La rouquine de ma vie
Chapitre 1 · Histoire d'une chatte entremetteuse
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La rouquine de ma vie — Chapitre 1 · Histoire d'une chatte entremetteuse

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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tazzar2001
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La rouquine de ma vie

Chapitre 1 · Histoire d'une chatte entremetteuse

Histoire unique
Cette histoire est vraie, elle remonte à une trentaine d'années, mais je vais vous la narrer au présent pour la rendre plus vivante. Les prénoms des intervenants ont été changer pour des raisons évidentes de discrétion, sauf pour le chat.
Je me prénomme Tristan, je suis célibataire, j'approche de la trentaine et je rentre chez moi pour prendre mon lunch. Il est exactement 12h20 au tableau de bord de ma voiture.
Hors du centre-ville, une jeune femme attend au passage piéton. Je ralentis et stoppe mon véhicule, fais un signe courtois de la main pour lui donner priorité sans manquer de lui décrocher un sourire XXL. Un merci de la main, un sourire non moins éloquent de sa part et elle disparaît par un portail, entrée d'un parc public. Je n'ai malheureusement pas la possibilité de la suivre, horaire oblige, mais cette femme m'a envoyé un électrochoc, réaction jamais enregistrée chez moi dans le passé. Une sensation complètement dingue (ouf, comme on dit aujourd'hui).
Je note le jour et l'heure, instinctivement, sans vraiment savoir pourquoi.
J'ai aperçu cette femme que quelques secondes mais c'est comme si j'avais tiré une dizaine de clichés à son passage ou gravé sa silhouette dans le marbre.
Elle est taille moyenne, un peu moins de 1m70, fine, une longue et épaisse chevelure rousse ondulée, la taille fine, les fesses rebondies, de fines jambes montées sur escarpins marron. Sa démarche est chaloupée, aérienne, presque dansante. Elle est vêtue d'un T-shirt vert-olive et d'un jean, le tout hyper moulant.
Je rêve au volant. La voiture derrière moi klaxonne pour me sortir de ma torpeur. Je redémarre et rentre chez moi quelques minutes plus tard. C'est complètement dans les nuages que j'avale mon repas préalablement passé au micro-ondes. Je n'arrive pas à effacer cette fille de mon esprit. Elle me hante, me taraude les neurones, me bouffe ma capacité d'agir et de réagir.
C'est noté : Mardi 14 mai 1996 - 12h20. Ce petit papier ne me quittera plus.
Toute la journée, cette femme me poursuit comme mon ombre. En sortant du travail, le soir, je stationne ma voiture à l'endroit où j'ai rencontré cette fille quelques heures plus tôt, campe devant le passage clouté, arpente le parc voisin en espérant la croiser à nouveau. Rien. En prolongement de cet îlot de verdure je découvre un grand bloc locatif de quatre entrées, ce qui doit bien recenser une soixantaine d'appartements. Serait-elle une locataire de ce quartier ? Rien n'est moins sûr. Je reviendrai…
Impossible de détacher cette rousse de mon esprit. J'y pense toute la journée, j'en rêve la nuit et il m'arrive même de me masturber en pensant à elle. C'est grave docteur ?
Je remarque que dans ce mini parc public, il y a quelques bancs ombragés, et une aire de piquenique aménagé. Mon weekend étant tout, sauf chargé, par entêtement ou par ténacité, je décide d'y passer le plus clair de mon temps. Si elle habite le coin elle va bien finir par sortir ou rentrer. Bardé de provisions, il ne me reste qu'à prendre mon mal en patience. Le weekend s'achève, rien. Merde alors !!! Mais il est hors de question de jeter l'éponge.
Mes journées, soirées, samedis et mes dimanches se déroulent invariablement dans ce square, à surveiller ces 4 entrées. Ses habitants finissent par me saluer à force de me croiser, mais toujours pas de rouquine.
Si elle habite cet immeuble et que je la croise, que va-t-il se passer ? Vais-je la laisser passer devant moi et rester pétrifié sur mon banc ? Va-t-elle me reconnaître ? Sûrement pas. Aurais-je le courage de l'interpeler ? j'en doute. Mais qu'est-ce que je fou là alors ?
Mais, plusieurs semaines après cette rencontre flash du 14 mai, j'aperçois une rousse, en short, patins à roulettes aux pieds, entrer dans le bâtiment. Aucun doute, c'est elle. De mon banc, je suis trop loin pour intervenir ou pour l'interpeler. Mais petites victoires : primo elle vit bien dans ce bloc et secundo je peux rayer les entrées un, deux et quatre. L'espoir renaît en moi. Il ne me reste plus qu'à me focaliser sur le 7C, la troisième entrée, et noter le jour et l'heure, comme un vrai détective. De mon poste d'observation, ce n'est pas évident d'épier chaque fenêtre, chaque balcon. Je dois me procurer un appareil photo avec un puissant zoom et d'une paire de jumelles. Du coup, mon statut change et passe de l'amoureux transi qui fait pitié, au voyeur hors-la-loi, punissable. Il est impératif de me montrer discret.
A la tombée de la nuit, j'embarque mon matériel fraîchement acheté, retourne dans mon parc, grimpe sur un arbre court sur patte, présélectionné et élagué de jour par mes soins, positionné en face de l'entrée C, les cinq étages en ligne de mire. Vêtu de noir, bien calé dans une fourche créée par deux solides branches, je pourrais y passer la nuit, sans risquer la chute.
Une bonne quinzaine de jour plus tard, une nouvelle pièce vient s'ajouter à mon puzzle. Un samedi matin, vers 11h, une rousse, MA ROUSSE est sur son balcon, au deuxième étage, en train d'étendre du linge. Oui, oui, c'est bien elle. Mes jumelles ne me mentent pas. Je reconnais sa tignasse de feu, toute ébouriffée. Elle est vêtue d'une chemise de nuit, ou peut-être un long T-shirt blanc. La rambarde m'empêche de faire une description plus détaillée.
Rapport : Samedi 13 juillet 1996 – 11h05 – Immeuble 7 – entrée C – 2e étage….. Hourra !!!!
Plus de temps à perdre. Je descends de mon perchoir, m'approche de l'allée C, y pénètre. Par chance le digicode interdisant l'accès aux étages se trouve après les boîtes à lettres.
Voyons qui habite au second étage ?
Famille Antoine Martin….. Ce n'est pas ça - Monsieur et Madame Tiago et Ana Pereira, ça non plus, reste N. Blanc. Aucun doute, c'est bien elle. Nathalie, Nadia, Nicole, Noémie. Des recherches sur internet s'imposent. Pages blanches du téléphone, rien. Facebook, rien.
Plusieurs heures de recherches ne m'ont pas fourni d'informations complémentaires. Reste une ultime tentative. Une bouteille à la mer. Un petit mot dans sa boîte à lettres, juste quelques informations pour piquer sa curiosité.
« Chère Mademoiselle N.,
Nos regards se sont croisés il y a plusieurs mois, Le mardi 14 mai 1996 - 12h20. Vous traversiez la rue sur un passage piéton, devant ma voiture immobilisée, vous m'avez aperçu et souri. Cette image reste gravée en moi jusqu'à aujourd'hui où j'ai découvert votre adresse. Pour y arriver, ce fut un long chemin, trop long pour vous l'écrire.
Sachez que je ne suis ni satyre, ni détraqué, ni animé de malveillance à votre égard. Ce jour-là, vous m'avez, bien involontairement, magnétisé, hypnotisé, transformé, bouleversé, transfiguré. Je ne suis plus le même.
J'habite votre ville, je voudrais vous parler, vous rencontrer, si vous y consentiez, alors je vous communique mon numéro de téléphone. Contacter-moi à l'heure de votre choix. Bien sûr, je ne suis pas toujours chez moi, mais vous pouvez laisser un message en cas d'absence, et je vous rappelle.
Voilà chère N., j'attends votre coup de fil, mais rien ne presse : 06'XX'XX'XX'XX
Au plaisir de bientôt vous entendre
Tristan »
Les jours, les semaines se succèdent, sans nouvelles de N., mais ce soir, soir où une fois de plus je dévore mon désespoir, Madame Providence vient à mon secours.
— Bonsoir, vous êtes Tristan ? je vous dérange ?
— Non, qui êtes-vous ?
— Je suis Ninon, vous avez laissé, il y a quelques semaines, votre numéro de téléphone dans ma boîte à lettres, et si je vous appelle ce soir, en pleine détresse, c'est que je vis un drame. Calypso, ma chatte, a disparu. Elle n'était plus dans l'appartement quand je suis rentrée du travail alors qu'elle est toujours là. Je sais que vous ne pouvez m'aider, mais je dois parler à quelqu'un ce soir, et dans le coin, je ne connais personne.
— Vous avez le bon reflex, le vous rejoins devant votre entrée dans une quinzaine de minutes. Les parcs, la nuit, ne sont pas sans dangers, et à deux c'est plus sûr. J'ai de puissantes torches électriques, je les emmène elles seront fort utiles dans notre recherche.
Je ne vous dis pas le temps qu'il me faut pour m'habiller et la rejoindre, mais croyez-moi, c'est du rapide. Elle est devant l'entrée de l'immeuble, peu vêtue, toute ébouriffée, le visage en larmes.
— Je suis Tristan, tenez cette torche, ne perdons pas de temps, à quoi ressemble votre Calypso ?
Elle me tend sa photo. Une jolie petite chatte, grise avec le cou, la gorge, les pattes avant et le ventre blanc. Avec tout ce blanc, on devrait la retrouver facilement dans la nuit, sauf bien sûr si elle est enfermée quelque part.
Nous partons, côte-à-côte, sa torche illuminant le flanc gauche et moi le droit. Le parc n'est pas très étendu. Nous l'arpentons dans tous les sens, et si l'animal s'y trouve, on va vite mettre la main dessus. Une bonne demi-heure plus tard nous retrouvons sa chatte, allongée, immobile, blessée à la patte. Ninon me saute au cou pour me remercier.
— Prenez-la délicatement, lui dis-je, avez-vous de quoi la soigner chez vous, je pense que cette blessure n'est que superficielle ?
— Ben ma pharmacie est plutôt modeste, je n'ai pas grand-chose.
— Alors venez avec elle chez moi, je suis secouriste à l'armée et je suis bien équipé et pas trop maladroit.
Quelques minutes de voiture nous séparent de mon domicile et, assise à mes côtés, je la sens tendue, mais heureuse et soulagée. Quant à moi, je suis comme un coq en pâte et remercie le destin. Ma persévérance a payé.
Installée confortablement sur la table de la cuisine, Calypso n'est pas gravement atteinte, mais nécessite tout de même quelques soins.
J'écrase un quart de comprimé analgésique que je dilue dans un peu d'eau et au moyen d'une seringue sans aiguille injecte dans la bouche de l'animal. Calmons la douleur en priorité. Par chance j'ai aussi des doses de vaccins antirabiques, car ce chat a été mordu et on ne sait pas par quoi, mieux vaut être prévenant.
— Bon Ninon, je vous laisse immobiliser votre Calypso et la tranquilliser, je vais lui piquer la fesse, on désinfectera de sa blessure ensuite, elle est superficielle.
Une fois tous les soins apportés à l'animal, je propose un verre à Ninon. Elle accepte un doigt de Porto, pour moi ça sera un double whisky. On papote longtemps, longtemps, longtemps. Elle boit mes paroles quand je lui narre mes tous mes stratagèmes pour arriver jusqu'à elle. Elle sourit, mais c'est de l'admiration que je lis dans ses yeux. C'est du Roméo et Juliette pur sucre, du Paul et Virginie, du Samson et Dalila et pourquoi pas du Tristan et Yseult.
— Il est tard, je vais vous ramener vous et Calypso chez toi, je passerai prendre de ses nouvelles demain soir, si vous le voulez bien.
— Bien sûr, nous aurons certainement toutes les deux du plaisir à vous revoir. A cette occasion, vous accepterez bien de grignoter quelque chose en ma compagnie, en guise de remerciements.
Après un bisou soft et légèrement appuyé, je rentre chez moi, heureux comme je ne l'ai jamais été auparavant. Merci Calypso d'avoir fugué.
Aujourd'hui, c'est un grand jour, le grand jour. Je vais revoir cette femme qui m'a fait vibrer tous ces derniers mois. J'espère être à la hauteur et surtout ne pas commettre d'impairs.
Rentré chez moi après le fleuriste, douché, rasé de près, habillé sport décontracté, et me voilà à l'heure chez Ninon. Elle aussi s'est mise à son avantage. Vêtements simples qui mettent ostensiblement ses formes en valeur. A peine la porte ouverte qu'elle se jette dans mes bras, et m'emprisonne dans une étreinte ferme et interminable. Son cœur bat la chamade, le mien aussi, du reste. Ensuite elle me prend par la main et :
— Viens voir Calypso, elle semble reprendre la forme. On se dit TU, d'accord ?
— Oui, bien sûr !
Effectivement, la chatte se porte sensiblement mieux et m'accueille avec beaucoup de bienveillance et de reconnaissance.
Notre repas se déroule dans une parfaite décontraction, de la bonne humeur et pas mal de regards plus que chaleureux. Nous prenons le café sur son canapé, elle me raconte sa vie et sa solitude, je lui raconte ma vie et ma solitude, et insensiblement nos corps coulissent l'un vers l'autre, nos mains se rejoignent, nos lèvres s'épousent, nos langues se tutoient, nos salives se mélangent. Un baiser torride s‘en suit, baiser qui dure de longues minutes.
— Viens avec moi, nous serons plus à l'aise sur mon lit !!!
Assise sur le lit, elle me déshabille prestement, me laissant que mon boxer. Je la croyais timide et réservée, mais je m'aperçois qu'elle est entreprenante et affamée. Sans aucune hésitation elle me dégaine mon dard, dur comme un silex, l'évalue, me regarde en souriant et dit :
— Je peux ?
Mon sourire fait le reste. Elle me pompe avec beaucoup de tendresse et de doigté. Je me retiens pour ne pas exploser dans sa bouche. Puis elle s'allonge sur le dos, m'offrant sa nudité intégrale. Ses cheveux de feu étalé sur l'oreiller blanc, ses yeux verts, telles des émeraudes, sa peau d'albâtre, ses seins fermes de petite taille, sont ventre plat, son pubis glabre, tout est magnifique, tout me plaît et tout est à moi.
— Tristan, viens m'offrir du plaisir, cela fait plusieurs années que je suis en manque, mais ne te laisse pas aller en moi, je ne prends pas de contraceptif.
Je m'allonge sur son corps, l'embrasse avec volupté et glisse ma bite dans sa fente déjà détrempée. Elle est très serrée, mais sa mouille favorise la pénétration. A peine ai-je actionné mon piston que déjà Ninon m'offre son orgasme. Elle agite dans tous les sens, dodeline la tête violemment de gauche à droite, mouline des hanches pour mieux m'engloutir, plante ses griffes dans mes épaules et balbutie des oui, oui, oui, encore.
Arrivé au point de non-retour, je retire précipitamment mon sexe, et asperge ma princesse de puissants et abondants jets de sperme, maculant son ventre et ses seins. Ce premier coït fut bref, trop bref, mais sevrés tous les deux depuis une trop longue période, c'était inévitable.
Depuis nous faisons l'amour souvent, très souvent, parfois dans des endroits insolites, occasionnellement dans des clubs libertins, toujours avec la même passion, la même envie de faire plaisir à l'autre.
Entretemps, Calypso est morte de vieillesse, Ninon est devenue ma femme, nous avons eu deux enfants, majeurs à cette heure, et notre couple est solide comme un roc et totalement indestructible.
Ce fameux mardi 14 mai 1996 à 12h20 aura marqué ma vie à jamais
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Commentaires ()

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Jacques du Canada
5 octobre 2025 à 05:02
J’ai beaucoup aimé votre récit. Une très belle histoire d’amour.
Félicitations.
Soyez respectueux
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jaimeca
2 octobre 2025 à 11:34
Comme quoi il faut parfois forcer le destin. Belle histoire.
Soyez respectueux
Répondre

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