Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Seule contre cinq — Chapitre 2 · Le lâcher-prise
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Seule contre cinq
Chapitre 2 · Le lâcher-prise
Claire sentit son cœur s'emballer. Les mains inconnues continuaient de la frôler, de l'explorer, et malgré la bouche experte de Julien sur son sexe, une peur sourde commençait à l'envahir. Elle se redressa brusquement, cherchant à reprendre le contrôle, les mains tremblantes.
— Julien... Attends... arrête...
Il s'écarta sans protester. Elle inspira, haletante. Elle croyait que ce moment lui permettrait de réfléchir, de comprendre... Mais à peine le souffle de Julien s'éloigna-t-il qu'une autre bouche s'empara de son sexe.
Elle sursauta. Cette bouche était différente. Plus pressée, plus chaude, plus large. Et surtout, une barbe lui griffa doucement l'intérieur des cuisses. Claire sursauta, mais sentit ses jambes se crisper, ses mains agrippèrent le tissu du canapé. La panique revint, plus vive encore.
Mais cette bouche... mon Dieu... elle savait ce qu'elle faisait. Elle n'était pas tendre. Elle dévorait presque, alternant coups de langue, succion et pression précise. Elle ne savait plus si elle voulait fuir ou se cambrer davantage. C'était brutal, déroutant, mais incroyablement efficace. Sa respiration se fit plus courte, ses jambes se contractèrent, cherchant un point d'appui, un contrôle. Mais elle n'avait plus de contrôle. Tout lui échappait.
Une main, cette fois, se referma sur son bras. Grande, rugueuse, puissante. Elle tenta de se dégager, mais cette main guida doucement la sienne vers quelque chose de chaud, dur, tendu.
Son sexe.
Elle le toucha du bout des doigts, d'abord hésitante, puis l'enveloppa lentement de sa main. Il était épais, veiné, palpitant. Machinalement, presque à contrecœur, elle le masturba lentement, comme hypnotisée.
— Combien vous êtes ? réussit-elle à souffler, la gorge nouée.
— Cinq, répondit Julien, sa voix calme, posée, comme s'il lui annonçait qu'ils avaient des invités pour le dîner.
— Cinq, répondit Julien, sa voix calme, posée, comme s'il lui annonçait qu'ils avaient des invités pour le dîner.
Cinq. Elle répéta le chiffre dans sa tête. Cinq hommes autour d'elle. Cinq sexes tendus. Cinq regards braqués sur son corps nu, offert, vulnérable. Cinq désirs. Et pourtant... étrangement... le nombre la rassura. Elle savait maintenant. Ce n'était plus l'inconnu complet. Juste... un nombre.
Mais elle n'eut pas le temps de comprendre ce qu'elle ressentait. Un sexe toucha ses lèvres. Doucement d'abord. Comme une invitation muette. Puis poussa. Elle entrouvrit les lèvres sans réfléchir, et le gland s'y glissa. Instinctivement, elle referma les lèvres autour, et guida l'ensemble avec sa main libre.
Elle reconnut Julien immédiatement. La chaleur, la taille, la texture.
Elle le suçait depuis des années. Elle connaissait son rythme, sa tension, ses réactions. Cela l'ancra un instant, comme un point de repère au milieu de cette tempête d'émotions.
Sa langue caressa le gland, elle le prit plus profondément dans sa bouche, tout en continuant à branler l'inconnu de l'autre main. Le plaisir remonta, elle sentit sa propre excitation se raviver. Une partie d'elle hurlait de confusion, mais une autre... une autre se laissait faire.
Elle se redressa un instant pour reprendre son souffle, lâchant Julien de sa bouche, mais en le tenant toujours fermement en main.
Mais à peine eut-elle repris une première inspiration qu'un autre sexe se força dans sa bouche. Plus gros, plus lourd. Elle sentit son volume la forcer à ouvrir grand la bouche. Il s'enfonça sans ménagement, la faisant tousser légèrement. Avant même qu'elle ne puisse réagir, la main massive de son propriétaire se referma sur l'arrière de sa tête. Il la guida, sans lui laisser le temps de s'adapter. Elle toussait, manquait d'air, sentit ses yeux se remplir de larmes derrière le bandeau.
Ce n'était plus elle qui décidait. Ce n'était plus elle qui donnait. Elle était prise. Utilisée.
Et malgré la gêne, la brûlure dans sa gorge, quelque chose en elle céda. Une chaleur animale prenait le dessus.
Le barbu entre ses jambes se redressa. Il la tira sans prévenir par les cuisses, la forçant à glisser du canapé. Elle tomba doucement à genoux, sans même avoir le réflexe de résister.
Elle était désormais à genoux, nue, aveugle, cernée.
Un sexe imposant dans une main, Julien dans l'autre. Un autre, énorme, dans sa bouche. Un autre frôlait sa joue, frappait son épaule pour marquer sa présence. Elle sentait sa transpiration perler dans son dos, sa salive couler le long de son menton et tomber entre ses seins, les gémissements des hommes, le martèlement sourd de son propre cœur.
Elle était submergée, mais au centre. Au centre de tout. Tous la désiraient. Tous l'observaient. Dix mains la touchaient. Elle gémit, pas de douleur, pas de peur cette fois, mais d'abandon.
Et elle lâcha prise.
Ses gestes devinrent plus assurés, moins hésitants. Elle ouvrit à nouveau la bouche, accueillant l'énorme sexe qu'elle venait à peine de quitter. Sa langue était plus joueuse. Elle n'obéissait plus seulement, elle répondait. Quand il poussait son sexe dans sa gorge, elle poussait avec lui. Quand une main caressait son sein, elle se cambrait pour l'offrir.
Un autre sexe glissa ensuite entre ses lèvres. Elle l'accueillit sans résistance, les lèvres grandes ouvertes, la bouche offerte. L'homme poussa plus fort, plus profondément, sans chercher à l'épargner. Il se retirait, revenait, imposait un rythme plus soutenu, plus exigeant. Elle suivait. Elle tenait.
Ses mains, toujours occupées, étaient désormais maintenues, placées là où on les voulait. Elle branlait deux hommes sans savoir qui ils étaient, sans même essayer de deviner. Ils grognaient au moindre contact, leurs hanches accompagnaient ses mouvements, leurs doigts se refermaient sur ses poignets pour lui imposer un tempo plus rapide, plus précis.
On la manipulait comme un objet.
Quelqu'un la releva alors brusquement. Elle reconnut les mains rugueuses et puissantes. Elles l'attrapèrent sous les bras comme si elle n'était qu'une enfant et la lancèrent à plat dans le divan. À peine le temps de reprendre son souffle qu'on la retournait sur le dos, qu'on la déplaçait, qu'on la pliait selon leurs envies. Elle se laissa faire. Une main écartait déjà ses cuisses, une autre tenait sa hanche, ferme, impitoyable.
Quand un sexe dur et brûlant se pressa contre son intimité, elle ne résista pas. Elle écarta les jambes d'elle-même, lentement, volontairement. Elle ne commandait pas, elle offrait. Offerte et disponible. Un soupir rauque s'échappa de ses lèvres entrouvertes.
Ils n'attendaient plus son accord.
Et elle ne le donnait plus.
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