Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un dérapage incontrôlable — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un dérapage incontrôlable
Chapitre 1
Je m’appelle Laura, j’ai 33 ans.
Ma vie avec Steven est simple, rythmée par notre travail, nos sorties et nos amis proches. Parmi eux, il y a Damien. L’ami d’enfance.
Steven et lui se connaissent depuis le collège, et même si leurs chemins ont été différents, ils sont restés inséparables. Steven est toujours actif, sportif. Damien... pas vraiment. Mais il compense par une assurance tranquille et une situation financière enviable.
Ma vie avec Steven est simple, rythmée par notre travail, nos sorties et nos amis proches. Parmi eux, il y a Damien. L’ami d’enfance.
Steven et lui se connaissent depuis le collège, et même si leurs chemins ont été différents, ils sont restés inséparables. Steven est toujours actif, sportif. Damien... pas vraiment. Mais il compense par une assurance tranquille et une situation financière enviable.
Ce samedi-là, Steven m’avait annoncé la veille :
— Demain, on va à la plage. Et Damien passe le week-end avec nous.
— Ah, ça faisait longtemps... avais-je répondu en souriant.
— Ouais, il a besoin de souffler. Et puis ça nous fera du bien aussi.
— Ah, ça faisait longtemps... avais-je répondu en souriant.
— Ouais, il a besoin de souffler. Et puis ça nous fera du bien aussi.
Le lendemain matin, nous avions pris la route tôt. Dans la voiture, Damien parlait fort, comme à son habitude.
— Franchement, ça fait du bien de sortir de la ville, dit-il en baissant la vitre.
— Et encore, t’as rien vu. Attends d’être allongé sur le sable, répondit Steven.
— Et toi, Laura ? T’es plutôt bronzette ou baignade ?
— Les deux. Mais si vous me cherchez, je serai sûrement dans l’eau.
— Et encore, t’as rien vu. Attends d’être allongé sur le sable, répondit Steven.
— Et toi, Laura ? T’es plutôt bronzette ou baignade ?
— Les deux. Mais si vous me cherchez, je serai sûrement dans l’eau.
Arrivés à la plage, Steven déposa nos affaires.
— Bon, qui vient se baigner ? lança-t-il en me tendant la main.
— Pas moi, répondit Damien, déjà installé sur un transat. Je garde vos places.
— Tu sais pas ce que tu rates, lui dis-je en partant vers l’eau.
— Pas moi, répondit Damien, déjà installé sur un transat. Je garde vos places.
— Tu sais pas ce que tu rates, lui dis-je en partant vers l’eau.
J’avais eu l’impression que son regard me suivait. Peut-être rien, mais... je l’avais remarqué.
La journée se passa tranquillement. Bains de mer, siestes, quelques éclats de rire. Damien resta à l’ombre, lunettes de soleil sur le nez, sirotant une boisson fraîche.
En fin d’après-midi, nous avions pris un verre sur une terrasse face à la mer.
En fin d’après-midi, nous avions pris un verre sur une terrasse face à la mer.
— Je dois avouer... merci de m’avoir forcé à venir, dit Damien. Ça m’a vraiment fait du bien.
— Tu vois, on a eu raison, répondit Steven.
— Tu vois, on a eu raison, répondit Steven.
Damien me lança un petit sourire. Et toi, t’as passé une bonne journée ?
— Oui, parfaite, dis-je simplement.
De retour à la maison, je filai directement sous la douche.
— Je passe la première, si ça vous dérange pas, annonçai-je en montant les escaliers.
— Vas-y, princesse, t’as gagné, répondit Steven en riant.
— Vas-y, princesse, t’as gagné, répondit Steven en riant.
L’eau chaude me fit du bien. Je laissai couler le sel et le sable le long de ma peau. En sortant, j’enveloppai mes cheveux dans une serviette, puis je déposai mon maillot mouillé dans la panière de linge sale avant de rejoindre les garçons.
— À toi, Damien, dis-je en entrant dans le salon.
— Parfait, j’en rêve, répondit-il en se levant. J’espère que t’as laissé de l’eau chaude.
— Toujours, répondis-je avec un sourire.
— Parfait, j’en rêve, répondit-il en se levant. J’espère que t’as laissé de l’eau chaude.
— Toujours, répondis-je avec un sourire.
Il prit sa trousse de toilette et disparut dans la salle de bain. Je n’y pensai pas plus que ça.
Le reste de la soirée se passa normalement : apéritif, dîner léger, un peu de musique en fond.
— C’est vraiment sympa chez vous, dit Damien en regardant autour de lui.
— Ouais, on est bien ici, répondit Steven.
— Et puis la plage, à portée de main... c’est le rêve.
— Ouais, on est bien ici, répondit Steven.
— Et puis la plage, à portée de main... c’est le rêve.
Un peu plus tard, alors qu’ils continuaient à discuter au salon, je me levai.
— Je vais lancer une machine, comme ça ce sera fait.
— Toujours aussi organisée, lança Damien avec un sourire.
— Toujours aussi organisée, lança Damien avec un sourire.
J’allai à la buanderie, ouvris la panière... et mon cœur se serra.
Mon bas de maillot, celui que j’avais porté toute la journée, ne semblait pas seulement humide. Le tissu était froissé, marqué, et portait des traces... étranges.
Mon bas de maillot, celui que j’avais porté toute la journée, ne semblait pas seulement humide. Le tissu était froissé, marqué, et portait des traces... étranges.
Je restai figée, le vêtement dans les mains.
Les images revinrent : Damien qui souriait en partant à la douche, son absence un peu longue, son regard à la plage...
Les images revinrent : Damien qui souriait en partant à la douche, son absence un peu longue, son regard à la plage...
Je reposai lentement le maillot dans la panière.
Et dans mon esprit, un doute lourd venait de s’installer.
Et dans mon esprit, un doute lourd venait de s’installer.
Parfait.
On garde le point de vue de Laura, et on enchaîne directement après la scène où elle découvre le maillot.
Le but ici est de créer un climat lourd pour le reste du week-end : elle observe Damien autrement, repense à des détails, le tout avec beaucoup de dialogues pour rendre l’ambiance réaliste et tendue.
On garde le point de vue de Laura, et on enchaîne directement après la scène où elle découvre le maillot.
Le but ici est de créer un climat lourd pour le reste du week-end : elle observe Damien autrement, repense à des détails, le tout avec beaucoup de dialogues pour rendre l’ambiance réaliste et tendue.
Chapitre suivant – Le doute
Je suis restée quelques secondes immobile dans la buanderie, le bas de mon maillot entre les mains.
Ce n’était sûrement rien... mais pourquoi avais-je l’impression que c’était quelque chose ?
J’avais remis le vêtement dans la panière, comme si je n’avais rien vu, puis j’avais rejoint Steven et Damien dans le salon.
Ce n’était sûrement rien... mais pourquoi avais-je l’impression que c’était quelque chose ?
J’avais remis le vêtement dans la panière, comme si je n’avais rien vu, puis j’avais rejoint Steven et Damien dans le salon.
— Alors, cette machine ? demanda Steven en me voyant revenir.
— C’est bon, je l’ai lancée, répondis-je avec un sourire forcé.
— C’est bon, je l’ai lancée, répondis-je avec un sourire forcé.
Damien sirotait son verre, détendu.
— Tu sais, Laura, tu devrais te lancer dans la logistique... t’as toujours un coup d’avance, plaisanta-t-il.
— Ou juste une obsession pour que tout soit en ordre, répliquai-je.
— Ou juste une obsession pour que tout soit en ordre, répliquai-je.
Il me regarda une seconde de plus que nécessaire. Ou alors c’était dans ma tête.
Le dimanche matin, nous étions tous les trois autour du petit-déjeuner.
Steven tartinait du pain, Damien lisait les infos sur son téléphone.
Steven tartinait du pain, Damien lisait les infos sur son téléphone.
— Alors, programme aujourd’hui ? demanda Damien.
— On pourrait aller se balader sur le port, proposa Steven.
— Bonne idée, répondis-je, avant d’ajouter en regardant Damien : Tu pourras peut-être même mettre un pied dans l’eau, cette fois.
— Je préfère te laisser briller dans ce domaine, répondit-il avec un sourire.
— On pourrait aller se balader sur le port, proposa Steven.
— Bonne idée, répondis-je, avant d’ajouter en regardant Damien : Tu pourras peut-être même mettre un pied dans l’eau, cette fois.
— Je préfère te laisser briller dans ce domaine, répondit-il avec un sourire.
Ses yeux avaient glissé sur moi une fraction de seconde de trop. Je l’avais remarqué.
La balade sur le port fut ponctuée de petites phrases.
— Tu sais, Steven, tu as de la chance... lança Damien alors que nous longions les bateaux.
— Chance de quoi ? demanda Steven.
— D’avoir trouvé quelqu’un qui aime autant la mer... Il me regarda, puis reprit en souriant : ... et qui la porte aussi bien.
— Chance de quoi ? demanda Steven.
— D’avoir trouvé quelqu’un qui aime autant la mer... Il me regarda, puis reprit en souriant : ... et qui la porte aussi bien.
Steven ne releva pas. Moi, si.
Je ne dis rien, mais mon doute se renforçait.
Je ne dis rien, mais mon doute se renforçait.
Le soir, après le dîner, j’annonçai :
— Je vais aller me doucher en premier, je suis crevée.
Steven hocha la tête en rangeant la table. Damien, lui, termina son verre tranquillement.
— Vas-y, on t’attend pour le dessert, lança-t-il avec un sourire.
Dans la salle de bain, je me déshabillai rapidement. L’eau chaude coula sur ma peau et, pour la première fois de la journée, je me sentis réellement détendue... enfin, presque. Car dans un coin de mon esprit, l’image du maillot de bain froissé revenait sans cesse.
En sortant de la douche, une idée me traversa l’esprit.
Je pris un string noir en dentelle, tout juste lavé, et le posai dans la panière de linge sale. Pas en vrac — non — mais plié soigneusement en deux, bien visible, sur le dessus. Un placement volontaire, précis. Si quelque chose changeait... je le verrais tout de suite.
Je pris un string noir en dentelle, tout juste lavé, et le posai dans la panière de linge sale. Pas en vrac — non — mais plié soigneusement en deux, bien visible, sur le dessus. Un placement volontaire, précis. Si quelque chose changeait... je le verrais tout de suite.
Je rejoignis le salon, serviette autour des cheveux.
— À toi, Damien, dis-je en me dirigeant vers le canapé.
— Parfait, répondit-il en se levant. J’en ai besoin, la journée m’a rincé.
— Parfait, répondit-il en se levant. J’en ai besoin, la journée m’a rincé.
Je l’observai quelques secondes partir vers la salle de bain, trousse de toilette à la main. Il ferma la porte.
Steven alluma la télé.
Steven alluma la télé.
— Tu veux qu’on regarde un film ou qu’on joue à un jeu ?
— Comme tu veux... répondis-je, l’oreille tendue vers le couloir.
— Comme tu veux... répondis-je, l’oreille tendue vers le couloir.
Damien mit un certain temps à revenir. Quand il ressortit, les cheveux encore humides, il plaisanta :
— Ça, c’est la vraie récompense après une journée à la plage.
Je souris poliment, mais mes pensées étaient ailleurs.
Plus tard, quand les deux hommes discutèrent au salon, je prétextai vouloir préparer du café pour me lever. Je filai directement à la buanderie.
Mon cœur battait plus vite que je ne voulais l’admettre.
Mon cœur battait plus vite que je ne voulais l’admettre.
La panière était là... et le string n’était plus exactement comme je l’avais laissé.
Il n’était plus plié, mais légèrement froissé, comme reposé à la hâte.
Il n’était plus plié, mais légèrement froissé, comme reposé à la hâte.
Je restai immobile, le fixant.
Deux fois en vingt-quatre heures.
Cette fois, ce n’était plus un hasard.
Deux fois en vingt-quatre heures.
Cette fois, ce n’était plus un hasard.
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