Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'onirique d'Al Thisir — Chapitre 1 · La cité orange
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'onirique d'Al Thisir
Chapitre 1 · La cité orange
Les lumières bleues du bar se reflétaient sur ma peau faisant briller mes cheveux noirs de jais attachés en un simple chignon. Au fond de mes pupilles noires se reflète le verre de bière-pong. Il lui en reste un et deux de mon côté, la victoire est à portée de main. Mon adversaire lance la balle. Elle fait une cloche avant de tomber droit dans mon verre, éclaboussant mon t-shirt au passage. Un partout, dernier lancé. Mon adversaire me dit :
—Hey, ça te tente un pari ?
—Non sans façon.
—T'as peur de perdre ?
—Quoi ? J'ai gagné au prochain coup !
—Alors t'as rien à perdre non ?
—Non sans façon.
—T'as peur de perdre ?
—Quoi ? J'ai gagné au prochain coup !
—Alors t'as rien à perdre non ?
Ça m'énervait, mais j'avais trop envie d'accepter
—Et tu proposes quoi comme mise ?
Il retire une bague de son doigt et la pose sur la table.
C'est un anneau doré serti d'une étrange écriture. Cette bague m'intriguait. Il dit :
C'est un anneau doré serti d'une étrange écriture. Cette bague m'intriguait. Il dit :
—En échange je veux un de tes bracelets.
Je regarde mon poignet gauche. Différents bracelets tressés y sont attachés. Ils ont tous une valeur sentimentale, des amis, ma sœur, des rencontres. Entre eux quelques bijoux fantaisie traînent. J'en détache un, les bracelets fantaisies n'ont pas une grand importance. Puis dis:
—J'espère que tu es prêt à perdre ta bague, car je ne vais pas louper mon tir.
—Ah ah bien sûr, essaye donc de le mettre.
—Ah ah bien sûr, essaye donc de le mettre.
Je prend la balle de ping pong, elle est légère et un peu mouillée. Je serre mes doigts, arme mon bras, et tire. Mes yeux suivent la courbe de la balle. Elle finit par tomber droit dans le verre de mon adversaire. J'ai gagné. Puis soudain des cris de joie. Mes amies me saute au coup en disant :
—Bravo Élise !!!
Après un court moment d'euphorie, mon adversaire s'approche de moi et dit :
—Bravo, je t'ai sous estimé je crois. Tiens la bague, elle est à toi maintenant.
Il sourit et va commander une bière. Je regarde la bague, la bière commence à me monter à la tête. Je me décide à la mettre.
La soirée continue, on danse, on chante, on bois. Au bout de quelques heures, on finit par rentrer. Vingt minutes plus tard, je pousse la porte de mon appartement. Je jette mon sac dans un coin puis file à la douche. L'eau chaude coule sur ma peau nue, j'ai l'impression de me purifier. Puis je file me coucher. Mais la nuit ne fut pas sans rêve.
La soirée continue, on danse, on chante, on bois. Au bout de quelques heures, on finit par rentrer. Vingt minutes plus tard, je pousse la porte de mon appartement. Je jette mon sac dans un coin puis file à la douche. L'eau chaude coule sur ma peau nue, j'ai l'impression de me purifier. Puis je file me coucher. Mais la nuit ne fut pas sans rêve.
Autour de moi, les grandes maisons orangées s'étiraient le long d'une grande rue. Je me déplaçais dans la cité, mais je ne contrôlais pas où j'allais. Je marchais rapidement dans les rues. Les maisons cubiques en terre, les grandes robes des passants donnaient un air nord africain à la cité. Mais les gens étaient fortement vêtus, comme si on était en montagne. Je parcourais les ruelles labyrinthiques sans pouvoir me diriger. Mon esprit était dans le corps d'un autre. Soudain devant moi est apparue une grande place. Au centre, une grande fontaine orne la place, sous les arcades les marchands vendent leurs biens aux familles qui passaient. Je traverse la place esquivant les enfants qui courent et saluant les vieux qui boivent leur thé. Autour de moi le bruit d'une langue étrange résonnait dans mes oreilles. J'avais l'impression de la comprendre et à la fois elle m'était si étrangère.
Au bout de la place s'élevait un grand palais pyramidale orné de multiples statues aux formes humanoïdes. Je gravis les escaliers et entre dans une grande salle richement décorée. Je marche rapidement entre les couloirs dorés, puis rentre dans une chambre. J'ouvre un livre et commence à le lire. Des signes inconnu défilent sur les pages jaunes. Dehors le soleil tombe. Alors les lumières s'allument de partout. Je ferme le livre. Sors de la chambre, et me dirige au sous-sol du palais. Devant moi se trouvait une grande porte rouge gardée par deux soldats lourdement armés qui bloquaient le passage. Je leur dis quelque chose d'incompréhensible, puis entre. Un petit sas, fermé par une porte d'or et d'azur. Je commence à me déshabiller, les miroirs au mur me renvoient mon reflet. Mes cheveux noirs sont coiffés en un chignon, les reflets de ma peau, ma poitrine, la bague. Mon corps est à l'identique, et pourtant ce n'est pas moi. Derrière la porte j'entends des cris, des jouissances.
Je pose ma main sur ma porte, le double battant bleu s'ouvre lentement. Sous mes yeux une salle luxueuse s'étalent. Des piliers, des bassins, des palmiers, poufs, et autres accessoires. Et partout des couples procréent. Les femmes et les hommes en rut s'adonnaient aux plaisirs, jouissants dans la chair. Je ne comprenais pas, et à la fois j'avais envie. L'excitation montait en moi à mesure que je voyais le plaisir sous mes pupilles. L'envie posséda mon bras, ma main descendit entre mes cuisses. Je caresse de mes doigts fins mes lèvres inférieures. Mon majeur glisse doucement sur mon clitoris. Puis je les rentre. L'excitation monte à mesure que je frotte mes parois. Je ressens tant de plaisir. Mais je veux plus. D'une main je libère mes cheveux, puis je m'approche des couples qui dansent charnellement. Je marche jusqu'au bassin. L'eau est si chaude. Une jeune femme s'approche de moi. Un carré lisse noir tombant sur ses épaules nues. Ses seins étaient à peine plus gros que les miens.
Ses yeux d'un bleu pur pétillent d'envie. Elle s'approche doucement de moi en me tendant la main. Je l'attrape. Nos corps se collent et nos lèvres en fond de même. Elle me pousse contre le rebord du bassin et m'y assoit. Ses lèvres dévorent mon corps tandis que sa main s'est glissé dans mon sexe. Le plaisir monte en moi, si bon. Elle s'arrête et m'embrasse langoureusement. Puis elle monte à côté de moi, debout, son entrejambe à portée de lèvres. Je commence à lui dévorer lentement les cuisses, puis je passe au plat principal. Ma langue glisse sur sa vulve, alternant rapidité et lenteur. Elle passe sa main dans mes cheveux, collant ma tête à son corps. Un homme passe à côté de nous, lui demande quelque chose, puis ils s'embrassent passionnément. Son sexe devient dure, les doigts de ma déesse s'enroule autour et commence à le branler. En quelque minutes à peine la semence jaillit, éclaboussant ses cuisses. Elle se lèche les doigts, je recule la tête et la regarde.
Elle me pousse à m'allonger sur le dos. Puis commence à me lécher. Au bout d'un moment, elle lève la tête vers l'autre homme et lui fait un signe. Puis sa langue continue de me stimuler. Entre deux cris de plaisir, je remarque que l'homme a pris position derrière elle. Puis il commence à la pénétrer. Elle a l'air d'aimer et accélère ses coups de langues. Un autre homme s'approche de nous. Il me montre son sexe. Ma main s'agrippe à lui, je commence à le branler doucement. Puis il s'accroupit, son pénis a porté de lèvres. Je sors ma langue et commence à le sucer. Puis je l'englobe dans ma bouche. Tant de sensations. Si bon. Le plaisir parcourt mon corps. Il se retire et son sperme s'étale sur mes seins. La belle arête son cunnilingus tant les coups de rein la font jouir violemment. Elle s'étale sur moi, remplie de plaisir. Elle reprend son souffle, alors les deux hommes s'allongent sur le sol, sexe droits vers le ciel.
Elle se lève et se place en cowgirl sur celui que j'avais sucé, j'en fais de même sur l'autre. Je sens sa verge entrer en moi doucement. Je ne peux retenir un petit cri quand elle touche le bout de mon vagin. L'égyptienne me prend la main. Puis on commence à bouger en rythme. Je sens le pénis qui frotte toutes mes parois. Je crie tant le plaisir est immense. Autour de nous d'autres groupes se sont formés. Deux femmes s'aiment charnellement dans le bassin. Contre un palmier, deux hommes s'accouplent. Un homme et une femme partagent un moment intime sur un pouf. Tout autour de nous n'est que luxure et cris de jouissance absolue. On accélère le rythme. Je le sens stimuler mes tétons avec ses doigts. Soudain, il glisse son index sur mon clitoris. Le plaisir du sexe en est décuplé. Je sens que je vais venir. Le couple a côté à l'air proche de la jouissance aussi tant ma déesse crie. Je sens que le plaisir monte dans mon corps. Mes pieds fourmillent. Je viens. Je jouis. J'aime.
Je prends du plaisir à l'extrême. Nos cris de jouissance se joignent à un bruit divin. Ma conscience quitte le corps. J'ai l'impression de voler. Je quitte la salle un instant, mon âme est propulsée dans les airs. Je dépasse la ville. Je vois la vallée, les montagnes, la terre, l'univers. Puis je regagne mon corps. Jouissance divine. Je regarde la fille, l'embrasse. D'autre couples se sont approchés de nous, prêts à continuer ce rêve érotique. Soudain, le bruit strident du réveil me sortit de mon rêve.
J'ouvre les yeux. J'ai chaud. Une drôle de sensation parcourt mon corps. Je passe ma main sur mon sexe, ne sachant plus si j'ai rêvé ou pas, j'ai mouillé. Je me lève. J'ai l'impression d'être encore fatiguée. Les souvenirs de mon rêve me reviennent. C'était…bizarre et si bon. Sous vêtement, jean bleu, t-shirt et sweat bleu ciel. Puis je file à la fac. Mais je n'arrive pas à me concentrer sur les cours. Je suis omnibulé par la citée orangée, et la nuit divine que j'ai passé. Je triture ma bague, les symboles gravés dessus me rappellent ceux que j'ai vu en rêve. La journée passe. Puis vient la nuit. Le sommeil me fauche rapidement. Mais la nuit fut aussi longue que la précédente. Si mon corps est bien dans mon lit, mon esprit erre entre les rues pavées et les maisons de dix mètres de haut. Je reconnais les ruelles, et pourtant j'ai l'impression que quelque chose a changé, des gravures qui n'y étaient pas, des fissures. Je reprends le même chemin. Je traverse la même place.
Les enfants courent toujours, les vieux prennent le thé, mais ce n'est pas le même. Je monte dans ma chambre au palais, prend un livre, différent, plus gros, il semble plus complexe. Puis je descends les escaliers. Même porte rouge, mêmes gardes. J'entre, me déshabille. Mon corps est toujours semblable, pourtant j'ai l'impression que mes cheveux sont plus longs, mon regard plus affûté, mes seins moins fermes. Puis je pousse la porte et plonge dans l'orgie. D'autres couples, d'autres femmes et d'autres hommes qu'hier. Mais le plaisir et l'envie parcourent toujours mon corps. Puis lors du jouissement ultime mon esprit se détache et le bruit strident du réveil me sort encore une fois du rêve. La semaine passe, et toutes les nuits je suis dans la cité orange. Mais chaque nuit est différente. Les rues et bâtiments changent, l'orgie change, j'ai l'impression que mon corps devient plus vieux. Mais la cité et l'orgie me hantent, toujours, tout le temps.
Alors je me décide à faire des recherches. Peut-être qu'elle existe vraiment ? Le samedi matin je file à la bibliothèque. Je réfléchis. Le style architectural de la cité, cette terre orangée, les vêtements. Je finis par supposer qu'elle se trouve en Afrique du nord. Alors je sors tout ce que je trouve, atlas, cartes, légendes, livres d'histoires…Je passe de nombreuses heures à fouiller les ouvrages. Le soir tombe, les lumières s'allument. Les pages jaunies tournent sous mes doigts. Une image attire mon œil. Un massif montagneux, semblable à celui que je traverse à chaque jouissement. C'était là, j'en étais sûr. Une forte émotion de joie m'envahit. N'écoutant que mon instinct, je réserve un vol. Il en reste un dans la soirée. Je rentre chez moi et prends mon sac “départ montagne”. J'ai toujours un sac prêt à partir. Mes recherches et mon impatience m'ont conduit à le faire. Je prend un Uber et en dix minutes je suis à l'aéroport, prête à embarquer pour comprendre mes rêves.
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Commentaires ()
Je me demande bien ce qui attend Élise au bout de son voyage.