Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Cœurs Couronnés — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Cœurs Couronnés
Chapitre 1
Personnages principaux :
— Roi Alaric Ier de Veridia : Souverain charismatique, veuf, au regard intense, âgé d’environ 40 ans.
— Prince Elian de Tharenn : Héritier fougueux et poétique, 27 ans, envoyé pour une alliance diplomatique.
— Prince Elian de Tharenn : Héritier fougueux et poétique, 27 ans, envoyé pour une alliance diplomatique.
ÉPISODE 1 : L’arrivée du Prince
Les grandes portes du palais de Veridia s’ouvrirent dans un fracas solennel, et le peuple rassemblé sur les terrasses suspendit son souffle. C’était un événement rare, presque sacré : la venue d’un héritier étranger, en pleine saison des alliances. Le prince Elian de Tharenn était attendu comme un futur allié, mais déjà, certains murmuraient qu’il serait bien plus que cela.
Depuis le balcon surplombant la cour, le roi Alaric Ier observait la scène, droit dans sa cape noire brodée d’argent. Âgé de quarante-deux ans, il incarnait la gravité du souverain qui avait connu la guerre, le deuil, et la solitude. Ses traits étaient nobles, mais marqués. Depuis la mort de son épouse six ans plus tôt, il n’avait laissé personne approcher son cœur... ni même sa chair.
Mais ce matin-là, alors que les bannières rouges claquaient dans le vent tiède, quelque chose changea.
Elian descendit de son cheval d’un geste fluide, presque chorégraphié. Il portait une tunique bleu nuit, brodée à la main, cintrée autour d’un torse élancé et musclé. Ses cheveux noirs, mi-longs, flottaient sous une légère couronne tressée de métal blanc. Il avait vingt-sept ans, et l’arrogance tranquille de ceux qui savent qu’ils sont regardés.
Il leva les yeux.
Et croisa ceux du roi.
Un éclair silencieux passa entre eux. Instantané. Inexplicable. Une sorte de reconnaissance. Comme si deux âmes s’étaient flairées, dans le tumulte des tambours et des armures.
Le protocole exigea qu’ils se rencontrent dans la Salle de Marbre, quelques instants plus tard. Elian y entra le premier, accompagné de deux officiers de Tharenn. Alaric y apparut, seul. Il le voulait ainsi. La salle, immense, blanche, nue, ne comportait qu’un trône et une grande verrière ouverte sur les montagnes.
— Prince Elian de Tharenn, dit le roi d’une voix grave, légèrement rauque.
— Majesté Alaric de Veridia, répondit le prince en s’inclinant avec une ironie contenue. Un honneur... de fouler un royaume dont on dit qu’il ne se laisse jamais conquérir.
— Majesté Alaric de Veridia, répondit le prince en s’inclinant avec une ironie contenue. Un honneur... de fouler un royaume dont on dit qu’il ne se laisse jamais conquérir.
Un sourire, léger, passa sur les lèvres du roi.
— Et vous, prince de Tharenn... êtes-vous venu en conquérant ?
Elian releva les yeux, avec lenteur.
— Je suis venu... curieux.
Ce mot resta suspendu dans l’air, comme un parfum d’encens oublié. Le roi hocha la tête et tourna les talons.
— Alors, laissez-vous guider par votre curiosité, mon prince. Le banquet de ce soir vous offrira bien des réponses.
⸻
Le banquet
Les grandes salles furent ouvertes. Des tables fleuries, des plats venus des quatre coins du royaume. Les musiciens jouaient des danses anciennes tandis que les dames et les jeunes seigneurs virevoltaient sous les lustres. Mais au fond de la pièce, deux hommes ne participaient pas à la fête. Ils s’observaient.
Elian était assis à la droite du roi, selon le protocole. Proche. Trop proche pour que cela ne trouble pas l’un comme l’autre. Il sentait l’odeur du bois de santal qu’Alaric portait, distinguait la tension de ses mains lorsqu’il tenait sa coupe, et parfois, sans prévenir, leurs genoux se frôlaient sous la table.
Le prince buvait peu, mais feignait l’ivresse. Cela lui permettait de rire plus fort, de parler un peu plus librement, de regarder Alaric plus longtemps.
— Votre Majesté ne danse pas ? demanda-t-il en tournant son visage vers lui.
Le roi répondit, sans détourner les yeux de son verre :
— Je n’ai jamais aimé danser pour les autres.
— Peut-être... devriez-vous danser pour vous-même.
— Peut-être... devriez-vous danser pour vous-même.
Alaric tourna alors lentement la tête. Et pour la première fois, il soutint vraiment le regard d’Elian. Ce regard, intense, brûlant, presque cruel dans sa franchise.
— Faites attention, prince. On finit parfois par tomber amoureux d’une danse... qu’on croyait maîtriser.
Elian sourit.
— Alors j’espère qu’elle sera longue.
Un silence. Puis le roi se leva. Il leva sa coupe, invita les convives au toast final. Lorsqu’il tendit la main pour trinquer, ce fut la main d’Elian qu’il effleura.
Et ce simple contact, ce frémissement de peau contre peau, déclencha un frisson. L’un comme l’autre baissa les yeux, mais trop tard : le corps avait parlé. Le silence avait crié.
Dans la nuit – suite et intensité
La chambre royale était silencieuse, baignée d’une lumière diffuse émanant d’un brasero. Le roi Alaric s’était dévêtu, lentement, mécaniquement. Il portait un peignoir de lin noir, entrouvert sur sa poitrine. Assis dans l’ombre, le regard vide tourné vers les montagnes, il luttait.
Pas contre un ennemi.
Contre lui-même.
Dans l’aile est, le prince Elian, allongé nu sur les draps blancs, n’arrivait pas à fermer l’œil. Le contact de la main du roi sur la sienne revenait en boucle dans son esprit. Ce frôlement. Cette brûlure.
Il se leva. Pieds nus. Lentement, il se dirigea vers le balcon. La brise de la nuit glissa sur son corps comme une caresse invisible. Son membre, encore semi-tendu par le trouble, palpitait au rythme de ses pensées.
Il ferma les yeux. Imaginer. Deviner.
Le roi... ses mains puissantes. Sa bouche grave. Son souffle sur sa peau.
Elian effleura lentement son propre ventre, comme pour se rappeler qu’il était vivant, vibrant. Ses doigts glissèrent sous son bas-ventre, un geste silencieux, presque involontaire. Il se caressa doucement, yeux mi-clos, tandis que son esprit vagabondait : il s’imaginait à genoux, devant le roi, ressentant sa force, sa chaleur, son autorité mêlée de désir.
Un soupir lui échappa.
Il ne cherchait pas seulement un amant. Il voulait Alaric.
Son poids. Son odeur. Son autorité brisée, libérée entre ses bras.
Dans l’aile nord, au même instant, le roi se leva. Il n’en pouvait plus. Le désir montait comme un poison lent, étouffant. Il retira sa ceinture. Ses mains tremblaient. Il pensa à ce corps jeune et félin, au regard brûlant du prince, à ses lèvres pleines. Sa virilité réagit malgré lui, tendue sous le tissu fin.
Il soupira. Longuement.
Puis il se coucha. Et dans l’obscurité, il laissa sa main glisser sous sa taille. Il se caressa lentement, la mâchoire crispée, son esprit rempli de visions interdites. Il imaginait Elian, monté sur lui, chevauchant son bassin royal avec insolence. Il imaginait sa voix haletante, ses doigts plantés dans ses épaules, son dos arqué.
Le plaisir monta en lui, comme un feu incontrôlable.
Et dans le silence des murailles, deux soupirs masculins se répondirent à des dizaines de mètres de distance, sans se rencontrer encore. Deux hommes, deux solitudes, liés par une faim que ni le devoir ni la distance ne pourraient endiguer longtemps.
Cette nuit, ils s’aimèrent chacun de leur côté. À l’insu du monde. Mais pas à l’insu de l’univers.
Quelque chose était en train de naître...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Hopopop! Favoris ;-)