Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Plan en forêt avec un Maître — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Plan en forêt avec un Maître
Chapitre 2
Je m'appelle toujours Neron, et depuis que le Maître a décidé de me faire basculer, je ne sais plus vraiment où s'arrête l'homme et où commence le clebs.
Il a commencé doucement, presque tendrement, comme si transformer un mec de trente piges, 1m89, musclé par des années de muscu, en animal domestique était la chose la plus naturelle du monde. Mais il n'y a rien de naturel là-dedans. C'est calculé, patient, implacable. Et moi, je le laisse faire, parce que chaque fois que je touche le fond, je bande plus fort dans ma cage.
Il a commencé doucement, presque tendrement, comme si transformer un mec de trente piges, 1m89, musclé par des années de muscu, en animal domestique était la chose la plus naturelle du monde. Mais il n'y a rien de naturel là-dedans. C'est calculé, patient, implacable. Et moi, je le laisse faire, parce que chaque fois que je touche le fond, je bande plus fort dans ma cage.
Le lendemain de la dernière sortie en Forêt Verte, il m'a convoqué chez lui à 19h pile.
J'ai garé ma caisse deux rues plus loin, comme d'habitude, pour pas que les voisins voient trop souvent la même bagnole. J'ai marché jusqu'à sa porte, cœur qui cognait. La porte était entrouverte. Je suis entré, j'ai fermé derrière moi, j'ai enlevé mes pompes, mes chaussettes, mon froc, mon boxer, ma chemise, mon tee-shirt. Tout plié en pile carrée sur la console de l'entrée. Nu, cage verrouillée, peau qui frissonnait déjà dans la chaleur de la baraque.
J'ai garé ma caisse deux rues plus loin, comme d'habitude, pour pas que les voisins voient trop souvent la même bagnole. J'ai marché jusqu'à sa porte, cœur qui cognait. La porte était entrouverte. Je suis entré, j'ai fermé derrière moi, j'ai enlevé mes pompes, mes chaussettes, mon froc, mon boxer, ma chemise, mon tee-shirt. Tout plié en pile carrée sur la console de l'entrée. Nu, cage verrouillée, peau qui frissonnait déjà dans la chaleur de la baraque.
Je me suis mis à quatre pattes sans qu'il ait besoin de le demander. Rampé jusqu'au salon.
Il était assis dans son vieux fauteuil en cuir usé, jambes écartées, un verre de whisky à la main. Sur la table basse : le collier noir large, les lettres métalliques NERON rivetées dessus, le cadenas ouvert, la laisse en cuir tressé à côté.
Il était assis dans son vieux fauteuil en cuir usé, jambes écartées, un verre de whisky à la main. Sur la table basse : le collier noir large, les lettres métalliques NERON rivetées dessus, le cadenas ouvert, la laisse en cuir tressé à côté.
— Viens là, clebs.
Sa voix grave, tranquille. J'ai rampé jusqu'à ses pieds, tête baissée. Il a pris le collier, l'a passé autour de mon cou lui-même, a serré juste assez pour que je sente la pression sans étouffer. Le cadenas a claqué.
— À partir de maintenant, quand t'es ici ou quand on sort pour jouer, tu parles plus. Tu jappes. Tu gémis. Tu aboies pour quémander. Si t'oublies et que tu dis un mot humain, tu prends une correction. Pigé ?
J'ai hoché la tête. Il a tiré sur la laisse d'un coup sec.
— Réponds comme un chien.
J'ai aboyé doucement, deux fois. Court. Timide. Il a souri.
— Bien. Premier exercice : la queue.
Il s'est levé, a sorti d'un tiroir un plug-queue en silicone noir mat. Queue de berger allemand, longue, fournie, avec un petit poids à l'intérieur pour qu'elle remue naturellement quand on bouge. La base était large, conique, texturée pour bien s'accrocher. Il a lubrifié à peine – juste assez pour pas déchirer.
— À quatre pattes, cul relevé, regarde devant toi.
J'ai obéi. Il s'est mis derrière, a posé une main sur mes reins pour me stabiliser, l'autre a guidé le plug. Lentement. Très lentement. J'ai gémi quand la pointe est entrée, puis quand ça s'est élargi. J'ai serré les dents, respiré fort par le nez. Il a poussé d'un coup sec sur la fin. La base est passée, j'ai couiné comme un chiot qu'on écrase la patte. La queue pendait maintenant entre mes cuisses, lourde, et elle remuait un peu à chaque spasme de mes muscles.
— Bouge un peu. Fais voir comment elle remue.
J'ai remué les hanches. La queue a oscillé. Il a rigolé.
— Parfait. T'as l'air d'un vrai clebs maintenant.
Il m'a fait mettre debout sur mes quatre pattes – pas sur deux, jamais sur deux quand j'ai le collier – et m'a sorti dans le jardin. Nuit noire, haies hautes tout autour, pas de vis-à-vis. L'herbe était mouillée, froide sous mes paumes et mes genoux. Il a tiré sur la laisse.
— Marche. Talons.
J'ai avancé, maladroit au début, les genoux qui s'enfonçaient dans la terre molle, la queue qui battait contre mes cuisses à chaque pas. Il m'a fait tourner autour d'un arbre, puis m'a arrêté.
— Pisse. Lève la patte arrière.
J'ai hésité. Il a claqué la laisse contre mes fesses.
— Lève, j'ai dit.
J'ai levé la jambe droite, appuyé sur trois pattes, et j'ai pissé contre le tronc. Le jet partait en arc mal contrôlé, éclaboussait mes propres mollets. La honte m'a brûlé le ventre, mais ma queue enfermée a tiré sur le métal. Il a filmé avec son portable, zoom sur la patte levée, sur le collier, sur la queue en silicone qui pendait.
— Bon chien.
De retour dedans, il m'a fait manger. Une gamelle en inox posée par terre dans la cuisine. Dedans : pâtée pour chien – il avait choisi la marque premium, celle avec du vrai bœuf – mélangée à une dose généreuse de foutre qu'il avait récolté la veille sur un autre mec qu'il avait fait venir pour « tester la gamelle ». Il a touillé avec une cuillère en bois.
— Mange. Sans les mains. Gueule dedans.
Je me suis approché, tête baissée. L'odeur était lourde, viande cuite et sperme rance. J'ai plongé la langue, léché, avalé. Ça collait aux lèvres, aux dents. À chaque bouchée, la queue remuait derrière moi. Il était assis sur une chaise, jambes croisées, et il me regardait manger comme on regarde un animal de compagnie.
— Plus vite, Neron. Les bons chiens finissent leur gamelle.
J'ai accéléré, le museau plein, des gouttes qui coulaient sur mon menton. Quand j'ai fini, il a essuyé ma gueule avec un torchon sale.
— T'as été sage. Tu dors ici cette nuit.
Il m'a attaché la laisse à un anneau vissé dans le mur du couloir, juste à côté de la cage de transport qu'il avait installée pour les gros chiens. Pas de couverture. Juste le carrelage froid. Une gamelle d'eau à côté.
— Si t'as envie de pisser ou de chier, tu aboies fort. Je viendrai te sortir. Sinon, tu restes sage jusqu'au matin.
Il a éteint la lumière. Je suis resté là, à quatre pattes, collier tendu, queue enfoncée, cage qui me serrait. J'ai tourné en rond un moment, cherché une position confortable. J'ai fini par m'allonger en boule, queue repliée contre mon flanc, museau posé sur mes avant-bras. J'ai dormi par à-coups, réveillé par le poids du plug, par le cliquetis du cadenas, par l'envie de pisser qui montait vers 3h du mat'. J'ai aboyé doucement. Il est descendu en boxer, m'a détaché, m'a sorti dans le jardin.
— Fais tes besoins.
J'ai pissé contre le même arbre, levé la patte sans qu'il ait besoin de le redemander. Il m'a caressé la tête.
— Bon chien.
Le lendemain soir, il a décidé de tester en public – ou presque. Retour en Forêt Verte, même clairière que la dernière fois, celle entourée de fougères et de pins denses. Il avait posté l'annonce sur le site deux jours avant : « Forêt Verte Rouen – ce soir 22h – sortie clebs blond musclé. Cage, queue, collier marqué Neron. Maître sur place. Poppers, sans capote, utilisez-le comme un trou à chiens. Venez nombreux. »
Il m'a préparé chez lui : harnais en cuir autour du torse avec des anneaux métalliques, queue toujours enfoncée, collier verrouillé, laisse longue de cinq mètres. Pas de manteau. Pas de fringues du tout.
Il m'a fait monter dans le coffre de sa bagnole, sur une vieille couverture pliée. La cage de transport était là, mais il l'a laissée ouverte pour que je puisse m'allonger.
Il m'a préparé chez lui : harnais en cuir autour du torse avec des anneaux métalliques, queue toujours enfoncée, collier verrouillé, laisse longue de cinq mètres. Pas de manteau. Pas de fringues du tout.
Il m'a fait monter dans le coffre de sa bagnole, sur une vieille couverture pliée. La cage de transport était là, mais il l'a laissée ouverte pour que je puisse m'allonger.
— Couché, Neron. Silence.
J'ai obéi. Il a conduit une demi-heure, fenêtres entrouvertes, air froid qui rentrait et me faisait frissonner. Quand on est arrivés au parking abandonné de La Vatine, il a coupé le moteur, est descendu, a ouvert le coffre.
— Sors. À quatre pattes.
Je suis descendu, genoux sur le bitume froid. Il a attaché la laisse à l'anneau du harnais, a commencé à marcher vers le sentier. J'ai suivi, à quatre pattes, la queue qui battait doucement à chaque pas, les cailloux qui rentraient dans mes paumes et mes genoux. Le chemin était boueux, glissant. À un moment, j'ai ralenti. Il a tiré sec.
— Avance, clebs. T'es pas en balade.
J'ai accéléré, respirant fort par le nez.
Dans la clairière, cinq mecs étaient déjà là. Lampes frontales éteintes pour pas attirer l'attention, mais assez de lune pour qu'on se voie. Quand ils m'ont aperçu arriver à quatre pattes, queue qui remuait, collier marqué, harnais, ils ont murmuré, rigolé.
Dans la clairière, cinq mecs étaient déjà là. Lampes frontales éteintes pour pas attirer l'attention, mais assez de lune pour qu'on se voie. Quand ils m'ont aperçu arriver à quatre pattes, queue qui remuait, collier marqué, harnais, ils ont murmuré, rigolé.
— Putain, il l'a vraiment fait. Un vrai clebs.
Le Maître a attaché ma laisse à un tronc couché.
— Il aboie pour dire merci. Il remue la queue quand il kiffe. Il bouffe par terre ce que vous laissez tomber. Servez-vous.
Ils ont commencé doucement, presque curieux.
Un premier m'a chopé par le collier, m'a forcé à lever la tête.
Un premier m'a chopé par le collier, m'a forcé à lever la tête.
— Ouvre, Neron.
J'ai ouvert. Il a pissé dans ma gueule, chaud, salé. J'ai avalé, aboyé deux fois pour remercier. Il a rigolé.
— Il obéit bien, le chien.
Un autre s'est mis derrière, a tiré sur la queue en silicone pour me faire couiner, puis a poussé sa bite dans mon cul, brut, sans préparation. J'ai gémi fort, remué la queue sans le vouloir. Le poppers circulait : une bouteille passait de main en main, on me bouchait une narine, on me forçait à sniffer profond. Le rush montait, ma tête partait, mon corps s'ouvrait, je devenais mou, disponible.
Ils se sont relayés longtemps.
Bouche, cul, mains qui pinçaient mes tétons, qui claquaient mes fesses, qui tiraient sur le collier. À un moment, ils m'ont mis sur le dos dans la boue, jambes écartées, queue en l'air, et ils se sont branlés au-dessus de moi. Le foutre tombait en rafales : sur mon torse, sur mon visage, dans mes cheveux, sur la queue en silicone. Le Maître ramassait ce qui coulait par terre avec sa main gantée, versait dans la gamelle qu'il avait apportée.
Ils se sont relayés longtemps.
Bouche, cul, mains qui pinçaient mes tétons, qui claquaient mes fesses, qui tiraient sur le collier. À un moment, ils m'ont mis sur le dos dans la boue, jambes écartées, queue en l'air, et ils se sont branlés au-dessus de moi. Le foutre tombait en rafales : sur mon torse, sur mon visage, dans mes cheveux, sur la queue en silicone. Le Maître ramassait ce qui coulait par terre avec sa main gantée, versait dans la gamelle qu'il avait apportée.
— Mange, Neron.
J'ai plongé la gueule, léché le mélange de terre, de boue, de foutre. J'ai aboyé doucement quand j'ai fini, remué la queue. Ils ont applaudi, se sont marrés.
À la fin, ils sont partis un par un. Le Maître m'a détaché, m'a fait ramper jusqu'à la voiture. Il m'a remis dans le coffre, dans la cage cette fois. Porte fermée, verrouillée.
À la fin, ils sont partis un par un. Le Maître m'a détaché, m'a fait ramper jusqu'à la voiture. Il m'a remis dans le coffre, dans la cage cette fois. Porte fermée, verrouillée.
— Couché, clebs. On rentre.
Il a conduit lentement, musique basse, fenêtres ouvertes. L'air froid rentrait par les grilles de la cage. J'étais nu, boueux, puant, plugé, collier tendu contre les barreaux. J'ai fermé les yeux, épuisé.
Chez lui, il m'a sorti de la cage, m'a fait boire à la gamelle d'eau, puis il s'est assis sur le canapé. Il m'a fait poser la tête sur ses cuisses. Il m'a gratté derrière les oreilles, doucement.
Chez lui, il m'a sorti de la cage, m'a fait boire à la gamelle d'eau, puis il s'est assis sur le canapé. Il m'a fait poser la tête sur ses cuisses. Il m'a gratté derrière les oreilles, doucement.
— T'as été un excellent chien ce soir, Neron. Demain, on recommence. Et après-demain. Et le week-end prochain aussi. Jusqu'à ce que tu oublies comment on se tient debout quand t'as le collier. Jusqu'à ce que tu sois vraiment mon clebs.
Je sais qu'il va y arriver.
Je commence déjà à attendre ses sifflets.
À bander quand il tire sur la laisse.
À avoir envie de remuer la queue quand il dit « bon chien ».
À rêver de la forêt la nuit, de la boue, des odeurs, des bites anonymes.
La Forêt Verte est devenue ma niche.
Mon Maître me transforme.
Et je le supplie intérieurement pour qu'il continue.
Toujours plus bas.
Toujours à quatre pattes.
Toujours son chien.
Je commence déjà à attendre ses sifflets.
À bander quand il tire sur la laisse.
À avoir envie de remuer la queue quand il dit « bon chien ».
À rêver de la forêt la nuit, de la boue, des odeurs, des bites anonymes.
La Forêt Verte est devenue ma niche.
Mon Maître me transforme.
Et je le supplie intérieurement pour qu'il continue.
Toujours plus bas.
Toujours à quatre pattes.
Toujours son chien.
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