Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amandine, volleyeuse et étudiante hors pair — Chapitre 4 · Retour à la fac
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amandine, volleyeuse et étudiante hors pair
Chapitre 4 · Retour à la fac
Le soleil matinal filtre à travers les rideaux lorsque je sors de la salle de bain. J'attrape machinalement un short en tweed bordeaux, le passe sans trop y réfléchir, puis j'enfile un pull en maille beige clair, ample et doux, dont l'encolure bateau glisse sur mon épaule gauche. J'hésite brièvement devant mes chaussures, puis opte pour une paire d'escarpins vernis nude, élégants et confortables malgré leurs neuf centimètres. Quelques bracelets fins autour du poignet, et me voilà prête.
Dans la cuisine, Léa sirote un café, désormais habillée d'un sweat ample pioché dans mon dressing. On échange un dernier regard, une complicité silencieuse.
Quelques minutes plus tard, je descends dans la rue, tirant légèrement sur le bord de mon pull pour le remettre en place. Le tram arrive à l'instant. Je monte, et croise le regard du conducteur : un homme d'une quarantaine d'années, au sourire franc. Il me détaille un instant, visiblement charmé. Je lui adresse un sourire poli, mais léger, toujours flattée d'avoir des regards sur moi sans pour autant vouloir les forcer ou presque.
Quelques minutes plus tard, je descends dans la rue, tirant légèrement sur le bord de mon pull pour le remettre en place. Le tram arrive à l'instant. Je monte, et croise le regard du conducteur : un homme d'une quarantaine d'années, au sourire franc. Il me détaille un instant, visiblement charmé. Je lui adresse un sourire poli, mais léger, toujours flattée d'avoir des regards sur moi sans pour autant vouloir les forcer ou presque.
Le tram est à moitié vide. Je m'installe près d'une fenêtre, croisant les jambes avec aisance. Un homme en costume, assis en diagonale devant moi, tourne discrètement la tête. Il me regarde avec cette curiosité flottante, hésitant entre la bienséance et l'envie d'observer un peu plus longtemps. Je fais mine de ne rien voir, me concentrant sur la rue qui défile. Mais lorsque l'homme se lève à l'arrêt suivant, jetant un dernier regard vers moi, je lui lance un petit sourire espiègle, presque joueur. Il détourne aussitôt les yeux, un brin déstabilisé.
Arrivée à l'arrêt de la fac, je descends et remonte l'esplanade à pas assurés. La journée est claire, fraîche, et mes talons claquent doucement contre le sol. Je salue deux étudiantes que je reconnaisse de loin, mais je ne m'arrête pas.
En entrant dans le bâtiment, je me dirige vers l'amphi habituel. Je suis en deuxième année de droit, et ce matin, un cours de théorie juridique m'attend, l'un des premiers de ce semestre. Rien de trop complexe encore, mais suffisamment sérieux pour imposer une écoute attentive.
À l'entrée de la salle, j'aperçois Zoé, une camarade d'année qui joue également au volley avec moi. On n'est pas spécialement proches, mais on s'entend bien. Zoé, toujours un peu dissipée, m'accueille avec un grand sourire.
— Hé Amandine ! Sympa le look ce matin, t'as sorti les jambes !
— Et toi t'as encore zappé que c'était la fac et pas le terrain, répondant en souriant.
— J'aime être à l'aise. Puis j'ai un œil sur mon coach... ou plutôt sur un certain chargé de TD...
— Et toi t'as encore zappé que c'était la fac et pas le terrain, répondant en souriant.
— J'aime être à l'aise. Puis j'ai un œil sur mon coach... ou plutôt sur un certain chargé de TD...
Je lève les yeux au ciel en riant. Ensemble, on s'installe au troisième rang.
Cédric entre quelques instants plus tard. Il porte un jean sombre et une chemise bleue retroussée aux manches, accentuant sa carrure. Une chaleur diffuse me monte dans le ventre. Je le connais depuis quelque temps déjà via le club de volley, sans jamais vraiment échanger. Et puis, il y a eu l'épisode... la veille. Dans les vestiaires. Ce n'est pas que j'y pense, je le sens dans mon corps.
Il commence à parler, posément, le ton sûr. Je sors mon ordinateur, attentive. Je prends des notes, parfois hoche la tête, concentrée. Zoé, elle, se penche régulièrement vers moi.
Cédric entre quelques instants plus tard. Il porte un jean sombre et une chemise bleue retroussée aux manches, accentuant sa carrure. Une chaleur diffuse me monte dans le ventre. Je le connais depuis quelque temps déjà via le club de volley, sans jamais vraiment échanger. Et puis, il y a eu l'épisode... la veille. Dans les vestiaires. Ce n'est pas que j'y pense, je le sens dans mon corps.
Il commence à parler, posément, le ton sûr. Je sors mon ordinateur, attentive. Je prends des notes, parfois hoche la tête, concentrée. Zoé, elle, se penche régulièrement vers moi.
— Il est canon, hein ? Tu trouves pas ? Tu l'imagines genre... dans un autre contexte ?
— Zoé...
— Je plaisante. Quoique...
— Zoé...
— Je plaisante. Quoique...
On étouffe un rire, mais pas assez discrètement. Cédric lève les yeux de ses notes, croise mon regard. Il n'a rien perdu de son assurance.
— Mesdemoiselles ? Je sais que je peux être distrayant, mais essayons de rester concentrés, vous voulez bien ?
Le ton n'était pas moqueur ni dur. Juste autoritaire, avec ce qu'il faut d'ironie.
Je baisse un peu les yeux, un sourire en coin. Zoé me glisse, un peu plus bas :
Je baisse un peu les yeux, un sourire en coin. Zoé me glisse, un peu plus bas :
— Oups... j'aime quand il prend cette voix. C'est grave ?
— Tais-toi, gloussant.
— Tais-toi, gloussant.
Le cours se poursuit dans une ambiance calme, studieuse. Quelques échanges, des questions posées, auxquelles je réponds parfois avec justesse. J'aime ça, cet équilibre entre écoute et interaction. Cédric, de son côté, ne laisse rien paraître, professionnel et clair, même lorsqu'il croise mes yeux.
À la fin du cours, alors que les élèves rangent leurs affaires, je fais mine de ne pas me presser. J'attends que la salle se vide un peu. En passant près de lui, Cédric me lance à voix basse, sans me regarder :
À la fin du cours, alors que les élèves rangent leurs affaires, je fais mine de ne pas me presser. J'attends que la salle se vide un peu. En passant près de lui, Cédric me lance à voix basse, sans me regarder :
— T'inquiète pas, j'ai bien rappelé aux gars que c'était entre nous. Discrétion totale.
Je me fige une demi-seconde, surprise qu'il évoque ça si naturellement. Quoi que comme aurait dit Zoé. Ça me plaît justement de savoir que les garçons ont sûrement comme moi, une seule envie de reconduire ça... et davantage. Cédric, lui, garde les yeux sur ses papiers, comme s'il n'avait rien dit d'important. Je souris intérieurement, puis m'approche de la porte.
— On se voit bientôt alors.
Je tourne les talons et quitte la salle.
Je n'ai pas vraiment faim, mais je suis deux filles de ma promo, Camille et Inès, pour avaler un sandwich au café U. On parle vaguement des cours, de l'emploi du temps, des profs. Mon esprit flotte ailleurs, encore teinté de la matinée, du regard de Cédric, et de ce qu'il m'a soufflé à la fin du cours.
Une fois mon croque avalé, je me rends seule aux toilettes. Les couloirs sont étonnamment calmes. En poussant la porte des sanitaires du fond du couloir du B, je comprends vite que je ne suis pas seule. Une cabine est fermée, et de là s'échappent des soupirs, des gémissements étouffés, des frottements rapides. Je me fige, prise de court.
Un rire muet monte à mes lèvres. Visiblement, les premières années n'ont pas perdu de temps. Je choisis une cabine libre à l'opposé, y entre, tire le verrou sans bruit. Je suis censée juste faire pipi et partir... Mais ma curiosité est piquée. Je reste assise, tendant l'oreille, presque amusée.
La fille gémit à nouveau, sa voix devient plus haute, plus désordonnée. Puis soudain, entre deux halètements :
— Oh putain, Cédric, vas-y... encore...
Mon souffle se coupe net. Mon esprit s'enflamme. Cédric ? Mon Cédric ? Enfin, celui du TD ? Celui du vestiaire ?
Mon ventre se serre. Mes doigts glissent entre mes cuisses sans que je m'en rende compte. Tout est flou, réduit à des sons, des images mentales, un trouble exquis. Le nom, les bruits, la voix féminine qui est maintenant à bout de souffle, les coups à peine amortis contre la porte ou peut-être le mur. Mon imagination fait le reste.
Un dernier soupir plus profond, puis un grognement masculin étouffé. Des mots soufflés, indistincts. La fille rit doucement.
Mon ventre se serre. Mes doigts glissent entre mes cuisses sans que je m'en rende compte. Tout est flou, réduit à des sons, des images mentales, un trouble exquis. Le nom, les bruits, la voix féminine qui est maintenant à bout de souffle, les coups à peine amortis contre la porte ou peut-être le mur. Mon imagination fait le reste.
Un dernier soupir plus profond, puis un grognement masculin étouffé. Des mots soufflés, indistincts. La fille rit doucement.
— T'as vu tout ce que t'as lâché ?...
Puis un bruit de ceinture, un pas qui s'éloigne. La porte grince. Le garçon s'en va. Je reste figée, haletante, mes sens en alerte, ma main toujours entre mes jambes. Encore quelques secondes. Je finis par me redresser, tirer la chasse, remettre un peu d'ordre.
En sortant de ma cabine, je pense être seule. Mais non. Zoé est là. Assise sur le rebord du lavabo, elle remonte sa culotte, les yeux mi-clos, lèvres mordues. Elle me voit, s'immobilise un quart de seconde.
En sortant de ma cabine, je pense être seule. Mais non. Zoé est là. Assise sur le rebord du lavabo, elle remonte sa culotte, les yeux mi-clos, lèvres mordues. Elle me voit, s'immobilise un quart de seconde.
— Ouf, c'est toi Amandine ? Tu m'as fait peur. Si ça avait été quelqu'un d'autre... imagine l'angoisse.
Je cligne des yeux. Mon regard glisse une seconde vers ses cuisses encore nues, son souffle toujours court.
Elle me sourit, à la fois malicieuse et désinvolte.
Elle me sourit, à la fois malicieuse et désinvolte.
— Je te le conseille, il est...
Je la vois chercher ses mots, le regard perdu, rêveur. Puis elle semble le trouver :
— Puissant.
Zoé remonte son jogging en vitesse, jette un œil à son portable, puis s'exclame, paniquée :
— Han, mais je n'ai pas mangé moi !
Je reste encore un instant seule, comme suspendue entre deux réalités. L'odeur légère de désinfectant ne parvient pas à masquer celle, plus animale, qui flotte encore dans l'air. Mon regard se pose à nouveau sur la porte de la cabine d'où sont sortis Cédric et Zoé. Juste en dessous, sur le carrelage froid, un préservatif gorgé de sperme trône, presque obscène. Je le fixe une seconde de trop.
— Effectivement, il lâche, dis-je à voix haute, sans retenue.
Et je me surprends à le penser... avec une sorte d'admiration.
J'ajuste mon short. Mes jambes sont encore un peu tremblantes. Je me passe de l'eau sur le visage, lève les yeux vers le miroir. Mon reflet me fixe avec un mélange de trouble et de malice.
Le reste de l'après-midi glisse sur moi sans vraiment m'atteindre. Mes amies parlent, rient, débattent de sujets qui me paraissent soudain très lointains. Mon esprit revient sans cesse à Zoé, à son naturel désarmant, à sa façon de vivre les choses pleinement. À Cédric. À sa voix, ses gestes. Aux sensations qui, encore, m'habitent.
J'ajuste mon short. Mes jambes sont encore un peu tremblantes. Je me passe de l'eau sur le visage, lève les yeux vers le miroir. Mon reflet me fixe avec un mélange de trouble et de malice.
Le reste de l'après-midi glisse sur moi sans vraiment m'atteindre. Mes amies parlent, rient, débattent de sujets qui me paraissent soudain très lointains. Mon esprit revient sans cesse à Zoé, à son naturel désarmant, à sa façon de vivre les choses pleinement. À Cédric. À sa voix, ses gestes. Aux sensations qui, encore, m'habitent.
Il y a quelque chose de déroutant à observer ses propres pensées quand elles s'émancipent. Je me surprends à m'imaginer à sa place. À leur place. La chaleur ne me quitte plus.
Quand la fin de journée arrive, je me sens presque fébrile. Je marche vite vers l'arrêt du tram. Le vent est tombé, la lumière rasante enveloppe la ville d'un doré doux. Je monte dans la rame et m'installe près d'une vitre, comme ce matin.
Quand la fin de journée arrive, je me sens presque fébrile. Je marche vite vers l'arrêt du tram. Le vent est tombé, la lumière rasante enveloppe la ville d'un doré doux. Je monte dans la rame et m'installe près d'une vitre, comme ce matin.
Et là... je le vois.
L'homme du matin.
Le costume. Le regard.
Il me reconnaît aussitôt. Son regard accroche le mien avec une intensité nouvelle. Il hésite à s'asseoir. Puis finit par prendre place, non loin. Il ne dit rien. Mais il me regarde. Pas de manière insistante ni vulgaire. Juste... attentif. Intrigué. Allumé, peut-être, par ce qu'il lit sur mon visage.
L'homme du matin.
Le costume. Le regard.
Il me reconnaît aussitôt. Son regard accroche le mien avec une intensité nouvelle. Il hésite à s'asseoir. Puis finit par prendre place, non loin. Il ne dit rien. Mais il me regarde. Pas de manière insistante ni vulgaire. Juste... attentif. Intrigué. Allumé, peut-être, par ce qu'il lit sur mon visage.
Et moi, dans le reflet de la vitre, je me vois sourire. Lentement.
Un sourire pas tout à fait sage.
Je croise les jambes. Glisse légèrement une main entre mes cuisses, par jeu, par provocation. Mon regard reste fixé sur lui. Il comprend. Son dos se tend. Il détourne un instant les yeux... puis revient. Je place mon sac calmement sur mes jambes couvrant en partie mon buste. Passant mes mains dans le dos, dégrafant mon soutien-gorge avec délicatesse. Puis laissant un temps et jouant de souplesse avec mes épaules, je le fais glisser le long de mes bras, le long de mon ventre. Un frisson parcourt ma peau nue. Je récupère et garde le tissu roulé dans ma main, quelques instants.
Un sourire pas tout à fait sage.
Je croise les jambes. Glisse légèrement une main entre mes cuisses, par jeu, par provocation. Mon regard reste fixé sur lui. Il comprend. Son dos se tend. Il détourne un instant les yeux... puis revient. Je place mon sac calmement sur mes jambes couvrant en partie mon buste. Passant mes mains dans le dos, dégrafant mon soutien-gorge avec délicatesse. Puis laissant un temps et jouant de souplesse avec mes épaules, je le fais glisser le long de mes bras, le long de mon ventre. Un frisson parcourt ma peau nue. Je récupère et garde le tissu roulé dans ma main, quelques instants.
L'homme s'apprête à descendre. Il se lève. Je me lève aussi. À l'instant où il passe à ma hauteur, je fais mine de me pencher pour attraper quelque chose, et laisse tomber mon haut, juste à côté de sa jambe. Il se fige. Je ne le regarde pas. Je continue vers la porte.
Mais dans le reflet, je vois sa main se baisser. Ramasser. Un rictus se dessine sur ses lèvres.
Le tram s'arrête. Il descend.
Je reste à bord. Mon cœur bat fort. Mes jambes sont un peu molles.
Et pourtant, je suis étrangement légère.
Quand j'arrive enfin chez moi, le ciel a pris cette teinte bleu encre que j'aime tant. L'appartement est silencieux, tiède, presque accueillant dans sa normalité. Je laisse tomber mon sac à l'entrée, glisse mes talons du bout du pied, et file directement sous la douche.
Le tram s'arrête. Il descend.
Je reste à bord. Mon cœur bat fort. Mes jambes sont un peu molles.
Et pourtant, je suis étrangement légère.
Quand j'arrive enfin chez moi, le ciel a pris cette teinte bleu encre que j'aime tant. L'appartement est silencieux, tiède, presque accueillant dans sa normalité. Je laisse tomber mon sac à l'entrée, glisse mes talons du bout du pied, et file directement sous la douche.
L'eau chaude coule sur mon corps, emporte avec elle les restes d'une journée qui semble avoir duré une semaine. J'appuie mon front contre le carrelage, ferme les yeux. Les images reviennent, nettes, insistantes. La cabine. Zoé. Cédric. Le tram.
Je reste un long moment ainsi, à écouter le martèlement régulier de l'eau. Puis je sors, enroulée dans une serviette. Un bol de soupe, un morceau de pain, rien de plus. J'ai faim, mais je suis surtout vidée.
Je me glisse dans mon lit, les draps frais sur ma peau encore chaude. Mes pensées tournoient, douces et brûlantes à la fois. Je repense à cette voix dans les toilettes. À cette main ramassant mon string. À la voix basse de Cédric dans l'amphi.
Demain.
Qu'est-ce qu'il va m'arriver demain ?
Un sourire imperceptible flotte sur mes lèvres.
Et si... ?
Non.
Mais peut-être.
Je laisse le doute planer. L'excitation douce de ce qu'on ne contrôle pas tout à fait
Qu'est-ce qu'il va m'arriver demain ?
Un sourire imperceptible flotte sur mes lèvres.
Et si... ?
Non.
Mais peut-être.
Je laisse le doute planer. L'excitation douce de ce qu'on ne contrôle pas tout à fait
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