Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'onirique d'Al Thisir — Chapitre 2 · Jane
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'onirique d'Al Thisir
Chapitre 2 · Jane
L'aéroport est grand, je circule dans le duty free espérant trouver quelques bouteilles à bas prix. Une heure de lèche vitrine plus tard j'embarque. Deux escaliers descendent de l'avion. Je monte au fond, j'ai la place 26A. Je pose mon sac dans les rangements et m'installe, je suis sur une rangée de trois, collée au hublot. Quelques minutes plus tard une jeune femme s'installe à côté de moi. Des jolies cheveux châtains, tombant en un carré ondulé. Des yeux ambrés pétillants de quelques désirs. Ses petites lèvres un peu rosées me donnaient envie de les embrasser. Sa peau bronzée par le soleil avait l'air si chaude. Je rougis instantanément. Qu'est-ce qu'il m'arrivait ? Depuis quand je regardais les gens comme une louve affamée ?!? Elle me sourit et s'assoit, tire sa jupe vers ses genoux et ouvre un peu le col de sa chemise, laissant apparaître son soutien gorge en dentelle bleu foncé. Elle sort un livre et j'en fait de même.
Je regarde sa couverture, un phare, une mer déchaînée et un titre : “vague de désir”. Je me concentre sur le mien, un ouvrage sur l'atlas emprunté à la bibliothèque avant de partir. Le temps de lire quelques pages et la voix du pilote se fait entendre. Puis l'avion met les gaz et commence son ascension. Très rapidement, la pression se fait sentir. Ma voisine sort des chewing-gums. Elle s'en prend un puis se tourne vers moi et dit : “
— T'en veux un ?
J'en ai dans le sac, mais j'avais envie d'engager la conversation.
— Oui merci
Goût menthe fraîche.
— Tu lisais quoi ?
— Tu lisais quoi ?
Je lui montre la couverture et répond
— Un livre sur l'atlas.
— Tu comptes faire de la rando ?
— Oui, je veux aller dans les vallées de l'atlas. Et toi ?
— Moi je vais au Maroc pour la photo.
— Passion ou métier ?
— Un peu des deux écoutes. Je poste des photos et ça me fait une bonne rémunération.
— Oh wouah, tu dois être connue.
— Ah ah, pas tant que ça. En fait je me présente, je m'appelle Jane.
— Tu comptes faire de la rando ?
— Oui, je veux aller dans les vallées de l'atlas. Et toi ?
— Moi je vais au Maroc pour la photo.
— Passion ou métier ?
— Un peu des deux écoutes. Je poste des photos et ça me fait une bonne rémunération.
— Oh wouah, tu dois être connue.
— Ah ah, pas tant que ça. En fait je me présente, je m'appelle Jane.
Même son rire me fait fondre.
— Moi c'est Élise, il parlait de quoi ton livre ?
— Oh c'est un court roman, un homme qui va retrouver sa femme après un long séjour en mer.
— De la romance alors.
— Mmm…
— Oh c'est un court roman, un homme qui va retrouver sa femme après un long séjour en mer.
— De la romance alors.
— Mmm…
Elle a l'air de réfléchir, d'hésiter à répondre, puis elle dit.
— De la romance mais un peu…hot.
Elle tourne le livre, 2 flammes sont dessinées en bas du résumé. Je rougis un peu et enchaîne d'une voix maladroite.
— C'est…mmm…très bien aussi comme lecture. Tout le monde en lit maintenant.
— Ah oui ? Tu en lis aussi ?
— Ah oui ? Tu en lis aussi ?
Un petit sourire se dessinait sur son visage, elle ressemblait à un chat joueur.
— Euh oui bien sûr, enfin c'est pas ma lecture principale mais oui.
— Tu as l'air bien gênée pour une amatrice de x.
— Tu as l'air bien gênée pour une amatrice de x.
En disant ça, elle pose sa main sur ma cuisse, ce qui a pour effet de me faire rougir encore plus.
— C'est que je n'ai pas l'habitude d'en parler.
— De le faire alors ?
— Hein non ! Enfin si mais…
— De le faire alors ?
— Hein non ! Enfin si mais…
J'étais écarlate.
— Ah ah, désolé, je te taquine.
Mais tout en disant cela, sa main remonte le long de mon jean.
— C'est pas grave…
Mes pupilles s'étaient plongées dans les siennes. On était seules sur la rangée, fond d'avion. Les pensées affluaient dans mon esprit. L'avion c'est excitant non ? Elle veut du sexe ? Je veux du sexe ? C'est autorisé même ? Et si les hôtesses nous jetaient de l'avion ? Elle a envie non ? J'ai envie c'est sûr. Elle est si belle. J'essaie de l'embrasser ? Je pose ma main sur sa cuisse ? Je remonte sa main ? Elle joue avec moi ? Je n'arrivais plus à réfléchir. Je devais être pivoine vu qu'elle me demande : “
— Ça va ? Tu es très rouge.
Elle enlève sa main de ma cuisse et dit
— Désolé si je t'ai gênée. J'étais peut être trop tactile
Je décide de suivre mon instinct, j'attrape sa main et la replace proche de mon entre-jambe. Elle a l'air surprise. Je dis
— Non ne t'en fais pas, je ne savais juste pas vraiment ce que tu voulais.
— J'avoue que tu m'attires bien…et je suis d'humeur “chaleureuse” après mes quelques chapitres.”
— J'avoue que tu m'attires bien…et je suis d'humeur “chaleureuse” après mes quelques chapitres.”
On se regarde droit dans les yeux, on pétille d'excitation. Alors nos tête s'approchent, encore et encore, doucement. Puis nos lèvres se collent, sa main se serre sur ma cuisse. Elle a un léger goût de menthe. Dehors seules les étoiles peuvent nous voir, à 10 000 mètres d'altitude. Puis on se décolle. Je prends l'initiative et glisse mes doigts sous sa jupe noire. J'écarte sa cullote, elle est humide. Alors j'enfonce mes doigts en elle. Je glisse jusqu'au fond. Elle se mord les lèvres pour retenir un gémissement. Je commence à bouger. Elle glisse ses doigts dans mon pantalon, sous ma culotte. Elle se frotte à mon clitoris. Une masturbation mutuelle au-dessus des nuages. Tabou excitant. Nos mouvements se synchronisent, les majeurs accélérant et ralentissants ensembles. On monte, on monte. L'excitation conquiert nos cerveaux. Mes dents serrent de plus en plus mes lèvres pour m'éviter un cris de plaisir. Puis on sent qu'on n'arrivera pas à se retenir.
Alors on s'arrête, sur la faim, mais préférant éviter le scandale. Elle continue de passer ses doigts doucement sur mes lèvres et vient me chuchoter à l'oreille : “
— Ça te dit de continuer ça après l'avion ? Je loge dans un hôtel pas loin de l'atlas, un chauffeur peut nous y emmener.
L'occasion tombait bien, je n'avais pas de toit et j'avais encore envie d'elle. J'hoche la tête. On retire nos mains. On se sourit. Elle a l'air contente. On s'embrasse. Puis on redevient inconnues.
Elle reprend son livre, moi je dors un peu. La cité orange revient me hanter. Ses maisons cubiques et terreuses. Ses routes pavées. Mais tout à l'air si vétuste. La fontaine de la grande place ne coule plus. Le peuple semble maigre, vieux, mort. Mon corps monte les marches du palais. Les statues ont disparu, les fissures parcourent les murs. J'entre dans ma chambre. Les draps sont tachés d'un ancien thé, la bibliothèque ne possède plus de livres. Tout a l'air si mort, je sens des larmes couler le long de mes joues. J'ouvre la fenêtre. Un immense fleuve traverse la ville, les murs sont tombés, les maisons effondrées. A certains endroits, seules des ruines et des arbres sont encore visibles.
Je monte sur le rebord de la fenêtre, le vent frappe mon visage, le goût salé de mes larmes coule dans ma bouche. Je ferme les yeux. La voix stridente du pilote me sort du songe. Mes yeux sont encore humides. Je ne comprends rien à ce qu'il m'arrive. Il faut que je la voie, je dois trouver cette cité. Je regarde à côté de moi. Jane à l'air effrayée, elle me demande : “
— Tout va bien ?
Je ne sais quoi répondre
— Tu es toute blanche. Tu as fait un cauchemar ?
— Je…oui.
— Je…oui.
Je ne sais même plus si c'est un cauchemar ou la réalité. Qui est le rêve ?
Elle me prend dans ses bras. Son étreinte me fait du bien, mais mes larmes coulent. On finit par se poser. J'ai repris mes esprits. Malgré la nuit, l'air de Marrakech est chaud. On prend le bus pour rejoindre l'aéroport, récupère nos bagages, passe de multiples contrôles, puis on arrive enfin à sortir de l'aéroport. Jane repère son chauffeur. Ils discutent de mon sort. Elle finit par lui glisser un billet dans la main puis me fait signe de venir. Je monte dans le 4x4. On roule quelque temps. Derrière les palmiers, secoués par le vent, s'entendaient toutes sortes de maisons cubiques. Peintes dans des tons orangés, quelques briques apparentes, toits pleins ou en toile. De l'autre côté, les maisons jaunâtres étaient plus espacées, laissant apparaître des friches désertiques où poussaient quelques herbes rases ou des oliviers. Un peu plus loin, des petits étals étaient installés au rez-de-chaussée des maisons. Fermés pour la nuit. Plus on roulait, plus le décor changeait.
Elle me prend dans ses bras. Son étreinte me fait du bien, mais mes larmes coulent. On finit par se poser. J'ai repris mes esprits. Malgré la nuit, l'air de Marrakech est chaud. On prend le bus pour rejoindre l'aéroport, récupère nos bagages, passe de multiples contrôles, puis on arrive enfin à sortir de l'aéroport. Jane repère son chauffeur. Ils discutent de mon sort. Elle finit par lui glisser un billet dans la main puis me fait signe de venir. Je monte dans le 4x4. On roule quelque temps. Derrière les palmiers, secoués par le vent, s'entendaient toutes sortes de maisons cubiques. Peintes dans des tons orangés, quelques briques apparentes, toits pleins ou en toile. De l'autre côté, les maisons jaunâtres étaient plus espacées, laissant apparaître des friches désertiques où poussaient quelques herbes rases ou des oliviers. Un peu plus loin, des petits étals étaient installés au rez-de-chaussée des maisons. Fermés pour la nuit. Plus on roulait, plus le décor changeait.
La terre rouge s'étalait sur les bords de la route, mais les herbes étaient plus hautes et plus vertes. La route montait et la température descendait. Autour de nous la plaine désertique avait laissé place à de la montagne. On avait quitté la civilisation, seules quelques maisons de bergers bordaient la route. Enfin, l'hôtel. Un grand château arabe au mur orange. Au milieu de la muraille s'ouvre la porte de bois massif. On entre, je suis impressionnée par la taille de l'hôtel. Rapidement, un bagagiste en costume arrive pour nous décharger de nos valises. Le temps que l'on vérifie nos passeports on patiente dans un salon. Des fauteuils gris sont disposés autour d'une table de bois. Sur les murs blancs et marrons, des grands tableaux représentent la vie quotidienne du moyen âge maghrébin. On nous apporte rapidement un thé, il est amer. Une grande baie vitrée donne sur les collines arides. De l'autre côté, un grand escalier mène aux étages supérieurs.
Puis on nous donne une clef et nous amène à la chambre. Le groom nous laisse et on entre. La pièce est grande, un bon 30m². Au centre, un grand lit bordé d'une couette bleue devant une baie vitrée qui s'étend, donnant sur un balcon. Des tableaux étaient accrochés aux murs. De grands rideaux tombaient. Les murs bleus de la chambre lui donnaient un caractère noble, classe. Jane m'attrape par le sweat. Je me laisse entraîner. Elle colle ses lèvres aux miennes. Je sens sa langue qui s'enroule autour de la mienne, french kiss. Ses mains me caressent les fesses. Mes doigts frôlent ses seins. On roule sur le lit. L'excitation de l'avion nous a rattrapé. Elle fait sauter les boutons de sa chemise et fait voler sa jupe. Nue, seule la dentelle bleu, florale, de ses sous-vêtements me sépare de sa peau chaleureuse. Ses mains glissent le long de mon corps et enlèvent mes vêtements, je me retrouve en brassière et culotte rayée. Elle commence à m'embrasser de partout.
Puis fait disparaître ma brassière pour sucer mes seins. L'envie monte en moi. Elle se couche et écarte les cuisses. J'élève sa culotte et glisse mes doigts dans sa fente. Si je la trouvais mouillée dans l'avion ce n'était rien comparé à maintenant. Je m'approche pour y glisser ma langue, mais un léger goût acide me pousse à me concentrer plutôt sur le reste de son corps. Mes mains la caressent et la pénètrent, tandis que mes lèvres jouent avec ses seins. On se roule dans les draps de longues minutes. Ses doigts m'emmènent tant de fois au nirvana. Nos corps dansent une chorégraphie charnelle, alternant entre donneuse et receveuse, allant chacune notre tour côtoyer le divin. On se donne dans le plaisir et la luxure jusqu'au soleil levant. Alors, sous les doux rayons du soleil on se roule sous les draps, rompue de la soirée.
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