Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La mariée et son patron — Chapitre 1 · Le mariage
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La mariée et son patron
Chapitre 1 · Le mariage
La houppa dressée au milieu du jardin vibrait doucement sous les lampions suspendus, comme une voile sur le point de prendre le large. La musique klezmer flottait entre les rires, les verres levés et les effluves de houmous et de vin doux. Rose souriait, en robe crème au tombé parfait, droite, belle, impériale. Mais derrière ce sourire, Ben le savait, quelque chose clochait.
Il l'avait vue arriver dans l'entreprise deux ans plus tôt, hautaine et magnétique, avec son passé d'opérations spéciales et de shootings de mode. Rose avait cette manière de marcher comme si le monde était son terrain d'entraînement. Elle avait tenté. Plusieurs fois. Toujours frontalement. Lui, il était resté droit. Il était amoureux, à l'époque. Il s'était interdit d'y penser.
Mais ce soir... ce soir, il était célibataire. Et elle, elle se mariait. Avec un type bien, probablement. Mais pas un type qu'elle aimait.
Il s'était fait discret pendant la cérémonie, puis il s'était laissé aller pendant la fête. Le vin coulait, les danses s'étaient enchaînées, et Rose riait un peu plus fort que d'habitude. À un moment, leurs regards s'étaient croisés. Elle avait levé son verre. Il avait souri.
Plus tard, quand les invités commençaient à partir ou à se vautrer sur des coussins dans la lumière orangée de la tente, elle l'avait approché. Simplement. Sans un mot. Elle avait attrapé sa main. Il n'avait pas résisté.
Ils s'étaient éclipsés sans un bruit, entre les bosquets, jusqu'à une dépendance, une sorte de petit pavillon de pierre un peu à l'écart. À l'intérieur, la fraîcheur contrastait avec la moiteur de la fête. Rose s'était adossée à la porte, le regard brillant.
— Tu veux toujours pas m'embrasser, patron ?
— Je crois que j'ai plus d'excuses, Rose.
— Je crois que j'ai plus d'excuses, Rose.
Il s'était approché, lentement. Elle sentait le musc, le vin, la tension d'années de regards retenus. Il l'embrassa. Ce fut d'abord doux. Elle trembla contre lui. Puis elle l'agrippa par la nuque, l'attira à elle, et leur baiser devint quelque chose de brûlant, de pressé.
Les pans de sa robe glissèrent entre leurs doigts impatients. Sous la dentelle, elle ne portait rien. Elle rit doucement contre sa bouche. Il la souleva et la porta jusqu'à un canapé bas recouvert d'un plaid ancien. Elle l'enlaça, jambes serrées autour de lui.
— Tu sais que c'est une folie, murmura-t-elle contre sa gorge.
— Je sais. Mais j'ai envie de toi depuis bien trop longtemps.
— Je sais. Mais j'ai envie de toi depuis bien trop longtemps.
Ses mains parcoururent sa peau avec une lenteur presque douloureuse. Il voulait la sentir tout entière. Rose se cambra sous ses caresses, ses soupirs mêlés à ceux du bois qui craquait autour d'eux. Elle le guida, exigeante et tendre à la fois. Et lui, surpris de la douceur qu'il trouvait en elle, se perdit dans ses gestes, dans sa peau, dans ses yeux mi-clos.
Quand il entra en elle, elle émit un râle profond, presque animal. Il se mouvait en elle avec une maîtrise contenue, et pourtant, chaque poussée disait tout le manque, toute la tension accumulée. Rose se laissait aller, libre, offerte, et pourtant c'était elle qui le possédait. Il s'abandonnait.
Ils firent l'amour avec tendresse, mais aussi avec cette urgence des choses qui n'auraient pas dû arriver.
Plus tard, elle resta contre lui, nue, les cheveux en bataille, le souffle lent. Il l'embrassa sur le front, puis dans le creux de son épaule.
— T'es magnifique, Rose.
— Et toi, t'as mis trop de temps à me le dire.
— Et toi, t'as mis trop de temps à me le dire.
Elle sourit, mais ses yeux brillaient.
Elle se redressa légèrement, les jambes encore enroulées autour de lui, ses mains posées sur son torse nu. Elle le regardait comme si elle voulait graver cette image dans sa mémoire. Peut-être parce qu'elle savait que ce moment n'avait pas vocation à durer.
— J'ai toujours su que t'avais un truc pour moi, souffla-t-elle.
Ben sourit, fatigué, repu, la peau encore humide de leur fièvre.
— J'avais un truc pour toi, oui. Mais j'avais une vie aussi. Une femme. Des principes.
Elle pencha la tête, fit courir un doigt le long de son épaule, de son torse jusqu'à sa hanche. Puis plus bas. Elle le sentit frémir sous ses caresses.
— Et maintenant ? T'as encore des principes ?
Il attrapa sa main, la porta à ses lèvres, embrassa ses doigts un à un.
— Je sais juste que j'ai envie de toi encore. Là. Maintenant.
Elle se mordit la lèvre inférieure, ses pupilles dilatées, la respiration s'accélérant à nouveau. Elle se pencha, fit glisser sa langue le long de sa clavicule, jusqu'à son torse, puis plus bas encore, sans rompre le contact visuel. Rose n'était pas du genre à se faire prier.
Elle l'explora avec une sensualité lente, presque cruelle. Sa bouche, chaude, douce, le fit gémir bas. Il s'abandonna sous ses mouvements, les mains crispées dans le tissu du canapé. Elle prenait son temps. Elle le regardait se perdre.
Quand il la tira à lui, avec une brusquerie mêlée de désir et de tendresse, elle se laissa faire. Il la retourna doucement, l'embrassa dans le dos, sur chaque vertèbre, jusqu'à la chute de ses reins. Elle soupira son nom. Il la prit à nouveau, cette fois plus fort, plus profond, le souffle au creux de son oreille, les doigts mêlés aux siens.
Les minutes s'étirèrent, haletantes, jusqu'à ce qu'ils s'effondrent à nouveau, tremblants, mêlés, épuisés.
Un silence. Puis Rose, blottie contre son torse, murmura :
— Je vais me réveiller demain matin, mariée... avec le goût de toi sur la langue.
Ben ferma les yeux, caressant ses cheveux.
— Et moi, je vais rentrer chez moi avec ton odeur sur ma peau.
Elle sourit, un sourire triste et éclatant à la fois. Puis, relevant la tête :
— On recommence ? Juste... une dernière fois. Comme si c'était pas interdit.
Il n'hésita pas.
Et cette fois, ce fut plus lent, plus profond encore. Une caresse qui ressemblait à un adieu. Des gestes de peau, de regard, de souffle. Comme si leurs corps se parlaient un langage qu'ils n'avaient jamais pu se dire.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Très bien (d)écrit, des textes comme on aimerait en voir plus souvent, merci :)