de Xavier nous rejoignent. Les présentations sont rapidement faites et je ne tarde pas à lier amitié avec les différents protagonistes de la soirée.
Il y a Nicolas, en couple avec Estelle, Camille, la petite amie de Xavier, Sandra et Lou. Nous sommes entassés sur le petit clic clac et le canapé. Personne n’étant venu les mains vides, il y a sur la table et dans le frigo beaucoup de liquide et très peu de solide. Du Gin, de la vodka, de la bière, du Malibu et de la Manzana, voilà ce qui va remplir nos estomacs durant les heures à venir. Dans le cendrier se consument déjà quelques cigarettes récréatives qui imprègnent l’air de leurs senteurs épicées.
À sept dans les vingt mètres carrés de la pièce, autant vous dire que nous sommes serrés. Avec Xavier, nous avions l’habitude de squatter avec une dizaine d’amis dans le garage aménagé de mes parents, nous sommes rodés à cette promiscuité. Même si là, je ne connais personne à part mon ami, l’ambiance est joyeuse, conviviale. Les rires fusent, les blagues ricochent tandis que les verres se remplissent et se vident sur fond de musique métal.
Estelle, une blonde aux cheveux lisses très longs a une allure assez longiligne avec des membres fins. Elle est aussi grande que Xavier, soit environ un mètre quatre-vingt. Avenante, elle a le sourire facile. Ce soir-là elle est habillée d'un pantalon de survêtement gris clair et d'un sweat à capuche trop large pour elle.
Camille, sa sœur cadette, ne lui ressemble pas beaucoup. Ses cheveux courts, bruns, sont teintés de reflets rouges. Elle est plus rustique mais tout aussi sympathique que sa sœur. Elle est aussi plus petite et a une allure sportive. Son pantalon aux motifs de treillis militaire moule ses jambes galbées. Un t-shirt Rammstein noir trop court laisse apercevoir son nombril.
Sandra, un peu plus grande que moi, est une brune aux longs cheveux bouclés. Bien en chair, elle est volubile et a une énorme confiance en elle. Je la trouve rigolote, toujours le mot juste agrémenté d'une répartie foudroyante quand elle chahute les membres de l’assemblée.
Plus la soirée avance et plus mon intérêt se porte sur Lou. Toute petite, brune aux yeux verts, maquillée dans un style gothique elle est habillée d'un t-shirt noir avec un logo de groupe illisible, d'une jupette et de bas déchirés. Elle a des cheveux aux boucles larges qui tombent sur ses épaules. Son sourire enjôleur et ses tâches de rousseur sur son petit nez retroussé me font carrément craquer. Plutôt discrète, comme moi, c'est tout naturellement que nous nous écartons un peu du groupe et faisons connaissance.
Minuit passé. Nous ne sommes plus que cinq dans le salon. Il y a quelques minutes, Nicolas s’est éclipsé avec Estelle. Ils ne sont pas partis bien loin car le bruit de leurs ébats bruyants dans la chambre d’ami parvient à nos oreilles. Il semble que cela ne choque personne, au contraire. La maisonnette, ancienne, a quelques particularités et notamment des petites fenêtres découpées dans les murs des chambres côté couloir pour pallier le manque de luminosité dispensée par les minuscules fenêtres extérieures. Poussés par la curiosité, par le voyeurisme et par l’éthanol qui coule dans nos veines, nous les espionnons par l'ouverture en nous faisant la courte échelle à tour de rôle. Après quelques minutes de fous rires et de taquineries à l’encontre des amoureux, nous retournons au salon et moi à mes discussions avec Lou. Les verres s’enchaînent, l’alcool coule à flot et je commence à être sérieusement attaqué sans pour autant être fin saoul.
Alors que Lou et moi sommes engagés dans un débat qui nous rapproche, j'entends que l’on m’appelle dans le salon avec force voix et vivats. Lou et moi quittons notre bulle et rejoignons nos amis. Je retrouve Camille et Sandra pliées de rire dans le canapé et découvre avec stupeur l’objet du défi. Xavier est nu comme au premier jour de l’humanité, une bière à la main. Il se jette quasiment sur moi en criant. Il est manifestement aussi imbibé que moi sinon plus.
— Aller Olive! À poil! C'est Sandra qui a lancé le cap ou pas cap!
Les défis, un jeu, une tradition même, que Xavier et moi avons souvent pratiqué. Connaissant Xavier, je suis sûr qu'il a plus ou moins initié le jeu. C'est un homme un peu manipulateur qui a de la suite dans les idées.
Les deux jeunes filles m’exhortent à me dévêtir en riant. Une flamme lubrique brille dans leurs yeux. Mais… il y a un hic ou même plusieurs. Premièrement, je suis très timide et bien complexé. Je ne suis pas grand ni musclé sec, plutôt du style campagnard baraqué au corps un peu tartiflette. Secondo, je n'ai pas spécialement envie de me ridiculiser devant Lou et pour finir, Xavier est comment dire… très avantagé par la nature pour ce qui est de la dotation de ses attributs ce qui est moins mon cas. Pour la faire courte, sans mauvais jeu de mot, au repos mon sexe paraît petit et ne se révèle à son plein potentiel qu'une fois excité.
Sandra me regarde, se lève du canapé et s’approche de moi, une provocation ardente dans son regard.
— Allez, ne fais pas ta mijaurée Olive! À poil! On s'est dit avec Camille que vous n’oseriez pas. Xavier l’a fait. Si tu ne le fais pas, tu auras un gage! Et autant te dire que tu t’en mordras les doigts!
J'hésite. Je subodore que l’histoire du gage est montée de toute pièce. Je tente d’esquiver mais rien n'y fait. Sandra ne me lâche pas, elle m’attrape par ma chemise et essaye même de la déboutonner. Elle est excitée comme une puce, parle beaucoup et semble pressée de me voir nu. Xavier, d’humeur très joyeuse, se moque de moi et de ma timidité ridicule. Il danse en exhibant avec fierté son membre qui balance mollement entre ses jambes.
Après moult tractations de Sandra, Camille et Xavier, je débranche mon cerveau, laisse la raison de côté et laisse faire. L’alcool et le THC y sont pour quelque chose. Je repousse gentiment Sandra et décide de leur donner ce qu'elles veulent en leur faisant un striptease improvisé. Je danse, pâle parodie de chippendale, et m’effeuille lentement. Je jette ma chemise, mon pantalon et… mon caleçon. Le défi est relevé, mon cœur bat la chamade et les éclats de rire des spectateurs fusent. Aucune moquerie quant à mon anatomie, chacun s’accepte comme il est. Alors que je crois l’affaire pliée, voilà que Camille relance le jeu en surenchérissant.
— Tout le monde dehors! Cap ou pas cap?
Xavier n’hésite pas une seconde. Il attrape mon bras, ouvre la porte d’entrée et m’entraîne hors de sa maison. Nous rions de bon cœur, hors de la réalité et des conséquences potentielles de nos actes. Sa ruelle est déserte et ses premiers voisins sont à une cinquantaine de mètres de chez lui. Le risque de rencontrer quelqu'un est certes minime mais pas inexistant. Lou s’est prise au jeu et nous suit dehors les larmes aux yeux tellement elle rit. Elle est suivie de près par Camille et Sandra, elles aussi prises d’un grand fou rire. Finalement, je ne serais pas honni par celle que je convoite alors je me laisse porter par l’ambiance.
Après avoir déambulé dans le plus simple appareil et vidé nos bières, nous rentrons dans la maisonnette en riant, essoufflés, fiers de nos âneries. Attirés par le bruit et leurs affaires finies, Nicolas et Estelle nous rejoignent. Lui est nu et elle se promène en sous-vêtements. Je suis interloqué de les voir débarquer dans cette tenue mais après tout, Xavier et moi sommes nus également, c'est juste une soirée à thème finalement. C'est étrange de voir comment une soirée dérape parfois mais je ne m’attendais pas à ce qui allait suivre, loin de là.
— Interdiction de vous rhabiller les mecs! Une petite choré? Cap?
Sandra est chaude comme la braise et semble très excitée de nous voir tous les trois dans le plus simple appareil, elle s’improvise et s'impose définitivement en maîtresse du jeu. Emportés par l’ambiance déviante, nous nous exécutons sur Chop Suey de System of a Down, pas vraiment l’idéal pour une danse sexy. Nous entamons tous trois une chorégraphie débridée, debout dans le salon face aux filles qui nous regardent, assises dans le canapé en riant à gorge déployée. Depuis lors, dès que j’entends ce titre, je revois ce moment avec une petite excitation.
Les canettes s’entassent, les verres se vident et se remplissent aussitôt et la soirée ne fait que commencer. Après de longues minutes de nudité décomplexée, frissonnant et un peu par pudeur aussi, je finis par passer mon sweat à capuche Sepultura et mon caleçon alors que Nicolas et Xavier eux restent nus. De nouveau, je m’isole avec Lou et nous reprenons notre conversation là où nous l’avions laissée.
Bien plus tard, Estelle et Nicolas retrouvent leur havre de paix : la chambre d’amis. Très vite, de petits cris et rires étouffés parviennent à nos oreilles. La fougue légendaire de la jeunesse. Leur abandon a été le déclencheur, la goutte d'eau qui a vraiment fait déraper la soirée. L’ambiance a immédiatement et radicalement changé. D'une atmosphère bruyante rythmée par la musique métal, les éclats de voix et les cris, nous sommes passés à une ambiance beaucoup plus feutrée bien que les riffs de guitare énervés continuent d’alimenter le fond sonore. Étonné par le soudain silence de nos amis, je quitte l’îlot central de la cuisine et dépasse la demi-cloison qui nous sépare du salon. Je suis suivi de près par Lou qui n'est désormais plus une simple connaissance, je connais désormais le goût de ses lèvres.
Je retrouve Xavier et Camille enlacés sur le canapé. L’érection de Xavier est flagrante dans la main de Camille. Sandra, assise à côté d’eux, ne rate pas une miette du spectacle. Elle se caresse, sa culotte baissée à mi-cuisses, sans pudeur. Son pantalon est abandonné à même le sol. Lou est hypnotisée par la scène qui se déroule sous nos yeux. Nous nous asseyons ensemble sur le clic clac et observons sans bruit les protagonistes qui ne nous calculent même pas.
L’excitation nous consume Lou et moi. Soudain, je me retrouve avec ma petite amie assise à califourchon sur mes genoux. Nos lèvres se joignent dans un baiser fougueux. Nous nous embrassons longuement. Je dévore ses lèvres avec tendresse tandis que mes mains se font baladeuses. D’abord chastes, elles explorent son corps par dessus ses habits puis elles se font très vite plus inquisitrices et franchissent la barrière du tissu. Les petits seins de Lou retenus par son soutien gorge remplissent tout juste mes paumes alors que je les masse délicatement sans lâcher ses lèvres une seconde. Elle glisse ses mains dans mes cheveux, m’attire en gémissant et, le souffle court, elle plonge son visage dans mon cou. Je frissonne à son souffle chaud. Lou se cambre, colle son ventre contre moi quand je passe mes mains sous sa jupette et lui attrape les fesses avec une certaine fermeté.
Enivrés de désir, nous nous laissons dériver dans la langueur du moment. Nous ne pensons plus et nous laissons guider par notre instinct. Doucement, j’allonge Lou sur le canapé et me glisse tout contre elle sans cesser de l’embrasser. Son t-shirt est relevé. Je dégrafe son soutien gorge, non sans difficulté à cause de mon expérience inexistante, tandis qu'elle, audacieuse, a déjà une main dans mon caleçon et me caresse sans retenue. Rencontrer une fille et à peine quelques minutes après nous mettre dans cet état est pour moi très novateur mais je laisse les choses se faire avec plaisir.
Nos respirations se font plus saccadées. La chaleur de nos envies respectives gagne nos corps. Je rejoins Lou dans son exploration et découvre du bout de mes doigts la toison duveteuse qui couvre son sexe déjà humide. Elle écarte doucement ses cuisses fines pour m’ouvrir un accès total à son intimité. J'explore tendrement son entrejambe, frôle ses lèvres, joue avec ses boucles douces et ses pétales charnus et moites. De mon côté, je grandis entre ses doigts frais. Elle fait glisser sa main autour de mon gland gonflé de désir. Nous haletons bouche contre bouche, front contre front, soudés l'un à l'autre.
Sur le canapé, les trois amis ont une longueur d’avance. Xavier est allongé sur le dos et Camille, entre ses jambes, gobe son sexe avec gourmandise en lui massant les testicules. J’entends les bruits humides de sa bouche remplie par l’énorme membre tendu et les soupirs d’aise de Xavier. Sandra, en culotte est à quatre pattes derrière Camille. Elle tient les fesses de la jeune femme à deux mains et lui dévore sa fleur à grands coups de langue. Lou et moi les observons quelques temps sans cesser de nous masturber mutuellement. Xavier ouvre les yeux et me lance un clin d'œil complice. Sandra se relève et nous regarde tous les quatre tour à tour. Elle sourit, comblée par le spectacle lubrique qui s’offre à elle et pose ses poings fermés sur ses hanches larges.
— On fait un concours de pipe? Lance-t-elle d'un ton enjoué.
Camille pouffe de rire.
— Jamais Lou ne sucera mieux que moi! Lance t-elle à celle qui se blottit contre moi.
Lou, silencieuse, lui jette un regard de défi féroce, prête à entrer en compétition. Elle se met à genoux par terre, se débarrasse de mon caleçon et prend ma hampe dressée à pleine main avant de l’enfourner très lentement entre ses lèvres entrouvertes. Elle m’accueille dans sa bouche chaude et délicieuse en me regardant droit dans les yeux. Ma tête bascule en arrière tant la sensation est exquise. Sandra se place entre nous quatre en juge. Elle approche son visage de ceux de nos amantes et compare leurs qualités de fellation. Camille et Lou se prennent au jeu et se font de plus en plus entreprenantes. Alors que la copine de Xavier mise sur la rapidité et l'aide de ses mains, Lou, elle, est beaucoup plus sensuelle. Elle avale posément mon gland violacé en le caressant de sa langue agile. Ses lèvres sont juste assez entrouvertes pour me laisser entrer sans résistance mais pas trop pour que je les sente bien me frôler. Des fils de bave coulent le long de mon sexe et lubrifient ses allers et retours lents. J'ai un avantage sur Xavier. Mon dard étant moins volumineux, Lou peut l’avaler entièrement là où Camille ne peut en ingérer qu’à peine la moitié.
Sandra se promène nonchalamment entre le canapé et le clic clac et finalement, Lou remporte le défi selon ses critères. Sa voix forte résonne entre les murs nus du salon.
— On arrête là, pas envie de voir du sperme gaspillé ! Faut qu'on baise après !
La juge annonce la suite des événements d'une voix pleine d’envie.
— Maintenant à vous les gars! Léchez-moi ces petites chattes trempées! Le premier qui arrive à donner un orgasme à sa copine gagne!
Lou se relève en me jetant un regard incendiaire et resté debout devant moi. Je l’aide à enlever son t-shirt et sa jupette tout en caressant sa peau. Je dépose des dizaines de baisers légers sur son ventre et sa poitrine ferme. Elle se penche vers moi et je la prend dans mes bras. Je lui caresse le visage tendrement en l’embrassant. Je mange ses lèvres dans un baiser langoureux. Nos regards croisés et nos respirations envoûtées en disent long sur le feu qui brûle nos entrailles. Le jeu est excitant au possible et nous sommes bien décidés à l’emporter dans laisser la moindre chance à nos adversaires.
Je l’allonge sur le clic clac sans quitter ses lèvres puis je descend doucement le long de sa carotide, laisse courir ma langue sur son épaule, sa clavicule, fourre mon visage au creux de son cou et la sent frissonner. Ses boucles larges me chatouillent quand je bécote son cou. Je rejoins lentement la naissance de ses seins puis titille du bout de mes dents ses tétons rosés durcis de désir. Mes mains parcourent son corps, frôlent sa peau qui se grêle de frissons, massent ses petits seins, son ventre et bientôt mon visage arrive au niveau de sa culotte blanche qui laisse deviner les formes de son sexe. Je m’agenouille entre ses jambes écartées avec une lenteur calculée, mords le tissu, le lèche, joue de mes doigts autour des élastiques avant de l’écarter doucement sur le côté pour découvrir son trésor caché. Elle gémit doucement, se tortille alors que mes doigts explorent ses petites lèvres charnues, trouvent son clitoris et le torturent avec délice.
Xavier est allongé sur le dos tandis que Camille est presque assise sur son visage. Elle masse ses seins d'une main tout en le maintenant sous elle de l’autre en le tirant par les cheveux. Elle ondule lascivement de son bassin et se frotte hardiment sur la bouche de mon ami. Elle a les joues rouges et comme Lou, elle est transportée par l’ambiance. Elle pousse de petits cris de souris et se cambre sous les assauts de Xavier emprisonné entre ses cuisses. Sandra nous regarde, assise par terre, les cuisses grandes ouvertes. Elle a répudié sa culotte et, en se mordant la lèvre inférieure, nous observe avec gourmandise en se doigtant. Elle se délecte du spectacle, se nourrit de nos halètements.
Je ne m’attarde pas à regarder Camille et Xavier s’éclater. Je fais glisser doucement la culotte de Lou sur ses cuisses pâles et douces sans la lâcher du regard. Je l’enlève et la respire, la renifle. Sentir les odeurs corporelles de Lou sur ce petit bout de tissu tend davantage mon membre. Elle ouvre ses jambes et m’invite tendrement à butiner sa fleur offerte. En remuant son index, elle m’indique clairement son désir en pointant vers son calice brillant de son nectar. De bonne grâce, je m’exécute et embrasse, mord, dévore sa peau depuis ses genoux jusqu'en haut de ses cuisses. Enfin, après une errance calculée, je laisse ma langue goûter son intimité.
Lou est trempée d’excitation et son goût sucré remplit ma bouche, excite mes papilles. J’explore les plis de sa fleur avec délice, suce son pistil doucement. Mes doigts ne sont pas en reste, j’accompagne ma langue de mon index et de mon majeur. Ils écartent doucement ses grandes lèvres et glissent entre ses petites lèvres qui dépassent largement. Ses poils pubiens chatouillent mes narines alors que je m'évertue à lui procurer un maximum de plaisir. Je pénètre doucement de mes deux doigts son vestibule, les retourne en crochet et pétris tendrement ses zones érogènes. Taquin, mon annulaire effleure son anus contracté et fait sursauter Lou qui se cambre, les yeux fermés, abandonnée à son propre plaisir.
Xavier de son côté a renversé sa cavalière et s’occupe lui aussi de son minou, à quatre pattes entre les grandes jambes de Camille relevées sur sa poitrine. Sandra s’approche et passe une main sous lui pour attraper son membre. Elle le tire sans ménagement en arrière et commence à le branler. Xavier se tourne légèrement sur le côté pour faciliter l’accès à l’intruse coquine et plonge de plus belle son visage entre les cuisses largement ouvertes de sa partenaire. Sandra se penche, s’allonge et se glisse entre les jambes masculines. Elle commence à pomper Xavier avidement et trait son membre engoncé dans sa bouche distendue. Les voir s’enivrer de plaisir me transcende, je redouble d’efforts.
Lou se tord littéralement sous mon traitement implacable, attrape ma nuque et plaque mon visage contre elle pour appuyer mes coups de langue. Elle respire de plus en plus vite, les yeux fermés, la tête contre le dossier. Alors que je suis concentré sur mes sensations, je sens soudain la main fureteuse de Sandra qui vient tâter ma hampe et amorcer une masturbation sans tendresse. Elle serre fort mon érection de sa poigne. Tout en s’occupant de ma queue palpitante, elle pose sa main sur ma tête et appuie avec autorité. Je peux à peine respirer entre les jambes de Lou mais bizarrement, cela décuple mon plaisir. La voix grave de Sandra susurre à mon oreille.
— Lèche la bien Olivier. C'est ça, comme ça. Regarde comme elle mouille la timide Lou!
La jeune femme s’adresse à Lou, un sourire carnassier aux lèvres.
— Et toi Lou tu kiffes? Il te bouffe bien?
Lou acquiesce en silence d'un petit mouvement tête. Elle se mord l’ongle de son index, gémit, se contracte, ondule légèrement contre ma bouche et caresse le dessus de ma tête. Derrière moi, Sandra chuchote.
— C'est excitant de te voir la dévorer comme ça, j'ai hâte de vous voir baiser.
Xavier et moi nous démenons de longues et délicieuses minutes à procurer du plaisir à nos belles offertes. Je suis à la limite de la crampe quand je sens un changement dans l’attitude de Lou. Elle me griffe le cuir chevelu, ploie sous mes coups de langue rapides. Sa respiration se fait irrégulière et je sens dans ma bouche que son miel coule plus abondamment. Sa toison soyeuse, trempée, diffuse une odeur douce qui aiguise mon appétit. j’aspire avec passion ses sécrétions excitantes. Ses petits cris se font plus aigus, presque plaintifs alors que son désir monte et soudain, elle convulse. Ses cuisses, piège à loup impitoyable, se referment sur mes tempes et elle arrache presque des mèches de mes cheveux tant ses doigts tirent dessus. Au même moment, j’entends derrière moi Camille qui jouit à son tour mais peu m’importe, j’ai remporté ce défi, d'une phalange.
Xavier ne laisse pas Camille redescendre, il repousse ses jambes sur sa poitrine, la plie en deux, prend son sexe imposant d'une main et pénètre presque d'une traite sa copine gémissante. Sandra se met debout sur le canapé face à Xavier, ses pieds de part et d’autre de la tête de Camille. Elle s’accroupit et présente son sexe à Camille qui, sans gêne aucune, se met à la lécher. Lou et moi regardons un instant ce tableau des plus excitant dans les bras l'un de l'autre. Le chibre de Xavier est vraiment disproportionné, il dilate la fleur serrée de Camille qui paraît toute petite allongée devant lui. Sandra la domine de toute sa taille, elle ferme les yeux en massant sa poitrine opulente alors que la jeune femme sous elle se délecte de son calice épais et luisant.
Doucement, Lou se lève et se met à genoux sur la table basse en bois. Elle creuse ses reins, prend la position du chiot, tourne sa tête et me lance un regard concupiscent. Elle tend ses petites fesses vers moi en silence, difficile de résister à pareille invitation. Je me place derrière elle, pose une main sur ses lombaires et de l'autre, je me guide vers son vestibule caché par sa toison humide. Ses petites lèvres accueillent mon membre bandé. Je les écarte doucement avec mon gland et entre en elle en prenant tout mon temps jusqu'à ce que mon ventre rencontre son fessier. Lascivement, elle se tortille, se dandine, dodeline de son arrière train autour de moi. Ses petits seins rebondissent doucement en rythme avec mes mouvements de va-et-vient. Je ferme les yeux d'extase et soupire, sa chaleur moite m’entoure agréablement. J’entends mon ami qui râle et souffle près de nous. Les bruits humides de nos ébats, nos respirations haletantes et les effluves de nos corps en sueur emplissent la pièce. L’odeur de stupre nous enivre et annihile toute retenue.
Sandra quitte son poste au-dessus de Camille et vient vers Lou et moi. En silence elle nous sépare et me tire par le sexe, m’incite à venir près de Camille toujours allongée et me pousse doucement vers sa bouche. Camille entrouvre ses lèvres et m’avale sans rechigner. Je lève les yeux vers Xavier qui me regarde un sourire aux lèvres tout en lutinant sa chérie. Je me tourne vers Lou et vérifie qu'elle ne me tient pas rigueur de ma défection. Je constate qu'elle a trouvé de quoi se distraire. Elle est déjà en prise avec Sandra, insatiable, le visage enfoui entre les cuisses ouvertes de ma petite amie. Lou, les yeux fermés, prend le baiser de Sandra en lui tirant les cheveux. Je baisse les yeux et observe Camille qui me caresse les testicules tout en me masturbant entre ses fines lèvres. Les bruits de succion de sa bouche et les clapotis de sa fleur empalée par le pieu de Xavier emballent mes sens. Je n'ai jamais été aussi tendu de ma jeune vie, complètement excité par le moment partagé entre nous cinq.
Mon ami se retire de Camille pantelante sans un mot. Elle reprend doucement respiration après le traitement prodigué par Xavier mais ne lâche pas mon sexe palpitant pour autant. Le torse de Xavier est en sueur mais, guidé par ses désirs, il ne prend pas de pause. Il se rapproche de Lou et Sandra, allongées sur le canapé, attrape la croupe rebondie de Sandra et sans préambule la pénètre de son épaisseur en lui donnant des petites fessées sèches. Sandra crie à chaque claque, à chaque coup de reins de son étalon. Son excitation monte encore d'un cran.
Camille m’abandonne à son tour et les rejoint. Elle se place au dessus de la tête de Lou allongée sur le dos et lui donne son sexe à déguster en écartant ses lèvres de ses doigts. Je les regarde en me masturbant. Voir les trois jeunes gens se donner du plaisir solidifie davantage mon érection déjà douloureuse. Sandra me fait un signe de la main, m'invite à l’embrasser alors que Xavier la fourre furieusement. Je ne me fais pas prier et la rejoins. Nos langues se mélangent, je sens dans sa bouche les arômes de Malibu mélangés à la saveur de Lou. Je lui caresse le visage tandis que Lou se saisit de mon membre, l’emprisonne entre ses doigts puis le cajole sur toute sa longueur.
Je glisse ma main le long du dos de Sandra, sens les coups de son coït brutal et rencontre le sexe de Xavier qui entre et sort d’elle vigoureusement. La sensation est étrange. Le sentir glisser dans cette fleur trempée est à mon grand dam très excitant. L’alcool aidant, je poursuis ma caresse et laisse mes doigts entourer le membre viril et lubrifié de Xavier qui ne cesse pas ses coups de reins. C'est la première fois que je touche un sexe d’homme. Mon action n’échappe pas à Sandra fiévreuse. Elle repousse gentiment Xavier qui s’extrait de son ventre un peu à regret. Sa virilité est dressée, texturée de veines saillantes, brillante des sécrétions de sa partenaire. La demoiselle bouillonnante que rien ne semble arrêter reprend son rôle d’entremetteuse. Elle jette un regard complice à Lou et Camille avant de s’adresser à moi d'un ton plutôt autoritaire.
— Cap de sucer ton pote?
Je reste interdit, l’idée de prime abord me rebute mais elle n'y prête pas attention et balaie ma réticence en attirant Xavier vers moi.
— Donne lui ta bite Xav et toi Olive, mets toi à genoux.
Xavier se marre et se présente fièrement devant moi les mains posées sur ses hanches. Son épieu turgescent qui se maintient seul horizontalement est immense, il fait quasiment la longueur de mon visage. Je lève les yeux, cherchant de l’aide dans le regard de Xavier mais il prend son chibre et le dirige vers moi.
— Aller Olive ! On s’en branle! On est là pour le cul non?
J’hésite mais dans un coin de ma tête les dés sont déjà jetés. J’entoure le morceau de chair dur entre mes doigts et commence à le masturber doucement contre ma joue en regardant Xavier droit dans les yeux. Sandra s’accroupit à côté de moi.
— Je vais t'aider, t'as l'air empoté mon pauvre.
Elle ouvre la bouche, avale l’énorme gland et le lèche avidement avant de me le rendre.
— C'est pas compliqué pourtant! À toi!
Elle agrippe mes cheveux et me guide doucement en tenant la hampe. Je suis le mouvement et accepte le défi. Je suis déconcerté. Le goût, mélange de sécrétions féminines et d’odeurs masculines, ne me dérange pas. Mes lèvres s’ouvrent, se distendent quand son gland remplit ma cavité buccale. Je fais de petits mouvements timides.
— Voilà, comme ça. Suce le bien Olive. Donne du plaisir à ton pote.
J'ai l'impression de prendre dans ma bouche une courgette chaude. Ma langue joue sur le col, la tête et lèche la chair de Xavier avant de l’avaler de nouveau. Derrière moi, Sandra Camille et Lou rient. Elles ne se moquent pas, bien au contraire, elles m'encouragent puis se mettent toutes les trois à se caresser mutuellement, savante alliance de doigts, de langues et de baisers lubriques.
Xavier semble satisfait de ma prestation mais préfère rapidement retourner lutiner Camille et me voilà de retour entre les cuisses de Lou toujours allongée sur le dos. Elle entoure ses cuisses jointes de ses bras et pose ses pieds sur mes pectoraux alors que je la pénètre tout en douceur tout en léchant Sandra qui s'est assise sur le dossier du canapé à côté de moi. Lou d'une main me sortir d’elle en souriant et rejoint Sandra sur son perchoir. Elle se penche et bécote la lourde poitrine de sa voisine en la pétrissant. Ses jambes s'ouvrent. Devant moi j'ai deux fleurs à butiner, le rêve pour l’amateur gourmet de cunnilingus que je suis.
— J'aime ta manière de me manger me dit Lou d'une voix douce légèrement aiguë.
Ces mots résonnent encore à mes oreilles aujourd'hui. Je m'exécute avec hâte et fouille de ma langue les deux femmes à tour de rôle. Je préfère de loin le goût délicat de la toison de Lou mais le sexe charnu et parfaitement lisse de Sandra est beaucoup plus juteux, il attise mon désir et aiguise mon appétit. Elle me trempe littéralement le visage de son nectar. À genoux sur le canapé, j’alterne entre les deux femmes et rend hommage à leurs orchidées parfumées en demande d’attention.
Xavier reste debout et se branle en me regardant honorer les deux sexes de ma bouche avide. Camille disparaît quelques secondes de mon champ de vision. Concentré sur ma tâche, l’environnement s’efface et je m’enfonce dans ma bulle libidineuse. J'ai toujours eu une grande préférence pour les cunnilingus aussi je suis comblé tant les deux femmes semblent apprécier l’agilité de ma langue. Mes papilles exaltées inondent mes neurones de stimulus.
Je sens soudain un doigt glacé me chatouiller l’anus et entrer en moi doucement sans prévenir. Je me contracte, plutôt surpris par la facilité avec laquelle Camille a entré son majeur dans mon cul et comprends alors qu'elle a été chercher de l'huile de tournesol dans la cuisine. La bouteille est posée sur la table basse, ouverte. La sensation n'est pas désagréable mais je me sens gêné et tente de m’extraire de son emprise. Camille s’en rend compte et sa voix, chaude et douce, rassurante, parvient à mes oreilles.
— Laisse toi faire Olivier, tu vas kiffer. D’accord?
J’acquiesce, appâté par l’interdit. J’ouvre légèrement mes cuisses et creuse un peu mes reins. Camille entre en entier son doigt dans mon anneau serré. Elle masse délicatement ma prostate et mon érection s’en trouve décuplée. D'une main ferme, elle choie mon membre tendu à l’extrême. Elle murmure à mon oreille et son souffle chaud me fait frissonner.
— Alors, tu aimes non? C'est agréable ?
Je suis incapable de lui répondre, complètement transporté. Les yeux fermés, je vagis tandis qu'elle élargit ma rondelle d'un deuxième doigt et commence des mouvements d'allers retours lents. Je suis submergé de sensations perturbantes, douleurs et plaisirs. Entre deux halètements, je reprends mon œuvre entre les jambes de Lou et de Sandra qui maintenant s’embrassent fiévreusement. Concentré sur ma tâche, ailleurs, je ne sens pas Camille retirer ses doigts et vois encore moins Xavier s’approcher de moi. Je ne détecte sa présence que lorsque je sens ses mains larges se poser sur mes hanches. Je tourne la tête un instant et d'un regard entendu, je le laisse m’utiliser pour son plaisir.
Son gland dilate mon trou alors qu'il force son passage entre mes fesses. Je m’arc-boute, hoquète, la douleur est intense sur le moment. C'est gros, épais, dur et tendre à la fois. Je sens mon muscle anal se crisper, puis trémuler alors qu'il abdique pour laisser le passage au monstre de chair gonflé. Son ventre tape contre mes fesses, il me poignarde jusqu'à la garde. Moi et Xavier sommes différents sur une chose, la délicatesse.
Je le sens me remplir de son chibre, entrer dans mon ventre, en ressortir et replonger en moi plus fort. Il râle, souffle et s’échine entre mes fesses. J'ai mal au début, vraiment mal, comme un déchirement intérieur mais rapidement, j'y trouve du plaisir. Camille s’est glissée sous moi et me suce, lèche mon scrotum, avale mes testicules en me masturbant puis attrape entre ses lèvres celles de Xavier. Je ferme les yeux et me laisse totalement aller à notre partie de jambes en l’air qui a pris une tournure plutôt incongrue. Je ne m’attendais pas en venant chez Xavier à expérimenter une orgie et imaginais encore moins perdre ma virginité ce soir là.
Sandra et Lou quittent leur perchoir. Cette dernière s’allonge devant moi et d'une main se caresse, aguichante. Elle me regarde me faire prendre et glisse ses doigts entre ses plis. Ma tête repose sur sa cuisse. Je sens l’odeur puissante de ses sécrétions. J'aimerais plonger ma langue dans son intimité mais les à-coups virulents de Xavier m’en empêchent. Je n’ai plus mal, au contraire. Je parviens enfin à me rapprocher suffisamment de l’entrejambe de Lou pour me délecter de son tabernacle, mon front plaqué par saccades contre sa fourrure.
J’incarne la frontière physique entre la douceur et la virulence. D'un côté ma langue explore langoureusement la friandise de Lou haletante et de l'autre Xavier me visite avec ardeur et force. Au milieu, mon cœur bat la chamade au bord d'exploser d’extase. Sur le clic clac, Camille s’occupe désormais de Sandra. Elle a enduit son anus avec l’huile et lui dévore le berlingot en enfonçant deux puis rapidement trois doigts dans ses fondements. Sandra se tient les jambes en l'air façon grand écart et hurle son plaisir. Comme à son habitude, c'est elle la plus bruyante même si j'avoue la concurrencer sur son terrain depuis peu.
Sandra jouit, fort, aplatit le visage de Camille contre elle et se frotte contre ses lèvres gourmandes. Elle sursaute, tremble, se contracte, anhèle. Des plaques rouges apparaissent sur sa poitrine et ses joues. Camille retire ses doigts de son cul et s’assied sur le clic clac, Sandra se relève sur ses coudes, légèrement chancelante, les jambes encore secouées de spasmes, le regard perdu. Devant moi, j'aperçois entre ses petits seins Lou qui me regarde de ses grands yeux verts voilés de plaisir, béate. Moi, j'ai littéralement les fesses en feu. Xavier me laboure en me tenant par les hanches.
Après plusieurs minutes d’efforts, Xavier, à bout de souffle, se retire et s’étale sur le canapé en soupirant d’aise. Un grand vide se fait d'un coup dans mon ventre et je sens mon sphincter anal se resserrer doucement. C'est difficile de l’admettre mais j'ai adoré me faire baiser. Lou, souriante, apaisée, me caresse le visage tout en se hissant sur ses avant-bras. Implicitement elle me demande de l’abandonner. Je lâche à regret son lys en me promettant de revenir récolter sa rosée si douce dès que possible.
Nous nous regardons, tous les cinq, nos peaux luisent de sueur, nos souffles sont courts. Nous pouffons de rire en nous remémorant tout ce qui vient de se passer. Sandra attrape Lou et Camille par les épaules, elles se concertent quelques secondes en messes basses. Les deux filles éclatent de rire et rampent vers nous, une flamme sauvage brille dans leurs yeux. Lou se glisse entre mes jambes et prend dans ses mains mon sexe moins vaillant tout comme le fait Camille avec mon ami. Elles nous masturbent un peu et rapidement nous retrouvons de la vigueur.
— Qui jouit le premier perd! Annonce Sandra de sa voix grave. Tous les coups sont permis !
Xavier et moi nous regardons avec connivence. Nous savons pertinemment que nous sommes déjà bien au-delà de nos limites et qu'il va être difficile de résister longtemps à l’estocade que préparent nos amantes. Lou commence par une fellation immédiatement copiée par Camille. Sa bouche est formidable autour de ma hampe, sa langue, doux coussin baveux, m’accueille et m’asticote. Elle me caresse les gonades de sa main chaude et de l’autre masse ma longueur avec dextérité et délicatesse tout en me distillant son baiser voluptueux. Quand elle sent que je vais craquer, elle ralentit puis s’arrête. Elle se met debout et grimpe sur mes genoux. Elle ondule du bassin, danseuse du ventre sensuelle. Elle me maintient sous elle du bout des doigts et me caresse en frottant ma dureté retrouvée entre ses grandes lèvres. Je ne sais plus à quel sein me vouer aussi je palpe amoureusement et successivement ses deux poires d'une main tout en l’accompagnant de ses mouvements avec l'autre posée amoureusement sur sa hanche. Je ne possède pas Lou, elle lustre lascivement mon sexe contre le sien dans un ballet farouche.
À côté de moi, Camille pompe Xavier comme s'il était question de vie ou de mort. Je ne suis pas sûr qu'elle ait bien saisi l’unique règle du jeu. Le pauvre est incapable de résister et craqué très rapidement au traitement infligé par sa copine. Il rugit, son dos s’arque sur le canapé et il explose dans la gorge de Camille. Surprise, elle est sidérée. Sa bouche remplie de chair ne peut contenir la charge et déborde sur l’épaisseur palpitante de Xavier un peu à l’image de la cire qui coule le long d'un cierge. Sa liqueur coule sur le ventre de mon ami. Sandra s’abouche à Camille, lui attrape le visage et l’embrasse. Leurs langues se mélangent tandis qu’elle déguste les restes de semence sur et entre les lèvres entrouvertes de Camille. Par gourmandise, Sandra lèche le menton et le cou aspergé de Camille puis vient aspirer le ventre de Xavier et efface toute trace de l’éjaculation.
Son nettoyage achevé, l’attention de Sandra se focalise sur Lou et moi, toujours plongés dans notre communion. Elle encourage Lou à me faire jouir mais la brunette est ailleurs. Ma reine a trouvé un sceptre qui épouse à la perfection sa fente lubrifiée de sécrétions. Elle danse les yeux fermés, les bras le long de son corps, ballants, et se laisse emporter sur les lointains rivages de l’extase.
Sandra rapproche son visage du mien et me mord les lèvres sensuellement. Elle me caresse le ventre, le torse, griffe ma peau de ses ongles acérés. Sa langue trace son chemin sur tout mon corps puis finalement elle se penche pour embrasser mon pubis, darder la pointe de sa langue sur mon casque. Elle plante soudainement ses griffes dans mes cuisses. La légère douleur procurée brise mes dernières barrières mentales et à mon tour je jouis sous les allées et venues du bassin de ma muse enivrée. J’expulse par saccades des jets puissants qui atterrissent sur mon ventre, lubrifient la fente de Lou et aspergent la bouche ouverte de Sandra la gourmande. Elle me bois, nettoie mon bas ventre et, satisfaite, va s'asseoir sans un mot près de Xavier en essuyant sa bouche d'un revers de la main.
Nous sommes essoufflés, éreintés, nos appétits sont assouvis. La musique s'est tue. La maison est plongée dans un silence à peine troublé par nos soupirs. Lou s’est recroquevillée sur moi. Je lui caresse les cheveux, le front, la joue. La sentir nue tout contre moi ne titille pas ma libido au contraire. L’émotion passée provoque chez moi un énorme élan de tendresse. Je serre, enlace ma frêle déesse de l’amour blottie contre ma poitrine. Sa peau sous mes doigts est chaude, sa respiration est calme. Un petit spasme lui échappe, elle pique du nez. Xavier termine sa bière d'un trait et s’affale dans le clic clac. Il entoure Camille et Sandra de ses bras et les deux filles posent leurs têtes sur son torse.
Il me fait un clin d'œil complice. Je comprends qu'il a absolument tout orchestré. Il avait déjà pratiqué ce genre de partie avec ces mêmes amis et m’a juste partagé avec eux, moi le timide et réservé. J'ai dépassé, explosé, annihilé toutes mes limites ce soir là en laissant ma curiosité s’exprimer. C'est aussi cette nuit que j'ai découvert mon penchant pour la soumission, domaine que j’explorerai plus avant quelques années plus tard.
Je garde un souvenir impérissable de cette soirée mémorable. Elle ne fut pas unique car je suis revenu plusieurs fois chez Xavier. Lou est resté ma petite amie pendant quelques mois avant de choisir un autre chemin. Une période riche de sexe improvisé, de luxure déchaînée avec elle ou en groupe.
J'ai essayé de vous retranscrire cette soirée le plus fidèlement possible mais mon amour de l’écriture m’a poussé à étoffer mes souvenirs, combler les vides, arranger et romancer les moments. Tout est cependant véridique même si cela paraît fou… moi aussi avec cette retranscription je trouve que cette première fois était complètement dingue… C'était il y a un paquet d'années et comme je l'ai décrit, la sobriété n'était pas au rendez-vous.
Si vous êtes sages, peut-être que je vous conterais quelques unes de nos frasques.
Si vous êtes sages, peut-être que je vous conterais quelques unes de nos frasques.
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Commentaires ()
Bien écrit comme toujours.
Finalement Xavier, avait surtout envie de se faire son pote de lui prendre sa rondelle et de se sucer par lui !!! Puisqu'il avait tout organisé pour que la soirée se passe ici ! Je trouve cela dommage d'avoir piégé son pote... Même si l'alcool lui a fait accepter certains actes.
Par contre à la fin, la phrase qu'Olivier dit me fatigue un peu, car très souvent on retrouve la même conclusion " soumis"
Mais, je félicite l'auteur, car ce beau récit est propre, il ne tombe pas dans la vulgarité, la bestialité et dans le hard.
Je vais continuer à vous suivre.