Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Cœurs Couronnés — Chapitre 6 · ÉPILOGUE : “Le règne des cœurs unis”
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Cœurs Couronnés
Chapitre 6 · ÉPILOGUE : “Le règne des cœurs unis”
Le royaume de Veridia s’était métamorphosé.
Le vent soufflait encore sur les tours, les drapeaux claquaient toujours au sommet des remparts, mais le cœur du pouvoir n’était plus le même. Le trône n’était plus occupé par un roi solitaire. Depuis cinq ans, le pouvoir se partageait entre deux hommes.
Et les deux cœurs qui s’étaient unis dans le secret et le scandale... régnaient désormais dans la lumière.
Un nouveau palais
La salle du trône avait été réaménagée. Le vieux trône d’or sombre avait été conservé, mais à ses côtés, un second siège avait été installé, d’abord discret, puis orné, puis revendiqué : le fauteuil du prince consort.
Elian n’était pas seulement un amant. Il était devenu diplomate, médiateur, maître des ambassades. Son esprit vif, sa langue précise, son regard brûlant... avaient fait de lui un second roi dans l’ombre du premier.
Certains l’appelaient “le roi sans couronne”. D’autres, “le cœur du trône”.
Il assistait à tous les conseils. Mais plus encore : il couchait dans le même lit qu’Alaric, dînait à ses côtés, le tenait par la main dans les jardins, l’embrassait à demi-mot dans les couloirs, sous les regards fascinés — et désormais respectueux — de la cour.
Le scandale avait été absorbé par l’histoire. Et l’histoire avait tranché : ce règne était l’un des plus prospères de Veridia.
Mais le feu, lui, ne s’était jamais éteint.
Ce soir-là, après une journée de réception et de traités signés, Alaric et Elian s’étaient retirés plus tôt dans leurs appartements. Le roi avait laissé tomber sa cape dans un fauteuil. Il s’était servi un verre de vin rouge sombre, puis s’était assis au bord du lit, fatigué, mais les yeux encore vivants.
Elian le rejoignit, torse nu, ne portant qu’un pantalon souple.
Il s’agenouilla devant lui. Posant les mains sur ses cuisses.
— Tu as cette ride, là, dit-il doucement, qui se creuse quand tu mens à tes ministres.
Alaric sourit. Il caressa ses cheveux.
— Et tu as ce regard-là... celui qui me dit que tu veux plus que mes mots ce soir.
— Je te veux. Comme la première fois. Mais cette fois... sans urgence. Sans peur.
— Je te veux. Comme la première fois. Mais cette fois... sans urgence. Sans peur.
Il posa ses lèvres sur l’intérieur de la cuisse du roi. L’embrassa.
— Je veux que tu me baises comme un roi... mais que tu me fasses l’amour comme ton homme.
Alaric le regarda longuement.
— Alors, déshabille-moi.
Elian se releva à genoux devant le roi, et lentement, délicatement, il défit les lacets de son haut. Il enleva, pièce par pièce, chaque vêtement d’Alaric, avec un soin presque cérémoniel.
Il lui ôta ses bottes, puis son pantalon. Le roi se laissa faire, les muscles détendus, les yeux posés sur son amant comme un conquérant qui contemple le seul territoire jamais dompté.
Quand il fut nu, Elian se redressa. Il posa sa paume sur le torse du roi, puis se pencha pour l’embrasser. D’abord sur la bouche. Puis sur le cou. Puis sur le torse. Il lécha ses tétons, les mordilla doucement, sentit la respiration d’Alaric se saccader.
Puis il descendit.
Et lorsqu’il prit le sexe du roi en bouche, ce fut avec une tendresse assurée, presque souveraine. Il connaissait chaque veine, chaque pulsation, chaque réaction. Il suçait avec maîtrise, sa langue glissant en spirale, ses lèvres bien serrées. Il allait lentement, avec profondeur, avec dévotion.
Alaric gémit doucement. Ses mains reposaient sur la tête d’Elian, non pour le guider, mais pour le bénir.
— Tu es ma religion, murmura-t-il.
Elian le regarda, le sexe du roi encore dans sa bouche, et lui sourit du regard.
Il continua de le sucer jusqu’à sentir Alaric se crisper.
— Assez, dit le roi, haletant. Je veux être en toi maintenant.
Elian se releva, se débarrassa de son pantalon d’un geste souple, et s’allongea sur le lit, les jambes écartées, son sexe dressé, son regard brûlant de tendresse et de faim.
— Viens. Prends ce qui est à toi.
Alaric monta sur lui. Il l’embrassa d’abord longuement. Puis il descendit, lécha le ventre du prince, les cuisses, l’entrée de son intimité, y passant sa langue lentement, avec amour.
Puis, enfin, il le pénétra.
Lentement. Sans brutalité. Mais avec toute sa profondeur.
Elian gémit longuement. Il se cambra. Son dos arqué offrait tout son corps, et le roi s’enfonça jusqu’à la garde.
Ils restèrent ainsi quelques secondes, unis, immobiles, leurs regards plongés l’un dans l’autre.
Puis le roi commença à bouger.
Il allait lentement, puissamment, chaque va-et-vient résonnait comme un serment. Ses mains tenaient les hanches du prince, puis glissèrent vers ses cuisses, puis son torse. Il l’embrassa à nouveau. Et continua à le pénétrer.
Le lit grinçait doucement. La lumière de la cheminée caressait leurs peaux en sueur.
Elian gémissait à chaque coup de reins, se masturbait avec lenteur, ses cuisses tremblantes.
— Plus fort, dit-il dans un souffle. Encore.
Alors le roi accéléra. Son bassin claquait contre les fesses du prince. Les gémissements montaient. Le sexe du roi glissait, entrait, ressortait, revenait avec puissance.
Puis il le retourna sur le ventre. L’attrapa par les hanches. Le pénétra à genoux, profondément. Ses mains posées sur son dos. Il le dominait, mais avec tendresse.
Puis il se pencha sur lui, colla son torse à son dos, et continua à le prendre lentement, leurs souffles mêlés, leurs cœurs battant à l’unisson.
— Jouis pour moi, murmura Alaric à son oreille.
— Jouis en moi, répondit Elian.
— Jouis en moi, répondit Elian.
Et ils jouirent ensemble.
Elian, le ventre plaqué contre les draps, son sperme giclant entre ses cuisses.
Le roi, profondément ancré en lui, grogna doucement, son sexe vibrant dans les entrailles de son prince, déversant son plaisir brûlant.
Ils restèrent ainsi, collés. Puis s’allongèrent, le roi serrant Elian contre lui.
Ils s’endormirent dans l’odeur du sexe, du feu et du lin chaud. Dans la paix. Et dans la gloire.
Le lendemain, le ciel était clair au-dessus de Veridia.
Un matin tranquille, rare dans la vie d’un roi. Les oiseaux chantaient dans les cyprès, les chevaux piaffaient dans les écuries, les fontaines ruisselaient dans les jardins suspendus. Le palais semblait respirer à nouveau.
Dans la salle du Conseil, un nouveau décret fut signé : la réforme de la succession.
Désormais, Veridia reconnaîtrait non seulement les unions royales hétérosexuelles... mais aussi les unions fondées sur l’amour, quelle que soit leur forme. Pour la première fois dans l’histoire, deux hommes pouvaient se transmettre un héritage, une souveraineté, un avenir.
Les parchemins furent scellés. Les scribes copièrent. Et le décret fut inscrit dans les livres d’or du royaume.
Alaric et Elian marchaient dans les jardins.
Main dans la main. Silencieux. Un cortège les suivait à distance — gardes, conseillers, pages — mais personne n’osait briser le calme qui les entourait.
Le roi regarda le visage d’Elian, un peu plus marqué par les années, mais toujours aussi intense.
— Te rends-tu compte de ce que nous avons fait ?
— Oui, dit Elian. Nous avons aimé. Contre le monde. Et le monde a fini par s’incliner.
— Oui, dit Elian. Nous avons aimé. Contre le monde. Et le monde a fini par s’incliner.
Ils s’arrêtèrent devant un petit pavillon, au bord d’un bassin.
Il n’était pas question d’abdiquer. Pas encore. Mais Alaric savait qu’un jour, il partirait. Il redeviendrait poussière. Et ce trône serait repris, réinventé, redéfini.
— Que restera-t-il de nous ? demanda-t-il doucement.
Elian se tourna vers lui.
— Le souvenir d’un roi qui a aimé sans honte. Et d’un homme qui a été aimé comme un roi.
Il l’embrassa.
— Et plus encore, dit-il. Il restera la légende que nous avons bâtie. Non pas faite de conquêtes... mais de caresses. De regards. De nuits comme celle d’hier.
Ils avaient déjà fait bâtir leur sépulture.
Non pas deux tombes. Mais une seule, immense, sous une arche de marbre noir.
Deux statues de pierre s’y tiendraient debout, main dans la main, regardant vers le soleil levant. Sur le socle, une inscription, gravée dans l’or :
Ils ont régné ensemble, aimé ensemble, et quitté le monde sans jamais se lâcher.
Les poètes l’appelleraient le tombeau des rois-lovers. Les enfants viendraient y déposer des fleurs. Les couples secrets y chuchoteraient leurs vœux.
Et le peuple, désormais, n’aurait plus à choisir entre le devoir et le désir.
Une dernière nuit, hors du temps
Cette nuit-là, Elian et Alaric firent l’amour sans feu, sans chandelle, sans paroles.
Juste deux corps unis, en silence. Une lenteur absolue. Une douceur presque divine.
Le roi entra en lui lentement, sans pression, les yeux fermés. Il ne bougeait presque pas. Ils restèrent simplement connectés. Respiration contre respiration. Membres entrelacés. Corps détendus.
Puis, comme une marée douce, le mouvement revint. Lent. Profond. Infiniment tendre.
Ils jouirent sans bruit. Comme une bénédiction. Comme un crépuscule.
Dernière image
Le matin, dans le lit royal, baigné de lumière...
Deux hommes nus, allongés, endormis, peau contre peau.
Sur la table : deux couronnes, posées l’une contre l’autre.
Et, entre elles... une rose blanche.
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