Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cette fille, mon obsession. — Chapitre 1 · Un ange arrive dans la famille
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cette fille, mon obsession.
Chapitre 1 · Un ange arrive dans la famille
Ceci est une histoire vécue que je tiens à partager avec vous, pour ceux que ça pourrait intéresser. Les noms seront modifiés pour des raisons évidentes.
Mes réactions et mes décisions, à l’époque, ne sont pas les plus adaptées, mais elles sont prises et ne pourront jamais être changées, quoi qu’on en dise, merci.
Bonne lecture
Mes réactions et mes décisions, à l’époque, ne sont pas les plus adaptées, mais elles sont prises et ne pourront jamais être changées, quoi qu’on en dise, merci.
Bonne lecture
Tout d'abord, laissez-moi vous présenter Ludo, de deux ans mon aîné. Il est comme un frère pour moi, comme un fils pour mes parents et nous sommes toujours ensemble. Pour lui, tout est compétition, des compétitions que jamais je ne pourrai gagner. Dans ma tête, il me surpasse en tout, il est également plus beau, n’a peur de rien, est habile de ses mains dans tout ce qu’il entreprend, c’est pour ça que je l’admire.
C'est lui qui me sort de ma bulle confortable du jeu vidéo et de la solitude. Pour certains, ça peut paraître banal, mais rien que le fait qu'un inconnu entre en contact avec moi, ça me donne des sueurs froides. Si cette personne est en plus de ça une fille, je reste tétanisé, à regarder le sol, impossible de sortir le moindre son. Je suis d'une timidité affligeante.
Du coup, il me fait sortir de chez moi, m'invite dans son monde, dans ses soirées entre amis, où je côtoie des filles (comme un pot de fleurs dans une pièce), je goûte à l'alcool, j’assiste à des délires en tous genres. Des fois, il me pousse à sortir de cette coquille. Bien sûr, ma timidité ne s'envole pas en un jour, bien au contraire. Bref, je me sens redevable de ce qu'il fait pour moi, de ce qu’il me fait découvrir.
Un jour, il passe à la maison pour nous présenter sa nouvelle copine. Que dire d’elle, à mes yeux, c’est la fille parfaite. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, mais laissez-moi vous la décrire.
Elle a un an de plus que moi, elle est blonde, avec de longs cheveux qui descendent sous les épaules, des yeux bleus clairs, la peau blanche typique des blondes et un sourire à faire damner un saint. Elle porte un jeans slim qui lui va à merveille en dessinant les courbes de ses hanches et de ses jambes, et un haut blanc tout aussi serré qui accentue sa taille de guêpe et met en valeur une poitrine ni trop grosse, ni trop petite ainsi qu’un ventre tout plat. Ce jour-là, je vois un ange tombé du ciel.
— Bonjour, je m'appelle Lola, enchantée.
Cette voix résonne dans ma tête comme une douce mélodie.
— Hé Renard, ça va ?
J'ai l'esprit embrumé, mon processeur interne vient de boguer, je plonge la tête la première dans l'océan bleu de ses yeux.
— Ho ! tu te réveilles ?
Mon père vient de me bousculer, je me tourne vers lui le regard vide. Elle se met à rire. Je sens mes joues brûler, d'une voix à peine audible, je réussis à sortir un "bonjour" et me mets à fixer le sol.
Ma mère les invite à table pour boire un café. C'est la première fois qu'on la voit, pourtant elle est aussi à l'aise que si elle nous connaissait depuis toujours. La conversation va bon train, à parler de tout et de rien et puis...
Ma mère les invite à table pour boire un café. C'est la première fois qu'on la voit, pourtant elle est aussi à l'aise que si elle nous connaissait depuis toujours. La conversation va bon train, à parler de tout et de rien et puis...
— Et sinon Renard, t'as une copine ?
Les palpitations reviennent, cette voix fait écho dans ma tête.
— Renard ? Une copine ? Bien sûr que non.
— T'es méchant Théo, pourquoi "bien sûr que non"? Il est mignon pourtant.
— T'es méchant Théo, pourquoi "bien sûr que non"? Il est mignon pourtant.
Je relève la tête pour regarder Lola qui me fixe de ses yeux bleus et de son sourire ravageur. J’ai l'impression de faire face à un chat tout mignon jouant avec sa proie, et mon cœur bat la chamade.
— C’est pas la question, il est trop timide pour trouver une copine.
— Attends, tu n'as jamais eu de copine ?
— Attends, tu n'as jamais eu de copine ?
Je suis blessé dans mon amour propre ! Bien sûr que j'ai déjà eu des copines...
— Oui, il en a déjà eu deux ou trois, mais c'est elles qui l'ont draguée, et ça n'a jamais duré très longtemps.
— T'as déjà fait l'amour au moins ?
— Non pas encore, j'attends la bonne...
— T'as déjà fait l'amour au moins ?
— Non pas encore, j'attends la bonne...
Ces paroles sont sorties de ma bouche presque inconsciemment.
— Tu as bien le temps alors, ha ha ha.
La blague de Théo fait rire toute son assemblée, sauf elle, qui continue à me regarder. Ça me met tellement mal à l'aise !
Avec le temps on se rapproche; elle doit sûrement voir en moi un petit frère. Elle m'écoute, me donne des conseils au sujet des filles (sans grand succès), me motive à avoir confiance en moi. J'aime sa présence, c’est comme si elle me voyait autrement, autrement que tous les autres ; ça fait du bien, peut-être aussi à cause de ça. Elle est devenue une obsession, j'attends les jours de la voir, l'entendre, sentir sa présence, voir la manière dont elle est habillée ; je la trouve si belle.
Inutile de vous dire que les fêtes sont jouissives pour moi. La voir élégante dans une belle robe rouge et escarpins noirs dignes d'une princesse de Noël, ça me rend dingue.
Inutile non plus de vous dire à quoi je passe mes nuits. C'est dans mon imaginaire que cet ange s'intéresse à moi, qu'elle ne voit pas le petit "frère" boutonneux à lunettes, timide et inexpérimenté. Ce n'est que les yeux fermés, dans mes pensées, mes rêves, qu'elle peut être mienne et agir selon ma volonté. Où je peux toucher cette peau cotonneuse, douce à souhait, plonger dans l’océan bleu, sans retenue, de ses yeux, me délecter de ses lèvres, sentir son étreinte, ses caresses, son odeur ; un moment où ce sera elle ma première, elle qui pourra m’apprendre l’amour.
Imaginez avoir une chose que vous désirez, qui vous obsède, qui est là, à votre portée, mais que jamais vous ne pourrez toucher, goûter, pire, que quelqu'un d'autre s'en délecte sous vos yeux... Ajoutez à ça la culpabilité d'avoir ces sentiments pour la bienaimée de la personne envers qui vous vous sentez tellement redevable de tant de choses. J'ai le cœur déchiré, l'esprit torturé, je me déteste de m'infliger ça, mais je n'y peux rien, c'est comme demander à un fumeur d'arrêter de fumer, à un alcoolique d'arrêter de boire. Cette situation est pénible, je me sens seul, à qui pourrais-je en parler ?
C'est à une de mes fêtes d’anniversaire que quelque chose change. Impossible de me souvenir ce qu'elle portait cette fois-là, mais comme à son habitude, elle devait être très élégante.
Croyez-le ou non, mais c'est la première fois que Lola m'invite à faire un slow avec elle sur trois ans qu’elle est avec Ludo. Chose que je refuse. Vous imaginez, moi, puceau, danser collé serré avec cette bombe ? Sachant que Théo est un gros jaloux ?
— Allez vas-y, pourquoi tu veux pas ? C'est elle qui te le demande.
— T'as vu ? Théo veut bien en plus.
— T'as vu ? Théo veut bien en plus.
Abasourdi, je me sens emporté par une tornade blonde sur la piste de danse avec en fond, une musique de Laura Pausini. Je pose mes mains sur sa taille et elle place les siennes autour de mon cou.
— Ca va ?
— Oui.....
— Tu sais que c'est un slow et qu'on est censé danser ?
— Bah oui...
— Il y a au moins un mètre entre nous là.
— Non, il n'y a pas autant...
— C’est bon, après tout ce temps, tu vas encore faire ton gêner ?
— Oui.....
— Tu sais que c'est un slow et qu'on est censé danser ?
— Bah oui...
— Il y a au moins un mètre entre nous là.
— Non, il n'y a pas autant...
— C’est bon, après tout ce temps, tu vas encore faire ton gêner ?
Elle me tire vers elle, place mes mains au bas de son dos, dans le creux, avant la naissance de ses fesses, et remet ses bras autour de ma taille.
— Voilà, comme ça c'est mieux.
— Si tu le dis.
— Si tu le dis.
On se regarde dans les yeux, elle me dit :
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Rien...
— Rien...
Elle passe ses mains autour de mon cou et se rapproche.
— Tu es sûr ?
Je déglutis difficilement, mal à l'aise de cette proximité, de son regard pétillant, de son sourire assuré, de son corps collé à moi, mal à l'aise de cette érection qui commence, qui grandit au fur et à mesure que l'on tourne et que je ne peux contrôler, mal à l'aise de son impassibilité. Je sens le feu monter à mes joues pendant que son regard semble vouloir atteindre mon âme.
Elle se met à rire.
— Là, tu peux pas dire qu'il n'y a rien.
— Je suis désolé.
— Je suis désolé.
J'essaie de m'éloigner d'elle pour que mon érection ne soit plus en contact avec son corps, mais elle me retient.
— C’est pas grave, reste comme ça, continue de danser.
On tourne encore un peu, son regard ne me quitte pas ; lit-elle en moi ? Est-ce que mes pensées sont aussi évidentes pour qu'elle les voie? Elle essaie de savoir quelque chose, je le sens et je n'aime pas ça. Je suis effrayé. Elle me dévisage comme jamais.
— Est-ce que je peux te poser une question ?
Mon cœur se met à battre si vite, que c’est comme s'il s'arrêtait.
— Oui.
— Si je n'étais pas avec Théo, est-ce que tu serais sorti avec moi ?
— Si je n'étais pas avec Théo, est-ce que tu serais sorti avec moi ?
Je suis abasourdi par cette question, une vague de chaleur passe dans tout mon corps. Je pense qu'à ce moment, la seule chose qu'elle pourrait lire dans mes yeux c'est "erreur 403", aucune réponse ne pourrait sortir. La question passe en boucle dans ma tête, une multitude de réponses se bousculent, mais rien ne sort. Je reste là, figé.
C'est Théo qui arrive et me pousse pour reprendre sa femme.
Je les regarde danser sur "ti amo" pffff comme c’est cliché.
Elle me regarde, me sourit, puis me tire la langue avec toute l'espièglerie qu'elle peut avoir... Je retourne à ma place. La soirée continue, je ne suis là que physiquement. Je me perds dans cette unique question, et toutes les réponses que je pourrais donner, toutes les conséquences qu'il pourrait y avoir. Sa soirée continue comme si de rien n’était, dans les bras de Ludo, amoureuse. Ensuite, tout le monde finit par partir.
Je les regarde danser sur "ti amo" pffff comme c’est cliché.
Elle me regarde, me sourit, puis me tire la langue avec toute l'espièglerie qu'elle peut avoir... Je retourne à ma place. La soirée continue, je ne suis là que physiquement. Je me perds dans cette unique question, et toutes les réponses que je pourrais donner, toutes les conséquences qu'il pourrait y avoir. Sa soirée continue comme si de rien n’était, dans les bras de Ludo, amoureuse. Ensuite, tout le monde finit par partir.
Après ça, je suis seul dans mon lit, sans pouvoir trouver le sommeil, à ruminer. Pourquoi est-ce qu'elle m'a demandé ça ?
Que s’est-il passé pour qu’elle veuille le savoir ? Dans quel but ? Qu'aurais-je dû dire... Qu'aurais-je dû faire... Oui, qu'est-ce que j'aurais pu faire ?
Que s’est-il passé pour qu’elle veuille le savoir ? Dans quel but ? Qu'aurais-je dû dire... Qu'aurais-je dû faire... Oui, qu'est-ce que j'aurais pu faire ?
Frustré, seul dans mon lit, comme souvent, je pense à elle. Le pyjama descendu aux chevilles, je fais des va-et-vient sur ma verge. Les yeux fermés, je me remémore ce regard espiègle, cette langue sortie de sa bouche, pour me laisser la goûter, la pression de sa poitrine sur mon torse, la chaleur de ses hanches quand mes mains la touchaient, le parfum qu’elle dégageait. “Mmmm ça peut venir”, imaginer chaque endroit de sa peau est une raison de me finir vite, m’imaginer la douceur de sa main sur ma nuque, la chaleur qui s'en dégage. “Et si ce n’était pas ma nuque qu’elle touchait, et si c’était sa main qui était à la place de la mienne ?”. J’accélère le mouvement avec cette pensée en tête, si chaud, elle me regarde avec les mêmes yeux, lisant en moi le moment où je n’ai plus la force de tenir. Elle a le même sourire espiègle de voir le bien fou qu’elle me procure, impuissant, prêt à rendre les armes.
Dans ma tête, c’est un feu d’artifice de chaleur, de beauté, de jouissance haute en couleur, mais quand j’ouvre les yeux, il n’y que l’obscurité, la solitude, ainsi qu'une glaire visqueuse et dégoûtante dans mon autre main que j’ai positionnée par-dessus pour éviter de tacher les draps.
Quelle pathétique je suis, j’en pleurerais, j’étais si sensible face à elle. Je voudrais effacer cette sensation, mais je l’ai dans la peau, elle m'obsède.
Quelle pathétique je suis, j’en pleurerais, j’étais si sensible face à elle. Je voudrais effacer cette sensation, mais je l’ai dans la peau, elle m'obsède.
J’en ai pleinement conscience, je fantasme littéralement sur elle, et croyez-moi, je ne suis pas au bout de mes surprises.
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Commentaires ()
Merci pour votre lecture et vos commentaires, la suite sera donc écrites prochainement.
Hâte de lire la suite
PS: en regardant tes autres histoires, je me suis rendu compte que j'avais aussi adoré "la joie d'être père"
Merci de ces lectures
Merci pour ta plume et ta propension à faire monter le désir !