Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fac et aphrodisiaque — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fac et aphrodisiaque
Chapitre 1
Note de l'auteur : ceci est ma première histoire, n'hésitez pas à me faire toutes sortes de retours, du moment qu'ils sont constructifs.
Je connais Léa depuis le collège. C'est-à-dire depuis longtemps, car nous sommes à la même Fac de sciences de Grenoble, une ville entourée de montagnes qui plaît beaucoup aux sportifs, qui peuvent faire du ski l'hiver, de la randonnée l'été et, cerise sur le gâteau, un peu de bateau sur les deux rivières qui traversent la ville.
Cependant, ce n'est pas toujours la fête. Il y a des jours où Léa est complètement déprimée, où elle se referme totalement sur elle-même sans parler plus que nécessaire. Ce n’est pas marrant pour moi car ça peut durer un certain temps, selont l'habileté que j'aurai à la sortir de cet état.
Le pire c'est quand un abruti la quitte pour une raison ou une autre. Et autant j'ai toujours compris comment les garçons tombent comme des mouches devant elle (c'est d'ailleurs comme ça que nous sommes devenus amis, après qu'elle m'a recalé avec douceur et calme), autant je n'ai jamais compris pourquoi la plupart des gars avec qui elle sort la quittent après quelques semaines, le record étant soixante-dix-huit jours, soit un peu moins de trois mois.
Pour vous la décrire rapidement, Léa est une des personnes les plus intelligentes que j'aie jamais rencontrées. Du haut de ses 24 ans, elle connaît et comprend un nombre impressionnant de choses en tout genre, allant de "Pourquoi est ce que Mme Loussier n'est jamais là, mais ne culpabilise pas ?" à de l'astrophysique complexe que la plupart des gens dont moi-même ne comprennent pas. Elle a le don de sortir des questions insolubles en pleine conversation, du style de :
— Antoine, tu penses que si un trou blanc et un trou noir se rencontrent, ça fait quoi ?
Et si elle attire tous les gars de la Fac, ce n'est pas pour rien : en plus de son caractère doux, calme et aimant, et de son regard qui donne l'impression qu'elle lit en vous comme dans un livre ouvert, elle possède quelques atouts physiques au-dessus de la moyenne. Son habitude de ne pas porter de soutien-gorge pour éviter, m'avait-elle dit, de se sentir trop serrée, fait qu'elle peut se balader la poitrine libre sous son tee-shirt, et je peux dire qu'il y a plus d'un gars qui flanche en la voyant pendant le sport faire de la course à pied.
Et, selon certaines connaissances, elle serait excellente au lit. Un dicton circule même à la Fac : "Qui est dans le lit de Léa Talmi visite le paradis". Bien sûr, je n'ai jamais pu le vérifier. Pour moi, elle est sacrée, c'est une pote et pas autre chose, même si mon pantalon me force à reconnaître que je ne demeure pas totalement insensible à ses charmes. En revanche, autant moi je suis plutôt sportif et pratique de l'athlétisme, autant elle n'apprécie pas le sport. Elle préfère infiniment lire un bon livre à "passer des heures à cuire sous un soleil de plomb dans des vêtements trempés de sueur". C'est vrai que dit comme ça, ça n'enchante pas, mais le sport reste quand même un de mes centres d'intérêt.
C'est par une belle et chaude journée chaude de la fin du printemps que tout commence. Car, si la journée est magnifique, l'humeur de Léa l'est nettement moins. Car hier elle s'est fait larguer par simple SMS, par un lâche :
— Je te quitte, je sors avec Nathalie.
Nathalie ! qui a la réputation d'être une fille bien rangée, timide, qui ne sort surtout pas du moule. Tout le contraire de Léa, qui ne comprend pas ce revirement et broie du noir. Elle n'a pas dormi de la nuit, et elle répond à peine par des grognements aux conneries que je lui sors pour tenter de la faire réagir. D'habitude, ça finit par fonctionner, mais là j'ai l'impression qu'il va falloir y aller plus fort.
C'est maintenant que se dessine l'idée parfaite.
C'est maintenant que se dessine l'idée parfaite.
Lors de sa précédente courte période de célibat, Léa avait évoqué qu'on entendait un peu moins le dicton la concernant, et que quelqu'un propageait l'information selon laquelle c'était mon amie elle-même qui était à la source de la rumeur. Je pense que cette mauvaise langue était Sidonie, une autre fille que certains qualifieraient de coureuse de garçons. Et c'en est une : à ce que je sais, dès qu'elle voit une nouvelle tête parmi la gent masculine, elle lui saute dessus, la colle pendant quelques jours ou quelques semaines, selon la résistance de la victime qu'elle veut mettre dans son lit. Puis, son objectif atteint, elle la délaisse entièrement, satisfaite d'avoir allongé son tableau de chasse. Il me semble que les trois quarts de la Fac, entre les ''première'' et les ''dernière année'', y sont déjà passés. En résumé, c'est une garce volatile qui va où ses désirs la mènent.
Selon une source sûre, elle tiendrait même un livre où elle inscrirait avec qui, quand, comment et combien de temps elle a couché, et en lui attribuant une note. Une vraie déséquilibrée, qui ne supporte pas la renommée de Léa !
Pendant que ce souvenir me revient, l'idée qui va sortir Léa de sa déprime se profile. Puisque certains disent que ses performances au lit sont exagérées et qu'elle attire moins, ce qui l'attriste un peu, il faudrait prouver qu'au contraire, elle peut rendre fous d'elle certaines personnes du collège ! Seulement, les cours de sexe ça n'existe pas. Reste donc une méthode : si elle excite moins les garçons de la Fac, il faut trouver quelque chose pour les exciter plus ! Et ça existe, c'est même répandu dans certains endroits du monde. J'ai nommé...(Roulements de tambour) UN APHRODISIAQUE !
Une substance qui agit sur le système nerveux permettant au corps de fournir plus d'efforts pour mieux réagir aux stimulations sexuelles. En termes plus courants, ça donne envie de baiser avec le premier truc qui passe, homme, femme, objet, n'importe quoi. Cependant, je ne peux pas en parler maintenant à Léa, avec ce grand nombre d'oreilles indiscrètes qui risquent d'entendre ça. Et si mon idée se sait, on serait mal. Surtout moi. Alors je lui propose de venir dans mon logement d'étudiant après les cours. Je n'ai pas de colocataire, alors ce lieu sera parfait pour lui parler en tête à tête. Mais vu comment elle est déprimée, la convaincre de venir sera difficile.
— Léa, après les cours, ça te dit de venir à la maison se faire une soirée pizza ? Ça te remontera le moral.
— Bof. J'ai pas le moral. Tu tiens vraiment à faire ça pendant que je suis dans cet état ? Un autre jour.
— Allez, sérieux, c'est le remède souverain contre la déprime la pizza ! Viens, ça te fera plus de bien que de mal !
— Bon, OK. Mais c'est toi qui m'as invitée, c'est toi qui payes.
— Bof. J'ai pas le moral. Tu tiens vraiment à faire ça pendant que je suis dans cet état ? Un autre jour.
— Allez, sérieux, c'est le remède souverain contre la déprime la pizza ! Viens, ça te fera plus de bien que de mal !
— Bon, OK. Mais c'est toi qui m'as invitée, c'est toi qui payes.
Aïe ! Point positif, elle a accepté. Point négatif, elle ne perd jamais le Nord. Quand elle peut faire des économies, elle les fait. Bah, mon porte-monnaie s'en remettra. L'important est de l'avoir convaincue.
Sur le trajet, nous parlons de tout et de rien, tout en évitant scrupuleusement de parler d'affaires de cœur, sujet sensible en ce moment. Une fois arrivés chez moi, la porte refermée et un jus de pomme servi, j'ose évoquer la raison principale de mon invitation.
— Dis, tu te souviens quand tu m'avais parlé de cette peste de Sidonie qui tente d'effilocher ta renommée ?
— Sérieux Antoine ? Je suis au fond du trou et tu veux me donner une pelle pour creuser ?
— Non, justement, au contraire c'est pour te faire remonter !
— Mais oui, tente de te rattraper. De toute façon, ça serait compliqué. Quoique ! Dis-moi quand même, je suis curieuse de ce que tu as inventé.
— J'ai une solution pour faire disparaître la tentative de Sidonie : puisqu’une anti-rumeur se met en place, il faut la détruire en renforçant la rumeur et le dicton sur toi. Une sorte d'anti-anti-rumeur, en quelque sorte.
— Et s'il y a une anti-anti-anti-rumeur ? Ça peut tourner sans fin ton machin ! Tu vas trop loin.
— Selon toi Léa, comment on peut renforcer le dicton ? En renforçant les sensations de ceux qui le propagent ! Et pour les renforcer, j'ai réfléchi à une substance qui aide pas mal en chauffant les personnes qui l'avalent.
— Attends, me dis pas que tu veux dire...
— Si ! Un aphrodisiaque ! J'ai même déjà cherché des recettes : en chocolat solide, en élixir. Il y en a plein !
— Sérieux Antoine ? Je suis au fond du trou et tu veux me donner une pelle pour creuser ?
— Non, justement, au contraire c'est pour te faire remonter !
— Mais oui, tente de te rattraper. De toute façon, ça serait compliqué. Quoique ! Dis-moi quand même, je suis curieuse de ce que tu as inventé.
— J'ai une solution pour faire disparaître la tentative de Sidonie : puisqu’une anti-rumeur se met en place, il faut la détruire en renforçant la rumeur et le dicton sur toi. Une sorte d'anti-anti-rumeur, en quelque sorte.
— Et s'il y a une anti-anti-anti-rumeur ? Ça peut tourner sans fin ton machin ! Tu vas trop loin.
— Selon toi Léa, comment on peut renforcer le dicton ? En renforçant les sensations de ceux qui le propagent ! Et pour les renforcer, j'ai réfléchi à une substance qui aide pas mal en chauffant les personnes qui l'avalent.
— Attends, me dis pas que tu veux dire...
— Si ! Un aphrodisiaque ! J'ai même déjà cherché des recettes : en chocolat solide, en élixir. Il y en a plein !
À ce moment-là, elle me regarde comme un dingue. Et alors que je crois qu'elle va me traiter de timbré, de fou, et de m'envoyer à l'asile, elle accepte ! S'il y a une réaction à laquelle je ne m'attendais pas, c'est bien celle-là.
Léa me saute au cou, me prenant dans ses bras et me serrant si fort que je crois que je vais m'évanouir. Le problème, c'est que la façon dont elle écrase sa poitrine contre mon torse me crée une tension au niveau de l'entrejambe. Ma vue plongeante sur son décolleté n'arrange rien. Et sa jambe n'étant pas loin de la mienne, je crains que ce ne soit qu'une question de temps avant qu'elle s'en aperçoive. Pitié non, tout, mais pas ça.
Léa me saute au cou, me prenant dans ses bras et me serrant si fort que je crois que je vais m'évanouir. Le problème, c'est que la façon dont elle écrase sa poitrine contre mon torse me crée une tension au niveau de l'entrejambe. Ma vue plongeante sur son décolleté n'arrange rien. Et sa jambe n'étant pas loin de la mienne, je crains que ce ne soit qu'une question de temps avant qu'elle s'en aperçoive. Pitié non, tout, mais pas ça.
— Antoine, je rêve ou tu bandes ?
— Euh, c'est juste la discussion, c'est rien.
— Oui oui, c'est ça. T'es sûr que c'est pas plutôt mes seins ? Parce que là, tu es rouge pivoine et ton regard est un peu plus bas que mon visage.
— Mais non, c'est pas... C'est pas... Je te promets que...
— Euh, c'est juste la discussion, c'est rien.
— Oui oui, c'est ça. T'es sûr que c'est pas plutôt mes seins ? Parce que là, tu es rouge pivoine et ton regard est un peu plus bas que mon visage.
— Mais non, c'est pas... C'est pas... Je te promets que...
Merde. Voilà que je bégaye. Et je sens le feu finir gagner les joues. Si je ne finis pas carbonisé, ça tiendra du miracle.
— Si ! Si, tu as la gaule pour moi ! T'avais pas une idée derrière la tête avec cette histoire d'aphrodisiaque ?
— Non ! Juste te sortir de la déprime !
— Et ben tu vois, je crois que tu m'as fait penser à un truc : tu es un des seuls gars de notre année que j'aie pas baisé !
— Non ! Juste te sortir de la déprime !
— Et ben tu vois, je crois que tu m'as fait penser à un truc : tu es un des seuls gars de notre année que j'aie pas baisé !
Hein ? C'est quoi ça maintenant ? Comment on peut passer de la déprime à l'envie de coucher en si peu de temps ?
Ma foi... Je n'ai jamais pensé à elle comme ça, mais puisqu'elle me le propose, ça serait bête de refuser.
Ma foi... Je n'ai jamais pensé à elle comme ça, mais puisqu'elle me le propose, ça serait bête de refuser.
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