Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Suspension — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Suspension
Chapitre 1
Suspension
Chapitre 1 - À Vue
Le téléphérique montait lentement, caressant l’azur hivernal, suspendu à son câble tendu comme une veine battante entre deux sommets. Dix personnes à l’intérieur. Dix âmes enfermées dans une capsule de verre et de métal, où la chaleur humaine se mélangeait au givre collé aux vitres.
Djo était là, adossé au fond de la cabine. Calme. Posé. Regard lointain.
Et So, à ses côtés. Son amie. Sa complice. Son amante, parfois. Pas de contrat, pas de jalousie. Juste des regards qui disent tout, des gestes qui s’échappent. Aujourd’hui, elle le sentait : il avait cette tension dans la mâchoire, cette énergie contenue qui précédait ses débordements.
Et elle espérait qu’il déborde.
Un choc.
Le câble se figea.
La cabine tangua brutalement.
Un arrêt sec, imprévu. Un souffle retenu par tous. Puis le silence.
Et puis elle.
Une femme — magnifique — projetée par le mouvement, atterrit contre Djo. Longue chevelure brune, un manteau entrouvert sur un pull trop léger, un parfum chaud et animal. Son corps heurta le sien, mais elle ne se dégagea pas. Pas tout de suite. Ses mains glissèrent sur son torse. Lui, il la retint. Par réflexe. Par envie.
Leurs regards se croisèrent.
Et il sentit. Cette chose rare. Cette ouverture, cet appétit muet. Il n’eut pas besoin de mots.
Derrière elle, So regardait. Et elle ne détourna pas les yeux. Elle regarda Djo. Longtemps. Intensément. Elle lui donnait la permission. Non, mieux — elle lui donnait la scène.
Et Djo aimait ça.
Et Djo aimait ça.
Il le sentit, là, dans ses reins. Une tension ancienne, viscérale, qu’il connaissait bien. Être vu. Être regardé. Épié. Il n’y avait rien qui l’excitait plus.
Alors il se redressa. Il glissa sa main sur la taille de l’inconnue. Elle ne recula pas.
Elle lui sourit.
Il lui murmura quelque chose à l’oreille. Elle répondit par un frisson, un hochement de tête imperceptible.
Et le bal commença.
Il l’attira doucement vers le centre de la cabine. Elle le suivit, féline. Les autres passagers s’effaçaient, physiquement et mentalement, absorbés malgré eux dans cette danse muette qui se tissait sous leurs yeux.
La brune se colla à lui. Ses hanches contre les siennes. Sa bouche effleura sa mâchoire. Ses mains se glissèrent sous son manteau, à la recherche de sa chaleur. Djo, lui, restait calme, posé, mais ses yeux brillaient. Il savait qu’ils regardaient tous.
Et plus il le sentait, plus son désir montait.
Il fit glisser ses doigts sous sa jupe, doucement, presque innocemment. Il effleura sa peau nue. Puis sa culotte, déjà humide. Elle hoqueta, se cambra. Ses yeux se perdirent.
Il la caressait à peine. Juste assez. Pour l’agiter. Pour l’éveiller. Pour la retenir.
Et il s’arrêta.
Elle tenta de bouger. Il l’en empêcha.
Un sourire cruel se dessina sur son visage. Il connaissait l’art de faire monter sans faire tomber.
Les spectateurs ? Figés. Silencieux. Les souffles courts. Certains tentaient de cacher leur gêne. D’autres... avaient les yeux rivés à la scène.
So, elle, savourait. Bras croisés, bouche entrouverte. Elle se touchait à peine, par-dessus son jean, juste assez pour accompagner la montée. Elle vivait tout par procuration, en connaisseuse.
Djo sortit son sexe. Il le pressa contre la brune, le frotta contre elle, glissa son gland contre sa chaleur, sans jamais entrer.
Elle tremblait. Elle en avait besoin.
Elle le murmura :
— S’il te plaît... maintenant...
Il la pénétra. Lentement. Profondément. Et elle poussa un cri étouffé contre son épaule. Son corps se contracta autour de lui. Mais il ne bougea pas. Il resta immobile. À l’intérieur. En elle. En suspens.
Puis il recula... et recommença.
Un rythme lent. Intense. Tendu comme la corde d’un arc.
Ses mains lui maintenaient les hanches. Sa bouche mordait sa clavicule. Son souffle soufflait contre son oreille. Et ses yeux, toujours, allaient vers So.
C’était pour elle. Pour elle qu’il se donnait autant. Pour elle qu’il retenait l’autre au bord.
La brune suppliait. Ses gémissements devenaient sauvages. Ses jambes l’enserraient. Elle s’approchait du point de non-retour.
Il accéléra. Il la heurta plus fort. Plus profondément. Il la dévora.
Et elle explosa dans un cri brut, désinhibé, qui vibra contre les vitres.
Il accéléra. Il la heurta plus fort. Plus profondément. Il la dévora.
Et elle explosa dans un cri brut, désinhibé, qui vibra contre les vitres.
Et lui... jouit avec elle. Dans un râle guttural, rauque, presque bestial.
Le silence qui suivit n’était pas vide.
Il était chargé.
La cabine, toujours figée dans le ciel, était devenue une boîte de tensions relâchées. De désirs inavoués.
Un homme s’essuya le front. Une femme s’écarta du mur où elle s’était frottée. Un couple se tenait la main plus fort qu’avant.
Et So... souriait.
Et So... souriait.
Quelques minutes plus tard, le téléphérique redémarra, dans un léger bourdonnement mécanique.
Ils descendirent tous. L’air froid saisit les joues. Le silence se brisa sous les pas. L’inconnue s’éloigna sans un mot, encore tremblante, floutée dans la foule.
Djo resta un instant. Puis se retourna.
So était là.
Appuyée contre une rambarde. Les yeux plantés dans les siens.
Elle s’approcha. Lentement. Son manteau claquait dans le vent.
Elle s’approcha. Lentement. Son manteau claquait dans le vent.
— Tu t’es régalé, dit-elle.
Il hocha la tête.
— Et toi ? demanda-t-il.
Elle ricana doucement.
— J’ai joui en même temps qu’elle.
Elle se planta devant lui. À quelques centimètres. Pas de sourire, cette fois. Juste un feu dans les yeux.
— Tu sais ce que j’ai préféré ?
Il attendait.
— Ton regard.
Elle marqua un silence.
— Ce moment où tu l’as prise... mais que tu pensais à moi.
Il ne nia pas. Il ne pouvait pas. Elle le connaissait trop bien.
So leva une main. Elle effleura sa mâchoire du bout des doigts.
— Elle t’a eu physiquement. Mais c’est moi qui t’ai dirigé.
Elle rapprocha ses lèvres de son oreille.
— Et la prochaine fois, c’est moi que tu baises.
Chapitre 2 - La Permission
Ils n’échangèrent pas un mot.
Le silence entre So et Djo, était plus chargé que tous les gémissements du monde. Leurs regards se croisaient avec insistance, dévorants. Leurs pas, rapides, ne cherchaient pas à faire semblant.
Ils se retrouvèrent dans un refuge semi-abandonné, à quelques dizaines de mètres du sommet. Le genre d’endroit oublié des skieurs, sans bruit, sans monde. Juste un banc de bois brut, une grande baie vitrée, et le silence étouffé de la neige dehors.
So entra la première. Djo referma la porte derrière eux.
Elle ne se retourna pas. Elle savait qu’il la regardait. Elle le sentait sur sa peau. Cette chaleur dans son dos, cette tension dans l’air.
Alors elle enleva lentement son manteau. Puis son pull. Lentement. Pour qu’il voie. Pour qu’il prenne.
Alors elle enleva lentement son manteau. Puis son pull. Lentement. Pour qu’il voie. Pour qu’il prenne.
— Regarde-moi, dit-elle.
— Je fais que ça.
— Je fais que ça.
Elle se tourna. Juste en brassière, le jean encore fermé. Mais son regard valait mille nudités.
Elle s’approcha. Se colla contre lui. Sa main glissa derrière sa nuque. Elle le fixa. Longtemps.
— T’as baisé pour moi tout à l’heure. Maintenant, tu me baises pour toi.
Et elle l’embrassa.
Pas un baiser doux. Un baiser qui le mordait. Qui prenait. Qui tirait. Un baiser de possession.
Djo répondit avec son corps. Il la souleva d’un coup, la porta jusqu’au mur, la plaqua contre, sans douceur. Le bois grinça. Elle l’enserra de ses jambes, son bassin collé au sien, la chaleur entre eux brûlante malgré le froid extérieur.
Ses mains glissaient partout. Dans ses cheveux. Sous son t-shirt. Sur ses hanches. Elle voulait tout sentir, tout garder, tout avaler.
Il mordilla son cou, descendit sur ses clavicules, souffla entre ses seins, tandis que ses doigts déboutonnaient lentement son jean. So n’attendait plus. Elle voulait qu’il la prenne, là, contre ce mur, sans promesse, sans tendresse.
Il mordilla son cou, descendit sur ses clavicules, souffla entre ses seins, tandis que ses doigts déboutonnaient lentement son jean. So n’attendait plus. Elle voulait qu’il la prenne, là, contre ce mur, sans promesse, sans tendresse.
Juste l’intensité brute de deux corps qui se connaissent trop bien pour se retenir.
Et au moment où Djo baissa sa culotte... un bruit.
Un raclement. Une respiration.
Ils se figèrent.
Un homme. Dans l’encoignure.
Un des passagers du téléphérique. Jeune. Le regard brûlant de gêne et d’audace. Il les regardait. Il n’avait pas fui. Il ne s’était pas excusé.
Et So ne bougea pas.
Elle le fixa. Longuement. Puis tourna lentement la tête vers Djo.
— Tu vois ce que je vois ?
— Oui.
— Il regarde.
— Oui.
— Il regarde.
Djo ne bougea pas. Il sentit un frisson le parcourir. Cette inversion des rôles. Lui, l’objet du regard. Maintenant, il regardait So se faire regarder.
So redescendit sur ses pieds. Lentement. Puis, yeux dans les yeux avec le voyeur, elle s’approcha. Elle s’arrêta à quelques centimètres de lui.
Et elle lui dit simplement :
— Touche pas. Regarde.
Mais le jeune homme, d’un geste hésitant, osa tendre la main vers elle. Elle ne recula pas. Elle le laissa glisser ses doigts sur sa hanche nue. Puis un peu plus haut. Juste assez pour lui faire croire qu’il pouvait aller plus loin.
Mais c’est elle qui contrôlait.
Djo, à quelques pas, s’adossa au mur. Bras croisés. Fasciné. Il adorait cette version de So. Dominante. Offerte. Imprévisible.
Et So se retourna vers lui.
Et So se retourna vers lui.
— Viens. Regarde-moi, Djo. Regarde comme j’ai envie.
Elle se pencha contre le banc. Releva ses fesses, offertes. Le voyeur s’agenouilla derrière, timide, hésitant. Il caressa. Embrassa.
Mais ce n’était pas lui qu’elle appelait.
Mais ce n’était pas lui qu’elle appelait.
Elle tourna la tête.
— C’est toi que je veux. C’est toi qui m’as mise dans cet état. Pas lui.
Djo s’approcha. D’un pas lent. Précis. Il saisit l’homme par l’épaule, le repoussa doucement.
Pas de violence. Juste une affirmation.
— Tu regardes. Rien de plus. Compris ?
L’homme acquiesça. Il recula.
Djo s’agenouilla à son tour. Mais pas pour dominer. Pour la goûter.
Il écartait ses cuisses avec lenteur, sa langue traçant des cercles précis, profonds, jusqu’à la faire trembler.
Il écartait ses cuisses avec lenteur, sa langue traçant des cercles précis, profonds, jusqu’à la faire trembler.
Il voulait qu’elle perde le contrôle, qu’elle oublie le monde. Mais en sachant qu’elle était vue.
Et quand enfin il la pénétra, dans un coup profond, So cria son nom. Pas pour le plaisir. Pour la reconnaissance.
Il la tenait. Elle vibrait. Et le spectateur, dans son coin, tremblait d’excitation contenue. Mais il ne faisait plus partie de l’histoire.
C’était eux.
C’était eux.
Encore.
Toujours.
Djo était derrière elle, ancré, solide, comme une réponse charnelle à tous les regards que So avait nourris jusqu’ici.
Elle était penchée contre le banc, fesses relevées, jambes écartées, offerte et brûlante. Ses mains s’accrochaient au bois rugueux. Et ses yeux, mi-clos, fixaient leur reflet dans la baie vitrée en face.
Elle pouvait voir le voyeur dans un coin du cadre. À genoux. Muet. Les yeux écarquillés, la main pressée contre son entrejambe, tremblant d’un désir qu’il ne pouvait pas satisfaire.
Et ça la rendait encore plus folle.
Djo la pénétrait avec une lenteur envoûtante. Chaque poussée entrait profondément, millimètre par millimètre, puis se retirait avec un frottement exquis, une promesse, une torture. Il contrôlait tout. Son souffle. Son rythme. Ses hanches. Ses mains, posées sur ses hanches, remontant parfois sur son dos, pour le sentir se cambrer sous lui.
— Plus fort... gémit-elle.
Il lui donna une première claque sur la fesse droite. Sèche. Précise.
Le claquement résonna dans la pièce. So haleta. Son dos se cambra instinctivement, comme une offrande.
Le claquement résonna dans la pièce. So haleta. Son dos se cambra instinctivement, comme une offrande.
— Pas encore, répondit-il.
Il la claqua une seconde fois, un peu plus fort. Cette fois, sur l’autre fesse. La peau se teinta d’un rouge franc.
So poussa un gémissement plus profond, mêlé de douleur et de désir. Elle voulait plus. Elle aimait ça.
Djo sourit, les doigts ancrés dans sa chair.
Troisième claque.
Un peu plus basse. Juste sous la courbe de la fesse.
So hurla à mi-voix. Un cri plein de tension, de plaisir vrillé.
Ses fesses maintenant rougies, marquées par la série de claques, vibraient à chaque poussée. La sensation du cuir de sa peau chauffée, mêlée au frottement de son sexe en elle, la rendait folle.
Elle ne voulait plus de douceur. Elle voulait être consumée.
Elle ne voulait plus de douceur. Elle voulait être consumée.
Entièrement.
So était en feu. Sa peau ruisselait, ses jambes tremblaient, ses gémissements étaient devenus des râles. Son corps entier appelait l’orgasme, tendu comme une corde prête à rompre.
Mais Djo refusait de la laisser tomber tout de suite.
Il se redressa légèrement, caressa son dos, planta à nouveau son regard dans la vitre — dans les yeux du voyeur.
— Tu vois ce qu’elle est ? Tu vois ce que je lui fais ?
L’homme hocha la tête, fasciné, incapable de parler.
So, haletante, sourit. Elle aimait entendre ça. Elle aimait savoir qu’elle était vue, désirée, interdite. Elle porta une main entre ses jambes, se caressa pendant que Djo poussait lentement en elle.
— Tu veux la voir jouir ?
Le voyeur, à genoux, ferma les yeux de tension, les rouvrit aussitôt. Il avait la bouche entrouverte. Sa main bougeait, doucement.
Djo accéléra alors. Brutalement.
Ses hanches frappaient contre So avec plus de force, plus de besoin, comme un barrage qui lâchait.
Le bruit de la chair contre la chair résonnait dans la pièce.
So cria. Ce n’était plus du plaisir. C’était une implosion.
Ses jambes ne la soutenaient presque plus. Sa main glissait sur le bois trempé de sueur.
So cria. Ce n’était plus du plaisir. C’était une implosion.
Ses jambes ne la soutenaient presque plus. Sa main glissait sur le bois trempé de sueur.
Elle était prise. Consommée. Transpercée par le plaisir.
Djo s’agrippait à elle comme à une falaise. Il grognait maintenant, entre ses dents, incapable de se contenir.
Et le voyeur pleurait presque. Son regard tremblait. Il n’osait plus se toucher, de peur d’éjaculer rien qu’en les regardant.
So explosa.
Son corps tout entier se contracta dans une vague qui la traversa de part en part. Son cri, profond, rauque, fait d’extase et d’abandon, résonna contre les murs. Elle s’écroula presque, Djo la retenant, continuant à la prendre comme pour prolonger sa chute.
Et lui aussi, dans un dernier coup, dans une dernière poussée, jouit violemment en elle. Il grogna, cette fois fort, lâchant tout. Sa tête s’enfouit dans son dos, ses doigts s’enfoncèrent dans sa peau.
Ils restèrent là. Collés. Haletants. Corps emmêlés. Chair brûlante. Esprits ailleurs.
Et lui aussi, dans un dernier coup, dans une dernière poussée, jouit violemment en elle. Il grogna, cette fois fort, lâchant tout. Sa tête s’enfouit dans son dos, ses doigts s’enfoncèrent dans sa peau.
Ils restèrent là. Collés. Haletants. Corps emmêlés. Chair brûlante. Esprits ailleurs.
Et le voyeur, agenouillé, n’eut pas besoin de se toucher davantage.
Il jouit.
Il jouit.
Silencieusement. Juste en les regardant. La respiration saccadée. L’extase honteuse. Le pantalon souillé.
Le silence retomba comme une couverture tiède.
So se redressa lentement, tremblante, le regard noyé, les jambes en coton. Djo l’aida à se redresser, sans un mot. Il déposa un baiser sur son épaule. Lent. Intense.
Ils se tournèrent vers l’homme.
Il n’osait pas les regarder.
So s’approcha. Elle s’agenouilla doucement devant lui, son visage à hauteur du sien. Et dans un murmure :
— T’as aimé ?
Il hocha la tête. Rouge. Transi. Elle sourit, se releva, rejoignit Djo.
— Il sait maintenant, dit-elle.
— Il a vu, répondit Djo.
— Il s’en souviendra.
— Il a vu, répondit Djo.
— Il s’en souviendra.
Ils se rhabillèrent et sortirent, laissant derrière eux l’empreinte d’un feu qu’aucune neige ne pouvait éteindre.
Chapitre 3 : La Transgression
Le refuge était vide à nouveau, mais eux trois ne l’étaient plus.
Ils avaient quitté le lieu sans un mot, tremblants de plaisir et d’adrénaline. Dehors, la neige tombait lentement, comme un voile silencieux pour couvrir ce qui venait de se passer.
Le refuge était vide à nouveau, mais eux trois ne l’étaient plus.
Ils avaient quitté le lieu sans un mot, tremblants de plaisir et d’adrénaline. Dehors, la neige tombait lentement, comme un voile silencieux pour couvrir ce qui venait de se passer.
Mais rien ne pouvait couvrir ça.
Ils étaient encore pleins les uns des autres.
Djo et So marchaient devant. Le jeune homme — ils ne savaient toujours pas son nom — les suivait à quelques pas, la tête baissée, les joues encore rouges, le pantalon mal remonté. Et pourtant, il restait. Il voulait rester.
So s’arrêta au détour d’un sentier isolé. Elle se retourna. Lentement. Son regard accrocha celui de Djo, puis celui du jeune homme.
Elle s’approcha de lui. Très près.
— Tu ne t’en vas pas, hein ?
Il secoua la tête. Muet.
— Tu sais ce que ça veut dire ?
Elle tendit la main. Glissa ses doigts dans les cheveux du garçon, avec une lenteur presque tendre.
— Tu veux rester ? Alors tu fais ce que je dis.
Djo observait. Il savait ce regard. Ce ton.
So allait jouer. Et cette fois... il avait envie de la regarder.
Ils trouvèrent une autre cabane, plus petite, plus discrète. Une porte qui grinçait, une unique pièce, un poêle éteint, un matelas contre le mur.
Ils trouvèrent une autre cabane, plus petite, plus discrète. Une porte qui grinçait, une unique pièce, un poêle éteint, un matelas contre le mur.
Et du silence. Beaucoup de silence.
So défit son manteau. Lentement. Puis tourna le dos aux deux hommes. Elle descendit son pantalon, son string, dévoilant ses fesses encore marquées.
Rouges. Sensibles. Subtiles cicatrices du plaisir.
— Djo, dit-elle sans se retourner, viens ici.
Il obéit.
— Non. Pas pour me baiser. Pour me regarder.
Elle sourit.
— Tu m’as prise devant eux. Maintenant je me donne devant toi.
Elle se tourna vers le voyeur.
— Viens.
Il approcha. Tremblant. Elle l’attrapa par le col et l’embrassa. D’un baiser brutal. Langoureux. Salé.
Elle se colla à lui. Le fit asseoir sur le matelas.
Puis elle grimpa sur lui. Nue. À califourchon. Lentement.
Leurs souffles s’emmêlaient.
Et Djo regardait.
Assis sur une chaise, les coudes sur les genoux, il était nu lui aussi. Dur. Fasciné. Sa mâchoire tendue.
So fit bouger ses hanches lentement, comme une danse privée, mais ouverte à son public. Elle roulait du bassin, ses seins frôlant le torse du garçon, ses mains glissées dans ses cheveux.
Elle le possédait. Elle l’utilisait.
Et tout ça, pour Djo.
Elle le regardait par-dessus l’épaule du garçon. Elle savait qu’il la fixait. Qu’il se retenait.
Le rythme s’intensifia.
Les gémissements devenaient plus audibles. Plus crus.
Djo se mordit la lèvre. Il avait envie d’intervenir. Mais il restait là. Il s’interdisait. Il voulait la voir jouir par un autre. Parce qu’il savait que dans cette offrande, dans cette transgression, elle lui appartenait encore plus.
Djo se mordit la lèvre. Il avait envie d’intervenir. Mais il restait là. Il s’interdisait. Il voulait la voir jouir par un autre. Parce qu’il savait que dans cette offrande, dans cette transgression, elle lui appartenait encore plus.
So se cambra, la tête rejetée en arrière. Son cri monta, étouffé contre la bouche du garçon. Elle se contracta. Ses ongles griffèrent son dos.
Et là, Djo n’y tint plus.
Il se leva, traversa la pièce d’un pas lourd, presque féroce. Il attrapa So par les hanches, l’arracha au garçon qu’elle chevauchait et la bascula à quatre pattes sur le matelas, les cuisses tremblantes et luisantes d’un mélange d’humeurs.
Mais cette fois, avant de l’entrer, il fit un signe au voyeur.
Un hochement de tête. Une autorisation silencieuse.
Un hochement de tête. Une autorisation silencieuse.
Le garçon sembla comprendre. Il se glissa sous So, lentement, comme s’il approchait d’un sanctuaire.
Il se plaça sur le dos, la tête juste entre ses cuisses ouvertes. Il n’osait pas bouger au début... puis il leva le menton, ouvrit la bouche, et l’adora.
Sa langue toucha les grandes lèvres de So avec une douceur lente, presque religieuse. Il en suivit les courbes, les creux, les gonflements. Il lapa ses jus, goûta ce que Djo avait laissé en elle, ce qu’il restait de lui. Il buvait son désir à même la source, comme s’il ne respirait plus.
So gémissait déjà, surprise par cette chaleur sous elle. Elle se cambra davantage, comme pour écraser son sexe contre sa bouche, pour s’offrir pleinement.
Et alors, Djo entra en elle.
D’un coup lent, puissant.
Elle cria.
Sa voix vibra dans la pièce, saccadée par le plaisir de cette double prise : l’un en elle, profond, épais, brûlant...
L’autre sous elle, sa langue avide, le visage noyé entre ses lèvres, buvant son plaisir, suçant son clitoris gonflé à chaque va-et-vient.
Djo tenait ses hanches fermement. Il la tirait contre lui, entrait profondément, la prenait toute, pendant que le garçon, couché sous elle, était témoin de tout. Il sentait le sexe de Djo cogner contre son front à chaque coup de reins. Il entendait les gémissements étouffés, il léchait autour, entre les contractions, entre les râles.
So tremblait de partout.
— Oh... putain... continuez... continuez...
Sa voix était brisée, haletante, possédée. Sa chair luisait. Son ventre se tendait.
Elle jouit une première fois. En ondulant, en criant, en enfonçant ses ongles dans le matelas.
Mais Djo ne s’arrêtait pas. Il accéléra. Ses claques revenaient.
Les fesses de So claquaient contre son bassin. Le bruit était brut. Animal.
Les fesses de So claquaient contre son bassin. Le bruit était brut. Animal.
Et le garçon, en dessous, continuait à lécher tout ce qui coulait. Sa bouche dégoulinait de leur plaisir. Il gémissait aussi, incapable de se retenir, pris dans une transe.
Puis Djo s’enfonça une dernière fois, en rugissant. Il déversa tout en elle, son corps entier tendu, vibrant, possédant.
Et quand il se retira, le jeune homme, encore là, lécha une dernière fois, plus lentement, plus profondément. Comme pour sceller ce qui venait de se passer.
So s’effondra sur le côté, le corps ruisselant, les jambes fléchies, la bouche entrouverte, les yeux noyés.
Elle avait été baisée, adorée, goûtée... et elle voulait recommencer.
SophieYo
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Commentaires ()
Insatiable So !...
J'ai eu le sentiment très agréable d'être dans les différents lieux : le téléphérique les cabanons, et d'être voyeuse moi aussi.
Vos textes sont très imagés,très visuels. Ils mettent tous mes sens en éveil,le goût,le toucher,l'odorat !
Vous avez aussi un art consommé de faire grimper la tension sexuelle...j'adore !
Valentine
PS : je suis vraiment étonnée que vos histoires ne rencontrent pas un public plus large. Peut-être parlent-elles plus aux femmes !?