Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Cœurs Couronnés — Chapitre 3 · : La chambre secrète
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Cœurs Couronnés
Chapitre 3 · : La chambre secrète
Le ciel, ce soir-là, semblait plus bas. Chargé, lourd, prêt à déverser sur Veridia une pluie plus intime encore que celle qui s’abattait sur ses toits depuis plusieurs jours. Le palais, pourtant vaste et prestigieux, paraissait se refermer sur lui-même. L’air sentait la pierre mouillée, la cire chaude et... l’attente.
Dans ses appartements, le roi Alaric, seul face à la cheminée, serrait entre ses doigts un parchemin qu’il avait écrit de sa propre main. Une seule phrase, presque une supplique :
Tour sud. Minuit. Pas de mots. Pas de retenue.
Il y avait mis plus qu’un ordre. C’était un aveu, un appel désespéré. Depuis leur nuit dans l’orangerie, le manque était devenu insoutenable. Le souvenir du corps d’Elian hantait ses nuits. La chaleur de ses cuisses. La tension de ses reins. Le goût de sa peau, mêlé de pluie et de sexe.
Alaric, le roi, l’homme impassible que la guerre n’avait jamais brisé, découvrait le vertige de l’attente. Il n’était plus souverain. Il était un amant affamé.
Elian lut la lettre sans trembler, mais son ventre, lui, se contracta aussitôt. Il s’enferma. Il ne voulait pas parler à son écuyer. Il se déshabilla seul. Puis il s’allongea un instant sur son lit, nu, le regard fixé au plafond, une main glissée entre ses cuisses, testant l’état de son excitation — déjà vif, brûlant.
Il se leva, se lava lentement dans une bassine, l’eau tiède ruisselant sur sa peau claire. Il se frictionna de musc doux, parfumé au bois, puis choisit une tunique fine, légère, blanche, qu’il laissa ouverte au torse. Il ne mit rien en dessous.
Ce soir, il ne serait pas prince. Il serait désir. Il serait soumission et force à la fois.
Il gravit la tour sud en silence. Ses pieds nus ne faisaient aucun bruit sur la pierre froide. Lorsqu’il arriva devant la porte, elle était entrouverte. Il poussa doucement.
Le roi était là. Nu. Debout près du lit. Une lumière d’ambre et d’or baignait la chambre, douce et chaude, caressant les murs de pierre.
Alaric le regardait sans parler.
Elian entra.
Elian s’arrêta à deux pas du roi. Le silence entre eux vibrait plus fort qu’une déclaration. Alaric l’observait, les bras le long du corps, dans une nudité assumée. Son torse était glabre, tendu, les muscles dessinés par les années de guerre, pas d’entraînement vain. Son sexe, partiellement dressé, pointait légèrement vers l’avant, veiné, vivant.
Elian s’approcha. Il défit lentement la cordelette de sa tunique. Le tissu glissa sur ses épaules, puis tomba sur le sol. Il se retrouva nu, dans la lumière dorée, ses cheveux encore légèrement humides, sa poitrine qui se soulevait sous l’effet du désir, et son sexe dressé avec insolence.
Le roi ferma les yeux une seconde, comme pour retenir l’instant.
— Tu es... une malédiction, souffla-t-il.
— Ou un salut, répondit Elian en s’agenouillant à ses pieds.
— Ou un salut, répondit Elian en s’agenouillant à ses pieds.
Sans un mot de plus, il prit le sexe du roi dans sa main. Il le caressa longuement, lentement, de la base au sommet, puis vint l’embrasser du bout des lèvres, y déposant un baiser presque chaste... avant d’ouvrir sa bouche et de l’engloutir.
Alaric gémit aussitôt, les doigts se crispant dans les cheveux du prince. Elian le suçait avec passion et maîtrise. Il alternait les mouvements amples et les succions serrées, ses lèvres glissant avec régularité. Il jouait avec sa langue, taquinait le frein, léchait le gland comme une cerise mûre.
Le roi planta les pieds dans le sol. Sa respiration devint irrégulière. Il poussait doucement les hanches, imposant un rythme plus rapide, plus profond. Elian le laissait faire, les yeux mi-clos, jouissant presque de son propre abandon.
— Tu es un supplice, murmura Alaric. Tu me rends fou.
Il se dégagea brutalement, le sexe tendu, brillant de salive. Il attrapa le prince par les bras, le releva d’un seul geste, puis l’embrassa à pleine bouche. Le goût de sa propre virilité sur les lèvres d’Elian l’excita davantage.
Ils tombèrent ensemble sur le lit, Alaric au-dessus, dominant, puissant. Il mordit le cou du prince, fit glisser ses doigts sur son torse, pinça ses tétons, fit des cercles lents autour de son nombril.
— Tourne-toi, dit-il dans un souffle.
Elian obéit, offrant ses fesses rondes, tendues, fermes. Le roi les écarta avec les deux mains, les caressa, les embrassa. Il y posa sa langue, lente, chaude, précise. Il lécha l’entrée, longuement, le préparant avec douceur.
— Tu es déjà ouvert pour moi...
— Je n’attends que toi, Alaric... Je t’en supplie...
— Je n’attends que toi, Alaric... Je t’en supplie...
Alors il se redressa, humidifia à nouveau son sexe avec sa salive, et le positionna. Il pressa lentement, jusqu’à ce que le gland entre. Elian gémit, agrippant les draps, son dos cambré.
Le roi poussa davantage. Centimètre par centimètre. Jusqu’à ce qu’il soit entièrement en lui.
Ils restèrent immobiles quelques secondes.
— Tu es si serré...
— Prends-moi... sans pitié.
— Prends-moi... sans pitié.
Alaric commença à bouger. Lentement, d’abord. Il sortait presque entièrement, puis revenait d’un coup de reins puissant. Le bruit humide de leur union résonnait dans la pièce. Elian haletait, le visage enfoui dans les draps, les jambes écartées.
Le rythme s’intensifia. Les coups de reins devenaient plus profonds, plus rapides. Le roi gémissait à chaque mouvement. Il tenait Elian par les hanches, le guidant, l’empoignant.
Puis il le retourna sur le dos, d’un seul mouvement, le gardant en lui. Il s’appuya sur les genoux, prit les jambes du prince sur ses épaules. Il l’embrassa furieusement, tout en le pénétrant.
Elian pleurait presque de plaisir.
— Tu es à moi, murmura le roi.
— À toi. Tout entier. Jusqu’à la fin.
— À toi. Tout entier. Jusqu’à la fin.
Il le prit encore. Fort. Longtemps. Le lit grinçait. Leurs corps se cognaient avec une violence rythmée. Elian se branlait, les doigts serrés autour de son sexe. Le roi accéléra. Leurs regards ne se quittaient pas. Ils montaient ensemble vers un point de rupture.
— Jouis avec moi... maintenant...
Et ils jouirent. En même temps. Alaric, profondément enfoncé en lui, les reins crispés, son sperme chaud se déversant dans les entrailles du prince. Elian, criant presque, son propre plaisir éclaboussant leur ventre, sa semence mêlée à la sueur et à la fièvre.
La chambre était emplie d’un silence sacré. Juste le son de leurs respirations mêlées, irrégulières, entrecoupées de quelques soupirs. Le roi s’était retiré lentement, posant un dernier baiser sur le ventre du prince, comme pour sceller cette étreinte au-delà du corps.
Ils étaient nus, allongés sur les draps en désordre. La lumière des bougies faisait briller les perles de sueur sur leurs torses, sur leurs cuisses entremêlées. Alaric regardait Elian dormir contre son épaule, la tête posée sur son bras, les lèvres légèrement entrouvertes. Une mèche noire tombait sur sa joue.
Il le caressait du bout des doigts, lentement. Il suivait les lignes de son dos, le creux de ses reins, les cicatrices anciennes et les zones fragiles. Il connaissait son corps désormais. Et il en voulait chaque recoin, chaque pulsation.
— Tu es une paix que je n’ai jamais connue, souffla-t-il à voix basse.
Elian ouvrit un œil.
— Et toi, tu es la guerre que je suis prêt à mener.
Ils échangèrent un sourire, doux, presque triste. Il n’y avait plus de rôle, plus de masque. Ce lit était hors du monde, hors du temps. Alaric le serra dans ses bras. Le prince glissa sa jambe entre les siennes, posa une main sur son ventre, ses doigts effleurant encore son sexe semi-durci.
— Tu pourrais me reprendre encore, murmura-t-il.
— Tu le veux ?
— Tu le veux ?
Elian sourit sans répondre. Alaric lui embrassa la tempe.
— Dors. Je veux te garder vivant demain.
Ils s’endormirent ainsi, leur peau encore salée, leurs corps enchevêtrés.
Mais dans le couloir, derrière la tapisserie oubliée de la tour, quelqu’un était resté immobile.
Il n’avait vu qu’un fragment. Une silhouette nue. Un gémissement étouffé. Une main dans une chevelure noire. Mais cela suffisait.
Le conseiller Arvan, fidèle depuis vingt ans au roi, sentit le choc. Ce qu’il venait de deviner était à la fois impensable... et terriblement réel.
Au petit matin, Elian se leva le premier. Il observa le roi dormir sur le ventre, le dos nu, marqué de griffures légères laissées par ses ongles. Il s’approcha du lit, se pencha, et l’embrassa entre les omoplates.
Puis il se rhabilla, lentement, en silence, et quitta la chambre sans bruit.
Dans les escaliers de la tour, il sentit une ombre glisser.
Quelqu’un savait.
Et le monde... allait bientôt exiger une explication...
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