Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Marie en colocation — Chapitre 2 · La nudité
Autrice
Marie en colocation
Chapitre 2 · La nudité
Le réveil n'a pas sonné. C'était samedi, je me suis réveillée naturellement, sans l'urgence du travail. La lumière filtrait à travers les rideaux, dorée et douce. Je me suis étirée dans mon lit, les draps froissés autour de moi, et j'ai écouté le silence de l'appartement.
Personne ne semblait encore réveillé. Parfait.
Je me suis levée, j'ai retiré mon string blanc en dentelle quasi-transparent que je portais. Il a glissé le long de mes jambes et est tombé sur le sol. Je me suis dirigée vers la salle de bain, nue, comme j'en avais l'habitude le week-end. C'était mon moment, ma routine, mon petit plaisir du samedi matin.
La salle de bain était vide. J'ai ouvert l'eau de la douche, réglé la température. La vapeur a commencé à monter. Je suis entrée sous l'eau, laissant la chaleur détendre mes muscles.
J'ai fermé les yeux, laissant l'eau chaude couler sur ma peau. J'ai passé mes mains sur mes épaules, ma poitrine, mon ventre, mes cuisses. Mes seins petits et fermes sous mes paumes, mes tétons qui durcissaient sous l'eau chaude. J'ai laissé mes doigts glisser plus bas, sur mon ventre, jusqu'à ma petite plaque de poils, humide, que j'ai caressée machinalement.
C'est à ce moment-là que j'ai entendu la clé tourner dans la serrure.
La porte de la salle de bain s'est ouverte, puis refermée. Le verrou a claqué. Quelqu'un était entré, et avait fermé à clé.
J'ai ouvert les yeux, surprise. Karim s'est retourné, a levé les yeux, et m'a vue.
Il s'est figé.
Je l'ai vu ouvrir la bouche, la refermer, chercher ses mots. Son regard a parcouru mon corps, nu, sous l'eau. Rien ne le séparait de moi. La douche était ouverte, sans porte ni rideau donc il voyait tout : mes seins, mon ventre, mon épilation, l'eau qui ruisselait sur ma peau.
— Oh, putain, pardon, je... a-t-il bredouillé.
— J'ai vraiment besoin d'y aller. C'est urgent. Je peux pas attendre.
— J'ai vraiment besoin d'y aller. C'est urgent. Je peux pas attendre.
J'ai souri, détendue.
— Vas-y, ne t'inquiète pas, ai-je dit, la voix calme.
— C'est urgent, non ? Alors vas-y.
— C'est urgent, non ? Alors vas-y.
Il a hésité.
— Tu es sûre ? Je peux essayer de tenir...
— J'ai dit vas-y, ai-je répété, en haussant les épaules. Ça ne me dérange pas.
— J'ai dit vas-y, ai-je répété, en haussant les épaules. Ça ne me dérange pas.
Il s'est alors dirigé vers les toilettes, et là, le verre transparent les séparait de la douche. À travers ce verre, embué par la vapeur, j'ai vu une silhouette sombre se dessiner. Il a baissé son boxer, et j'ai deviné, à travers la buée, la grosseur du membre. Il était visiblement bien monté, même si je ne voyais pas les détails.
J'ai détourné le regard, gênée, mais je l'avais vu. Je l'avais bien vu.
Il a fini ce qu'il avait à faire, a tiré la chasse, s'est secoué, a remonté son boxer. Il allait sortir des toilettes quand je l'ai appelé.
— Karim ?
Il s'est retourné, hésitant.
— Oui ?
— J'ai bientôt fini, ai-je dit.
— Si tu veux, tu peux faire ta toilette du matin en attendant. Ça ne me dérange pas.
— J'ai bientôt fini, ai-je dit.
— Si tu veux, tu peux faire ta toilette du matin en attendant. Ça ne me dérange pas.
Il a cligné des yeux, surpris.
— Tu es sûre ? Ça te dérange vraiment pas ?
— Non, ai-je dit, en souriant.
— Vraiment.
— Non, ai-je dit, en souriant.
— Vraiment.
Il a hésité une seconde, puis il a hoché la tête. Il s'est dirigé vers le lavabo, a attrapé sa brosse à dents, a mis du dentifrice. Il a commencé à se brosser les dents, face au miroir.
Moi, j'ai coupé l'eau. Je suis sortie de la douche, nue, et j'ai attrapé ma serviette. Je me suis séchée lentement, sans me presser. Puis j'ai étendu la serviette en hauteur, sur le porte-serviettes, comme j'en avais l'habitude.
Je me suis retournée.
Karim était face à moi, sa brosse à dents dans la bouche. Mais son boxer ne cachait plus rien. Il était dur. Complètement dur. Sa bite dépassait, énorme, beaucoup plus grosse que ce que j'avais deviné à travers le verre. Elle pointait vers le haut, le gland épais, les veines dessinées, et elle était si longue que son gland cachait son nombril.
J'ai ouvert la bouche, surprise. Elle était énorme. Vraiment énorme. Beaucoup plus que ce que j'aurais imaginé.
Il a vu mon regard, a suivi mes yeux, et a compris. Il a rougi, violemment, et a fait un geste pour cacher sa bite avec ses mains.
— Oh, putain, je suis désolé, je... c'est pas... je ne contrôle pas...
Mais il s'est arrêté net. Il m'a regardée, a vu que je ne détournais pas les yeux, que je ne semblais pas dégoûtée. Au contraire. J'étais figée, les yeux écarquillés, le souffle court.
Il a lentement retiré ses mains. Il a redressé les épaules, a relevé le menton. Un sourire est apparu sur son visage, un sourire en coin, un peu arrogant.
— Bon. Maintenant que tu l'as vu, a-t-il dit, la voix plus posée, presque fière. Autant que tu regardes bien.
Il a reculé d'un pas, a mis les mains sur ses hanches, et s'est laissé regarder. Sa bite était là, énorme, dure, offerte. Il la présentait, sans honte, avec une fierté tranquille.
— C'est pas tous les jours que tu vois ça, hein ? a-t-il dit, avec un sourire.
J'ai senti mes joues brûler, mais je n'ai pas détourné le regard. Je n'arrivais pas à détourner le regard.
— Non, ai-je murmuré. C'est sûr.
Il a souri, satisfait. Il a attrapé sa brosse à dents, a fini de se brosser les dents, lentement, sans se presser, sa bite toujours dressée, toujours offerte. Il me regardait dans le miroir, un sourire au coin des lèvres.
J'ai attrapé mon string propre, je l'ai enfilé, et je suis sortie de la salle de bain, le laissant là, fier, sa bite énorme toujours dressée.
J'ai fermé la porte derrière moi, et je me suis appuyée contre le mur, le cœur battant à tout rompre. J'ai repensé à sa bite, énorme, dure, offerte. À son sourire, fier, arrogant. À la façon dont il me l'avait présentée, comme une offrande.
Les jeunes de cité. Ils sont fiers de ce qu'ils ont.
J'ai souri doucement, et je suis rentrée dans ma chambre, le cœur battant, l'esprit plein d'images que je n'étais pas près d'oublier. Je me suis assise sur le lit, le cœur battant. J'ai repensé à ce que je venais de voir. Sa bite, énorme, dressée, qui touchait son nombril. La façon dont il m'avait regardée, nue, sans aucune barrière entre nous.
Je me suis dit que j'aurais peut-être dû mettre un t-shirt avant de sortir de la salle de bain. Que j'aurais peut-être dû être plus prudente. Mais en même temps, je me suis dit : c'est mon appartement. Je suis chez moi. Et si je veux me promener en string, c'est mon droit.
Mais une petite voix au fond de moi me disait : il a peut-être été choqué. Choqué de me voir nue comme ça, devant lui, sans gêne. Choqué que je prenne ça avec autant de naturel.
Je me suis allongée sur le lit, nue, et j'ai laissé ma main glisser entre mes jambes. J'ai fermé les yeux, et j'ai repensé à sa bite, énorme, dressée. À la façon dont elle pointait. À la façon dont il m'avait regardée.
J'ai soupiré, frustrée, et j'ai retiré ma main. J'ai attrapé un t-shirt long, un de ceux qui tombaient à mi-cuisses, et je l'ai enfilé. Je suis sortie de ma chambre et je me suis dirigée vers la cuisine pour préparer le petit-déjeuner.
La lumière du matin entrait par la fenêtre, dorée et douce. J'ai ouvert le frigo, sorti des œufs, du pain, du beurre. J'ai commencé à préparer le petit-déjeuner, machinalement, perdue dans mes pensées.
C'est Karim qui est arrivé le premier. Il est entré dans la cuisine, en short de sport, torse nu, et s'est installé à la table. Il ne m'a pas dit bonjour tout de suite. Il m'a regardée, un sourire discret au coin des lèvres, puis a attrapé sa tasse de café.
— Salut Marie, a-t-il dit, la voix posée. Bien dormi ?
— Oui, très bien. Et toi ?
— Mieux que d'habitude, a-t-il dit, sans préciser.
J'ai souri, un peu intriguée par sa réponse, et j'ai continué à préparer les œufs. Puis Sofiane est arrivé, en boxer, torse nu, ses tatouages visibles sur sa peau mate. Il s'est installé à la table, m'a souri.
— Ça sent bon, a-t-il dit. T'es une vraie cuisinière, Marie.
— Merci, ai-je dit. J'aime bien cuisiner.
— Merci, ai-je dit. J'aime bien cuisiner.
Ryan est arrivé à son tour, en short, torse nu, ses dreads attachées en arrière. Il s'est assis à son tour, a attrapé une tasse de café. Il m'a souri, un sourire doux, mais son regard s'est attardé une seconde de plus que nécessaire sur mes jambes nues.
L'ambiance était détendue, mais je sentais leurs regards sur moi. Karim surtout, qui ne me lâchait pas des yeux, un sourire amusé au coin des lèvres.
J'ai posé la poêle sur la table, je me suis assise avec eux. J'ai pris une inspiration, j'ai décidé de briser la glace.
— Écoutez, ai-je dit, la voix calme. Je voulais m'excuser pour ce matin. Pour la salle de bain. J'ai pris l'habitude de vivre seule, et je me balade souvent chez moi sans faire attention. Je suis désolée si je vous ai mis mal à l'aise.
Karim a haussé les épaules, un sourire en coin.
— T'as pas à t'excuser, Marie. C'est ton appartement. Et puis, on est pas des enfants. On a tous vu des corps avant.
Il a marqué une pause, puis a ajouté, la voix plus douce :
— Et puis, le tien est pas désagréable à regarder.
Sofiane a souri, en hochant la tête.
— Il a raison. Nous, on traîne en boxer, torse nu, sans gêne. Si toi tu veux faire pareil, c'est ton droit.
J'ai souri, sincèrement, soulagée par leur réaction.
— J'ai beaucoup voyagé en Asie, pour le travail. Et là-bas, les sources thermales, les bains publics, tout le monde est nu. Hommes, femmes, tout le monde. On se baigne ensemble, sans gêne, sans tabou. Ça m'a décomplexée, je crois. Pour moi, un corps, c'est juste un corps. Tout le monde en a un.
Ryan a hoché la tête, un sourire doux.
— C'est une belle philosophie.
— Ouais, a dit Karim, en me regardant avec un air appréciateur. Et franchement, si t'as envie de te balader nue chez toi, fais-toi plaisir. On va pas s'en plaindre.
J'ai senti mes joues chauffer.
— Ah bon ?
— T'as un beau corps, Marie, a dit Karim, simplement. Pourquoi tu te cacherais ?
— T'as un beau corps, Marie, a dit Karim, simplement. Pourquoi tu te cacherais ?
Sofiane a souri, un sourire lent, presque charmeur.
— Alors on est tous d'accord : ici, on est tous décontractés, et personne ne se formalise de rien.
— Ça me va, ai-je dit.
— Ça nous va aussi, a dit Ryan.
— Ça nous va aussi, a dit Ryan.
On a échangé un regard tous les quatre, et j'ai senti la tension retomber. L'ambiance est devenue plus légère, plus chaleureuse. On a repris le petit-déjeuner, en parlant de tout et de rien, des projets de la journée, du boulot, des études.
Après le petit-déjeuner, on s'est réparti les tâches ménagères. Une organisation simple, équitable, qui semblait bien fonctionner : Ryan s'occupait des courses et de la cuisine, Sofiane du ménage, Karim du linge, et moi de la vaisselle.
Chacun est allé vaquer à ses occupations. Moi, j'ai débarrassé la table, fait la vaisselle. Sofiane est parti faire un tour, Ryan s'est installé dans le salon avec un livre. Karim est resté dans sa chambre un moment.
Puis je l'ai entendu sortir, se diriger vers la salle de bain. La machine à laver s'est mise en route.
Quelques minutes plus tard, il est sorti de la salle de bain avec un panier plein de linge humide, et il s'est dirigé vers le salon.
Je suis restée sur le canapé, mon livre à la main, à le regarder faire. Il a commencé par les serviettes, puis les t-shirts, puis les boxers. Il étendait chaque pièce avec méthode, les accrochant sur le séchoir, les lissant de la main.
Puis il est arrivé aux sous-vêtements. Mes sous-vêtements.
Il a attrapé un soutien-gorge noir, en dentelle, fin. Il l'a regardé un instant, puis l'a accroché sur le séchoir, à côté de ses boxers. Il a attrapé un string rouge, puis un blanc, puis une nuisette. Il les a étendus un par un, sans se presser, avec le même soin que pour le reste.
Je sentais mes joues chauffer. J'étais assise à trois mètres de lui, et il étendait mes strings, mes soutiens-gorge, mes nuisettes, devant moi, devant tout le monde.
Sofiane est rentré de sa promenade, en short, torse nu. Il a vu Karim étendre le linge, a vu mes sous-vêtements sur le séchoir, et il a souri.
— Eh ben, Karim, tu t'occupes bien du linge de Marie, a-t-il dit, en riant.
— Faut bien, a dit Karim, sans se retourner. C'est ma tâche.
— T'as pas l'air de t'en plaindre, a dit Sofiane, en s'approchant du séchoir.
— Faut bien, a dit Karim, sans se retourner. C'est ma tâche.
— T'as pas l'air de t'en plaindre, a dit Sofiane, en s'approchant du séchoir.
Il a attrapé un string, un noir, en dentelle. Il l'a regardé, l'a retourné entre ses doigts, puis l'a reposé.
— T'en as des jolis, Marie, a-t-il dit, en me regardant.
J'ai rougi. Encore. Je n'arrêtais pas de rougir depuis qu'ils étaient là.
— Merci, ai-je murmuré, la voix à peine audible.
Ryan est entré à son tour, en short, une tasse de café à la main. Il a vu la scène, a vu mes sous-vêtements étendus, a vu mes joues rouges. Il a souri, sans rien dire, et s'est assis dans le fauteuil.
Karim a continué d'étendre le linge. Il a attrapé un dernier string, un blanc, simple. Il l'a étendu, puis s'est tourné vers moi.
— T'as pas de culottes classiques ? a-t-il demandé.
— Non, ai-je dit. Je ne porte que des strings. C'est plus confortable.
— Je vois, a-t-il dit, en hochant la tête. Chacun ses goûts.
— Non, ai-je dit. Je ne porte que des strings. C'est plus confortable.
— Je vois, a-t-il dit, en hochant la tête. Chacun ses goûts.
Il a souri, a attrapé le panier vide, et est retourné dans la salle de bain. Je suis restée sur le canapé, immobile, le livre posé sur mes genoux, à regarder mes sous-vêtements étendus dans le salon.
Mes strings. Mes soutiens-gorge. Mes nuisettes. Tous là, exposés, devant les trois hommes.
Puis la journée a défilé, chacun dans son coin jusqu'au lendemain.
Dimanche soir, quand je suis rentrée, la nuit commençait à tomber. L'appartement était calme, les lumières du salon allumées, mais personne en vue. J'ai posé mon sac dans ma chambre, et je me suis déshabillée. Ma robe d'abord, qui a glissé le long de mon corps et est tombée à mes pieds. Puis mon soutien-gorge, que j'ai fait glisser de mes épaules.
Je suis ressortie de ma chambre en string, et je me suis arrêtée dans le couloir. Le placard à linge sale se trouvait entre ma chambre et la salle de bain. J'ai ouvert la porte, sorti le panier, puis j'ai fait glisser mon string le long de mes cuisses. Il est tombé à mes pieds, et je l'ai ramassé pour le jeter dans le panier.
Je me suis redressée, nue, sans rien sur moi. Le string était dans le panier, et je n'avais rien d'autre à porter. La salle de bain était à quelques pas.
Je me suis dirigée vers la porte de la salle de bain, nue, et je l'ai poussée.
Et je me suis arrêtée net.
Sofiane était au lavabo, en short, torse nu, en train de se brosser les dents. Et dans la douche, Ryan était sous l'eau, nu, sans aucune barrière. La douche étant ouverte.
Sofiane a levé les yeux dans le miroir quand j'ai ouvert la porte, et il m'a vue. Nue, dans l'encadrement de la porte. Il a retiré la brosse à dents de sa bouche, et un sourire lent a éclairé son visage.
— Bah alors Marie, a-t-il dit, la voix détendue. On avait dit qu'on serait décontractés, mais je pensais pas avoir la chance de te voir nue aussi tôt.
J'ai rougi, mais j'ai souri.
— J'ai pas de serviette sur moi, ai-je dit, un peu gênée. Je rentre à peine, j'allais prendre ma douche.
Ryan, sous l'eau, a tourné la tête vers moi. Il m'a vue, nue, et il a souri, un sourire franc, sans gêne.
— Ah, t'es rentrée, a-t-il dit. On s'était dit qu'on serait tous décontractés, mais je t'avoue que je m'attendais pas à ce que ça arrive si vite.
J'ai ri, malgré ma gêne.
— J'ai l'habitude de me déshabiller dans le couloir, ai-je expliqué. Le placard à linge est là, et je me suis dit que j'allais prendre ma douche directement.
— Ben t'as bien fait, a dit Ryan, en haussant les épaules sous l'eau. On est pas gênés. Et puis, on avait dit qu'on serait tous décontractés, non ?
— Ben t'as bien fait, a dit Ryan, en haussant les épaules sous l'eau. On est pas gênés. Et puis, on avait dit qu'on serait tous décontractés, non ?
Sofiane a hoché la tête, un sourire au coin des lèvres.
— Exactement. Fais ce que t'as à faire, Marie. On est pas des enfants.
J'ai souri, soulagée par leur réaction. Je me suis avancée dans la salle de bain, passant devant eux pour atteindre le lavabo. J'ai attrapé mon démaquillant, des cotons, et j'ai commencé à enlever le peu de maquillage que je portais.
Dans le miroir, je voyais Sofiane derrière moi, qui continuait à se brosser les dents. Son regard croisait le mien de temps en temps, mais il ne semblait pas gêné. Il était là, en boxer, torse nu, ses tatouages visibles sur sa peau mate, et il faisait sa routine du soir comme si de rien n'était.
Et moi, j'étais là, nue, en train de me démaquiller à côté de lui. C'était étrange, mais pas désagréable. C'était presque... naturel.
Je me suis penchée en avant pour mieux me voir dans le miroir, appliquant mon démaquillant sur mes yeux. Et dans le reflet, j'ai vu Sofiane. Son regard avait glissé de mon visage à mes fesses, et il les regardait, ouvertement. Ses yeux suivaient la courbe de mes hanches, le mouvement de mon corps quand je me penchais.
Et j'ai vu son short. Le tissu se soulevait, se tendait, comme si quelque chose poussait dessous. Son paquet bougeait, grossissait, prenait de la place. Il bandait. Il me regardait, et il bandait.
J'ai détourné le regard du miroir, le cœur battant, et j'ai continué à me démaquiller comme si de rien n'était. Je ne voulais pas lui montrer que je l'avais vu. Je ne voulais pas le mettre mal à l'aise, ou me mettre mal à l'aise moi-même.
J'ai fini de me démaquiller, j'ai appliqué ma crème hydratante. Dans le miroir, j'ai vu Sofiane cracher sa mousse, se rincer la bouche. Il a attrapé une serviette, s'est essuyé le visage, puis s'est tourné vers moi.
Son boxer était toujours tendu. Il n'a rien dit sur ce qu'il venait de se passer, il a juste souri.
— Bonne nuit, Marie, a-t-il dit, la voix un peu plus rauque qu'avant.
— Bonne nuit, Sofiane.
— Bonne nuit, Sofiane.
Il est sorti, refermant la porte derrière lui.
Je suis restée seule dans la salle de bain, une seconde, le cœur battant. Puis j'ai senti un regard sur moi. Ryan était sorti de la douche, une serviette autour de la taille, et il me regardait. Pas avec insistance, mais avec une curiosité tranquille.
— Il a raison, tu sais, a-t-il dit. T'as un beau corps.
J'ai rougi.
— Merci.
— C'est pas un compliment, a-t-il dit, en souriant. C'est une constatation.
— C'est pas un compliment, a-t-il dit, en souriant. C'est une constatation.
Il s'est approché du lavabo, a attrapé sa brosse à dents. Il s'est mis à côté de moi, a commencé à se brosser les dents. On était là, tous les deux, côte à côte, lui en serviette, moi complètement nue, à faire notre routine du soir comme si c'était la chose la plus normale du monde.
Il a fini, s'est rincé le visage, a attrapé une serviette propre pour se sécher. Puis il s'est tourné vers moi.
— La douche est à toi, si tu veux, a-t-il dit. Ça te dérange si je reste ? J'ai un truc à finir.
— Non, ça ne me dérange pas.
— Non, ça ne me dérange pas.
Il a souri, s'est assis sur le rebord de la baignoire, son téléphone à la main. Moi, je suis entrée dans la douche, j'ai ouvert l'eau.
L'eau chaude a coulé sur ma peau, et j'ai fermé les yeux, laissant la chaleur détendre mes muscles. J'entendais Ryan derrière moi, qui tapotait sur son téléphone, qui bougeait de temps en temps. Mais il ne me regardait pas. Il respectait mon espace, même si on partageait la même pièce.
J'ai fini ma douche, je me suis séchée rapidement avec une serviette. Je suis sortie de la douche, et Ryan a levé les yeux de son téléphone et est sorti.
Je suis sortie de la salle de bain, nue. J'ai traversé le couloir, et j'allais entrer dans ma chambre. J'ai fermé la porte et je me suis allongée sur mon lit, nue, les draps frais contre ma peau.
Trois hommes. Trois regards. Trois désirs. Et tous vivaient avec moi.
J'ai laissé ma main glisser entre mes jambes, lentement. Mes doigts ont trouvé mon clitoris, déjà humide, déjà gonflé. J'ai commencé à me toucher, doucement, en pensant à eux, trois engins énormes qui pourraient me détruire. La tension montait. Je sentais ce pic approcher, cette vague que je n'avais jamais réussi à attraper. J'accélérais, je me concentrais, je fermais les yeux et je pensais à eux, à leurs regards, à leurs mains, et à des scènes assez hardcore. Puis la tension est retombée, comme toujours. J'ai soupiré, frustrée, et j'ai retiré ma main. Je suis restée allongée, nue, le cœur battant, à regarder le plafond.
Pourquoi je n'arrivais jamais à jouir ? Pourquoi mon corps me fuyait toujours au dernier moment ?
J'ai fermé les yeux, et j'ai laissé le sommeil m'emporter, les images de la soirée encore dans ma tête.
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