Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sous le soleil, le feu — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sous le soleil, le feu
Chapitre 1
La baie était isolée, perdue quelque part entre les falaises dentelées et les pins maritimes penchés vers l'eau. La crique ne figurait sur aucune carte, ou alors seulement sur celles que seuls les vrais aventuriers osaient lire. So s'était laissée embarquer dans cette expédition sauvage par Djo et Simon — un trio qui se connaissait par cœur, corps et âme, liés par une complicité brûlante, une habitude délicieuse de céder à leurs pulsions dès que l'occasion se présentait. Ce camping sauvage, loin de tout, était le prétexte parfait pour rallumer un feu qu'ils n'avaient jamais vraiment laissé s'éteindre.
Le soleil cognait fort sur la baie isolée, une langue de sable et de roche mordue par la mer, étouffée par la chaleur. Pas un souffle d'air. Le ciel, d'un bleu trop intense, pesait sur leurs épaules comme une main invisible. Chaque mouvement semblait plus lent, plus chargé. Moite. Presque lascif.
So s'arrêta sur un promontoire de pierre, une main sur la hanche, la peau brillante de sueur. Elle portait un short trop court pour cacher quoi que ce soit, un débardeur plaqué contre sa poitrine par l'humidité. Ses jambes luisaient, sculptées par la montée. Son regard glissa derrière elle, vers Djo et Simon, qui arrivaient à leur tour, leurs silhouettes trempées de soleil.
Ils ne parlaient pas. Inutile. Entre eux, les mots étaient rares. Ce n'était pas le langage qu'ils utilisaient le plus souvent.
Ils étaient un trio de chair et de pulsion. Une mécanique bien rodée, une tension permanente qui ne demandait qu'un prétexte pour éclater. Et cette baie sauvage, hors du monde, n'était rien d'autre qu'un terrain d'attaque.
Ils étaient un trio de chair et de pulsion. Une mécanique bien rodée, une tension permanente qui ne demandait qu'un prétexte pour éclater. Et cette baie sauvage, hors du monde, n'était rien d'autre qu'un terrain d'attaque.
La tente fut montée à l'ombre relative d'un rocher, mais même là, la chaleur restait écrasante. So se pencha pour dérouler le tapis, et Simon, accroupi derrière elle, en profita pour détailler sans retenue la courbe de ses fesses moulées dans le tissu humide.
Djo posa le sac au sol, silencieux comme toujours. Il s'était détaché du reste du monde depuis qu'ils avaient quitté la route. Son regard, noir sous la visière de sa casquette, restait planté sur So, brûlant plus que le soleil.
— On crève, dit-elle simplement en s'éloignant vers l'eau.
Ils la suivirent, sans un mot. So s'avança dans la mer turquoise jusqu'à la taille, puis jusqu'à la poitrine. Elle retira son débardeur trempé, le laissa tomber sur un rocher. Puis son short. Elle se retrouva nue dans l'eau, offerte à leur regard.
Le contraste entre la chaleur de son corps et la fraîcheur relative de l'eau provoqua un frisson violent. Mais pas assez pour calmer l'incendie. Plutôt pour l'attiser.
Djo et Simon la rejoignirent, l'un après l'autre, se débarrassant de leurs vêtements avec une urgence silencieuse. L'eau montait jusqu'à leurs hanches. Leurs corps se frôlèrent, se cherchant sans se cacher. Leurs membres déjà durs sous la surface, attirés par elle comme deux pôles aimantés.
Elle se retourna vers eux, les yeux mi-clos, les cheveux mouillés plaqués sur sa nuque.
— Rafraîchissez-moi, souffla-t-elle.
Simon la prit par la taille, l'attira contre lui. Sa bouche chercha la sienne, mais bifurqua vers son cou, qu'il mordilla. Djo passa derrière elle, ses mains glissant sur ses flancs, puis sur ses seins qui affleuraient à peine la surface.
L'eau ondulait autour d'eux, complice de leurs gestes. Simon écarta les cuisses de So sous l'eau, y glissa ses doigts, y découvrit déjà une chaleur irréelle. Elle gémit contre son épaule, son souffle chaud contre sa peau mouillée. Djo caressait l'arrière de ses cuisses, ses fesses, puis la fente humide de son autre entrée.
Elle bascula la tête en arrière, appuyée entre eux deux. Leurs mains l'envahissaient, leurs souffles se mêlaient à la vapeur qui montait de la mer chauffée par le soleil.
Djo la pénétra d'un doigt, lentement, pendant que Simon la stimulait en face. Elle se cambra contre eux, les ongles plantés dans les épaules, les lèvres entrouvertes, incapable de retenir ses râles.
Ils ne firent pas durer. Ce n'était pas le moment pour la lenteur. Pas encore. C'était brut, animal, un besoin pressant de soulagement.
Elle s'enroula autour de Simon, l'enfourcha dans l'eau, se laissa glisser sur lui dans un cri étouffé. Djo la tenait fermement derrière, embrassait sa nuque, pinçait ses tétons.
L'eau clapotait autour d'eux, masquait à peine le bruit de leurs corps qui s'entrechoquaient. Elle ondulait sur eux comme une couverture vivante, mais rien ne pouvait dissimuler leur fièvre.
Elle jouit d'un coup, la tête renversée, crispée, puis retomba contre Simon, haletante.
Djo, dur et frustré, la fit se retourner. Elle se pencha contre une pierre lisse, les fesses offertes. Il entra en elle sans attendre, la prenant comme il la voulait, l'eau éclaboussant leurs cuisses, les muscles tendus, les reins claquant.
Simon la regardait, fasciné, sa main autour de son sexe encore dur. So haletait, gémissait, brûlait de l'intérieur.
Et puis ce fut l'explosion.
Elle hurla, Djo jouit en elle, grogna fort, l'écho rebondissant contre les falaises.
Un silence. Puis des rires étouffés, légers, irréels.
Le soleil cognait toujours. L'eau était tiède autour d'eux. Mais quelque chose avait changé : un premier feu avait pris.
Et ce n'était que le début.
Ils sortirent ruisselants. Leurs peaux salées, leurs muscles relâchés, mais sous la surface, l'électricité restait intacte. So marchait nue, ses fesses marquées par l'eau, les cheveux plaqués dans le dos. Elle souriait. Pas par satisfaction. Par anticipation.
Arrivée près de la tente, elle attrapa le tapis de sol, le fit glisser hors de l'abri, à l'ombre partielle d'un rocher. Le sable chauffait encore à travers la toile. Parfait.
— Je veux sentir la chaleur jusqu'en dessous.
Elle se mit à genoux, les cuisses écartées, le dos droit, offerte. Son regard accrocha celui de Simon.
Il s'approcha, happé. Sa main caressa sa joue, descendit le long de son cou, glissa entre ses seins encore perlés. Il effleura un téton, puis l'embrassa, lentement.
Djo s'était rapproché lui aussi. Il s'agenouilla derrière elle, posa ses mains sur sa taille, puis les fit glisser sur ses hanches, lentement. Il embrassa l'arrière de son cou, mordilla sa peau encore chaude du soleil.
Elle se cambra, offrit ses fesses contre lui, sentit son sexe déjà dur presser contre elle. Devant, Simon s'était déshabillé, et son membre gonflé pointait vers elle, fier et impatient.
Elle sourit. C'était à elle de diriger.
Elle prit Djo dans une main, Simon dans l'autre. Leur peau était brûlante, leurs sexes durs, pleins, gorgés de sang. Elle les caressa avec lenteur, alternant pression et glissements, jouant avec leurs réactions.
Puis elle pencha la tête vers Djo, l'engloutit lentement, profondément. Sa langue tournoyait autour, sa gorge se serrait. Quand elle le relâcha, ce fut pour prendre Simon, dans un mouvement symétrique. Sa bouche passait de l'un à l'autre, sa salive les liait comme un fil conducteur. Ses mains, elles, exploraient, glissaient plus bas, jusqu'à leurs testicules, jusqu'à leur périnée, jusqu'à l'entrée douce de leur désir interdit.
Simon bascula la tête en arrière. Djo grogna bas. Elle sentait leur tension monter. Elle adorait ce pouvoir.
Elle les fit s'asseoir dos au rocher, l'un à droite, l'autre à gauche. Elle s'agenouilla entre eux, ses mains glissant d'un sexe à l'autre, sa bouche les engloutissant tour à tour, plus vite, plus profond. Ses doigts, eux, ne cessaient jamais de titiller, de presser, de frôler des zones qu'eux-mêmes osaient à peine toucher.
Quand elle les sentit au bord, elle s'écarta. Se laissa tomber entre eux, haletante.
Simon s'allongea à côté d'elle, happé par l'odeur de sa peau, l'éclat tremblant de ses seins. Il en prit un en bouche, lentement, le suçotant jusqu'à le faire durcir sous sa langue. Sa main, elle, descendit jusqu'à ses fesses, les caressa, les écarta, puis y glissa un doigt, puis un deuxième, dans un rythme qu'elle connaissait par cœur. Celui qui la rendait folle.
Djo, lui, s'était déjà glissé entre ses cuisses. Il écarta ses jambes avec calme, respectueux mais déterminé, puis se pencha vers son sexe. Son souffle chaud frôla ses lèvres gonflées. Il s'arrêta juste là, un instant, à la contempler, offerte, palpitante, trempée.
Puis sa langue toucha enfin sa chair. Doucement d'abord. Une lente caresse, à peine une pression. Il la goûta comme on goûte un fruit mûr et rare. Puis il recommença, plus longuement. Sa langue s'étira de bas en haut, léchant toute sa vulve, jusqu'à ce que So halète et bascule le bassin vers lui.
Alors il l'engloba entièrement. Il embrassa son sexe comme une bouche qu'il avait attendue trop longtemps. Il aspira doucement son clitoris, le stimula avec le bout de sa langue, le relâcha, recommença. Il dessinait des cercles, puis des allers-retours rapides, précis, enfonçant parfois sa langue plus profondément, jusqu'à la fente chaude, où il laperait comme on boit un nectar.
So n'avait plus de souffle. Sa main agrippa les cheveux de Djo, non pour le guider, mais pour l'ancrer là, entre ses jambes. Pour ne pas qu'il s'arrête.
Il jouait d'elle comme d'un instrument qu'il connaissait par cœur. Il alternait la douceur et la férocité. Il léchait, suçait, goûtait chaque goutte qui s'échappait d'elle. Il la but littéralement, les lèvres plaquées contre son sexe, la mâchoire serrée par la tension du plaisir qu'il donnait.
Il jouait d'elle comme d'un instrument qu'il connaissait par cœur. Il alternait la douceur et la férocité. Il léchait, suçait, goûtait chaque goutte qui s'échappait d'elle. Il la but littéralement, les lèvres plaquées contre son sexe, la mâchoire serrée par la tension du plaisir qu'il donnait.
Puis, sans cesser de la lécher, il glissa un doigt plus bas, vers son autre entrée. Il tourna autour lentement, massant cette zone sensible, humide de sueur et de désir, avant de s'y enfoncer avec une lenteur délicieuse. Elle gémit violemment. Un son brut. Presque un cri.
Il accéléra alors sa langue, synchronisa ses mouvements. Son doigt en elle, sa bouche sur elle, son nez contre sa fente. Il la dévorait. Il voulait qu'elle perde pied. Qu'elle implose.
Et elle le fit.
Son corps se tendit soudain, presque en arc. Ses cuisses se refermèrent brièvement sur son visage, comme pour l'enfermer dans sa jouissance. Sa tête partit en arrière, ses mains griffèrent le tapis. Elle haletait. Gémissait. Implosait.
Et il continuait, implacable, jusqu'à ce qu'elle tremble, secouée par des vagues de plaisir incontrôlables.
Simon, en la regardant, murmura quelque chose de rauque, inaudible, mais brûlant.
Ils la maintenaient, tendue, comblée, prête à exploser une nouvelle fois.
Alors elle les regarda, les yeux fiévreux, la voix presque brisée :
— Maintenant.
Elle n'arrivait plus à respirer. Pas vraiment. Son souffle venait par saccades, déchiré par les secousses qui la traversaient encore. Son ventre se contractait sans qu'elle le veuille, sa peau frémissait à chaque contact, et son sexe palpitait sous la langue insatiable de Djo.
Mais il ne s'arrêtait pas. Même quand elle gémit un stop sans force, même quand son bassin se contracta de trop, même quand ses hanches tentaient de fuir. Il la tenait. Sa bouche la reprenait encore et encore, avec cette obstination silencieuse qui appartenait à lui seul. Comme s'il voulait la faire imploser, la faire pleurer de plaisir. Comme s'il cherchait la faille, le moment où elle ne serait plus qu'un corps tremblant, vidé, offert.
Et elle y était. Déjà.
Simon continuait de jouer avec ses seins, les pinçait, les suçait, les mordillait avec une tendresse sauvage. Sa main, entre ses fesses, restait en mouvement, massant doucement autour de l'endroit où Djo entrait et sortait lentement un doigt.
So gémissait, râlait, le front contre l'épaule de Simon. Elle ne savait plus où elle était. Elle ne savait plus qui elle était. Son corps appartenait à leurs mains, à leurs bouches, à leur volonté.
Elle n'était plus une femme, plus une amante. Elle était une offrande. Une chose sacrée. À dévorer. À prendre.
Et pourtant, au milieu de ce chaos de plaisir, quelque chose se redressa en elle. Quelque chose de plus primal encore. Une urgence.
Elle se redressa d'un coup, sans prévenir, le regard noir d'excitation, le souffle court. Ses mains s'enfoncèrent dans les cheveux de Simon et de Djo, les attirant contre elle dans un double mouvement presque brutal.
— Maintenant, répéta-t-elle, cette fois plus bas, plus rauque. Pas une demande. Un ordre.
Simon s'allongea aussitôt, les yeux brûlants, le sexe dur, prêt. So monta sur lui, l'attrapa fermement, le guida en elle d'un seul mouvement lent, profond. Elle le sentit l'emplir, glisser contre ses parois encore contractées, encore tremblantes.
Elle soupira longuement, la tête renversée.
Mais elle n'était pas comblée.
Djo s'installa derrière elle, ses mains sur ses hanches, la tenant avec cette force tranquille qu'elle adorait. Il s'attarda un instant, caressant son dos, puis ses fesses. Il les écarta, les ouvrit, les contempla. Puis il cracha doucement entre elles, glissa un doigt, puis un deuxième, l'ouvrant avec une patience méthodique.
So était tremblante. Mais elle poussait contre lui. Elle en avait besoin. Maintenant. Elle le voulait. Là.
Quand il s'enfonça en elle, lentement, centimètre par centimètre, elle cria. Pas de douleur. Une tension pure. Une brûlure délicieuse. Elle était remplie. Totalement.
L'un en elle. L'autre derrière. Leur chaleur, leur poids, leurs souffles contre sa peau.
Ils commencèrent à bouger. Doucement. Puis plus fort. En rythme.
Elle était cambrée, la bouche ouverte, les paupières mi-closes. Ses mains s'accrochaient aux bras de Simon, pendant que Djo, derrière, la prenait avec une force grandissante, chaque coup de rein résonnant dans ses entrailles.
Ils l'encadraient. La traversaient. La possédaient ensemble.
Elle se perdit. Elle cria. Elle se redressa, s'écrasa contre Simon, se tordit contre Djo. Elle ne savait plus où était le haut, le bas, le temps. Il n'y avait que les mouvements. Le feu. Les gémissements. Le sable qui colle. Le sel sur la peau. Les coups de reins qui frappent. Les mains qui griffent. Les râles qui montent.
Elle jouit encore. Une vague immense. Une secousse qui la fit hurler, trembler, s'écrouler entre eux. Mais ils continuaient. Ils la portaient au-delà de ce qu'elle pensait possible. Ils la traversaient jusqu'à l'épuisement.
Puis, l'un après l'autre, ils cédèrent. Djo grogna fort, profond, au creux de sa nuque. Simon se crispa sous elle, son râle étouffé dans ses cheveux.
Et enfin… le silence.
Le sable collait à leurs corps moites. L'ombre avait bougé. Le vent s'était levé, léger. Et So, haletante, entre leurs deux corps, le cœur tambourinant, savait qu'elle avait touché quelque chose de rare.
L'abandon.
La brûlure.
La fièvre.
Le feu.
La brûlure.
La fièvre.
Le feu.
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