Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle chapitre 10 — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle chapitre 10
Chapitre 1
La bague
(Cet épisode remplace l'épisode 10 qui n'a pu être validé .)
A midi Cédric téléphona à sa maman. Elle était encore dans sa boutique.
— Maman ? C'est Cédric.
— Bonjour mon chéri. Tu n'as pas encore un problème de téléphone, j'espère ?
— Non maman, pas à chaque fois quand même ! Tu vas bien ?
— Je vais bien et les affaires vont bien aussi. Et toi ?
— Je vais merveilleusement bien si tu veux savoir.
— Oh ! Au ton que tu emploies je sens qu'il t'est arrivé quelque chose mon grand.
— Exactement !
— Arrête de me faire languir et dis-moi vite.
— Je suis tombé amoureux d'une jeune fille. Elle m'aime aussi et je voudrais l'épouser.
— Mais c'est merveilleux mon chéri. Comment est-elle cette jeune fille qui a conquis le cœur de mon fils. Tu la connaissais depuis longtemps ? Tu ne m'en avais jamais parlé.
— Elle est très belle maman. D'ailleurs j'ai des photos que je vais t'envoyer. Elle s'appelle MarieClaude.
— C'est gentil. J'ai hâte de voir ces photos. Je ne pourrai le faire qu'en fin d'après-midi car je ne rentre pas à midi et j'ai laissé ma tablette à la maison. Tu ne m'as pas répondu. Vous vous connaissez depuis longtemps ?
— Je l'ai rencontrée pour la première fois il y a trois semaines et je me suis déclaré dimanche soir. Elle m'aime aussi. Je suis sur un petit nuage.
— Bonjour mon chéri. Tu n'as pas encore un problème de téléphone, j'espère ?
— Non maman, pas à chaque fois quand même ! Tu vas bien ?
— Je vais bien et les affaires vont bien aussi. Et toi ?
— Je vais merveilleusement bien si tu veux savoir.
— Oh ! Au ton que tu emploies je sens qu'il t'est arrivé quelque chose mon grand.
— Exactement !
— Arrête de me faire languir et dis-moi vite.
— Je suis tombé amoureux d'une jeune fille. Elle m'aime aussi et je voudrais l'épouser.
— Mais c'est merveilleux mon chéri. Comment est-elle cette jeune fille qui a conquis le cœur de mon fils. Tu la connaissais depuis longtemps ? Tu ne m'en avais jamais parlé.
— Elle est très belle maman. D'ailleurs j'ai des photos que je vais t'envoyer. Elle s'appelle MarieClaude.
— C'est gentil. J'ai hâte de voir ces photos. Je ne pourrai le faire qu'en fin d'après-midi car je ne rentre pas à midi et j'ai laissé ma tablette à la maison. Tu ne m'as pas répondu. Vous vous connaissez depuis longtemps ?
— Je l'ai rencontrée pour la première fois il y a trois semaines et je me suis déclaré dimanche soir. Elle m'aime aussi. Je suis sur un petit nuage.
La maman de Cédric était un peu interloquée.
— Le moins qu'on puisse dire, c'est que cela s'est fait rapidement.
— J'avais trop peur qu'elle dise non alors j'ai pris le taureau par les cornes. Elle a dit oui. Tu ne peux pas savoir comme je suis heureux maman.
— Il faudra que tu nous la présente ! Quand est-ce que vous venez ?
— Pas tout de suite malheureusement. Elle vient d'être opérée d'une fracture du pied alors elle est hospitalisée. Je suppose qu'il lui faudra du temps avant d'être assez solide pour faire un long trajet en voiture.
— Comment cela lui est-il arrivé ?
— Nous étions allés pour la journée en Andorre avec un groupe et Armelle et son fiancé Philippe étaient là eux aussi. On était sur le point de rentrer quand MarieClaude a mis le pied dans un trou. Ce n'est vraiment pas de chance, elle qui déjà boitait avant.
— Elle boite ?
— Oui ! Elle a une malformation de la hanche suite à des problèmes à la naissance. C'est une grande prématurée Mais j'ai vu hier le chirurgien qui l'a opérée. Il m'a dit que ça s'opérait très bien. On peut lui mettre une prothèse.
— Quelle histoire !
— Maman je voudrais te demander quelque chose. Tu m'avais dit qu'une bague de famille m'était réservée pour quand je me fiancerais. ça tient toujours ?
— Bien sûr mon chéri. Mais je ne sais pas si la bague va lui aller.
— Je crois me souvenir que la bague est faite pour des doigts plutôt fins. C'est le cas des siens. Et on pourra toujours la faire mettre à la bonne taille par la suite. J'aimerais l'avoir le plus rapidement que tu pourras maman. S'il te plaiiiiiit maman !
— J'avais trop peur qu'elle dise non alors j'ai pris le taureau par les cornes. Elle a dit oui. Tu ne peux pas savoir comme je suis heureux maman.
— Il faudra que tu nous la présente ! Quand est-ce que vous venez ?
— Pas tout de suite malheureusement. Elle vient d'être opérée d'une fracture du pied alors elle est hospitalisée. Je suppose qu'il lui faudra du temps avant d'être assez solide pour faire un long trajet en voiture.
— Comment cela lui est-il arrivé ?
— Nous étions allés pour la journée en Andorre avec un groupe et Armelle et son fiancé Philippe étaient là eux aussi. On était sur le point de rentrer quand MarieClaude a mis le pied dans un trou. Ce n'est vraiment pas de chance, elle qui déjà boitait avant.
— Elle boite ?
— Oui ! Elle a une malformation de la hanche suite à des problèmes à la naissance. C'est une grande prématurée Mais j'ai vu hier le chirurgien qui l'a opérée. Il m'a dit que ça s'opérait très bien. On peut lui mettre une prothèse.
— Quelle histoire !
— Maman je voudrais te demander quelque chose. Tu m'avais dit qu'une bague de famille m'était réservée pour quand je me fiancerais. ça tient toujours ?
— Bien sûr mon chéri. Mais je ne sais pas si la bague va lui aller.
— Je crois me souvenir que la bague est faite pour des doigts plutôt fins. C'est le cas des siens. Et on pourra toujours la faire mettre à la bonne taille par la suite. J'aimerais l'avoir le plus rapidement que tu pourras maman. S'il te plaiiiiiit maman !
Sa mère rit.
— C'est d'accord, je te la fais parvenir dès que je peux. Il y a des petits problèmes avec la poste en ce moment. Des grèves. J'espère que ça ne prendra pas trop longtemps.
— C'est gentil maman. Je ne peux pas te garder très longtemps au téléphone mais je te rappelle ce soir. Dix-neuf heures ça te va ?
— Tout à fait. Catherine sera là avec ton neveu.
— Il y a un problème ?
— Non. Simplement Richard est à un congrès pour quelques jours alors elle en profite pour venir se faire chouchouter par sa maman.
— Bon ! Je te laisse. A ce soir.
— A ce soir mon chéri.
— C'est gentil maman. Je ne peux pas te garder très longtemps au téléphone mais je te rappelle ce soir. Dix-neuf heures ça te va ?
— Tout à fait. Catherine sera là avec ton neveu.
— Il y a un problème ?
— Non. Simplement Richard est à un congrès pour quelques jours alors elle en profite pour venir se faire chouchouter par sa maman.
— Bon ! Je te laisse. A ce soir.
— A ce soir mon chéri.
Cédric raccrocha puis il récupéra les photos envoyées par Philippe et les retransmit par e-mail à sa mère avant de se remettre au travail.
Marielle, la mère de Cédric, rentra chez elle vers dix-huit heures. Catherine était en train de changer Hugo. Elle le coucha et l'embrassa tendrement, éteignit la lumière et vint rejoindre sa mère au salon.
— Tu as fait de bonnes affaires aujourd'hui ?
— Oui. C'était une très bonne journée.
— Je suis très contente pour toi.
— J'ai une grande nouvelle à t'annoncer : Regarde la bague que Cédric m'a demandée.
— Non !! Ce n'est pas possible ! Cédric est amoureux ?
— Le mot est encore faible si j'en juge par son état d'exaltation.
— Ils se connaissent depuis longtemps ?
— Trois semaines.
— C'est vraiment peu.
— Oui. Il s'est déclaré dimanche et il a été agréé.
— Et bien ! C'est une nouvelle ! Il t'a dit comment elle était ?
— Il m'a seulement dit qu'elle était très belle. Mais il m'a envoyé un e-mail avec des photos. On va les regarder ensemble. Elle s'appelle MarieClaude. Elles s'assirent l'une à côté de l'autre sur la banquette du séjour et la maman de Cédric pris sa tablette, ouvrit le mail et chargea une première photo.
— Elle est plutôt belle en effet. Mais qui est le garçon qui est avec elle ?
— Tu es sûre que c'est elle ?
— Il y avait aussi Armelle et Philippe son fiancé.
— Je trouve qu'elle a une ressemblance avec Armelle. Oui ! J'en suis certaine. C'est Armelle. Regardons les photos suivantes. Oui c'est toujours Armelle. La suivante encore.
— Oui. C'était une très bonne journée.
— Je suis très contente pour toi.
— J'ai une grande nouvelle à t'annoncer : Regarde la bague que Cédric m'a demandée.
— Non !! Ce n'est pas possible ! Cédric est amoureux ?
— Le mot est encore faible si j'en juge par son état d'exaltation.
— Ils se connaissent depuis longtemps ?
— Trois semaines.
— C'est vraiment peu.
— Oui. Il s'est déclaré dimanche et il a été agréé.
— Et bien ! C'est une nouvelle ! Il t'a dit comment elle était ?
— Il m'a seulement dit qu'elle était très belle. Mais il m'a envoyé un e-mail avec des photos. On va les regarder ensemble. Elle s'appelle MarieClaude. Elles s'assirent l'une à côté de l'autre sur la banquette du séjour et la maman de Cédric pris sa tablette, ouvrit le mail et chargea une première photo.
— Elle est plutôt belle en effet. Mais qui est le garçon qui est avec elle ?
— Tu es sûre que c'est elle ?
— Il y avait aussi Armelle et Philippe son fiancé.
— Je trouve qu'elle a une ressemblance avec Armelle. Oui ! J'en suis certaine. C'est Armelle. Regardons les photos suivantes. Oui c'est toujours Armelle. La suivante encore.
Elles restèrent sans voix. La suivante était bien de Cédric et MarieClaude.
— Tu crois que c'est elle ?
— Vu la manière qu'elle a de le regarder cela paraît plus que probable. Attends je crois qu'il y en a une dernière. Ah ! Tu vois comment lui il la regarde ? Ça ne fait plus aucun doute.
— Franchement je ne la voyais pas comme ça. Je l'aurais pensée plus… Comment dire ? Séduisante.
— Moi aussi maman. D'un autre côté je ne crois pas que Cédric soit un garçon inconséquent prêt à s'amouracher de la première venue.
— Tu as raison ma chérie. Ce n'est sûrement pas la première venue. Elle doit avoir une personnalité qui ne peut se voir sur une photo mais qui doit avoir trouvé un très fort écho chez ton frère. J'espère qu'il nous donnera plus de détail. Tu ne sais pas le plus beau ? Elle boite et c'est de naissance. C'est une grande prématurée. En plus elle est dans une clinique car elle vient de se faire une fracture du pied.
— Tu crois qu'il y a de la pitié dans son attitude ?
— Je ne crois pas. D'abord parce que Cédric est trop honnête intellectuellement pour se laisser dominer par ce genre de déviation sentimentale car se serait presque insultant pour sa partenaire. Par ailleurs, s'il réagit comme à midi, tu seras probablement surprise : Il est complètement subjugué. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit comme ça mais ce qui est certain c'est que telle qu'elle est, il en est extrêmement amoureux.
— Sacré Cédric ! Il me surprendra toujours. Mais en y réfléchissant bien, il a toujours fait passer le fond avant la forme. Il est tout sauf léger. J'ai vraiment hâte de faire la connaissance de sa dulcinée. Leur air heureux fait plaisir à voir.
— J'ai cru comprendre qu'il ne s'était pas encore déclaré au moment des photos. Et bien dis donc ! Ils étaient drôlement mordus tous les deux.
— Cédric doit téléphoner de nouveau ce soir pour savoir si j'ai récupéré la bague. Tu penses bien que je ne risquais pas de l'avoir perdue. J'espère qu'il aura le temps de nous donner plus de détail sur elle. Je suis curieuse de savoir ce qui lui a plu en elle.
— Vu la manière qu'elle a de le regarder cela paraît plus que probable. Attends je crois qu'il y en a une dernière. Ah ! Tu vois comment lui il la regarde ? Ça ne fait plus aucun doute.
— Franchement je ne la voyais pas comme ça. Je l'aurais pensée plus… Comment dire ? Séduisante.
— Moi aussi maman. D'un autre côté je ne crois pas que Cédric soit un garçon inconséquent prêt à s'amouracher de la première venue.
— Tu as raison ma chérie. Ce n'est sûrement pas la première venue. Elle doit avoir une personnalité qui ne peut se voir sur une photo mais qui doit avoir trouvé un très fort écho chez ton frère. J'espère qu'il nous donnera plus de détail. Tu ne sais pas le plus beau ? Elle boite et c'est de naissance. C'est une grande prématurée. En plus elle est dans une clinique car elle vient de se faire une fracture du pied.
— Tu crois qu'il y a de la pitié dans son attitude ?
— Je ne crois pas. D'abord parce que Cédric est trop honnête intellectuellement pour se laisser dominer par ce genre de déviation sentimentale car se serait presque insultant pour sa partenaire. Par ailleurs, s'il réagit comme à midi, tu seras probablement surprise : Il est complètement subjugué. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit comme ça mais ce qui est certain c'est que telle qu'elle est, il en est extrêmement amoureux.
— Sacré Cédric ! Il me surprendra toujours. Mais en y réfléchissant bien, il a toujours fait passer le fond avant la forme. Il est tout sauf léger. J'ai vraiment hâte de faire la connaissance de sa dulcinée. Leur air heureux fait plaisir à voir.
— J'ai cru comprendre qu'il ne s'était pas encore déclaré au moment des photos. Et bien dis donc ! Ils étaient drôlement mordus tous les deux.
— Cédric doit téléphoner de nouveau ce soir pour savoir si j'ai récupéré la bague. Tu penses bien que je ne risquais pas de l'avoir perdue. J'espère qu'il aura le temps de nous donner plus de détail sur elle. Je suis curieuse de savoir ce qui lui a plu en elle.
Elle ajouta pensive :
— Je trouve quand même cela un peu précipité.
Vers dix-neuf heures le téléphone sonna. Marielle et Catherine se précipitèrent pour s'asseoir de nouveau sur la banquette.
— Allô ?
— Maman c'est moi. Tu as trouvé la bague ?
— Bien sûr mon chéri. Catherine est avec moi et j'ai mis le haut-parleur.
— Salut Catherine. Richard et Hugo vont bien ?
— Très bien. Hugo commence un peu à marcher.
— Super ! Vous avez reçu les photos ?
— Oui ! Nous les avons admirées.
— Vous avez vu comme elle est belle ?
— Heu ! Il y a deux filles. Elles sont belles toutes les deux chacune à leur manière alors je voudrais être sûre. C'est laquelle des deux.
— Enfin maman ! C'est celle qui est avec moi sur les photos. L'autre c'est Armelle. C'est vrai qu'elle est très belle mais ça n'est quand même pas la même chose. Regarde le visage de MarieClaude. La bonté illumine son visage.
— Tu veux dire la beauté ?
— Non ! La bonté.
— Maman c'est moi. Tu as trouvé la bague ?
— Bien sûr mon chéri. Catherine est avec moi et j'ai mis le haut-parleur.
— Salut Catherine. Richard et Hugo vont bien ?
— Très bien. Hugo commence un peu à marcher.
— Super ! Vous avez reçu les photos ?
— Oui ! Nous les avons admirées.
— Vous avez vu comme elle est belle ?
— Heu ! Il y a deux filles. Elles sont belles toutes les deux chacune à leur manière alors je voudrais être sûre. C'est laquelle des deux.
— Enfin maman ! C'est celle qui est avec moi sur les photos. L'autre c'est Armelle. C'est vrai qu'elle est très belle mais ça n'est quand même pas la même chose. Regarde le visage de MarieClaude. La bonté illumine son visage.
— Tu veux dire la beauté ?
— Non ! La bonté.
Après un petit silence Cédric rajouta d'un ton pensif :
— C'est la même chose ; tu ne crois pas ?
— Oui mon chéri tu as raison c'est la même chose.
— Oui mon chéri tu as raison c'est la même chose.
Marielle était inquiète et ne savait pas trop comment l'exprimer. Elle se lança :
— Tu sais Cédric, il y a parfois des gens qui prennent des décisions de toute bonne foi et qui un jour s'aperçoivent qu'ils auraient dû un peu plus réfléchir.
— Oh maman ! Tu crois que je ne suis pas assez inquiet comme ça ? N'en rajoute pas s'il te plaît. Il réfléchit quelques instants.
— Non ! Je ne crois pas. Je pense que je ne suis pas une simple passade pour elle.
— Non Cédric, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je me demandais si …
— Oh maman ! Tu crois que je ne suis pas assez inquiet comme ça ? N'en rajoute pas s'il te plaît. Il réfléchit quelques instants.
— Non ! Je ne crois pas. Je pense que je ne suis pas une simple passade pour elle.
— Non Cédric, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je me demandais si …
Elle était en train de s'enferrer. Catherine fusilla sa mère du regard et lui enleva d'autorité le téléphone des mains.
— Tu connais le côté mère poule de maman. Elle s'inquiète pour sa progéniture sans avoir de raisons précises. Quand je lui ai parlé de Richard, elle m'a fait passer un véritable examen de passage. Alors dis-moi raconte tout. Comment l'as-tu connue ?
— Je l'ai rencontrée par hasard il y a trois semaines. Elle était avec Armelle.
— Je l'ai rencontrée par hasard il y a trois semaines. Elle était avec Armelle.
Marielle reprit le téléphone à Catherine.
— Mais oui ! Je me souviens ! Tu m'en avais parlé à l'époque.
— C'est bien ça maman. Je ne lui avais pas porté une grande attention ce jour-là. Le samedi suivant j'étais invité à une soirée qui s'est révélée une grande soirée mondaine regroupant tous les fils et filles à papa de la ville. Elle s'occupait du buffet et était complètement débordée. Son amie Sophie que j'avais rencontrée en même temps qu'elle et qui était l'hôtesse de la réception lui avait raconté qu'elle n'aurait qu'à donner un petit coup de main à trois serveurs qui devaient être embauchés pour l'occasion. Mais en fait elle était toute seule et ne s'en sortait pas. Alors je l'ai aidée. Je n'avais pas à faire grand-chose d'autre car je n'aime pas du tout la faune qui était présente ce soir-là. Ça s'est à peu près bien passé mais à un moment de la soirée elle s'est fait gravement insulter par un invité. J'ai failli créer un esclandre mais je me suis retenu et je me suis contenté de forcer le type à faire des excuses. Comme ça faisait assez comme ça, je l'ai forcée à partir et je l'ai ramenée chez elle. Elle était effondrée. Armelle a été obligée de la ramener chez ses parents à Condom. Elle y est restée plusieurs jours le temps de se remettre.
— Et c'est ce soir-là que tu es tombé amoureux d'elle !
— Non pas du tout. Si je devais tomber amoureux d'une fille simplement parce qu'elle a passé une très mauvaise soirée c'est que j'aurais de graves problèmes. Je reconnais cependant que j'éprouvais pour elle une certaine sympathie. Puis, le hasard s'amusant parfois à nous jouer des tours, je suis tombé sur elle à la FNAC le samedi suivant. Du coup je l'ai invitée à prendre un pot à côté et nous avons discuté un peu de nos goûts musicaux puis de peinture. Là j'ai été bluffé. Elle a une culture artistique phénoménale et un sens pédagogique incroyable, tout ça avec une modestie et un tact tels qu'elle arrive à te faire croire que tu as trouvé tout seul ce qu'elle t'explique.
— Elle est aux beaux-arts comme Armelle ?
— Oui mais alors qu'Armelle a choisi la filière design graphique tu sais c'est une filière où…
— Je sais mon chéri je me tiens au courant figure toi. Continue.
— Je disais donc que MarieClaude avait choisi la filière art proprement dite. Elle vient de réussir sa troisième année en tête de sa promotion. Il faut dire qu'elle a toujours été la première de sa classe et a eu la mention très bien au bac. Elle va faire les deux années suivantes. Il semble que ses professeurs la considèrent comme une élève exceptionnelle.
— C'est bien ça maman. Je ne lui avais pas porté une grande attention ce jour-là. Le samedi suivant j'étais invité à une soirée qui s'est révélée une grande soirée mondaine regroupant tous les fils et filles à papa de la ville. Elle s'occupait du buffet et était complètement débordée. Son amie Sophie que j'avais rencontrée en même temps qu'elle et qui était l'hôtesse de la réception lui avait raconté qu'elle n'aurait qu'à donner un petit coup de main à trois serveurs qui devaient être embauchés pour l'occasion. Mais en fait elle était toute seule et ne s'en sortait pas. Alors je l'ai aidée. Je n'avais pas à faire grand-chose d'autre car je n'aime pas du tout la faune qui était présente ce soir-là. Ça s'est à peu près bien passé mais à un moment de la soirée elle s'est fait gravement insulter par un invité. J'ai failli créer un esclandre mais je me suis retenu et je me suis contenté de forcer le type à faire des excuses. Comme ça faisait assez comme ça, je l'ai forcée à partir et je l'ai ramenée chez elle. Elle était effondrée. Armelle a été obligée de la ramener chez ses parents à Condom. Elle y est restée plusieurs jours le temps de se remettre.
— Et c'est ce soir-là que tu es tombé amoureux d'elle !
— Non pas du tout. Si je devais tomber amoureux d'une fille simplement parce qu'elle a passé une très mauvaise soirée c'est que j'aurais de graves problèmes. Je reconnais cependant que j'éprouvais pour elle une certaine sympathie. Puis, le hasard s'amusant parfois à nous jouer des tours, je suis tombé sur elle à la FNAC le samedi suivant. Du coup je l'ai invitée à prendre un pot à côté et nous avons discuté un peu de nos goûts musicaux puis de peinture. Là j'ai été bluffé. Elle a une culture artistique phénoménale et un sens pédagogique incroyable, tout ça avec une modestie et un tact tels qu'elle arrive à te faire croire que tu as trouvé tout seul ce qu'elle t'explique.
— Elle est aux beaux-arts comme Armelle ?
— Oui mais alors qu'Armelle a choisi la filière design graphique tu sais c'est une filière où…
— Je sais mon chéri je me tiens au courant figure toi. Continue.
— Je disais donc que MarieClaude avait choisi la filière art proprement dite. Elle vient de réussir sa troisième année en tête de sa promotion. Il faut dire qu'elle a toujours été la première de sa classe et a eu la mention très bien au bac. Elle va faire les deux années suivantes. Il semble que ses professeurs la considèrent comme une élève exceptionnelle.
Cédric parlait d'un ton de plus en plus passionné.
— Pour en revenir à cet après-midi en question j'ai commencé à m'intéresser vraiment à elle. J'ai eu envie de la revoir. Comme elle m'avait confié que l'été elle organisait des visites au musée des augustins, j'ai saisi l'occasion. Je lui ai proposé de l'inviter à déjeuner avant qu'elle me fasse faire une visite du musée. Donc le lendemain nous sommes allés déjeuner dans une brasserie où nous avons fait plus ample connaissance.
Il s'interrompit un peu puis reprit de plus belle.
— Nous avons parlé de nos familles respectives et de ce que nous faisions dans la vie. Elle m'a raconté son projet des deux prochaines années et du tableau qu'elle allait essayer de réaliser. Nous nous sommes ensuite rendus au musée des Augustins pour qu'elle me le fasse visiter. Je n'ai jamais fait une visite pareille. Elle connaissait tous les tableaux et pourtant il y en a une quantité impressionnante. Elle est capable de parler cinq minutes au minimum sur chaque tableau.
Il conclut :
— Je suis sorti de là époustouflé. Non seulement j'avais passé deux heures merveilleuses mais j'avais l'impression de sortir de là plus intelligent que je n'y étais entré. Nous sommes retournés prendre un rafraîchissement puis nous sommes allés voir aux beaux-arts les toiles qu'elle avait réalisées. Elle fait de la peinture abstraite.
— Comment as-tu trouvé ses toiles.
— Exceptionnelles ! D'ailleurs j'ai rencontré son principal professeur qui ne m'a pas caché qu'il la considérait comme l'élève la plus douée qu'il ait jamais eue. Elle peint les sentiments et quand tu vois un de ses tableaux tu arrives presque à en deviner le sujet avant d'en avoir lu le titre. Elle a fait deux séries. La première est constituée de sept toiles représentant les sept péchés capitaux. C'est vraiment très réussi. La deuxième série, J'ai eu du mal à arrêter de la regarder une fois que j'ai eu commencé. Elle peint les différentes formes d'amour comme l'amour d'une mère pour son enfant, celui d'un couple, l'amour de dieu etc. C'est d'une beauté et d'une sensibilité incroyables. J'aurais pu rester des heures à les contempler. - Il y a une dernière toile qui …
— Comment as-tu trouvé ses toiles.
— Exceptionnelles ! D'ailleurs j'ai rencontré son principal professeur qui ne m'a pas caché qu'il la considérait comme l'élève la plus douée qu'il ait jamais eue. Elle peint les sentiments et quand tu vois un de ses tableaux tu arrives presque à en deviner le sujet avant d'en avoir lu le titre. Elle a fait deux séries. La première est constituée de sept toiles représentant les sept péchés capitaux. C'est vraiment très réussi. La deuxième série, J'ai eu du mal à arrêter de la regarder une fois que j'ai eu commencé. Elle peint les différentes formes d'amour comme l'amour d'une mère pour son enfant, celui d'un couple, l'amour de dieu etc. C'est d'une beauté et d'une sensibilité incroyables. J'aurais pu rester des heures à les contempler. - Il y a une dernière toile qui …
Mais la voix de Cédric se cassa.
— Non je ne suis pas capable de vous en parler. Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau mais je ne sais pas si j'arriverai en jour à le regarder de nouveau. C'est un autoportrait. C'est déchirant. Oh maman ! Elle est exceptionnelle. C'est ce jour-là que je suis tombé amoureux d'elle. Mais je n'ai pas encore osé le lui dire. J'avais trop peur qu'elle ne veuille pas de moi. Il fallait que j'essaye de l'approcher petit à petit.- Je pensai m'y prendre lentement mais dès le dimanche suivant en Andorre j'ai craqué. C'était au retour en car. J'étais terriblement ému par son accident et je n'ai pas pu m'empêcher de l'embrasser. J'ai cru que j'avais gaffé mais elle m'a rendu mon baiser et nous nous sommes avoué notre amour. Elle était tombée amoureuse de moi la première mais elle ne pensait pas que c'était réciproque. Tu vois que nous avons eu tous les deux le coup de foudre.
— Hé bien mon chéri, après tout ce que tu nous as raconté j'ai vraiment hâte que tu nous la présentes. Je pense que vous devriez êtes très heureux ensemble.
— Merci maman. Tu me fais énormément plaisir. Je vais vous quitter maintenant car je veux lui ne téléphoner ce soir pas trop tard.
— Au revoir mon chéri. Je t'expédie la bague dès demain.
— Au revoir maman.
— Hé bien mon chéri, après tout ce que tu nous as raconté j'ai vraiment hâte que tu nous la présentes. Je pense que vous devriez êtes très heureux ensemble.
— Merci maman. Tu me fais énormément plaisir. Je vais vous quitter maintenant car je veux lui ne téléphoner ce soir pas trop tard.
— Au revoir mon chéri. Je t'expédie la bague dès demain.
— Au revoir maman.
Marielle se tourna vers sa fille.
— Tout à l'heure c'est pour elle que je me faisais du souci. Il y a chez elle une grande vulnérabilité. Et le tableau dont Cédric nous a parlé me conforte dans cette idée.
— En tout cas elle a l'air d'avoir beaucoup de valeur. Je comprends ce que Cédric entend quand il dit qu'elle est belle.
— Oui ! Ils ont eu tous les deux de la chance de se rencontrer.
— En tout cas elle a l'air d'avoir beaucoup de valeur. Je comprends ce que Cédric entend quand il dit qu'elle est belle.
— Oui ! Ils ont eu tous les deux de la chance de se rencontrer.
La journée du lendemain vit l'état de MarieClaude s'améliorer considérablement de sorte qu'elle put se faire ôter ses points de suture et se faire plâtrer le pied sans aucun problème. Le samedi soir ils se quittèrent très émus et MarieClaude pleura un peu. Mais ils savaient que très bientôt ils se reverraient pour ne plus se quitter. Cédric, néanmoins, était un peu déçu : Il n'avait pas encore reçu la bague et serait obligé d'attendre le retour de MarieClaude pour pouvoir la lui passer au doigt.
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