LA SAPIOSEXUELLE, LA BISEXUELLE et LEUR AMANT
Chapitre 1
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✦ Vachette LA SAPIOSEXUELLE, LA BISEXUELLE et LEUR AMANT XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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LA SAPIOSEXUELLE, LA BISEXUELLE et LEUR AMANT — Chapitre 1

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Vachette
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LA SAPIOSEXUELLE, LA BISEXUELLE et LEUR AMANT

Chapitre 1

Faculté de médecine, premier trimestre scolaire, soit le dernier de l'année civile. 
 
 Noël et ses vacances du même nom approchent. Le bizutage des ‘'première année''  est passé depuis trois mois. Certains, et surtout certaines, en ont gardé un souvenir désagréable, amer, mais quoi ! On n'a pas eu de blessés, encore moins de morts ! C'est déjà ça !
 - Le cul, ça fait partie des traditions du bizutage, disent les plus conservateurs.
 - Les traditions, ça fait parfois mal au cul, répondent les introduites sans vaseline !
 
 En cette fin d'année c'est le temps de la réconciliation. Chacun ou chacune a soigné ses douleurs, on pardonne tout, et on va faire la fête pour oublier les cours sur toutes ces maladies qui font froid dans le dos, provoquant des boutons, des bubons près d'éclater en expulsant leur matière purulente, ou même de simples et courantes maladies où le sujet expectore des glaires aussi verts que nauséabonds. Mettons-nous à la place d'un pauvre étudiant de vingt ans exposé à toutes les turpitudes de nos bactéries et de nos virus si agressifs qu'ils l'encourageraient, en apprenant qu'on ne peut pas les éradiquer, à aller se pendre à un arbre solide au fond de son jardin pour être sûr de ne pas se rater, s'il n'était pas accro à sa vocation de soigner les malades selon le serment d'Hippocrate. Chapeau bas, mesdemoiselles et messieurs les futurs carabins ! 
                                                                                      
 Le ''Conseil des étudiants'' s'est réuni, détaillant au vu de tous les dons qu'il a obtenus de-ci, de-là, d'entreprises et de commerçants locaux en échange de quelque flatterie à leur égard pour faire leur pub sur les bulletins de réservation pour la ‘'Nuit de la médecine'' qui aura lieu cette année dans les celliers d'une célèbre marque de champagne.  
 
 Bien sûr les étudiants participent selon leurs moyens, mais surtout les parents d'élèves et la bourgeoisie locale s'investissent dans cette manifestation annuelle réputée. C'est la coutume, c'est une institution locale, cet événement. En effet, tout-un-chacun pourra y croiser les grands pontes de l'hôpital, du généraliste ordinaire au plus réputé des oncologues. Ça peut en faire, de nouvelles relations intéressantes !     
 
 Sont invités à cette prestigieuse manifestation annuelle, les étudiants eux-mêmes, bien sûr, mais surtout tout le gratin local de la science médicale. Et aussi Monsieur le maire et ses adjoints, Monsieur ou Madame les présidents ou présidentes d'autre chose, le recteur de l'académie, ‘'and so on''... Bref, du beau monde.   
 
 Moi je suis tout simplement Louise, étudiante en première année, 20 ans, ni mariée bien sûr vu la longueur des études qui m'attendent, ni fiancée, ni même en union libre avec personne, mais ayant déjà vu le loup, un peu décalée toutefois par rapport à mon époque parce que je n'ai pas beaucoup d'expérience en matière de sexualité. Pourtant on me trouve plutôt pas mal, avec mon corps de starlette dit-on, mes yeux verts en amandes, mon visage espiègle et ma chevelure blond foncé que je laisse s'étaler sur mes épaules. Mes hanches et mes jambes sont bien dessinées, ma poitrine n'est pas opulente, 85B pour tout vous dire, mais elle tient bien et mes pointes sensibles me transmettent beaucoup de bonnes choses dès qu'on y touche. 
 
 28 décembre.
 La soirée étant connue et ayant été annoncée dans les journaux locaux, il y a foule. Les notables occupent les places les plus proches de la scène où des artistes vont se produire. Nous, les étudiants, on est plutôt au fond de la salle, aux places les moins chères. Mais on s'en moque, car l'essentiel est que nous nous amusions entre copains et copines et que les plus riches dépensent leur fric pour notre association estudiantine. Au diable le plaisir d'être attablés dans les premiers rangs avec des vieux schnocks friqués qui cherchent parmi les étudiantes celle qui se pendra à leur cou rien que pour leur notoriété écrasante, des rombières insatisfaites au lit qui y mettraient bien un bel étudiant vigoureux autant que serviable, et quand même, il faut bien le dire, une majorité de gens venus soutenir la condition estudiantine sans avoir aucune de ces arrières pensées libidineuses.
 
 On grignote, on mange, on rit, on danse. Toutes sortes de danses. Viva la vida ! On se défoule. Sur certaines tables, le champagne coule à flot, sur les nôtres c'est plutôt le Coca-Cola, après le seul cocktail apéritif alcoolisé et gratuit auquel on a eu droit en tant que ''petites mains'' bénévoles de la soirée, une sorte de Martini-gin de supermarché.  
 
 Après une bonne heure de rythmes endiablés, de salsa ou de rock acrobatique, vient le temps des slows, des musiques françaises, britanniques et américaines. Tout le monde les connaît, beaucoup les chantonnent en entendant ces jalons musicaux de leur jeunesse, avec du Sardou, du Johnny, des Beatles. Ah nostalgie, quand tu nous tiens…
 Nous, ce n'est pas notre époque, mais on trouve ça bien quand même. Nous les filles, on ne demanderait qu'à danser avec un ‘'cavalier servant'', mais les garçons semblent s'être repliés entre eux dans des coins éloignés de la piste, laissant passer ces morceaux ‘'à la mode de Papa'', selon eux, avant de revenir se défouler en se déhanchant.
 
 Moi je reste au pied de la piste et de la scène légèrement surélevée, à écouter ces tubes à l'ancienne qui me plaisent bien, je n'ai pas honte de le dire à mes amis et amies, dubitatifs.
 - Ouais, c'est un peu ringard, tes tubes ! dit Benjamin.
 - Moi je ne trouve pas, il y a de beaux textes.
 - Dans la salle d'à côté, y a un groupe qui va nous faire du Black Sabbath et du Deep Purple pendant une heure; t'as qu'à nous rejoindre !
 - Non merci Ben, pas tout de suite, je préfère ici, c'est plus calme. Dans un moment, oui, j'irai voir, peut-être.
 
 Absorbée dans mon admiration pour le DJ que je trouve très beau garçon, je pars dans une rêverie romantique. Et si je trouvais ce soir le futur homme de ma vie ? Un garçon qui ferait partie de la jeunesse dorée locale, pourquoi pas ?
 Certaines de mes copines dansent. Elles sont déjà ''prises en mains'' par des jeunes bien mis, à l'air courtois, respectueux. Mais moi je ne suis pas facilement abordable, je le reconnais. Il faut bien dire que n'étant pas une douée du rythme et de la danse en général, j'ai déjà repoussé deux ou trois demandes pourtant polies, toujours avec ma formule préférée :
 - Non merci, en rock je suis une catastrophe à deux pattes, tu sais !
 A laquelle parfois j'ajoutais :
 - Peut-être pour un slow, tout à l'heure…
 Mais mauvais calcul de ma part, pas très malin ! Car les gars à qui j'ai j'ai refusé un rock, il ont dû trouver fortune ailleurs, et ensuite c'est avec celles qui les ont acceptés qu'ils doivent être en train de se frotter dans un slow en ce moment. Idiote que je suis ! Même mal, j'aurais dû danser au moins un rock avec eux. Je ne me retrouverais pas là, debout, sans cavalier, à faire tapisserie.   
 
 Mais une rencontre inattendue va faire basculer ma soirée…
 J'entends une voix derrière moi :
 - Pardon, Mademoiselle, vous dansez ? Puis-je vous inviter ?
     
 Je me retourne, l'homme ajoute :
 - Excusez-moi de vous aborder de dos, c'est impoli, mais vous êtes tellement collée près de la scène que je ne pouvais pas me présenter devant vous.
 - C'est pas grave Monsieur.
 
 Je dis Monsieur, mais devrais dire Professeur, ou au moins Docteur. Je reconnais cet homme, le patron du service hépatologie, une sommité en la matière, qui intervient à la fac pour nous dispenser ses cours magistraux. Vu la boulette que je viens de faire – je pense que ces gens-là aiment bien qu'on les appelle comme il se doit par leur titre – je préfère ne pas rectifier et attendre qu'il se présente. Jusque là je fais celle qui ne l'a pas reconnu tout de suite.
 – Max Bertin, j'enseigne à la fac.
                                                                              
 Finalement il me paraît plus simple qu'il ne mériterait d'être. J'apprécie son attitude, avant de lui répondre :
 - Ah oui, Professeur Bertin, j'ai déjà assisté à vos cours. Mais en blouse blanche dans l'amphi et ce soir en smoking, vous n'êtes pas le même homme, excusez-moi de ne pas vous avoir reconnu.
 - Ne vous en faites pas pour ça, moi les titres ronflants je m'en fiche éperdument.
 
 Je vois en cet homme un gentleman quinquagénaire très courtois, à moins que ce ne soit un habile dragueur qui joue parfaitement son texte appris d'avance !
 Il n'a rien de séduisant, étant plutôt petit, tout au moins pas plus grand que moi, et un peu ventripotent. Pas terrible non plus de visage. Non, jamais il ne pourrait m'intéresser comme amant. Mais il m'inspire confiance. Alors je lui accorde ce slow de Joe Dassin, L'été indien.
 Le professeur m'ouvre ses bras, et ses mains comme s'il me les montrait pour se déclarer honnête et sans danger. Je me positionne face à lui, ma main gauche dans sa main droite, et l'autre sur son épaule. Je sens alors que lui aussi ose poser, mais timidement, son autre main sur mon épaule. Son attitude est respectueuse, sans l'ombre d'une tentative irrévérencieuse à l'égard de la jeune femme que je suis. A aucun moment il ne me serre de trop près, ses mains restant en place sans aucune équivoque.
 
 En dansant l'un contre l'autre, Max Bertin me parle, mais surtout me questionne. Pas pour savoir si j'habite chez mes parents, ou quelque autre niaiserie de ce genre, mais pour que je lui parle de moi, de mon origine, de ma jeunesse, de mes études. Je repense à cette formule de Dale Carnegie : ‘'pour être intéressant, soyez intéressé'' (titre d'un chapitre dans son petit bijou de cent pages : ''Comment se faire des amis''). Peut-être l'a-t-il lu ! Max Bertin serait-il en train d'utiliser cette arme subtile pour me séduire ? Je ne crois pas car il sait se limiter à des questions non intrusives, restant toujours courtois.
 - Mademoiselle c'est un plaisir d'avoir dansé avec vous, vous ne pouvez pas savoir. Il y a des moments dans la vie… qui restent inoubliables. Celui-ci en sera un.
 Et il retourne vers d'autres adultes pour boire un verre avec eux. Mais je vois bien qu'il ne parle pas de moi. C'est donc un homme au grand savoir-vivre que je viens de rencontrer. D'autres fanfaronneraient d'avoir tenu dans leurs bras, même cinq à dix minutes, une jolie et jeune fille de vingt ans quand ils en ont cinquante ! Cet homme m'impressionne. Je voudrais être son amie.
 
  A la rentrée de janvier, je me prends à espérer le revoir. A la sortie d'un amphi, j'ose l'aborder, à mon tour.
 - Professeur Bertin, vous vous souvenez de moi ? Louise, à la Nuit de la médecine.
 Il m'observe un moment, des pieds à la tête.
 - Vous plaisantez, mademoiselle. Si je me souviens de vous ?
 Et là il laisse un blanc, qui sur l'instant me décontenance et me chagrine. Mon amour-propre est touché. Mais la suite me va mieux, qui me rassure :
 - Mais je ne me souviens QUE de vous, vous savez, me dit-il en me gratifiant d'un grand sourire.
 Nous en venons même au rire, ensemble.
 - Merci, professeur, ça me fait plaisir.
 - Tout le plaisir est pour moi ! Puisque j'ai la chance inespérée de vous revoir, viendriez-vous prendre un verre, ou une tasse (!) à la brasserie d'en face ?
 - Allez !… Avec plaisir. Je n'ai pas cours avant 16 heures aujourd'hui.
 
 C'est bizarre, l'affection que je porte à cet homme que je ne connais pas. Pourtant jamais je ne le verrais dans mon lit, avec ses quatre-vingt-dix kilos et son mètre soixante-cinq, à vue de nez ! Moi qui aime et recherche plutôt un grand sportif de mon âge ! Ah il va falloir qu'il rame, le pauvre, pour me séduire ! C'est ce dont je me convaincs, pour me protéger des possibles aléas de la vie, cette vie que je ne fais qu'apprendre à connaître ; à vingt ans !  
 
 - Un whisky et un diabolo menthe, s'il vous plaît.
 Dans cette commande je vois la différence d'âge et de niveau social entre Max Bertin et moi. Cela m'amuse :
 - Un whisky, en étant chef du service hépatologie, est-ce bien raisonnable, professeur ? Et l'exemple alors !…
 Je vois le visage de l'homme se crisper. Son sérieux me le fait paraître touchant à l'extrême.
 - Voyez-vous, la vie n'est pas faite que de satisfaction professionnelle et de recherche de l'aisance matérielle, Louise. Ni même de morale, non. Ce qui la rend riche, ce sont les sentiments, Mademoiselle, les sentiments. A quoi servirait d'être riche quand on n'a pas avec soi la femme qu'on aime ? Ou les enfants qu'on adore ? Pour qui on donnerait sa vie. Promener en Ferrari une femme quelconque ou balader en Deux-Chevaux la femme qu'on aime ?… mon choix est fait, n'en doutez pas.
 
 Me voilà bien ! Apparemment le professeur est un homme malheureux, car sa vie sentimentale doit être désastreuse. Mais que pourrais-je y faire ? Je ne peux lui être d'aucun secours, hélas.  
 - Garçon? La même chose.
 - Louise, un apéritif, maintenant ?
 La commande de la deuxième tournée, où j'accepte de prendre un whisky comme lui, mais avec du coca, me fait penser que peut-être cet homme a une fêlure, une faille, une faiblesse liées à sa vie affective. Je le vois bizarrement songeur tout à coup.
 - Un problème, Monsieur ?
 - Non, pas un problème, mais une déception. Une nostalgie qui me fait mal.
 J'ai assez parlé de moi, avec ma petite vie naissante, sans grand intérêt. Alors je veux en savoir plus sur lui.
 - Vous êtes marié ?… Des enfants ?
 - Non pas d'enfants, mais marié, mal marié. Ce qui fait que j'ai compris une chose importante : on peut réussir dans la vie tout en ratant sa vie, vous savez…
 Et il reprend une rasade de whisky.
 
 Quand je lui dis d'arrêter de boire, que ça suffit pour aujourd'hui, qu'il a des cours à donner, il ne veut pas m'écouter. Et quand je lui demande s'il n'est pas dépressif, au sens médical du terme, il repose son verre et me fixe d'un regard d'homme faible, à plaindre, touchant. Puis il déclare en baissant la tête, comme penaud :
 - Je ne peux pas me permettre de l'être, Louise, car quelque chose me retient à la vie depuis peu.
 - Continuez, s'il vous plaît, ne restez pas comme ça, expliquez-moi, professeur ! Regardez-moi !
 Un long silence nous sépare, chacun se taisant. Après de longues secondes, il relève la tête et me regarde :
 - Je suis tombé fou amoureux de vous, Louise, sans même vous connaître, dès l'instant où vous vous êtes retournée pour accepter de danser avec moi. Voilà. Au malheur d'une vie ratée s'ajoute celui d'un amour impossible. Je souhaitais presque ne pas vous revoir, pour vous oublier plus facilement, vous voyez.
 
 Pffouuhh ! Alors là les bras m'en tombent. Max Bertin n'est pas un vulgaire dragueur de jeunettes, je le sens sincèrement amoureux de moi. Que vais-je bien faire de ses sentiments ? Même si je n'ai pas une longue expérience de l'amour physique, je sais que quand j'ai pris du plaisir, c'était toujours avec des hommes de mon âge, grands, sportifs, élégants. Seuls des hommes comme ça m'ont fait jouir quand je sentais leur corps allongé sur le mien pour me pénétrer de leur chaleur, de leur ardeur virile, tout en me caressant partout où leurs mains et leur bouche pouvaient et savaient me rendre folle en m'expédiant au septième ciel dans de délicieuses explosions qui secouaient mon ventre et tout mon corps.
 Je me dois de mettre les pendules à l'heure :
 - Professeur, je ne suis pas près de vous imaginer dans mon lit. Vous êtes assez intelligent pour comprendre mes préférences en matière d'hommes, ne serait-ce que la question de l'âge. Pour mes futurs enfants, je voudrais d'abord un père, pas un grand-père tout de suite, excusez-moi, comprenez-moi.
 
 L'homme, déçu mais admettant l'évidence, finit par se résigner, et redevenir normalement enjoué d'être avec moi.
 - C'est déjà pas mal, Louise. On mange un morceau ensemble ?
 - Garçon ? S'il vous plaît !...
                                                                                                                                                                                           
 N'ayant pas grand-chose à raconter si ce n'est que mon père est psychiatre en hôpital, je préfère faire parler mon nouveau ‘'copain de déjeuner''. 
 Au fur et à mesure que je le questionne sur sa vie, je découvre un personnage hors du commun. Il a bourlingué dans d'autres pays, d'autres hôpitaux, d'autres structures humanitaires comme Médecins sans frontière, dans des pays croulant sous les bommes, dans les décombres de secousses sismiques et de tremblements de terre en Océanie, Indonésie, en Turquie et autres territoires à mauvaises surprises prévisibles.
 Quand nous buvons nos derniers cafés après le bon repas qu'il va payer à la caisse de la brasserie, je m'aperçois que le professeur et moi sommes restés trois heures assis à la même place, sans fatigue, sans impatience, sans ennui, lui heureux de m'avoir eu pour lui seul – je parle de ma présence – et moi passionnée de tout ce qu'il m'a raconté, sans vantardise, sans fanfaronnade, en toute simplicité. Jamais je n'ai acquis autant de culture que pendant ces trois heures que je n'ai pas vues passer ! L'homme ne résiste pas à me faire la proposition que je sentais venir :
 - Appelle-moi Max et dis-moi tu, Louise, si tu veux bien me faire ce petit plaisir, allez…
 - Je suis heureuse que vous me tutoyiez, Max, mais moi j'aurai du mal, pardonnez-moi… Mon vouvoiement rappellera ainsi – désolée – le nombre d'années qui nous sépare.
                                                                                                           
 Max est comme requinqué par la face nouvelle de notre relation. Je lui promets même qu'il pourra passer prendre un café chez moi, en ville, quand il voudra, à condition de m'appeler avant. Sans engagement, il s'en rend bien compte et me le promet. Nous échangeons nos numéros de portables.
 
 Un jour il passe me voir, un bouquet à la main. Une autre fois, avec un brin de muguet, à Pâques, avec des chocolats. Que de petits cadeaux sans valeur mais offerts avec tant de... tendresse. Bon, d'accord... d'amour, de sa part. On se fait la bise, maintenant, et jamais ses lèvres ne touchent autre chose que mes joues. Max me rassure, comme si c'était nécessaire :
 - Jamais je ne te forcerais ni même te harcèlerais pour obtenir un baiser de toi. Je ne sais pas être comme ça, Louise.
 - J'apprécie beaucoup, Max. C'est bien pour ça que nous restons amis.
 Max ne dépasse jamais la demi-heure de présence, même en ayant eu à traverser la ville dans les embouteillages. J'adore son savoir-vivre, son côté homme du monde non forcé, naturel, qui sait ne pas s'imposer outre mesure. Parfois même il me dit :
 - Bon, je m'en vais, sinon elle va vas me jeter dehors, la petite Louison !
 
 Une autre fois on vient à parler de ''moi et les garçons''. Je lui explique bien que quand j'aurai un petit ami, nous resterons quand même copains, et continuerons de nous voir comme ça, en prenant un café. 
 Ce jour-là, le retour est assez cinglant. Max efface son sourire pour me dire :
 - Ah non, petite Louise. Ne m'en demande pas trop. Dès que tu auras quelqu'un dans ta vie, je m'effacerai complètement. Je ne veux pas en arriver à tenir la chandelle. Je ne pourrai pas rire avec vous deux en restant amoureux de toi comme je le suis aujourd'hui. Et tu sais, je ne suis pas près de ne plus l'être !
                                         
 Il a raison, mais ça m'attriste. J'imagine mal venir ce jour, et la rupture qu'il provoquerait. Mais j'imagine aussi mal me passer de mon ami Max, si instruit, si brillant, à la vie si mouvementée et si passionnante. J'apprends plus avec lui qu'en mes vingt premières années par mes parents à la maison, et mes maîtres à l'école. Il ne me parle pas que de médecine, au contraire, mais surtout de plein d'autres choses : la politique, le cinéma, la peinture, la littérature, l'histoire. C'est un puits de science et de culture ! Je bois de plus en plus ses paroles, et lui de moins en moins de whisky pour me faire plaisir, sachant je n'aime pas le voir triste au point de sombrer dans l'alcoolisme. 
 
 Nous finissons par avoir besoin l'un de l'autre. Lui en a déjà une, mais moi je découvre une espèce de chaîne – mais en or – qui me lie à lui de plus en plus. C'est inexorable, je m'attache à Max, qui devient peu à peu, plus que mon professeur, mon maître, mon mentor. 
 Je pense de moins en moins à mes réticences sur son physique et son âge, de plus en plus à la communion entre nos esprits. Je deviens dépendante de lui, et heureuse de l'être. Et l'amour qu'il me porte avec tant de sincérité, ça m'émeut et me touche au plus haut point. 
 Des mauvaises langues diraient « Normal qu'il soit amoureux de toi, rien d'extraordinaire ! Un bonhomme de son âge qui ne le serait pas, faudrait qu'il soit difficile ! » Je détesterais entendre ça un jour.
 
 
 Plusieurs mois ont passé depuis que nous sommes amis.
 Un jour, Max m'invite à un concert en ville. Les deux concertos de Chopin par Pollini ? Ça ne se loupe pas ! J'accepte. Mais en allant prendre un pot au café en sortant, je me dis que c'est le moment de lui demander pourquoi sa femme n'est pas avec lui. Question que je n'ai jamais encore osé lui poser. Mais je sais qu'il a une femme. Tout le monde le sait. Certains même connaissent bien Madame Bertin, avocate et prof à la fac de droit. 
 
 Max m'explique son piteux mariage d'il y a vingt ans, raté sur le plan sentimental, autant que sur le plan sexuel. Je ne veux pas le pousser dans les détails, ça deviendrait indiscret et délicat. C'est lui qui répond au-delà de mes questions.
 - On a cinquante ans tous les deux, on ne s'entend plus, on fait chambre à part depuis des mois, sauf quand une envie commune nous réunit. Ces jours ou ces nuits-là, on oublie la guerre, on fait une trêve et, ma foi, nos corps se rejoignent le temps d'un ou quelques orgasmes, quoi.
 - Mon pauvre Max, c'est très curieux comme relation !
 - Eh oui, c'est le seul lien qu'il nous reste : le plaisir sans l'amour, mais c'est au moins ça.
 - Et vous ne divorcez pas ?
 - Non, elle n'a personne, moi non plus, là-dessus on est sûrs. Mais si l'un de nous a quelqu'un un jour – on y a déjà pensé – on divorcera à l'amiable ; tout est déjà prêt au plan matériel, d'ailleurs.
 Je sens bien que Max ne veut pas s'étendre sur le sujet, ne me parlant pas vraiment de sa femme, des pommes de leur discorde présente ou passé. Ça m'inquiète un peu, car une discrétion peut parfois signifier une cachotterie, sait-on jamais ?
 
 On s'envoie souvent des textos, dans la journée d'abord, puis le soir avant de dormir, puis le matin au réveil. Notre relation semble prendre corps. Je ne m'étonne pas de lui, mais de moi-même. Une amitié s'est transformée en amitié amoureuse. Commencerait-elle maintenant à devenir pour moi… de l'amour ?
 Un jour, chez mes parents, je viens à évoquer ma fréquentation en tout bien tout honneur de Max Bertin. Mon père, le psychiatre, le connaît de réputation. Il dit comme moi que c'est un homme érudit, brillant, très savant sur beaucoup de sujets. Entendant comment je parle de lui, comprenant l'admiration sans bornes que je porte au professeur, mon père me taquine :
 - Dis ma fille, tu ne serais pas en train de devenir un peu sapiosexuelle ?
 - Quoi ? C'est quoi ce mot ?
 D'un air moqueur, il me taquine encore :
 - Si au moins tu sais lire, regarde dans le dictionnaire, ma petite Louise!
 Je consulte mon Larousse aussitôt, pour y apprendre que ce mot désigne une personne attirée sexuellement par l'intelligence extrême, le savoir, la culture, d'une autre. Me voilà bien ! Jamais pourtant je n'ai couché avec des garçons au prétexte qu'ils étaient surdoués ou cultivés ! Être beaux, sportifs et musclés c'est tout ce que je leur demandais ! 
 
 Jamais non plus un homme ne m'a si intelligemment courtisée que Max, je dois le reconnaître. J'en suis évidemment flattée, vu la qualité de cette personne, même si en mon for intérieur je me dis indifférente à ses sentiments.
 Arrive pourtant un jour où un heurt se produit entre nous. 
 Max me dit tout de go qu'il en a assez de faire l'amour à sa femme sur commande tout en trouvant porte close à sa chambre si lui en a envie. Il a en marre de boire des whiskys comme un trou pour calmer ses ardeurs les soirs de détresse sexuelle. Il va donc s'inscrire sur un site pour chercher une femme avec qui vivre une vie normale de couple. Quand il me dit ça, il est passablement ivre.
 - Même si j'en trouve une qui n'en veut qu'à mon aisance financière, et ça ne sera pas difficile, les putes y en a à la pelle, je prends ! Je la prendrai pour son cul, cette salope ! Au moins je n'aurai plus besoin de picoler pour oublier que c'est toutes des salopes ! Alors on fera ce que je voudrai, quand moi je voudrai ! Et merde ! J'veux plus t'voir non plus, salope !
 
 In vino veritas ? La vérité est-elle dans le vin ? Max est presque ivre mort. Je suis outrée et désemparée par son discours, même s'il a des circonstances atténuantes pour le hurler plus que ne le dire. Suis-je passée à côté de son aspect caractériel qui ne se révèle qu'aujourd'hui ? Le choc est rude, Max me fait presque peur. C'est ça son respect pour les femmes ?
 - Max, ça suffit, je ne veux plus rien entendre. Partez ! Sortez de chez moi, ivrogne !
 Il titube un peu dans l'entrée, il a du mal à ouvrir, mais il finit par sortir en claquant la porte.
 - Eh ben oui, c'est ça, fous-moi dehors, t'es une pute comme toutes les autres, saloperie !! hurle-t-il encore sur le palier.
 
 Je m'effondre le long du mur pour pleurer, assise par terre. Je suis désespérée. Comment Max pourrait-il se faire pardonner de moi qui ai tant d'estime pour lui, une estime démolie en dix secondes par ce qu'il vient de me dire, même si l'alcool y est pour beaucoup ? C'était trop dur à entendre, ses insultes. Je suis une fille à l'âme bien propre, je ne mérite pas ça ! 
 Je passe une nuit horrible. Je m'aperçois que j'aurai du mal à me passer de nos petits moments amicaux, de ce qu'il me dit, de ce qu'il m'apprend chaque fois que je le vois. Je n'ai pas assez d'un mouchoir pour essuyer mes larmes. Max semble s'en foutre totalement, car j'attends dans le vide qu'il appuie sur le bouton de l'interphone pour sonner chez moi et s'excuser, mais rien. Il est parti. Je me sens abandonnée comme un petit oiseau tombé du nid et que personne ne veut prendre soin de ramasser.
 
 Trois jours passent, toujours aucune excuse. De mon côté j'ai ma fierté, je ne bouge pas non plus. 
 Un coup de sonnette à ma porte palière. C'est le gardien de l'immeuble :
 - Un monsieur d'un certain âge m'a demandé de vous monter ce colis, Mademoiselle.
 
 
 Tout de suite je pense à Max qui veut se faire pardonner, j'ouvre, je déchire le papier d'emballage rose, et je trouve une bouteille d'un champagne de grand renom, deux flûtes en cristal de Baccarat, et une magnifique carte de ‘'Bon anniversaire'' parfumée, sur laquelle est écrit mieux qu'un mot d'excuses, mieux qu'une simple déclaration, un poème en alexandrins, magnifique, dans lequel il est écrit au dernier vers, en conclusion Je m'en voudrai à mort si l'on se quitte ainsi. Je tiens un moment la carte contre mon cœur, je pleure toutes les larmes de mon corps avant de lire le reste du poème, c'est-à-dire de la première à l'avant-dernière ligne ; mais je me relis en boucle la dernière, quand même, celle que je ressens comme étant la plus belle.
 A ce moment précis, on sonne encore à ma porte. J'ouvre, trouvant Max tout penaud, un énorme bouquet de roses multicolores dans ses mains, qui ne sait pas quelle posture prendre. On ne se dit rien sur le moment. Il referme la porte d'entrée et pose les fleurs sur un guéridon. On se regarde encore, je lâche la carte de vœux qui tombe au sol, on se précipite l'un vers l'autre en pleurant tous les deux comme des madeleines, on s'enlace, il me serre et m'embrasse sans retenue. Son voluptueux baiser nous fait tourner le tête et presque perdre notre voix :
 - Je ne veux pas te perdre, Louise, je t'aime trop !
 - Moi non plus Max, je ne veux pas te perdre, embrasse-moi encore !
 - Alors ne pleurons plus ma chérie, les baisers salés c'est moins bon !
 Et nous rions, enlacés et heureux comme des ados malgré mes vingt ans et ses cinquante.
 C'est l'heure du pardon, où nous décidons d'oublier les mots affreux et cruels qu'il a prononcés sous mon toit il y a trois jours. C'est oublié, ils n'ont jamais été dits. Personne n'a rien entendu ! Max caresse ma joue affectueusement:
 - Tu sais ma chérie, ce que je fais là avec mon pauvre bouquet de fleurs ne le vois pas comme un harcèlement pour obtenir tes faveurs. On peut s'en tenir là, à ce délicieux et magnifique baiser, je ne t'en voudrai pas. C'est toi qui décideras, et c'est aussi toi qui m'ouvriras la porte de ta chambre si tu le désires vraiment, un jour. Quoi qu'il puisse en être, je t'aimerai à la folie, c'est toi que je veux ou personne, t'épouser serait pour moi le plus grand bonheur de ma vie.
 Nous flirtons encore un peu dans le canapé. Je suis trop émue pour aller plus loin, il faut que je me remette et que je sois sûre de moi.
 - Max chéri, merci pour ta jolie carte et ton magnifique poème. Mais mon anniversaire c'est demain seulement ! Alors, dîner aux chandelles ici, demain soir ?
 
 Vers vingt heures Max arrive. Encore avec un cadeau. Des lys de son jardin, assemblés dans du feuillage avec amour. Au plaisir que j'ai à les admirer, Max doit bien voir que je ne suis pas une femme d'argent, que ce que j'apprécie d'abord dans son geste c'est la sincérité de ses sentiments.
 - Tu es superbe, je t'adore ma chérie. Bon anniversaire.
 
 Max est en jean et blazer, moi j'ai mis une jolie robe évasée, des bas fins et un petit coordonné à fleurs, slip et soutien-gorge. J'ai cuisiné en chaussons, mais avant qu'il ne sonne à ma porte, j'avais déjà sauté dans mes hauts-talons pour plus d'élégance.
 Je suis assez bonne cuisinière pour rendre un homme heureux, je le sais. Max trouve mon petit dîner aux chandelles parfait. C'est vrai que j'ai mis la qualité dans le solide, et lui a apporté le liquide : vin et champagne grands crus. 
 En fin de repas, après le café, Max veut m'aider à débarrasser la table.
 - Non, laisse, mon chéri, dis-je en me levant.
 Je marche jusqu'à ma porte de chambre, que j'ouvre en grand. Je lui indique alors la direction en tendant mes deux bras à l'horizontale sur ma droite, à la façon d'un gendarme qui fait la circulation à un carrefour. J'invite Max:
 - Pour mes vingt-et-un ans. Tu peux entrer, mon chéri, je le veux, je te le demande. Je m'offre à toi ce soir, si tu me veux.
 
 Max est fou de joie, ses yeux brillent et laissent perler quelques larmes d'émotion. Il m'enlace encore une fois avant d'entrer et me donne un baiser de plus :
 - J'ai trop de chance, je suis trop heureux, j'ai peur de n'être que dans un rêve, ma petite Louise, ma Louison.
 
 Max se déshabille le premier, se retrouvant vite en caleçon sur mon grand lit. Moi je m'assois au bord du matelas pour qu'il m'aide à ôter ma robe. Je garde mes bas tout neufs de peur de les filer en les enlevant. Et Max, un peu timide, les laisse en place.
 - Quelles belles jambes, mon amour. Une déesse, mieux que dans les films d'Hollywood !
 
 Ses mains commencent à courir sur mon corps pendant un baiser profond qui me fait un effet immédiat dans le sexe. Un premier suintement de liqueur sans doute. Max sait jouer avec mes seins en même temps qu'avec mon clitoris. Une main dans ma culotte, une sous mes bonnets de soutien-gorge, il va me faire chavirer. Mes sens s'emballent sans même qu'il ait eu à me mettre totalement nue.
 - J'adore une femme en sous-vêtements, ça me rend fou, ma Louison.
 
 Et moi aussi ça me rend folle, toutes ces caresses dans les endroits les plus privés de mon corps. 
 Après un temps qu'il a l'art de me faire paraître une éternité de bonheur, et estimant sans doute que mon humidité vaginale montre bien que je suis en demande, Max se fait poli, courtois, me parlant tout bas maintenant :
 - Tu aimes jouir en te faisant lécher la petite chatte, mon amour ?
 - Hmm j'adore ça, oui, fais comme tu as envie.
 
 Visiblement, l'envie de Max concorde avec la mienne. Il écarte le bord de mon slip brodé, pose ses lèvres sur celles de mon sexe. J'ai l'impression qu'une ventouse aspire ma chair intime pour me faire ressentir des sensations extrêmes. 
 - Oh oui mon chéri, je commence à monter…
 
 Wow, Max s'occupe de moi comme personne ne l'a jamais fait. Je le laisse se taire, appréciant tellement qu'il agisse. Sa langue tourne autour de mon bourgeon, ses doigts fouillent ma grotte secrète pour que je les enserre sur mon muscle vaginal.
 - Hhoohhh, oui, encore, oohh ça vient, ouhhh t'arrête pas, je vais jouir !
 Je n'ai pas le temps de lui en dire plus, je jouis sous la langue et les doigts de Max. 
 
 Cela m'a fortement secouée, mais mes spasmes s'estompent maintenant. Ffoouuhh, je suis détendue, heureuse. J'en avais bien besoin depuis si longtemps qu'un homme ne m'avait pas léchée comme ça !
 - Ah mon chéri, ffhhh, c'est pas comparable avec le plaisir qu'on se donne soi-même en célibataire, tu sais !
 - Je n'en doute pas, mon amour. Et même, j'en suis sûr !
 Quand je dis à Max qu'il peut me pénétrer pour prendre son plaisir à son tour, il se montre encore galant :
 - Non, pas tout de suite. Récupère tranquillement d'abord ma chérie. Tu ne vas pas bien profiter si tu n'es plus assez excitée.
 Alors j'ai la solution pour refaire monter mon désir. Lui faisant glisser son caleçon jusqu'à ses pieds, je lui annonce le programme.
 - Mets-toi sur le dos, tu mérites une pause ; tu as si bien travaillé, hmm, et c'était si bon !
 Je découvre son sexe, qui a dû bien durcir pendant que Max me besognait, mais qui s'accorde un répit, apparemment. Il est de bonne taille, sans plus, et à son orifice s'écoule son liquide qui vient déjà lubrifier son gland.
 Je me penche jusqu'à prendre son membre dans ma bouche. Je vois Max fermer les yeux et l'entends ronronner discrètement, son sexe durcit et s'étire, son gland devient violacé. Avec mon suc qui a envahi mon vagin, la pénétration me sera fort douce. Manœuvrant sa hampe d'une main, je remets son pénis en forme, bien droit et bien dur. Je n'ai plus qu'à m'empaler dessus, sans que Max ait à faire d'effort.
 - Tu vas me baiser comme ça, tu veux ?
 - Oui, ma Louise chérie.
 Ses caresses sur mes hanches et mes fesses, ça confirme son ‘'oui''. 
 - Et garde ta culotte et ton soutien-gorge, s'il te plaît.
 Je remue mon bassin pour mieux ressentir la pénétration, je caresse mes pointes de seins par dessous les bonnets. 
 - J'adore leur taille et leur forme ma Louison, caresse-les bien pour t'aider à monter, hmm …
 Bonne gymnaste à l'école autrefois, je suis encore assez souple pour monter et descendre sur son sexe à la force de mes cuisses repliées près des flancs de Max. 
 - Oh, arrête un peu chérie, je veux en garder encore, avant de jouir.
 - Ne bouge pas, je vais te finir en suçant, alors, tu sera moins serré.
 La fellation que je fais à Max a le goût de nos sécrétions mélangées. Je suce et masturbe à un rythme moyen, les lèvres pas trop serrées, pour qu'il garde son excitation en se retenant d'éjaculer le plus longtemps possible. Mais il arrive un moment où même peu serré entre mes lèvres chaudes, son sexe entre en éruption. Tant pis, je serre fort mes lèvres et agite maintenant la pointe de ma langue sur son méat, recueillant plusieurs flots de sperme chaud dans ma bouche, que j'ouvre pour laisser dégouliner sur sa hampe encore droite et verticale le précieux liquide blanchâtre et épais dont l'odeur et le goût ne me repoussent pas, bien que ce soit la première éjaculation que ma bouche ait jamais accueillie.
 Je pose une joue sur le haut de sa cuisse, et, tête ainsi penchée sur le côté, j'observe de près son membre qui ramollit peu à peu. Pour un peu je m'endormirais comme ça.
 Je défais slip et soutien-gorge, nous sommes tous deux nus, je plaque mon dos sur son ventre, et je remonte la couette. Max me pose une main sur un sein en me promettant :
 - Cette nuit ou demain au réveil, je te pénétrerai et on tâchera de jouir ensemble. J'ai envie de te donner ma chaleur au fond de toi.
 - Hmm, oui mon chéri, on fera ça. Bonne nuit. Dors bien.
 
 Pendant des mois, nous menons une heureuse vie d'amants. Max n'abuse jamais de moi, il veut toujours mon consentement avant de me pénétrer ou même avant de me faire un câlin amélioré. Si je n'ai pas envie à ce moment-là, il préfère se masturber en vitesse pour se soulager et attendre notre désir simultané de bien faire l'amour, dans les meilleures conditions qui soient.
 
 Par rapport à ce que je faisais avec mes copains, je suis dans un autre monde ! Un homme mûr fait mon éducation sexuelle, je me laisse faire. C'est lui l'homme de science, alors qu'il me guide et me prodigue ses conseils, ses désirs, ses ordres parfois. Il m'apprend à apprécier les mots crus quand il veut m'exciter plus vite. Mais lui n'aime pas trop m'entendre en dire. Alors les seuls mots un peu ‘'populaires‘‘ que je m'autorise à prononcer sont ''ma chatte'', qu'il honore toujours parfaitement ou ‘'mon petit cul'', qu'il sait caresser, tendrement ou plus énergiquement selon mes envies, pour me faire à chaque fois miauler de plaisir.
 Et mon père avait raison : maintenant je suis sûre d'être une véritable sapiosexuelle. Je le dis un jour à Max, croyant l'intriguer avec ce mot barbare peu répandu, mais…
 - Ma chérie, ma petite Louise, tu ne m'apprends rien, je l'ai compris dès le début, tu sais.
 Et il me fait un gros baiser d'amoureux.
 - Je t'aime aussi, Max.
 J'ajoute en riant :
 - Max le fou, Max le doux… Tiens, je vais t'appeler Maxou dorénavant, c'est moins dur que Max, tu veux bien ?
 
                                                                          ********************
                                                                                                                          
 Par un dimanche après-midi d'hiver pluvieux, froid et gris, nous prend une envie simultanée.
 - Un câlin, ma chérie ? Ça te dit ?
 Max m'enlace, me regarde dans les yeux, attendant ma réponse. Un sourire naît sur nos visages, en même temps.
 - Ouais, ça me dit, Maxou. On va dans la chambre ?
 
 Dans les jours qui précèdent, Max est venu m'offrir un téléviseur, qu'il a installé à mi-hauteur sur le mur de ma chambre, un peu comme à l'hôpital, face au lit. Il me propose aujourd'hui qu'on se fasse un câlin coquin tout en regardant un film.
 - Je me sens l'âme lubrique aujourd'hui. Si on se visionnait un porno sur Internet ?
 Je suis assez surprise :
 - Tu as besoin de ça ?
 - Non, pas besoin, juste envie ! Mais pas obligatoire, tu sais.
 
 Moi je n'aurais pas pensé à une telle chose, mais bon, si ça lui fait plaisir, je veux bien me rendre complice de sa lubricité du moment. Je le laisse faire la manipulation, voyant qu'il avait tout prévu dès l'achat du poste, notamment le cordon spécial qui le relierait à l'ordinateur.
 Quand il me demande quel style de films j'aimerais voir, en me proposant hétéro ou lesbien, j'écarquille mes yeux, interloquée, et le laisse choisir. Après tout, c'est son idée, pas la mienne. Alors autant qu'il aille jusqu'au bout de son intention secrète.
 - Bon, alors on va zapper d'un film à l'autre. On verra bien ce qui t'émoustille le plus.
 - Tu sais Maxou, mon chéri, dès que tu me touches comme tu sais si bien le faire, ça suffit pour m'émoustiller !
 
 Les premières images apparaissent. Acteurs et actrices sont superbes, avec des femmes et des hommes aux corps de rêve. Les dialogues ne relèvent pas du grand art hollywoodien, mais les prises de vue sont d'un suggestif inégalé.
 Allongés nus sur le lit, collés-serrés, nous ne disons pas un mot. J'ai accepté le bras que m'a proposé Max en guise d'appuie-tête pour y poser ma nuque. Bien au chaud près de mon homme, je m'abandonne à lui. J'ai une envie folle entre les cuisses, je sais qu'il va la transformer en plaisir. Je le laisse faire. 
 Curieusement, j'ai le pressentiment que c'est la première fois que nous allons faire l'amour sans nous parler ; ça me fait tout drôle. Au bout d'un moment, devant ces caresses intimes, ces fellations profondes et ces pénétrations en gros plans qui se succèdent sur l'écran, je me sens commencer à fondre dans le plus agréable de mes endroits privés. 
 - Ça me fait de l'effet dans la chatte, Maxou, Mmm..
 Il me fait des petits bisous du bout des lèvres dans le cou, sur le front et sur mes joues, tout en caressant ma poitrine, mais sans me déranger, afin que je garde mon regard fixé sur ce qui m'excite à l'écran.  
 - T'occupe pas de moi, laisse-toi aller, ma chérie, prends bien tes bonnes sensations.
 Ses caresses sur mes seins m'électrisent. La vue des scènes porno intensifie mon désir humide. Max joue avec mes pointes sensibles, descend sur mon ventre pour de furtifs passages de doigts sur ma fente. Il n'a pas besoin d'insister beaucoup pour que mes jambes s'écartent assez afin de les laisser glisser entre mes cuisses et sur mes lèvres, quelques secondes, avant de revenir s'occuper de mon ventre et de mon entrecuisse. Ses caresses sont savantes, aucune zone sensible ne lui échappe, Max me connaît par cœur maintenant. De temps en temps il me dit quelques paroles excitantes au creux de l'oreille :
 - Il a vite durci, ton petit clitoris, hein ? C'est bien chaud et humide dans cette chatte, mademoiselle ?
 Je ferme les yeux. J'apprécie, je profite, je prends avidement tout ce qui m'est donné. De temps à autre je me fends d'un commentaire :
 - Hmm, c'est excitant cette femme qui se fait prendre en levrette.
 A aucun moment Max ne se laisse aller à accélérer ses gestes. Il veut vraiment que mon plaisir dure, pour me rende folle. De toute façon, avec lui, je sais que mon orgasme viendra, puissant, dévastateur.
 
 Max prend la télécommande pour passer maintenant à un film où deux femmes font l'amour. Deux corps de déesses se caressent impudiquement. Pour la première fois de ma vie je vois de près une chatte luisante d'humidité être léchée, sucée, gobée, aspirée, par une autre femme. Les deux actrices sont dans des tenues provocantes à souhait comme il se doit. Rien que la vue du string ultrafin qui laisse voir le petit bourrelet de chair proéminent de la belle blonde, et les magnifiques jambes de la brune gainées de bas noirs qu'un porte-jarretelles sexy maintient parfaitement tendus, ça me fait un effet auquel je ne m'attendais pas. Max le remarque forcément puisque instinctivement, à ses caresses j'ajoute les miennes, laissant descendre mes doigts pour me masturber sans vergogne cuisses grandes ouvertes.
 - C'est bon ma chérie ? Ça t'excite bien ces femmes ?
 - Huh, ui, c'est bon, ça me donne envie de me branler, hmm...
 - Mmm je vois ça, oui. Ça te chauffe encore plus que les hétéros on dirait.
 - Ouaaiis, l'aspect insolite, sans doute, deux femmes qui se lèchent, c'est peu banal, c'est comme interdit...
 Max se fait insistant, en me parlant tout bas :
 - Ça te plairait qu'une des deux te lèche la chatte comme elles font, pendant que je te caresse ?
 Je me mords les lèvres en imaginant une telle scène, je mouille, j'ose à peine lui répondre en haletant :
 - Ui, ui, ça doit être très bon, très fort, très doux en même temps… Hmmm t'es fou mon chéri !
 - Laquelle tu préférerais ?
 - Hhhaahh les deux, mon chéri. Une qui me lèche, l'autre qui me mordille les seins.
 Je n'arrive plus à me contrôler. Max le sent et profite délicieusement de ma faiblesse. Mes jambes et mes cuisses sont en coton, mon ventre et mes seins réclament ses mains chaudes, j'imagine une femme allongée sur moi me faisant l'amour comme dans le film. Hhhoohh, que c'est bon, l'excitation m'envahit, me chauffe et fait fondre mon sexe duquel suinte ma liqueur d'amour. Max colle sa bouche sur mes petites lèvres roses et mon clitoris en feu, qu'il lèche en expert pour commencer à faire venir l'orgasme que tout mon corps appelle. J'essaie de garder les yeux sur les deux femmes qui jouissent en même temps. Comme le leur, mon corps se tord de plaisir plusieurs fois de suite, mon bassin se soulève et retombe sans retenue sur le matelas, ma poitrine se cabre comme pour demander des lèvres sur mes seins, Max s'active dans son action qui me fait enfin monter crescendo jusqu'à la jouissance extrême, je râle et gémis librement, complètement désinhibée.
 - Hhuummm, oooh, Maxou, mon chéri, ouiii ! Je jouis fort, je t'aime !…
 
 Max est resté en érection depuis le début. Je lui offre impudiquement mes cuisses ouvertes pour qu'il me prenne, en douceur ou sauvagement, comme il veut. Je viens d'avoir mon plaisir, alors à lui de se servir. Il plante son sexe dans ma chatte lubrifiée par mon miel et sa salive, c'est que du bonheur pour nous deux, je me contracte au mieux pour qu'il se sente bien serré dans mon vagin, et enfin, je sens ses contractions à lui quand il y expulse sans retenue ses chaudes giclées. Puis, un peu essoufflé, il se retire délicatement en faisant attention à ne pas laisser frotter son gland sur mon clitoris surexcité qui reste encore trop sensible.
 Nous échangeons un baiser des plus érotiques pour conclure notre gros câlin.
 - Tiens mon chéri, essuie-toi avec ma culotte.  
 En gentlemen qu'il est, Max la prend pour essuyer d'abord mon entrecuisse toute mouillée avant de penser à lui. Mais vu les nombreuses salves que j'ai ressenties en moi quand il a joui, je dois quand même courir à la salle de bain ! Je serre mes cuisses le plus possible pour que le sperme et nos autres sécrétions ne viennent pas tâcher le matelas ni la moquette en dégoulinant de mon vagin agréablement meurtri.  
       
 Une vraie sieste, courte mais bonne, s'impose à mon corps épuisé, pour le laisser se reposer, tandis que Max semble plutôt en pleine forme, lui :
 - S'il ne tenait qu'à moi, on recommencerait tout de suite.
 - T'es quand même un bon coquin pour ton âge ! Dors un peu, va, chéri.
 - Pppfffhh ! Dormir, rester sage, auprès d'une jolie femme de vingt ans au corps de rêve allongée nue comme un ver contre moi, c'est vraiment du gâchis, mon amour !
 M'assoupissant, les yeux mi-clos après tant de plaisir reçu, je devine Max qui quitte le lit à pas de loup, sans bruit, préférant probablement retourner au salon devant les programmes de télé pour me laisser tranquille et surtout fuir la tentation de l'instant.
 
 
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 Ding dong ! Ding dong… On sonne à ma porte. 
 - C'est le facteur, Mademoiselle ! Un colis pour vous.
 ,                                
 Je pense de nouveau à Max. Mais pourquoi un cadeau ? Il n'a rien à se faire pardonner. Qu'y a-t-il sous ce joli emballage en papier satiné rose brillant ? Je me dépêche de l'ouvrir, après avoir donné la pièce au facteur pour être monté au lieu de me laisser l'habituel avis de passage.
 Trois cartons de même taille se superposent. Et encore une carte, un énorme cœur cette fois, rien d'autre, au dos duquel un mot doux : 
 « Mon amour, tu es devenue en quelques mois ma femme infiniment désirable, à laquelle je tiens plus qu'à tout, une femme dont la beauté me trouble toujours autant que lors de notre premier baiser dont j'ai encore le bon goût sur les lèvres.
 Alors pour magnifier cette beauté, je t'offre ces trois ensembles de lingerie. Ce n'est pas parce qu'ils sont de belle qualité que tu devrais ne  les porter que le dimanche ! N'hésite pas à les user tous les jours, je ne te laisserai jamais en manquer. Seulement les jours où tu serais fâchée contre moi, ne les porte pas ! ce serait ma pénalité pour t'avoir chagrinée ou déçue. Je devrai alors me ressaisir pour que tu me pardonnes et m'aimes de nouveau. Je t'embrasse, fort, mais je t'aime, tout court.  Ton Maxou »
 Ecrit petit, il y a un post-scriptum de deux lignes :
 J'ai trouvé tes tailles sur tes étiquettes de lingerie quand tu dormais nue pendant notre dernière sieste. Mais si ça ne te va pas tu peux les échanger. Et les bas : pas obligatoires, bien sûr, quand il fait chaud !
 
 Dans les cartons je trouve trois beaux ensembles de lingerie, de couleurs différentes, ainsi qu'une dizaine de sachets de vrais bas, ceux qu'on accroche à des jarretelles. Tout vient d'une boutique huppée du centre-ville. On en devine la qualité à l'oeil nu, mais aussi au toucher.                                                                                                      
 Je suis ravie et excitée comme une puce à l'idée de me ‘'sous-vêtir'' en femme de luxe, en femme du monde, du beau monde, la compagne - officieuse - d'un grand ponte de la médecine ! 
 Toute folle je décide d'essayer tout se suite une des parures. Je jette mon dévolu sur celle en satin beige, avec des bas noirs, que j'étale délicatement sur mon lit. Puis je me mets nue en vitesse, avec impatience et début d'excitation. 
 Max a vu juste pour mes mensurations !
 Le soutien-gorge me va parfaitement. Mes tétons frôlent le doux et caressant tissu dans les bonnets. Mes pointes se mettent à darder, et encore plus fort si je passe mon doigt, même par dessus le satin. 
 La culotte glisse en remontant mes jambes jusqu'à mon entrecuisse. Elle épouse bien mes fesses et devant, elle se plaque juste sur mon sexe. La forme de mon bourrelet charnu se dessine sur le tissu soyeux. Je me vois dans la glace de l'armoire, sûre d'être plus provocante comme ça, que si je ne portais pas de culotte. Hmmm j'aime mon sexe, car c'est là le centre de mon plaisir, celui que me donne mon amant.
 J'accroche le porte-jarretelles. C'est la première fois que je vais en porter un. Bien serré sur mes hanches il vient joliment cacher le haut de la culotte au niveau de son élastique. Je fixe délicatement mes bas noirs dont le contact avec ma peau, en les enfilant, me donne une sensation excitante. Puis je me redresse pour me mirer en entier. Wow, je me trouve magnifique ! Le plus excitant à la vue ça me semble être le bas de la culotte, qui à l'entrejambe dessine la forme d'un V grâce à la présence du porte-jarretelles au-dessus d'elle. On dirait un triangle de tissu faisant office de flèche pour indiquer à des doigts caressants la direction de l'endroit magique tout en bas du ventre. ‘'Descendez encore un peu… Sous le tissu, un clitoris'' !
 Je fais quelques pas dans le salon, puis vais jusqu'au dressing pour chausser mes escarpins noirs. Les mouvements de mes jambes, en marchant, génèrent une douce sensation sur mes cuisses, sur lesquelles le nylon glisse de quelques millimètres à chaque pas, les jarretelles étant là pour garder optimale la tension des bas, de façon à empêcher le moindre faux-pli de se former sur le galbe de la jambe. Je comprends l'érotisme que dégage une telle lingerie, tant envers les autres qu'envers moi-même.
 Et d'ailleurs, sentant un début d'humidité poindre à mon entrecuisse, je m'assois sur le bord du lit et ne résiste pas à lisser mon sillon d'un doigt au-dessus du satin. Effet immédiat, mon clitoris gonfle, je le touche, je le caresse du bout du doigt tout autour. Je m'allonge sur le dos pour continuer, je me sens monter. Face à la glace, en redressant juste ma tête je me vois masturbant ma chatte cuisses écartées, même pas nue mais en lingerie satinée, ce qui ne m'empêche pas d'arriver à l'orgasme avec une rapidité et une puissance folles. Gémissements et ronronnements alternés m'excitent encore plus au moment où je jouis sous mes propres doigts que je garde plongés dans mon vagin visqueux jusqu'à ce que j'hurle mes derniers cris de plaisir dans le vide.
 - Woh, wohhhh, ah que c'est bon, trop bon ...oohh !...hmmm…
 
 Max m'appelle au téléphone:
 - Alors ma Louison, ça t'a plu ?
 - Oh oui mon Maxou, ça m'a beaucoup plu ! T'es adorable, il est magnifique ton cadeau. Merci mon chéri.
 - Normal, tu es la femme de ma vie, tu le sais bien.
 
 Comme il me dit qu'il va passer ce soir pour qu'on se fasse un bon resto, je me dois, je LUI dois, et ça me fait plaisir, de porter ma belle lingerie. Je n'essaie pas les deux autres parures maintenant car je risquerais de reprendre mes attouchements et jouir de nouveau, alors que je veux garder ma libido exacerbée pour mon homme ce soir. J'ai besoin de son membre dur en moi, et de ses caresses sur mon corps. Je veux qu'il m'emmène au sommet du plaisir. Max m'a appris à aimer le sexe, alors je ne serai pas ingrate avec lui !
 
                                                                                                                                                                                    
 
                                                                           **************
       
 
 Au restaurant, tout se passe bien, nous sommes heureux d'être ensemble. Notre complicité sexuelle nous convient, nous sommes en phase dans notre quête du plaisir. Nous parlons librement et sans gêne de nos préférences parmi nos pratiques, et rien ne paraît nous diviser, que ce soit sur la masturbation, les caresses, le cunnilingus, les différentes variantes dans le doigtage, les pénétrations etc.
 Mais en fin de repas, Max affiche soudain un air sérieux, grave.
 - Ma chérie, j'aurais besoin d'un service de ta part. Mais je ne t'oblige à rien. Pour l'instant, écoute-moi seulement.
 - Je suis toute ouïe ! Que se passe-t-il ?
 - Voilà, je t'explique. Je veux divorcer. Je vais le faire. Ma femme Aline et moi en avons parlé. Elle sait pour nous, je le lui ai dit. L'un de nous ayant désormais quelqu'un dans sa vie – moi, en l'occurrence – nous avions décidé en plein accord que nous divorcerions. Mais au pied du mur, voilà qu'elle veut changer la répartition de nos biens. Comme c'est moi qui la trompe, qui plus est en découchant, elle veut un peu plus que la moitié de nos actifs communs. Je la savais tordue, mais là ça se confirme. Alors hier je lui ai proposé un nouveau marché, qu'elle a accepté. J'y laisserai quelques plumes, mais c'est rien, je veux me rendre libre pour toi.
 Max semble gêné de continuer. Il se sait pas comment me présenter ce service. Alors j'enchaîne à sa place.
 - Combien, pour les plumes ?
 - Notre studio sur la Croisette, à Cannes.
 Et Max m'explique qu'ils en sont propriétaires ensemble, mais que sa femme le veut pour elle, sans contrepartie pour lui. Le partage en deux ne se ferait donc que sur le reste de leur patrimoine. Il perd ainsi la moitié de la valeur du studio.
 - Combien ?
 - Je perds cent cinquante mille euros.
 - Mais c'est une punaise à ressort ta femme, alors ! Et tu n'as pas essayé de transiger ?
 - Non, ou plutôt si ! Mais c'est là que ça devient délicat. Elle accepte une dernière exigence non chiffrable de ma part : je tiens à l'humilier de la plus grave des façons. Je… j'exige d'elle qu'elle fasse ta connaissance…
 - Pour quoi faire ? Ma connaissance ?                                                                                                    
 - Euh oui, et dans des conditions très spéciales… Je lui ai d'abord montré ta photo, tu sais, celle où tu es en bikini à la plage, qu'elle comprenne bien que j'aime une jeunette qui m'aime aussi en retour. Mais ce n'est pas suffisant, je veux qu'elle nous voie faire l'amour, juste devant elle, sans qu'elle quitte sa place, jusqu'à la fin, qu'elle voie comment on baise tous les deux, qu'elle regarde son mari faire jouir sa nouvelle femme. Cocue et humiliée, que je veux la voir…. Rien de plus, rien de moins !
 Elle est avocate, alors je lui ai laissé préparer les papiers, que je signerais avec elle sur la table dans ma chambre à la fin de nos ébats, dans la minute même, si tu étais consentante, bien sûr. Voilà. Elle sait que je n'ai qu'une parole. Une heure d'humiliation contre le studio de Cannes à son seul nom. 
         
 - FFFouuhh, quelle histoire ! Je ne veux pas faire ma mijaurée, mais ça demande réflexion, tu t'en doutes, Maxou.
 - Je m'en doute en effet.
 
 Je promets à Max de réfléchir à la chose. Là tout de suite, je suis plutôt interloquée, abasourdie. Il faut que je nous imagine en situation, tous les trois, une femme trompée obligée de mater son mari – qui la quitte – faisant l'amour dans le lit conjugal avec sa jeune maîtresse et future nouvelle femme. Hou hou houuu … !
 - Tu me rappelles demain soir, Maxou ? Que j'aie le temps de digérer cette affaire peu banale. 
 
 Je passe la journée du lendemain à cogiter le pour et le contre :
 D'un côté, je passe une heure devant une femme haineuse qui, même si elle n'aime plus son mari, me déteste parce que je le lui vole. 
 D'un autre côté je me fais épouser par le Professeur Bertin, le grand Max Bertin. 
 D'un côté Maxou et moi n'avons plus à nous cacher, et il a encore l'âge de me faire des enfants. Il est assez vert pour ça, et idéalement efficace pour m'assurer des années de plaisir partagé.
 D'un autre côté, avec une spectatrice au bout du lit, va-t-on réussir à rester excités au point de nous faire jouir ? N'aurons-nous pas la panne qui nous ridiculisera devant la bourgeoise ?
 Quand arrive le soir, j'ai pris ma décision :
 - J'accepte, Maxou, on le fait et tu seras tranquille.
 
 Max m'explique que c'est pour ce dimanche qui vient. Nous mangerons un morceau à la brasserie en face de chez lui, où on arrivera pour 14h. Sa femme rentrera d'un repas entre copines vers 15h. Elle devra se rendre dans la chambre de Max. Elle nous trouvera au lit, où nous commencerons nos grandes manœuvres, et devra rester présente jusqu'à la fin, assise sur une chaise près du lit.       
 
 14h30
 
 Je vois l'appartement très chic de Max pour la première fois. Grand confort ; luxe, même. Dans sa chambre, un grand lit, un bureau, un dressing. A côté, une salle d'eau attenante. 
 Max tombe la veste. Chemise blanche, blazer et pantalon noir lui vont très bien. Moi je reste en chemisier rose et en jupe-crayon noire, escarpins noirs aux pieds. Dessous, mes sous-vêtements satinés beiges, ceux que j'avais essayés chez moi juste après les avoir reçus. Vous vous rappelez l'effet qu'ils m'avaient fait !  
 Nous sommes allongés côte à côte dans cette tenue quand on entend Aline Bertin rentrer, quelque dix minutes après nous. Je ne la connais pas, même en photo. Je suis assez impressionnée, tremblante, apeurée même. 
 
 Max commence ses caresses sur mon corps. Ses mains s'infiltrent sous ma jupe tandis qu'il me donne un long, chaud et profond baiser pour me détendre et me rassurer. Quand nous entendons les pas de sa femme se rapprocher, notre douce guerre en dentelle commence réellement. Max me retrousse d'abord un peu la jupe. A partir de ce moment toutes nos paroles vont s'échanger à voix basse, à l'oreille.
 - Je veux qu'elle voie tes belles cuisses et le haut de tes bas.
 
 Je ne veux pas regarder Aline, que j'entends s'asseoir à sa place, sur la chaise. Je me laisse faire par Max. Il déboutonne mon chemisier et vient happer mes bouts de seins à travers mon soutien-gorge satiné. Il mordille mes tétons en mouillant l'étoffe de sa salive. Je commence à bien le ressentir. Il est déjà dur sous son pantalon. Il plonge une main entre mes cuisses et ses mouvements de doigts sont précis, calculés, sur ma culotte collée à ma chatte gonflée de désir. Il besogne mon bouton d'une main, monte sous ma jupe jusqu'à mon porte-jarretelles de l'autre. J'écarte grand mes cuisses. Aline doit me voir comme sur grand écran. 
 - T'occupe pas d'elle, prends dans ta chatte ce que je vais te donner, tu vas bien mouiller.
 
 Ses paroles salées font que je commence à me sentir plus désinhibée maintenant. Je m'autorise à regarder Aline, ne serait-ce que pour faire sa connaissance. Nos regards se croisent. C'est une très belle femme, du genre Marylin Monroe à cheveux longs. On se fixe yeux dans les yeux elle et moi. Elle doit percevoir ma fierté d'appartenir à son mari. Voilà, que tout en me voyant à demi-nue, elle-même ouvre son chemisier en grand. Son soutien-gorge noir est en dentelle à mailles larges que traversent ses deux tétons très charnus. Ça m'excite fort, comme dans les films de lesbiennes. Max écarte bien mes cuisses pour qu'Aline voie tout de mes chevilles à ma culotte. Il me lèche en ronronnant à droite, dessus et à gauche de cette douce culotte qu'il vient d'inonder aussi de sa salive. Aline joue avec ses deux pointes provocantes, elle les étire et les tord en les pinçant et affiche un réflexe d'agréable douleur. Elle ferme les yeux pour me montrer qu'elle aussi se régale de son excitation. Les doigts de Max quittent ma chatte, laissant la place à sa bouche pour qu'elle vienne dévorer mon clitoris en feu. Max a sorti son sexe érigé de son boxer, je le masturbe puissamment mais je ne peux pas m'empêcher de fixer Aline qui descend ses mains sous sa jupe à son tour. Max et mois comprenons très vite :
 - Elle va se branler le bouton, elle adore ça.
 
 Oui elle se masturbe en regardant ma chatte coulante et mes cuisses offertes, ainsi que le sexe de son mari que je branle allègrement. Femme, homme, homme, femme, les deux en viennent à me faire envie, à m'exciter. Aline comprend, qui s'approche de moi pour s'occuper de mes seins. Max me lèche en me fouillant le vagin de plusieurs doigts. J'essaie de tenir, mais la belle bourgeoise ôte sa jupe et s'approche de nous sans que Max s'y oppose. C'est de moi qu'elle a envie, je le vois. Elle caresse mes jambes, ou plutôt mes bas et remonte ses mains chaudes jusqu'à mon entrecuisse. Max lui laisse mon vagin pour qu'elle l'explore pendant qu'il revient à ma poitrine pour en aspirer les mamelons durcis. Aline ne me quitte pas des yeux, elle écarte son slip et me fait comprendre qu'elle aimerait que je lèche sa chatte. Je ne suis plus sur terre déjà. Elle vient écarter ses cuisses au-dessus de ma bouche puis laisse descendre son bassin pour y poser son sexe détrempé. 
 - Mange ma chatte petite salope, lèche bien ! Avale ma mouille.
 
 Je ne peux qu'aspirer cette chatte qui réclame son dû entre mes lèvres affamées, puis je propulse ma langue dedans pour aller y lécher sa liqueur tiède de femme. 
 - Donne-moi tes seins, lui dis-je.
 Aline Bertin défait son soutien-gorge puis m'apporte sa magnifique poitrine à sucer. Passant d'un sein à l'autre je veux lui sucer les tétons et les mordre en modérant mes ardeurs pour ne pas la blesser. Aline miaule et se tortille. Sa bouche maintenant s'affale sur mes seins, qu'elle mordille et caresse à la fois en ne me quittant pas des yeux. Moi non plus, je ne la quitte pas des yeux. Elle est jolie de visage autant que de corps, je n'ose pas lui tendre mes lèvres, elle comprend, alors elle colle les siennes sur ma bouche. Nos langues se caressent, nos yeux se ferment, c'est ma première fois, je fais l'amour avec une femme, et j'aime ça autant qu'avec un homme. J'ai encore le goût de son vagin trempé dans ma bouche, et je veux être aussi salope qu'elle :
 - Bouffe la mienne maintenant, bois mon jus, suce mon clito, salope !
 Elle redouble d'ardeur. Max a réussi à me pénétrer bien à fond, de côté, pour nous laisser gouiner à l'aise, Aline et moi. Il intensifie ses va-et vient pour extirper le plaisir de mon ventre. Je le sens qui va jouir :
 - Oui mon Maxou, crache bien tout au fond de moi, inonde ma chatte !
 - Oh c'est bon, oui je jouis au fond de ta chair ma chérie !
 Aline m'a entendu :
 - Tu sais que t'es bien foutue, toi, en plus d'être bien salope.
 Elle me redonne un baiser langoureux. En serrant mes cuisses très fort et en contractant ma chatte, ça y est, je sens que ça monte dans tout mon corps, Oui, oui oiuii j'arrive, oohhh que c'est fort, HHHuuhhh, ahhhh, c'est bon de jouir aussi fort, hhahh, hhahh…
 N'attendant pas que ma tension retombe je demande à Aline de me redonner sa chatte.
 - Je veux que tu sois la première femme que je vais faire jouir, lui dis-je.
 Max dit à sa femme :
 - Donne-lui à lécher, qu'elle te nettoie bien tout dans ta chair, elle aime ça, baise-là, et fais-toi baiser par elle, elle est très bonne. 
 Sentant sa seconde éjaculation arriver, Max se raidit et s'enfonce en moi plus fort encore.
 - Oh mes salopes, vous me faites jouir c'est trop bon, j'explooose ! Ohhh… Ffouhh !
 Aline et moi, on se regarde, repues, lessivées. Sachant que le plaisir est commandé par le cerveau, Aline dit avec humour :
 - Faudrait prendre un Doliprane après chaque baise, en préventif !
 Voyant Max remis sur le dos, son sexe mou pendant sur le côté de son pubis, j'apprécie d'être une femme :
 - C'est moche, pour les hommes, les spasmes qu'ils perçoivent en éjaculant ça ne dure pas comme pour nous ; c'est mal fait, chez eux, hein Aline ? 
                                                                                                                                     
  Sans m'en être rendu compte, Aline s'est arrangée pour finir la session enlacée avec moi. J'aime sa chaleur, son odeur et son parfum.
 - Ça t'a plu, jeune et belle Louison ?
 - Oui, beaucoup, c'était très bon. J'ai vraiment découvert quelque chose avec toi.
 Et elle me chuchote :
 -Eh bien on s'arrangera pour le refaire, tu verras… N'en parle pas à Max ; chut !
 
 
 
 Après cette séquence inattendue qui a bouleversé tous mes sens, je demande à Max de me raccompagner chez moi. Dans la voiture, nous restons taiseux. J'ai beaucoup de questions, d'incompréhensions, de doutes. Il me faut des explications, des éclaircissements. Je ne veux pas en parler entre deux feux rouges, mais sérieusement, calmement, ''entre quat'zyeux'' ! Je devine que Max se sent un peu mal à l'aise.
 
 Je nous sers un verre au salon, et je commence mon interrogatoire :
 - Alors Max, c'était quoi ce plan ?
 - L'idée vient de moi, de moi seul ma chérie.
 - Tu divorces ou tu ne divorces pas ?
 - Ben… On n'est pas mariés.
 Les bras m'en tombent, j'ai le souffle coupé. Son air tout penaud ne me suffit pas comme excuse. Je suis en colère, vraiment. Je tiens à ce qu'il crache le morceau. Qu'il s'explique, bon sang. Tout ça c'est bidon depuis le début ?
 - Non, ma chérie ! Il y a du vrai, et du faux. Le vrai c'est que je t'aime, je suis fou de toi ! Et que je veux t'épouser. Il te suffit d'un OUI pour devenir Madame Bertin. Quand tu le voudras.
 
 Je sens Max sincère, et redevenir le Maxou qui a su me séduire. Mais voulant tout savoir, dans les moindres détails, je me tais, ne lui laissant qu'une option : tout me déballer.
 - Aline, tout le monde l'appelle Madame Bertin à la fac, mais non, elle est restée Aline Féranges, jamais mariée à personne. En fait on est en colocation depuis cinq ans, voilà pourquoi on a chacun sa chambre.
 - Et tu couches quand même avec elle, non ?
 - Comme je te l'ai dit, oui, de temps en temps.
 Aveux suivants, qu'il me distille au compte-goutte : ils n'ont jamais été fâchés, ils aiment faire l'amour, jouir ensemble, passer des nuits chaudes et coquines. Et il connaît depuis toujours les déviances d'Aline avec les femmes.
 - Oui, je savais ça aussi. Et j'étais obsédé de faire un trio, un jour, avec deux femmes dans mon lit. D'abord Aline m'avait dit préférer avoir ses relations saphiques seule. Pas questions de ramener ses conquêtes ici.
 - Pourquoi non à l'époque, et oui maintenant alors ?
 - Heu ! Tout simplement parce que les rares fois où une femme acceptait le principe, Aline voulait au moins que je la lui montre en photo. Et comme son veto était redhibitoire – Non, elle ne me plaît pas du tout ! C'était son expression – j'ai arrêté de chercher. Il aurait fallu trouver une belle femme plutôt jeune, à qui Aline plairait, qui plairait à Aline, et qui me plairait à moi aussi. Une équation quasi insoluble.
 Mais quand je t'ai rencontrée, j'ai eu le vrai coup de foudre. Hélas tu ne me laissais aucun espoir, vu mon âge et mon physique. J'en étais conscient.
 
 Je me demande bien comment Max en est arrivé à fomenter une machination pareille !
 - C'est pourtant toi, ma chérie, l'élément déclencheur de cette histoire. Quand j'ai repéré ton côté ‘'sapiosexuel'', comme ton papa t'a si bien dit, entre nous deux tout s'arrangeait ! Tu as fini par m'aimer et je t'ai sue sincère tout de suite, dès notre premier baiser. Ensuite par le test avec les films de lesbiennes, j'ai compris que tu pourrais sentir une attirance pour les belles femmes, attirance qu'une expérience réelle démontrerait. Encore fallait-il qu'Aline t'accepte comme troisième venue. Je lui ai montré ta photo. Cette fois, elle n'a pas mis son veto, au contraire, elle a dit « Elle est superbe, Max, magnifique ! Essaie de lui demander ».
 
 Quelle histoire à dormir debout ! Mais pourquoi a-t-il été inventer ce désamour, ce divorce – et d'abord ce mariage – ce conflit financier, ce studio à Cannes, l'humiliation prétendument nécessaire d'Aline ? 
 Passant un long moment à réfléchir tandis que Max, la tête baissée, regarde tristement ses chaussures, je comprends que j'ai été l'objet et l'enjeu d'une histoire de fesses tordue, voilà tout. Rien à redire, j'étais consentante pout tout, je ne peux même pas me prétendre victime.
 - J'avoue, ma Louison. J'ai monté cette manipulation, mais par amour pour toi. Je voulais te faire découvrir tes limites dans tes désirs, dans tes besoins, t'ouvrir d'autres portes vers des sensations inconnues, voir comment tu les ressentirais, pour ne pas passer à côté de tes fantasmes secrets, s'il y en avait, quand je te ferais l'amour. De ce point de vue-là, j'ai plutôt bien fait, non ?
 Mais je me sentais incapable de te dire en face et sérieusement « Ça te plairait qu'on fasse ça avec ma femme ? ». Je ne voulais pas risquer de te perdre sur le champ. Tandis que mon scénario prémédité, tu pouvais le quitter à tout moment sans que ça fasse trop de dégâts dans notre relation. Au moindre ‘'Stop'' de ta part, j'arrêterais tout.
 
 Malgré le coup que j'ai pris je n'arrive pas à le penser autrement que sincère, mon Maxou. Si je me trompe encore une fois, c'est que j'aurai été la plus gourde des nunuches !  
 Je veux bien lui pardonner, mais contre une petite punition, même symbolique.
 
 - Allez, lève-toi, va. Debout. Ne bouge pas, je reviens.
 Je file à la salle de bains enlever mes sous-vêtements, mes bas et mes chaussures, et remets juste ma robe à boutons. Je reviens vers Max, le prends par la main et le mène à ma chambre.
 - Stop, luis dis-je en arrivant devant l'armoire à glace. Reste debout à un mètre face au miroir.
 Max ne comprend pas bien mais dans cette situation, il n'a rien à me refuser, donc il s'exécute docilement. Je passe devant lui, je plaque mon dos contre son torse et lui dis :
 - Max, tu vas faire ce que je t'ordonne, ce sera ta punition, et on sera quittes. Déshabille-moi.
 Les boutons sautent un à un, dans la glace on voit mon corps apparaître comme sur un puzzle au fur et à mesure qu'on case les morceaux. Ma robe tombe à terre, Max précipite sa bouche sur mon cou et ma nuque. Le voir promener ses mains sur moi dans cette glace, ça m'électrise.
 - On mon amour, pardon pardon, je t'aime tant ! Je te veux pour femme. Sincèrement.
 - Alors caressez moi, monsieur, que je voie ce que vous valez !
 En préambule il me dit avoir compris pourquoi je suis nue comme un ver.
 - Ah c'est vrai, on était convenus que le jour où je t'aurais chagrinée ou déçue, tu t'interdirais de porter ta belle lingerie.
 - Tais-toi Maxou, caresse-moi, descends sur ma chatte, branle-moi, je veux me regarder dans la glace et voir mes lèvres écartées, et mon clitoris enflé, et tes doigts pleins de mouille.
 J'écarte un peu les jambes pour que sa main droite ait assez de place entre mes cuisses et je me laisse faire. Je bombe ma poitrine et martyrise juste ce qu'il faut mes tétons excités. Mon bassin avance et recule, comme pour inviter ses doigts à me masturber plus vite. Me voir nue et caressée par mon homme me rend folle. J'aime mon corps. Avec son si grand savoir-faire, Max m'emmène à la jouissance en quelques minutes seulement.
 - Oohhh Maxou, que c'est bon, ahhh que je suis belle quand je me vois jouir, ouiii !! Hmmm, hmm ; hm… Je t'aime, Maxou.
 Il vient caresser tendrement mon visage et ma chevelure. Je tourne ma tête de côté pour lui accorder un baiser profond et amoureux.
 
 Pendant ce long baiser, je fais un clin d'oeil. Oh pas à Max, qui de toute façon ferme les yeux pour mieux me savourer,…
 ...mais à vous, chers lecteurs et lectrices !  
 
 Oui, regardez bien dans la glace… Plus près… C'est à vous que je fais un clin d'œil, à vous seuls ! Car vous savez quoi ? Aline, la superbe bourgeoise, la sexy Aline… Eh bien je n'ai pas oublié les dernières paroles qu'elle m'a dites secrètement à l'oreille, sur le lit, avant qu'on se rhabille — Mais si, rappelez-vous: ''n'en parle pas à Max''…— Eh bien, elles ne sont pas tombées dans l'oreille d'une sourde !  
 
 Et sexy Aline, Aline la bourgeoise, la belle Aline, qui m'a si bien fait jouir, et à qui je plais tant, maintenant, moi…         
                                                                                                                                          ...Je sais où la trouver !            FIN
 
  
  
 
  
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Vachette
25 mai 2025 à 11:19
Merci beaucoup; ça me flatte; sincèrement.
Et rien ne vous empêche de vous abonner à mes histoires, ni de lire mes vingt autres déjà publiées.
Soyez respectueux
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Cherybybi
25 mai 2025 à 09:48
Un pur bijou ! Je viens tout juste de le relire, et je peux dire sans hésitation que c’est le récit le plus captivant, le plus intense et le plus finement ciselé que j’aie eu le plaisir de découvrir ici, et j’en ai lu plus de soixante-dix.
Chaque scène vibre d’une tension sensuelle maîtrisée, chaque mot semble pesé avec précision, et l’alchimie entre les personnages est d’une justesse rare.
Ce texte dépasse le simple plaisir de lecture : il m’a transporté, troublé, fasciné.
Un chef-d'œuvre à mes yeux. Merci " Vachette "
Modifié 25 mai 2025 à 10:42
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Photo de profil de phil13
phil13
23 mai 2025 à 08:35
Encore une belle histoire, merci.
Vivement la suite.
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Omega85
21 mai 2025 à 19:00
Quel magnifique récit ! Merci MaDame !!
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Nounours1239
21 mai 2025 à 11:06
Belle histoire, plaine d’amour, comme je les aime.
Merci
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Tendrelife
21 mai 2025 à 10:47
Voilà un excellent récit, vachette, celui-ci je l'apprécie beaucoup.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Sylvie la sissy
Sylvie la sissy
21 mai 2025 à 10:01
Magnifique et fabuleusement bien écrit. Vous m'avez embarqué.
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Photo de profil de Domat_75015
Domat_75015
20 mai 2025 à 23:35
Magnifique récit !
Merci
Soyez respectueux
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Photo de profil de Domat_75015
Domat_75015
20 mai 2025 à 23:32
Magnifique récit !
Merci
Soyez respectueux
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