Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À deux, sans limite — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À deux, sans limite
Chapitre 5
Chapitre 5 — L’aube d’un désir
« Roxane vous a raconté notre nuit à la montagne. Elle avait besoin de poser ses mots sur ce moment. Moi, je n’ai pas su tout capter. Ce qu’elle a vécu à l’intérieur, je l’ai senti, mais sans vraiment le comprendre. J’ai vu son regard, j’ai senti son souffle changer, j’ai entendu son “merci” au creux de la nuit... mais je ne mesurais pas encore ce que cette première fois avait réveillé en elle.
Alors je reprends le fil. Le mien. Peut-être un peu à côté de ce qu’elle portait. Mais c’est là qu’on était. Ensemble. Et c’est ce qui compte. »
Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit.
Alors je reprends le fil. Le mien. Peut-être un peu à côté de ce qu’elle portait. Mais c’est là qu’on était. Ensemble. Et c’est ce qui compte. »
Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit.
Allongée nue contre moi, Roxane dormait profondément. Sa respiration douce, régulière, presque enfantine, contrastait avec l’agitation intérieure qui me traversait. J’avais passé la nuit à la contempler, incapable de détacher mon regard de son visage détendu, de ses lèvres entrouvertes, de son front lisse, comme débarrassé de toute peur. Son corps portait encore les traces de notre première fois : quelques rougeurs sur ses hanches, des marques de mes mains sur sa peau, et cette lueur dans ses traits, comme si elle s’était allégée d’un poids invisible.
Cette nuit avait été un basculement, une offrande, et j’en portais tout le poids avec une étrange fierté mêlée d’inquiétude. Est-ce que j’avais été à la hauteur ? Est-ce qu’elle allait se réveiller et regretter ?
Cette nuit avait été un basculement, une offrande, et j’en portais tout le poids avec une étrange fierté mêlée d’inquiétude. Est-ce que j’avais été à la hauteur ? Est-ce qu’elle allait se réveiller et regretter ?
Quand elle a ouvert les yeux, elle a cligné doucement, comme une enfant qui sortirait d’un rêve trop beau. Elle s’est blottie un peu plus contre moi, le nez dans mon cou.
— Tu ne dors pas ? me souffla-t-elle d’une voix encore floue de sommeil.
— Non... je t’ai regardée toute la nuit.
— Toute la nuit ? Tu es fou...
— Peut-être. Mais tu es infiniment belle, Roxane.
— Non... je t’ai regardée toute la nuit.
— Toute la nuit ? Tu es fou...
— Peut-être. Mais tu es infiniment belle, Roxane.
Elle a souri, gênée et attendrie à la fois. Ses doigts ont dessiné des cercles invisibles sur mon torse. Elle s’est tue un moment, le regard perdu vers la fenêtre où filtrait une lueur d’aurore pâle.
— Tu sais... je ne t’ai pas tout dit.
— À propos de quoi ?
— Je t’avais déjà vu. Avant cette soirée.
— Ah bon ?
— Tu étais ami avec une copine à moi. Je t’avais remarqué depuis un moment. Et quand j’ai su que tu serais là ce soir-là, j’ai insisté pour venir.
— À propos de quoi ?
— Je t’avais déjà vu. Avant cette soirée.
— Ah bon ?
— Tu étais ami avec une copine à moi. Je t’avais remarqué depuis un moment. Et quand j’ai su que tu serais là ce soir-là, j’ai insisté pour venir.
Il y avait une pudeur dans sa voix. Elle ne me regardait plus maintenant, elle fixait le drap qu’elle triturait entre ses doigts. J’ai souri, touché. Ce n’était donc pas un hasard. Il y avait eu une attente de son côté aussi. Une forme d’appel silencieux.
— Et tu m’avais remarqué comment ?
— Ton sourire. Ta façon d’être. Tu parlais peu, mais quand tu parlais, tu disais quelque chose. Et puis... je sais pas. Tu dégageais un truc. Et cette nuit... je savais que ce serait toi.
— Ton sourire. Ta façon d’être. Tu parlais peu, mais quand tu parlais, tu disais quelque chose. Et puis... je sais pas. Tu dégageais un truc. Et cette nuit... je savais que ce serait toi.
Je me suis approché, j’ai déposé un baiser sur son front, puis un autre sur ses lèvres.
— Tu peux pas imaginer à quel point je suis heureux que ce soit moi.
Nous sommes restés là un moment, nos peaux tièdes l’une contre l’autre, dans un silence rempli d’après. Elle avait refermé les yeux, et j’avais posé ma main sur son ventre. Il y avait entre nous une tendresse nouvelle, née de la confiance partagée, de ce territoire que nous avions franchi ensemble sans GPS, sans certitude, mais avec le cœur ouvert.
Quand le soleil a percé franchement les rideaux, on s’est levés, à contrecœur. Le monde nous rappelait à lui. Il fallait rendre la chambre, reprendre la route. Elle s’est douchée pendant que je préparais nos affaires. Quand elle est sortie de la salle de bain, les cheveux humides et les joues fraîches, elle m’a regardé comme si elle me voyait vraiment pour la première fois. Et je crois que moi aussi.
Le trajet du retour fut d’abord silencieux. La radio tournait en fond, mais aucun de nous ne parlait. On était encore ailleurs. Dans la chambre. Dans nos corps. Dans cette nuit sans sommeil. Nos regards se croisaient, s’accrochaient. Elle posait parfois sa main sur ma cuisse, sans un mot. Il y avait une tension dans l’air, douce, mais brûlante. Comme une faim qui ne s’était pas calmée. Comme si cette nuit n’avait été qu’un prélude.
Je l’ai déposée devant chez elle. Je pensais lui dire simplement au revoir, peut-être l’embrasser.
— Tu veux monter ? me demanda-t-elle en détournant un peu les yeux.
Je n’ai pas répondu. J’ai simplement coupé le contact, et je l’ai suivie dans l’escalier.
À peine la porte refermée, elle s’est tournée vers moi. Pas un mot. Elle m’a embrassé. Une lenteur volontaire dans ses gestes, presque un défi. Ses mains sont passées sous mon t-shirt, caressant ma peau comme si elle voulait la mémoriser. Je caressais son dos, ses hanches, ses fesses. Nos baisers devenaient plus profonds, plus affirmés.
— J’ai encore envie de toi... murmura-t-elle contre ma bouche.
— Moi aussi. Tellement.
— Moi aussi. Tellement.
Elle m’a attiré jusqu’à son lit. Elle s’est allongée sur les draps clairs, m’a tendu les bras. Cette fois, il n’y avait plus de maladresse, plus d’hésitation. Juste cette évidence entre nos peaux.
J’ai embrassé son ventre, ses cuisses, son sexe, longuement, avec la lenteur d’un homme qui ne veut rien brusquer. Elle s’est offerte à ma langue, ses cuisses se sont ouvertes avec confiance. Ses gémissements étaient plus nets, moins contenus. Elle osait.
J’ai embrassé son ventre, ses cuisses, son sexe, longuement, avec la lenteur d’un homme qui ne veut rien brusquer. Elle s’est offerte à ma langue, ses cuisses se sont ouvertes avec confiance. Ses gémissements étaient plus nets, moins contenus. Elle osait.
Quand elle m’a attiré à elle, je suis entré lentement, la regardant dans les yeux.
— Ça va ?
— Oui... c’est encore sensible, mais... j’ai envie... j’ai envie que tu sois en moi.
— Oui... c’est encore sensible, mais... j’ai envie... j’ai envie que tu sois en moi.
Je l’ai prise dans mes bras, en la tenant serrée. Chaque mouvement était une conversation. Elle murmurait mon prénom, je lui disais qu’elle était belle, que je la sentais vivante. Elle jouissait contre moi, avec des cris qu’elle n’aurait peut-être pas osé pousser la veille.
Je suis venu peu après elle, en l’embrassant comme on embrasse un serment.
Allongés, essoufflés, elle a posé sa tête sur mon torse. Et dans le silence, elle a murmuré :
— Je me sens différente.
— Différente comment ?
— J’ai envie de découvrir. J’ai envie d’apprendre, de comprendre ce que j’aime. J’ai envie que tu m’y aides...
— Différente comment ?
— J’ai envie de découvrir. J’ai envie d’apprendre, de comprendre ce que j’aime. J’ai envie que tu m’y aides...
Je l’ai serrée fort contre moi. Plus fort que je n’avais jamais serré personne.
— On prendra tout le temps qu’il faut. Je suis là.
Ce soir-là, j’ai compris que quelque chose était en train d’éclore. Un désir nouveau, plus assumé, plus curieux. Roxane se découvrait. Et j’étais le témoin de cette métamorphose. Peut-être son guide. Peut-être juste son miroir.
Un chapitre s’était refermé.
Un autre, bien plus vaste, venait de s’ouvrir.
Un autre, bien plus vaste, venait de s’ouvrir.
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