Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nuits blanches à l'hôpital Saint-Corps — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nuits blanches à l'hôpital Saint-Corps
Chapitre 1
Je pensais que la première chose que je toucherais à la fac, ce serait un stéthoscope.
Pas des seins.
Pas des seins.
Et pourtant, à peine vingt minutes après avoir franchi les portes du campus Saint-Corps, j’étais déjà en train de fixer une paire de fesses qui semblaient sorties d’un rêve fiévreux.
La fille collait une affiche sur une colonne en béton, à moitié perchée sur un tabouret instable, minijupe relevée juste assez pour qu'on devine que non, il n’y avait rien en dessous. Des cuisses pâles, des courbes dessinées, un tatouage en forme de serpent qui remontait le long de sa hanche. Mon cerveau criait de détourner le regard. Mes yeux, eux, faisaient du tourisme.
— Tu mates, mais tu dis rien ?
La voix claqua dans l’air comme une gifle douce.
Elle s’était retournée sans descendre, les bras toujours en l’air, son t-shirt remonté juste ce qu’il fallait pour dévoiler un ventre plat, percé, et une absence totale de gêne dans le regard. Blonde platine, bouche rouge, regard noir. Genre de fille qu’on ne rencontre pas dans les soirées étudiantes... à moins qu’elle ne les organise.
Je bredouillai quelque chose. Un “pardon”, ou peut-être un “putain”, je ne sais pas. Elle descendit lentement, et s’approcha. Trop près.
— Toi t’es nouveau. T’as encore l’air propre.
Elle me tourna autour, comme une lionne flairant un animal blessé. Je restai figé, le cœur battant trop fort pour un lundi matin.
— T’as un prénom ?
— Elyas.
— J’aime bien. Ça sonne vierge.
— Elyas.
— J’aime bien. Ça sonne vierge.
Je voulus rire, mais sa bouche était déjà trop proche de mon oreille. Son souffle sentait la clope à la menthe et la provocation.
— Moi c’est Zoé. Vice-présidente du BDE. Et du chaos sexuel ambiant, si on veut être précis.
Puis elle m’embrassa.
Rien de passionné. Juste ses lèvres sur les miennes, une pression courte, comme une signature.
Ensuite, elle s’éloigna comme si de rien n’était, un chewing-gum réapparu entre ses dents.
Rien de passionné. Juste ses lèvres sur les miennes, une pression courte, comme une signature.
Ensuite, elle s’éloigna comme si de rien n’était, un chewing-gum réapparu entre ses dents.
— Bienvenue à Saint-Corps, Elyas.
Je restai planté là, bandé comme un débile, le cœur en feu et l’esprit ailleurs.
Je repris mes esprits tant bien que mal et cherchai les toilettes. J’ouvris une porte au hasard. Mauvaise idée.
L’humidité me frappa d’un coup. Vapeur, serviettes, éclats de voix. Vestiaires. Et clairement pas vides.
Deux mecs étaient là. L’un, cheveux bouclés, la serviette à peine nouée autour de la taille, chantonnait en enfilant un t-shirt. L’autre, assis sur un banc, torse nu, tatoué du cou jusqu’au biceps, le regardait avec une intensité presque gênante.
Puis leurs yeux se tournèrent vers moi.
Puis leurs yeux se tournèrent vers moi.
— T’inquiète, me lança le bouclé avec un sourire. On partage les douches, on peut bien partager un peu de gêne.
Je reculai d’un pas.
— Tu veux juste voir, ou tu veux te laver aussi ? ajouta l’autre, le tatoué.
Avant que je réponde, le bouclé fit tomber sa serviette. Comme ça. D’un geste simple, sans pression. Il attrapa un boxer dans son sac, mais ne le mit pas tout de suite.
Il resta là. Nu. Droit. Pas vulgaire. Juste... assumé.
Il resta là. Nu. Droit. Pas vulgaire. Juste... assumé.
Et moi, j’ai regardé. Trop longtemps.
Il me lança un regard bref, presque tendre. Le tatoué aussi. Pas de moquerie. Juste ce petit sourire qu’ont ceux qui savent.
Je bafouillai un faux “désolé”, refermai la porte, et restai appuyé contre le mur glacé du couloir.
J’avais chaud. J’avais honte. J’avais envie.
J’avais chaud. J’avais honte. J’avais envie.
Cette journée n’était pas encore commencée. Et elle m’avait déjà foutu en l’air.
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