Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nus sous l’objectif — Chapitre 2 · ELLEN - Nus sous l'objectif
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nus sous l’objectif
Chapitre 2 · ELLEN - Nus sous l'objectif
"Nus sous l'objectif" est une histoire à moitié vraie construite en deux parties complémentaires avec l'aide d'Ellen qui a inventé sa partie. Chacune racontée à la première personne : d'un côté Kristina, moi, jeune modèle, audacieuse et sensuelle ; de l'autre Ellen, photographe mature, troublée et introspective.
Je m'appelle Ellen. J'ai 49 ans. Mariée, oui. Épanouie ? C'est plus complexe.
Pendant des années, j'ai écrit. Des mots, des fantasmes, des récits érotiques qui plaisaient à d'autres femmes, souvent bien plus jeunes que moi. Et puis un jour, j'ai ressenti le besoin de changer de focale. De passer du texte à l'image. De regarder, vraiment. De capturer ce que les mots ne suffisaient plus à traduire.
Pendant des années, j'ai écrit. Des mots, des fantasmes, des récits érotiques qui plaisaient à d'autres femmes, souvent bien plus jeunes que moi. Et puis un jour, j'ai ressenti le besoin de changer de focale. De passer du texte à l'image. De regarder, vraiment. De capturer ce que les mots ne suffisaient plus à traduire.
Je ne sais pas exactement à quel moment elle a capté mon attention. Peut-être un commentaire sous une de mes histoires. Peut-être une photo, un mot. Une étincelle parmi les messages anonymes. Kristina. 24 ans. Une beauté brute, vive, presque impudente. Une énergie qui débordait de ses phrases.
Elle m'a parlé de ses envies de poser. Elle m'a dit qu'on lui avait souvent conseillé de devenir modèle. Elle doutait : trop petite, trop pulpeuse, trop vraie sans doute. Mais surtout, elle manquait de moyens. Ce qu'elle voulait, c'était un book. Moi, je voulais photographier une femme vraie. L'échange était évident.
Mon mari était parti sur un reportage. Le studio était libre. Je n'ai pas hésité une seconde.
Le jour venu, elle est arrivée... comme un coup de vent chaud sur la nuque.
Elle portait une jupe à fleurs, un chemisier blanc légèrement ouvert. Déjà là, dans la lumière du matin, je l'ai trouvée magnifique. Mais ce n'était pas seulement sa silhouette, c'était son regard. Un regard à la fois joueur et fuyant. Comme si elle savait déjà exactement ce qu'elle allait provoquer.
Nous étions gênées toutes les deux. Elle par son audace, moi par mon trouble. J'ai tenté de garder le ton professionnel. Je lui ai demandé ce qu'elle voulait. Elle m'a répondu tout de go : de la lingerie, du nu. Aucun malaise. Aucun détour. Juste une vérité crue, posée sur la table comme une évidence.
Alors j'ai sorti mon appareil, et j'ai commencé à cadrer.
Nous étions gênées toutes les deux. Elle par son audace, moi par mon trouble. J'ai tenté de garder le ton professionnel. Je lui ai demandé ce qu'elle voulait. Elle m'a répondu tout de go : de la lingerie, du nu. Aucun malaise. Aucun détour. Juste une vérité crue, posée sur la table comme une évidence.
Alors j'ai sorti mon appareil, et j'ai commencé à cadrer.
Elle posait comme on respire.
Elle se déshabillait sans pudeur, se changeait devant moi comme si je n'étais qu'un mur. J'essayais de me concentrer, de penser aux angles, à la lumière, aux ombres sur sa peau. Mais parfois, je baissais l'appareil, juste pour la regarder. Pas pour la juger, pas même pour la désirer. Juste pour ressentir.
Puis elle m'a demandé si on pouvait aller plus loin. Du nu. Du vrai. J'ai acquiescé, fascinée par cette aisance qu'elle avait à se livrer, à jouer avec l'objectif, avec moi.
Elle s'est allongée sur le canapé, jambes entrouvertes, offerte à ma focale. J'ai déclenché sans arrêt. Et pourtant, il y a eu un moment, je m'en souviens précisément, où j'ai cessé de voir des cadrages et j'ai juste vu une femme. Une femme qui me troublait. Et ça, ce n'était plus du tout professionnel.
Elle s'est allongée sur le canapé, jambes entrouvertes, offerte à ma focale. J'ai déclenché sans arrêt. Et pourtant, il y a eu un moment, je m'en souviens précisément, où j'ai cessé de voir des cadrages et j'ai juste vu une femme. Une femme qui me troublait. Et ça, ce n'était plus du tout professionnel.
La nuit, après qu'elle est partie, je n'ai pas trouvé le sommeil.
J'ai chargé les photos. J'ai trié, sélectionné, classé. "Sous-vêtements". "Nu soft". "Osées". J'ai voulu rester froide, rigoureuse. Mais je tremblais.
Certaines images me fixaient. Comme si elle me regardait encore, depuis l'écran, consciente du feu qu'elle avait allumé. J'ai tenté de résister. J'ai échoué.
La nuit a été longue. Et très peu chaste
J'ai chargé les photos. J'ai trié, sélectionné, classé. "Sous-vêtements". "Nu soft". "Osées". J'ai voulu rester froide, rigoureuse. Mais je tremblais.
Certaines images me fixaient. Comme si elle me regardait encore, depuis l'écran, consciente du feu qu'elle avait allumé. J'ai tenté de résister. J'ai échoué.
La nuit a été longue. Et très peu chaste
Rituel et tentation.
Le lendemain matin, j'étais encore habitée par elle. Par ses poses, son parfum léger, par l'image de son regard rieur, alors qu'elle écartait les jambes un peu plus. J'aurais pu l'oublier comme une belle séance. Une réussite artistique. Mais non. Kristina restait en moi. Pas comme un sujet. Comme un appel.
En revoyant les clichés, j'ai repéré des défauts. Zones surexposées. Un reflet gênant. Une excuse parfaite. Une légitimation de mon envie de la revoir. Je lui ai envoyé un message simple, presque neutre :
En revoyant les clichés, j'ai repéré des défauts. Zones surexposées. Un reflet gênant. Une excuse parfaite. Une légitimation de mon envie de la revoir. Je lui ai envoyé un message simple, presque neutre :
— Certaines photos sont techniquement imparfaites. Si tu es disponible, on peut refaire une séance demain matin. Juste un maquillage des yeux. Je m'occupe du reste.
Sa réponse est tombée :
— Avec plaisir. À demain.
Trois mots. Trois battements de cœur.
Préparer une séance, c'est comme préparer un rendez-vous amoureux où la lumière remplace les fleurs.
Je voulais une ambiance plus intense. Plus contrôlée. Fond noir. Au sol, un revêtement effet miroir pour refléter son corps dans tous ses éclats. J'ai acheté une nuisette bordeaux en tulle transparent, assortie d'une culotte délicate. Un rouge à lèvres profond, un vernis sombre. Une crème matifiante pour faire disparaître les reflets sur sa peau nue.
Chaque geste de préparation me rapprochait d'elle. Mais je voulais rester photographe. Droite. Calme. Rigoureuse. C'est ce que je me répétais en boucle.
Le matin du shooting, je me suis habillée simplement : robe en lin écrue, dessous beiges. Discrets. Neutres. Mais j'ai glissé un protège-slip. Par prudence.
Quand Kristina est arrivée, dix minutes en avance, elle semblait à la fois fraîche et impatiente. Elle portait un jean et un gilet noir, ses baskets blanches légèrement poussiéreuses. Je l'ai accueillie avec un sourire, un baiser léger. Puis, naturellement, je lui ai demandé de se déshabiller et d'enfiler le peignoir.
Le matin du shooting, je me suis habillée simplement : robe en lin écrue, dessous beiges. Discrets. Neutres. Mais j'ai glissé un protège-slip. Par prudence.
Quand Kristina est arrivée, dix minutes en avance, elle semblait à la fois fraîche et impatiente. Elle portait un jean et un gilet noir, ses baskets blanches légèrement poussiéreuses. Je l'ai accueillie avec un sourire, un baiser léger. Puis, naturellement, je lui ai demandé de se déshabiller et d'enfiler le peignoir.
Elle l'a mis sans le fermer. Une invitation silencieuse.
Nous avons pris un café. Je lui ai montré les photos sur l'ordinateur, en commentant les zones à améliorer. Quand mon doigt a effleuré une zone intime sur l'écran, elle m'a lancé un “Oh oui, comme ça Ellen, continue !” en éclatant de rire. Je me suis forcée à rire aussi. Mais mon ventre s'est noué.
Nous avons pris un café. Je lui ai montré les photos sur l'ordinateur, en commentant les zones à améliorer. Quand mon doigt a effleuré une zone intime sur l'écran, elle m'a lancé un “Oh oui, comme ça Ellen, continue !” en éclatant de rire. Je me suis forcée à rire aussi. Mais mon ventre s'est noué.
Et puis... elle s'est dénudée.
Je lui ai tendu le pot de crème, lui demandant de s'en appliquer sur tout le corps. Sans honte, elle l'a fait. Lentement. Délibérément. En caressant ses cuisses, ses seins, ses lèvres. Puis elle m'a dit, comme une évidence :
Je lui ai tendu le pot de crème, lui demandant de s'en appliquer sur tout le corps. Sans honte, elle l'a fait. Lentement. Délibérément. En caressant ses cuisses, ses seins, ses lèvres. Puis elle m'a dit, comme une évidence :
— Tu ne veux pas m'aider ? Je vois pas bien ici.
Je l'ai aidée. J'ai posé mes mains là où je savais ne pas devoir les poser. Mais cette fois, je n'étais plus seulement photographe. J'étais femme. Je l'ai crémée avec attention. Avec douceur. J'ai tenu bon. Mais mon protège-slip était trempé.
La séance a commencé.
Kristina était sublime dans la nuisette. Le bordeaux faisait ressortir le velouté de sa peau. Je dirigeais la séance, appareil sur trépied, télécommande dans la main. Cela me permettait de la toucher. De la guider. D'ajuster une bretelle, de faire tomber une culotte à mi-cuisses. Elle ne résistait pas. Elle jouait avec moi.
Elle comprenait vite. Mieux : elle devançait mes intentions. Elle dansait lentement, faisait voler sa nuisette, exposait son sexe, son regard, son âme.
À un moment, je lui ai demandé de se mettre à quatre pattes. Je baissais lentement la culotte, remontais la nuisette juste au-dessus de son petit œillet. Une perle de plaisir brillait entre ses lèvres. Je déclenchais. Encore. Encore.
À un moment, je lui ai demandé de se mettre à quatre pattes. Je baissais lentement la culotte, remontais la nuisette juste au-dessus de son petit œillet. Une perle de plaisir brillait entre ses lèvres. Je déclenchais. Encore. Encore.
Je n'étais plus dans le contrôle. J'étais dans le vertige.
La lumière glissait sur ses courbes, son reflet sur le sol noir était celui d'une créature mystique, d'une offrande. Elle était troublante, sublime, obscène et belle. Je n'étais plus photographe. J'étais amante virtuelle, témoin brûlante.
La lumière glissait sur ses courbes, son reflet sur le sol noir était celui d'une créature mystique, d'une offrande. Elle était troublante, sublime, obscène et belle. Je n'étais plus photographe. J'étais amante virtuelle, témoin brûlante.
Et quand je lui ai dit que c'était fini, elle s'est tournée vers moi, nue, offerte, les joues roses, les lèvres entrouvertes. Elle a dit doucement, presque comme un soupir :
— Alors, qu'est-ce que tu attends pour me faire l'amour ?
Le seuil:
— Alors, qu'est-ce que tu attends pour me faire l'amour ?
Ses mots résonnent. Ils flottent entre nous comme un voile de soie, chaud, glissant, impossible à attraper. Je reste figée. Mon appareil est encore sur trépied. La lumière est encore parfaite. Et elle, toujours nue, agenouillée sur le fond noir, le regard levé vers moi. Sincère. Offerte.
Je suis censée rire. Détourner. Trouver une pirouette. Je pourrais dire : “Tu plaisantes, hein ?”
Mais je n'ai pas envie de rire. Je n'ai pas envie de détourner. J'ai envie d'elle.
Je suis photographe. Je suis mariée. J'ai une vie ordonnée, rangée, adulte. Je ne suis pas censée tomber sous le charme d'une fille de 24 ans qui me trouble comme personne depuis des jours. Mais la vérité, c'est que je suis aussi une femme. Et cette femme-là est en train de brûler.
Je m'approche d'elle. Lentement. Comme si chaque pas pouvait être une faute ou une délivrance. Son regard reste ancré dans le mien. Il n'y a aucune provocation. Juste un désir calme, tranquille, assumé.
Mais je n'ai pas envie de rire. Je n'ai pas envie de détourner. J'ai envie d'elle.
Je suis photographe. Je suis mariée. J'ai une vie ordonnée, rangée, adulte. Je ne suis pas censée tomber sous le charme d'une fille de 24 ans qui me trouble comme personne depuis des jours. Mais la vérité, c'est que je suis aussi une femme. Et cette femme-là est en train de brûler.
Je m'approche d'elle. Lentement. Comme si chaque pas pouvait être une faute ou une délivrance. Son regard reste ancré dans le mien. Il n'y a aucune provocation. Juste un désir calme, tranquille, assumé.
Je tends la main. Elle me la prend. Je m'assieds à côté d'elle. Nos peaux se frôlent. Je sens sa chaleur, son odeur, son souffle. Ma main glisse sur sa cuisse, comme un test. Elle ouvre un peu plus les jambes. Pas pour m'exhiber son sexe, mais pour m'accueillir. Comme si j'étais attendue là, précisément.
Mes doigts frôlent ses lèvres. Humides. Gonflées. Prêtes. Je tremble. C'est elle qui m'embrasse. Ses lèvres sont douces, insistantes. Elle prend son temps. Comme si c'était moi la jeune fille et elle la femme assurée. Je la laisse faire. Je me laisse faire. C'est la première fois depuis longtemps.
Je ne sais plus si c'est une photo ou une scène réelle. Je me sens hors de mon corps. Hors de tout rôle. Je suis juste là, avec elle, contre elle, en elle.
Elle me pousse doucement sur le sol, m'aide à retirer ma robe, mes dessous. Tout tombe. Tout glisse. Elle embrasse mes seins, ma gorge, mes hanches. Sans hésitation sa bouche descend, explore, lèche, goûte. Je m'accroche au sol comme si j'allais tomber.
Elle me pousse doucement sur le sol, m'aide à retirer ma robe, mes dessous. Tout tombe. Tout glisse. Elle embrasse mes seins, ma gorge, mes hanches. Sans hésitation sa bouche descend, explore, lèche, goûte. Je m'accroche au sol comme si j'allais tomber.
Je jouis une première fois sans même m'en rendre compte. Puis une deuxième. Elle me dévore comme une artiste affamée de sensations, de vérité. Et moi, je fonds.
Quand je reprends enfin mon souffle, je la regarde. Elle est couchée à côté de moi, le visage apaisé. Le regard tendre. Je passe ma main sur son ventre, ses hanches, son pubis rasé. Elle frissonne sous mes caresses.
Je veux lui rendre ce qu'elle m'a donné. Je veux la faire hurler, gémir, trembler comme elle m'a fait trembler. Je veux la sentir fondre contre ma bouche, je veux boire son plaisir. Et je le fais. Longtemps. Lentement. Comme une exploration. Comme un remerciement. Comme une offrande à mon tour.
Quand je reprends enfin mon souffle, je la regarde. Elle est couchée à côté de moi, le visage apaisé. Le regard tendre. Je passe ma main sur son ventre, ses hanches, son pubis rasé. Elle frissonne sous mes caresses.
Je veux lui rendre ce qu'elle m'a donné. Je veux la faire hurler, gémir, trembler comme elle m'a fait trembler. Je veux la sentir fondre contre ma bouche, je veux boire son plaisir. Et je le fais. Longtemps. Lentement. Comme une exploration. Comme un remerciement. Comme une offrande à mon tour.
Le studio est silencieux.
Le trépied est toujours là. L'appareil aussi. Témoins muets d'une frontière franchie. J'ai perdu le contrôle, oui. Mais j'ai retrouvé quelque chose d'essentiel.
Kristina est endormie, roulée dans le peignoir que je lui avais tendu le matin. Je la regarde. Elle sourit en dormant.
Je me lève. Je vais ouvrir les rideaux. La lumière du jour entre.
Je sais que demain, il faudra parler. Expliquer. Clarifier. Mais ce n'est pas demain. C'est aujourd'hui. Et aujourd'hui, je suis vivante. Et c'est elle qui m'a réveillée.
Kristina est endormie, roulée dans le peignoir que je lui avais tendu le matin. Je la regarde. Elle sourit en dormant.
Je me lève. Je vais ouvrir les rideaux. La lumière du jour entre.
Je sais que demain, il faudra parler. Expliquer. Clarifier. Mais ce n'est pas demain. C'est aujourd'hui. Et aujourd'hui, je suis vivante. Et c'est elle qui m'a réveillée.
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