L'inconnue des petites annonces
Chapitre unique
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'inconnue des petites annonces — Chapitre unique

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marc_plaisir
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L'inconnue des petites annonces

Chapitre unique

Je me baladais sur le site de petites annonces, rubrique érotique... et là !
Fantasme de sucer un inconnu
vingt ans, Lausanne.
Je fantasme depuis longtemps sur ça : qu’on ait un peu parlé avant, assez pour que je sois à l’aise. Le jour J, un inconnu entre chez moi. Porte ouverte. Je l’attends à genoux, les yeux bien bandés. Il ne dit rien. Il se fait sucer. Il jouit. Il repart.
On ne s’est jamais vus. On ne se verra jamais.
Discret, propre, respectueux. Si ça te parle vraiment, écris-moi
------------------------------------------

J’ai répondu le soir même.
— Salut. Ton annonce est claire et plutôt rare. Je suis dans le coin, je suis discret, et je comprends exactement ce que tu décris. Si tu as envie d’en parler un peu avant, sans pression, je suis là.
Le lendemain, 18 h 23.
— Coucou. Merci d’avoir écrit sans être chelou dès la première phrase, ça change. On peut parler un peu, ouais. T’es de Lausanne aussi ?
— Oui. Toi aussi, d’après l’annonce. T’as l’air d’avoir bien réfléchi à ton fantasme.
— Haha, trop réfléchi même. Des fois je me dis que c’est débile. Recevoir un inconnu chez soi les yeux bandés… Ma mère me tuerait. Mais j’y pense depuis des mois. Genre vraiment.
— C’est pour ça que t’as mis qu’il fallait un peu parler avant.
— Ouais. Je veux pas juste un random qui débarque. Je veux sentir que la personne est… normale. Pas un fou. Toi t’as l’air normal. Enfin j’espère.
— Je le suis. Enfin j’essaie. Tu fais quoi dans la vie, à part poster des annonces dangereuses ?
— Mdr, arrête. Étudiante. Et toi ?
— Je bosse. Rien de dingue.
On a parlé de tout. De ses cours qu’elle trouvait chiants, d’un prof qu’elle détestait, du fait qu’elle rentrait souvent seule l’après-midi. Moi, je restais volontairement flou. On a rigolé sur le fait qu’elle avait mis « discret » en gros alors que l’idée, en elle-même, l’était très peu.
Deuxième soir.
— Au fait… t’as déjà fait un truc comme ça ?
— Non. Toi non plus, j’imagine.
— Jamais. C’est pour ça que j’ai peur et que j’ai trop envie en même temps. Tu trouves ça trop extrême ?
— Je trouve que c’est un vrai fantasme. Pas une connerie de deux minutes. Après, recevoir quelqu’un que t’as jamais vu… faut vraiment sentir la personne.
— Ouais. C’est pour ça que je te parle. Si t’étais bizarre, j’aurais déjà stoppé. Là, je me sens ok. C’est chelou, non ?
— Un peu. Mais c’est aussi ce qui rend le truc fort.
— Haha, oui. Des fois je me vois déjà à genoux en me disant “t’es complètement conne”. Et juste après, je mouille. C’est abusé.
— T’es adorable quand tu dis ça.
— Arrête de me dire adorable, ça me fait bizarre alors qu’on parle de sucer un inconnu.
— Les deux peuvent cohabiter.
— Haha, ok, t’as gagné.
Troisième jour, plus tard le soir.
— Je me suis demandé un truc. Si jamais on le fait… tu diras rien du tout ? Même pas un “salut” ?
— Rien. C’est ça le contrat. Toi t’es bandée. Moi je rentre, je me fais sucer, je repars.
— Ok. Ça me stresse et ça m’excite. Surtout le silence. Genre vraiment personne. Juste… ça.
— Tu veux vraiment laisser ta porte ouverte ?
— Je sais que c’est risqué. Je le sais. Mais si c’est toi… je sens que ça va le faire. Ou alors je me dégonflerai au dernier moment et je t’écrirai “désolée, j’ai flippé”.
— Tu as le droit de flipper. C’est même plus intelligent.
— Toi t’es trop raisonnable pour un mec qui répond à ce genre d’annonce.
— C’est pour ça que tu continues de me parler.
— Possible.
On a encore échangé le lendemain. Des conneries. Un mème qu’elle m’a envoyé. Elle qui se plaignait d’avoir trop révisé. Moi qui lui disais de ne pas trop réfléchir à l’annonce, sinon elle n’allait plus dormir. Elle riait beaucoup par message. Elle se sentait à l’aise. Ça se sentait.
Mardi, 9 h 14.
— T’es dispo cet après-midi ? J’ai trop envie. Je veux le faire. Avec toi.
J’ai mis une minute à répondre. Les mains un peu moites.
— Oui. Dis-moi.
— Je t’envoie l’adresse vers 13 h. Tu viens, tu te gares. Tu m’écris. Je te dis go. Tu me laisses trois minutes, le temps de me mettre le bandeau et de m’agenouiller. Porte ouverte. Escalier. Chambre juste en face. Et tu parles pas. Sérieux. Zéro mot.
— Ok.
Ensuite, plus rien.
Toute la matinée, assis à mon bureau, j’ai regardé mon téléphone plus souvent que mon écran. 10 h. 11 h. Midi. Chaque vibration me faisait lever la tête. Ce n’était jamais elle. À force, j’ai commencé à me dire que ça n’arriverait pas. Qu’elle avait flippé. Que le fantasme allait rester un fantasme. J’essayais de travailler. J’y arrivais à peine. J’avais déjà accepté l’idée de rentrer le soir avec juste une conversation chaude et rien de plus.
13 h 07. Le message.
L’adresse.
Je l’ai lue.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
C’était la maison d’à côté.
Celle que je vois tous les jours. Les volets. Le jardin.
Leur fille.
J’ai senti un truc se tordre dans le ventre. Je n’y croyais pas. Je ne comprenais pas. Comment c’était possible ? On s’était parlé pendant des jours et jamais, jamais le moindre indice. Lausanne, c’est grand. Et là, pile la maison à côté de la mienne.
J’ai fixé l’écran.
C’est une blague ?
C’est vraiment elle ?
Celle que je croise. Celle qui dit bonjour d’une petite voix.
— Ok… je te dis quand je suis là.
— Oui. Je t’attends, mon fantasme inconnu.
Je suis resté assis une bonne minute. Le cœur trop vite. La peur, maintenant. Peur qu’on me voie. Peur qu’un voisin sorte. Peur qu’elle reconnaisse ma démarche, mon ombre, n’importe quoi. Peur que ce soit un piège, même si je savais que non. Peur surtout de franchir cette porte.
J’ai quitté le bureau plus tôt. Rentré chez moi discrètement, par derrière, comme un voleur. J’ai fermé les volets. Douche. Pas de parfum. Queue propre, déjà tendue rien qu’à y penser. Jean, t-shirt simple. J’avais l’impression d’être dans un mauvais rêve et dans le meilleur en même temps.
De chez moi, à quelques mètres seulement, je lui ai écrit :
— Je suis aux places visiteurs.
— Trois minutes. Puis tu viens. La porte est ouverte.
J’ai attendu derrière ma propre porte. Les mains un peu moites. Est-ce que j’y vais ?
Si quelqu’un me voit entrer chez eux en plein après-midi.
Si elle retire le bandeau.
Si je parle par réflexe.
J’y suis allé.
Porte entrouverte. L’intérieur sentait presque comme chez moi. C’était absurde. Je prends l’escalier. Pas un bruit. Mon cœur tapait trop fort.
Puis la chambre.
Elle était là.
À genoux au milieu du tapis. Un mètre soixante-six à peu près, fine, dessinée. Petit ensemble rouge. Soutien-gorge qui tenait juste ce qu’il fallait. Culotte minuscule déjà un peu sombre entre les cuisses. Bandeau noir, large, bien serré. Cheveux détachés sur les épaules. Lèvres légèrement ouvertes. Musique très basse.
Je l’avais vue habillée. Un manteau. Un jean. Un short. Une tenue de sport. Un « bonjour » poli sur le trottoir. Là, pour la première fois, j’avais son corps. Le creux de son bassin, net, quand elle était à genoux. Ses hanches. Ses fesses rondes, parfaites, tendues par la pose, la dentelle rouge qui disparaissait entre elles. Sa poitrine qui soulevait le satin.
C’était irréel.
Une fille comme ça. Ce fantasme. Cette maison. Ce silence.
Je me suis approché sans un son. Ma queue déjà dehors, dure, chaude, lourde. Je l’ai posée contre sa bouche.
Elle a cherché. D’abord les lèvres, tièdes, un peu tremblantes. Un souffle. Puis la main. Ses doigts se sont refermés autour de moi, doux, un peu maladroits, comme pour vérifier que c’était réel. Elle a mesuré, senti, ouvert la bouche. Et elle m’a pris.
Chaude. Humide. Incroyablement douce.
Le premier contact m’a serré le ventre d’un coup. Sa langue, large, plate, a glissé sous le gland, lentement, comme elle goûtait vraiment. Pas une succion de porno. Une succion de fille qui a trop imaginé ça, qui veut savourer. Elle a reculé d’un centimètre, un fil de salive entre ses lèvres et moi, puis elle a repris, plus sûre, plus chaude encore.
Un petit bruit mouillé à chaque va-et-vient.
Sa bouche se refermait juste ce qu’il fallait.
Sa langue restait collée sous le dessous, large, lente, parfaite.
J’ai glissé une main dans son dos, descendu jusqu’à ses fesses. Peau chaude. Cul ferme, plein, extraordinaire sous la dentelle. Mon autre main a passé sous le soutien-gorge, puis l’a tiré. Ses seins sont sortis. Ronds. Fermes. Jeunes. Les pointes déjà dures contre mes doigts. Je les ai pris, pressés, roulés pendant qu’elle m’avalait plus profond.
Elle a gémi tout bas contre ma queue. La vibration m’est montée d’un seul trait. Elle a sucé plus fort. Les joues se sont un peu creusées. Sa langue tournait maintenant, léchait le dessous, remontait, s’attardait pile au bout pour le lécher en rond, tout doux, puis sa bouche se refermait et redescendait, chaude, serrée, brillante de salive.
C’était trop bon.
Trop propre. Trop tendre. Trop gourmand.
Elle suçait comme une glace qu’on ne veut pas finir. Appliquée. Presque amoureuse de ce qu’elle faisait. Parfois elle s’arrêtait pile au gland, ouvrait un peu, montrait ma queue luisante, soufflait dessus sans le savoir, puis se refermait avec un petit bruit de succion qui m’a fait fermer les yeux. L’autre main tenait ma base. Le pouce, parfois, effleurait mes couilles, léger, maladroit, parfait.
Je découvrais tout.
Le creux de son bassin sous ma paume.
Ses seins libres, lourds juste ce qu’il faut, chauds dans ma main.
Son cul bombé en arrière pendant qu’elle avançait la tête.
Sa gorge qui se tendait un peu quand elle prenait plus.
Et surtout ça : le souvenir de son bonjour dans la rue. La même bouche. La même fille. À genoux. Bandée. En train de me sucer comme si j’étais le plus beau secret de sa vie.
Je me suis contrôlé. Vraiment.
J’ai serré les dents. Respiré par le nez. Reculé d’un demi-centimètre quand c’était trop. Chaque fois que sa bouche redescendait, j’étais au bord. Chaque fois qu’elle léchait lentement le gland, que sa salive coulait un peu, que ses seins bougeaient dans ma main, je sentais que j’allais tout lâcher. Je me suis retenu. Encore. Encore un peu. Pour garder ça. Pour que ça dure. Pour mériter ce que j’étais en train de vivre.
Elle a accéléré sans devenir brutale. Plus large. Plus humide. Plus présente. On entendait tout. Le bruit de sa bouche. Sa respiration par le nez. Un tout petit gémissement chaque fois que je lui pressais un sein. Sa culotte rouge était trempée. Ses cuisses se serraient. Elle jouissait presque de me sucer, c’était visible.
Un gros soupir m’est échappé. Presque un mot. J’ai serré les dents plus fort.
Elle a compris.
Elle a ouvert plus grand, a pris plus profond, a ralenti pile comme il fallait, langue collée, lèvres serrées, et elle a tout pris. Chaude. Douce. Serrée. Elle n’a rien lâché. J’ai joui dans sa bouche en la sentant avaler, sa gorge qui bouge, ses lèvres toujours autour de moi, sa langue qui récupérait le reste comme elle ne voulait rien perdre.
Elle est restée un moment comme ça. À lécher. À garder le goût. À sourire contre moi, lèvres brillantes, un peu de sperme au coin.
— Merci…
Tout bas. Un peu heureuse. Incroyable.
Je me suis penché. Un baiser sur son front, juste au-dessus du bandeau. Mes mains ont quitté ses seins, son bassin, son cul. Je me suis rhabillé. Escalier. Je sors. Personne.
Dix secondes plus tard, j’étais chez moi, le dos contre la porte, les jambes molles, le cœur encore en vrac. J’avais l’impression d’avoir volé quelque chose d’impossible. D’avoir vécu le genre de scène dont les mecs parlent sans jamais y croire.
18 h 44.
— Merci, bel inconnu.
Quel fantasme.
Quelle queue… large, lisse, chaude. J’ai tout pris.
Mes seins sentent encore tes mains.
T’as kiffé aussi ?
On a encore parlé. Elle voulait savoir si elle avait bien fait. Si c’était comme j’imaginais. Elle riait un peu, gênée et fière en même temps.
Je lui ai répondu.
Tout.
Sauf une seule chose.
Jamais je ne lui ai dit que c’était moi.
La maison d’à côté.
Celle qui dit encore « bonjour » quand on se croise, avec le même petit sourire, sans savoir qu’un mardi après-midi j’ai eu ses seins fermes dans les mains, le creux de son bassin sous mes doigts, son cul parfait contre ma paume, et sa bouche autour de ma queue, douce, lente, parfaite, ce bandeau noir, sa petite culotte rouge, à genoux dans sa chambre.
Il y a des fantasmes qu’on raconte.
Celui-là, je l’ai vécu.
Et je sais que je n’oublierai jamais.
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Photo de profil de pacific Bastien
pacific Bastien
26 octobre 2026 à 13:06
Magique!
lecteur31
26 octobre 2026 à 09:37
Merci pour ce très agréable récit, très original et très bien écrit !
Photo de profil de drago00213
drago00213
26 octobre 2026 à 09:22
Dommage qu'il n'y ai pas de suite. On aurait pu imaginer qu'ils continuent, qu'ils aillent plus loin puis qu'il enlève le bandeau pendant l'amour. Peur puis plus. Dommage...

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