Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
J'ai deux heures d'attente avant ma correspondance, et il y a un hôtel face à la gare... — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
J'ai deux heures d'attente avant ma correspondance, et il y a un hôtel face à la gare...
Chapitre 1
Jeudi 05 juin 2025, j'ai pris possession vers dix-sept heures du petit gîte que j'ai loué, jusqu'au dimanche, dans un charmant village des Hautes-Pyrénées. Et une demi heure plus tard me voilà assise sur le canapé, mon smartphone à la main, pour vous raconter, encore à chaud, l'aventure imprévisible et tout aussi incroyable que j'ai vécue quelques heures auparavant.
Encore à chaud oui car, plusieurs heures après ce que je m'apprête à vous raconter, j'ai encore la sensation de le sentir entre mes cuisses...
Encore à chaud oui car, plusieurs heures après ce que je m'apprête à vous raconter, j'ai encore la sensation de le sentir entre mes cuisses...
●°•○☆○•°●
Ce matin j'ai quitté mon chez moi très tôt pour me rendre à la gare, vêtue simplement d'une belle robe estivale et d'un simple gilet de fine laine. Malgré la fraicheur matinale, j'ai ainsi tenté de forcer le destin afin que les beaux jours s'installent durablement.
Après deux correspondances, il devait être environ 10h10 quand je suis montée dans mon dernier train pour un peu moins de deux heures de voyage. Arrivée à destination, il ne me resterait plus ensuite qu'à prendre un bus à seize heures quinze pour mon lieu de villégiature.
Il me devenait nécessaire de changer d'air, de me dépayser, et c'est de l'air des Pyrénées dont je ressentais plus que tout le besoin et l'envie... Alors j'ai pris la direction de l'est, pour quelques jours de repos mais aussi quelques balades aux paysages somptueux que j'esperais avant tout ensoleillées, ce qui était loin d'être certain à en croire les prévisions météorologiques...
Assise dans le sens de la marche, côté fenêtre, une femme s'est installée à côté de moi tandis que son mari s'asseyait face à elle, laissant ainsi libre le siège me faisant face. Ce dernier ne s'est vu occupé qu'après le premier arrêt en gare, par un homme d'environ quarante ans, à en croire les quelques cheveux grisonnants qui ornaient ses tempes, et plutôt séduisant dans son costume marine le faisant ressembler à un banquier, un assureur, ou toute autre profession nécessitant une présentation parfaite.
J'ai rapidement senti ses yeux se poser, par intermittence, sur mes jambes croisées, alors que je scrollais les pages de Xstory, tantôt pour lire une histoire, tantôt pour participer au forum.
Au fil des minutes, j'ai ressenti en moi que Silveria prenait peu à peu l'ascendant sur Ingrid, et qu'un esprit de jeu me gagnait inexorablement...
Au fil des minutes, j'ai ressenti en moi que Silveria prenait peu à peu l'ascendant sur Ingrid, et qu'un esprit de jeu me gagnait inexorablement...
Ma voisine et son mari s'étant endormis vers la mi trajet, je me suis sentie moins gênée pour prendre mes aises. Je me suis alors redressée sur mon siège, tout en me tournant un peu vers l'intérieur, de façon à ce qu'en recroisant mes jambes, ma robe remonte quasiment jusqu'en haut de ma cuisse.
J'ai alors senti malgré moi une vague de chaleur rougir mes joues, en percevant son regard se posant sur ma cuisse dénudée, et tant de choses me sont revenues en tête de mon ancienne vie, du temps où Silveria ne se serait certainement pas sentie aussi gênée de tant d'audace...
Il a dû sentir mon trouble car il s'est rapidement détourné de la vision de ma blanche peau pour regarder par la fenêtre le paysage environnant. J'ai alors repris confiance en moi, en gardant ma ligne de conduite et en reprenant mon activité numérique.
Difficile de se concentrer, dans ces conditions, sur autre chose que sur ses désirs, alors j'ai peu à peu laissé les miens émerger, quitter mon inconscient, pour révéler à mon esprit ce dont mon corps avait besoin et n'allait pas tarder à exiger.
Car depuis des semaines, pour ne pas dire des mois que je suis redevenue célibataire, il ne se passe pas un jour sans que je ne rêve que des mains masculines caressent ma peau, remontent le long de mes jambes pour gagner peu à peu les zones les plus sensibles et erogènes de mon anatomie. Et si c'était aujourd'hui me suis-je dit, et si c'était avec cet homme que je retrouvais ces sensations ?
Pour regarder dehors, il a mis ses lunettes de soleil. Mais croyait-il sincèrement me duper avec ce stratagème, vieux comme le monde, qui consiste à camoufler son regard pour ne pas dire ou celui-ci observe ? C'en était touchant de naïveté en fait, car je sentais bien qu'il ne quittait dorénavant plus des yeux le galbe de ma cuisse offerte.
C'est à ces petits détails que j'ai toujours su quand un homme venait de basculer du côté où il lui serait difficile de revenir, et ces instants ont toujours été pour moi terriblement extatiques. Je n'avais plus besoin de me demander s'il me regardait ou pas, tellement j'étais sûre qu'il ne ratait désormais plus rien des glissements de mon pied droit le long de mon mollet gauche...
Le dernier quart d'heure de trajet fut intense émotionnellement, car il signifiait que le temps de ce petit jeu allait toucher à sa fin. La SNCF nous a offert cinq petites minutes de bonus lorsque le train s'est immobilisé peu avant le terminus, et c'est au moment où il repartait que j'ai vu mon beau vis-à-vis sortir de sa sacoche un petit carnet et un stylo.
Il a semblé bloquer quelques secondes, les yeux perdus dans un paysage extérieur devenu urbain, avant de griffonner quelques mots, de déchirer la page et de la plier en quatre. Il a ensuite rangé ses affaires dans sa sacoche et s'est levé de son siège, comme d'autres passager qui commençaient à le faire également pour se diriger vers la sortie.
Mais avant de déranger nos voisins, à peine réveillés, pour gagner à son tour le couloir, il m'a tendu son petit papier en me gratifiant d'un sourire timide qui en disait long...
Je ressens, en écrivant ces mots, le même frisson qui a parcouru mon corps au moment où j'ai découvert les siens :
J'ai deux heures d'attente avant ma correspondance et il y a un hôtel face à la gare
J'avais les jambes en coton. Incapable de bouger, de me lever. J'ai lu et relu ces quelques mots en me posant au final une seule et unique question : Vais-je donner suite ou non via le 07 mentionné au dessous du message ?
Avez-vous déjà vécu ces moments où vous sentez que votre corps et votre esprit entrent en conflit ? Ces moments où l'un dit oui quand l'autre dit non ? En moi, à ce moment là, c'est la raison d'Ingrid que j'ai sentie se consumer dans le feu ardent des désirs de Silveria, mais j'ai tout de même laissé au destin sa part de choix en me disant que je ne répondrais que si j'avais des préservatifs sur moi...
Et il s'est trouvé que j'en avais dans mon sac à main une petite boite, alors ce sont les doigts de Silveria qui ont pianoté et envoyé :
Prenez une chambre et donnez moi le numéro, je vous y rejoins dans une dizaine de minutes
C'en sont suivis quelques échanges rapides ou j'ai tenu à lui préciser que mes désirs étaient purement sexuels et surtout sans lendemains, ce à quoi il m'a répondu qu'il était marié et qu'il en était donc de même pour lui...
Ce détail m'a un peu chiffonnée, vis à vis de sa femme je l'avoue, ayant moi-même récemment souffert des révélations d'adultère de mon ex mari. Mais à la différence de ce que j'ai vécu, il ne s'agissait là que d'un emprunt très passager après lequel son mari lui reviendrait, simplement allégé de quelques grammes de sueur et des substantifiques et enivrantes molécules de l'amour dont il allait pouvoir se soulager...
Deux heures ça peut sembler très court, trop court pour certaines choses parfois, mais quand il n'est question que de s'abandonner à de petits plaisirs charnels ressemblant à une offrande du destin, le temps d'une respiration suffit à combler corps et cœurs...
Les nôtres se sont vus rassasiés d'une bonne dose de complicité charnelle, en ce lieu commun qu'était cette belle petite chambre d'hôtel ayant dû, avant nous, connaître bien d'autres moments de plaisir. Nous nous sommes ensuite quittés sans aucune allusion à d'éventuelles retrouvailles, lui de son côté et moi du miens...
●°•○☆○•°●
Dimanche 8 juin, dans mon train du retour. Je viens de passer un très agréable séjour, dans un charmant petit village de montagne, accueillie dans un gîte dont je garde d'excellents souvenirs, tant de l'endroit que de mes hôtes qui se sont montrés pour moi aux petits soins...
Au retour je n'ai d'ailleurs pas eu besoin de reprendre la navette, car ils m'ont proposée de me raccompagner à la gare. Pétrie des excellents souvenirs que j'avais encore en tête, je leur ai promis de revenir bientôt, en leur disant au revoir sur le quai, une promesse qui ne restera pas vaine, ça j'en suis sûre...
Au retour je n'ai d'ailleurs pas eu besoin de reprendre la navette, car ils m'ont proposée de me raccompagner à la gare. Pétrie des excellents souvenirs que j'avais encore en tête, je leur ai promis de revenir bientôt, en leur disant au revoir sur le quai, une promesse qui ne restera pas vaine, ça j'en suis sûre...
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Commentaires ()
Ca m’a rappelé un trajet ferroviaire entre Marseille et Toulon qui aurait pu avoir une agréable conclusion, malheureusement le mari de la dame attendait son épouse sur le quai de destination…
furtifs regards de regrets échangés. L’hôtel Le Terminus semble pourtant fort accueillant !
Ça n’enlève rien au fait qu’il a eu le courage de faire ce qu’il a fait, et en cela il s’est vu chaleureusement récompensé…
Sinon, encore un superbe récit. Aucune scène de sexe et pourtant le désir, l'excitation, le charnel, sont bien là.
J'ai vu que vous échangie avec Wedreca dans les commentaires. Elle aussi a une superbe plume, ses textes versent rarement dans la pornographie, et, commes les votres sont teintés de sensualité.