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✦ Infinity_rose L'onirique d'Al Thisir XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'onirique d'Al Thisir — Chapitre 3 · Al Thisir

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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L'onirique d'Al Thisir

Chapitre 3 · Al Thisir

Les draps recouvraient mon corps, mais mon esprit était reparti dans la cité orange. J'étais allongée par terre, au pied d'un mur du palais royal. Il était encore plus abîmé que pendant mon dernier rêve. Je me lève, le sable et la terre collent à mes vêtements. Je parcours les grands jardins, l'irrigation est à sec, les plantes se meurent, les arbres centenaire ne sont plus que des troncs secs. Je sors du palais, un cortège d'hommes, femmes et enfants lourdement chargés marche lentement sur l'axe principal. Ils semblent quitter la ville. Autour d'eux, les maisons orangées semblent sur le point de s'effondrer. Je me joins à leur marche. On quitte la ville et on monte la montagne jusqu'à ce que la ville soit bien loin. Alors tous posent leurs sac et s'alignent face à la ville. Soudain, ils commencent à chanter, un mot revient souvent “Al Thisir”. Des signes lumineux s'élèvent dans le ciel. Alors un immense jet d'eau sort de la montagne.
Il s'écoule à une vitesse fulminante et inonde la vallée en quelques secondes à peine. La cité orange n'était plus. Le cortège continue jusqu'au sommet. Alors un homme se place en amont et commence à parler dans leur dialecte, mais je comprends au ton qu'il est énervé. Soudain, il me pointe du doigt en criant. Sans que je comprenne ce qu'il m'arrivait, une dizaine d'homme encapuchonnés m'encadrent. Ils commencent à réciter des formules incompréhensibles. Je ne pouvais plus bouger. Alors mon corps commença à s'élever au-dessus du sol. Soudain, une force m'attire contre la montagne. J'étais entrée dans la montagne. Je me réveille en sursaut. Je suis de retour dans la chambre bleue, Jane dort paisiblement. Je regarde mon portable, 13h27. Jane se réveille suite à mes mouvements, elle me caresse un peu, et file à la douche. Elle me fait signe de la rejoindre. Je ne peux me retenir et la suis. Tandis que l'eau coule sur nos corps nos mains les parcourent et nos bouche se joignent.
On se caresse, se pénètre, quelques cris de bonheur sortent de nos bouches quand elles ne sont pas occupées à s'embrasser. Puis on finit de se savonner et de se rincer. De retour dans la chambre, elle enfile un peignoir et me demande de prendre quelques photos. J'obéis, la luxure se lit sur son visage. Tandis que je prends les photos, elle change de position, ses yeux brillent de plaisir. Quelques minutes plus tard, la séance prend fin. Elle m'embrasse pour me remercier, puis s'habille. Pantalon vert et chemise aux manches de dentelle. Moi j'enfile un pantalon cargo mauve et un t-shirt blanc. Elle dit : “
— Je suppose que tu dois partir ?
— Oui, je dois aller faire mes recherches dans l'Atlas.
— Dommage
— On se reverra sûrement non ?
— Bien sûr, déjà il faut que tu m'envoies les photos.
Je rougis, si les prendre ne m'avait pas dérangé les mentionner me gênait.
— Bien sur oui
Elle fouille dans sa poche et sort une petite carte.
— Tiens voilà mon insta. Tu feras ça en voiture. Sors de l'hôtel, mon chauffeur t'emmènera au camp de l'atlas.
— Je…
— Ne t'inquiètes pas, j'avais envie de t'aider un peu. Puis j'ai beaucoup apprécié les moments que l'on a passé ensemble.
— Merci
Je ne savais pas quoi répondre. J'avais envie de rester avec elle, mais je devais aller dans l'Atlas.
Elle s'approche de moi et m'embrasse longuement, nos langues se collent comme pour se dire un dernier au revoir. Puis on se sépare. Je prends mon sac, lui adresse un dernier au revoir puis je quitte la chambre. Je sors de l'hôtel et le chauffeur me mène à sa voiture. Je monte à l'arrière et il commence à rouler. On traverse des plaines désertiques, ponctuées de quelques villages aux maisons cubiques. J'ouvre Instagram et cherche son compte. Alors sa tête apparaît. Je clique et arrive sur sa page. Son corps remplit mon écran. Les positions érotiques s'enchaînent sur ses publications. Je rougis fortement. Elle est belle. Je lui envoie ses photos, le shooting est pas si mal, mais il n'a rien à voir à côté de ses posts. Elle like et répond “merci, j'ai hâte de te revoir. Quand tu as finis ta rando passe me voir” je like et répond “bien sur, avec plaisir”. Puis je ferme insta et me concentre sur la route. On finit par arriver au camp.
A peine je suis descendu que le chauffeur repart, drôle de personnage. Le froid de la montagne me pousse à enfiler ma polaire. De nombreuses petites boutiques vendent pierres, bijoux marocain et habits. Je me balade dans les rues, demande mon chemin et enfin je finis par trouver la “maison des guides”. J'entre, une grande salle remplie de tables et un guichet au fond. Je m'approche et demande si un guide peut m'emmener à Al Thisir, seule réelle piste pour trouver ma cité. Hélas ce nom ne dit rien. Je demande aux guides présents, mais aucun n'a entendu parlé de cette cité, et même quand je leur donne les détails du palais aucun ne peut m'aider. Je sors, un peu déprimée, il va falloir que je pousse mes recherches plus loin. Je me pose dans un café et je commande du thé. Le liquide chaud et amer coule dans ma gorge, laissant des effluves de menthe. Soudain, un homme s'assoit en face de moi. Le teint mat typique des marocains, une polaire bleu marine et un pantalon gris.
Ses cheveux bouclés noirs étaient assortis à ses yeux. Ses grosses lèvres bougent et il me dit : “
— Vous cherchez Al Thisir ?
— Son regard était méfiant
— Oui.
— Comment vous connaissez cet endroit ?
— Je l'ai vu dans un livre
Je n'avais pas confiance, mon instinct me disait de mentir.
Il souffle.
— Madame, ça va être long si vous mentez.
— Pourquoi je mentirai ?
Ma voix trahissait une légère peur.
— Cette ville n'existe dans aucun livre.
— Je…
— Dites moi la vérité, comment avez-vous appris le nom de cette ville.
— J'en ai rêvé.
— Bien sûr.
— Je vous assure que c'est la vérité. Elle me hante toutes les nuits. Dès que je ferme les yeux je me retrouve sur la grande place ou dans le palais.
Ses yeux étaient plongés dans les miens, comme pour sonder mon âme.
— Pourquoi vous la cherchez ?
— Pour en finir avec ces rêves qui me hantent.
— Alors suivez moi.
Il se lève, je décide de le suivre. On quitte rapidement l'axe principal pour rejoindre les petites ruelles. Les maisons en terre ferreuse bordent la route. Parfois un visage sec apparaît aux fenêtres bleues. On marche quelques minutes, sans bruit, seuls les oiseaux et les mules ont le droit de faire du bruit. On finit par s'arrêter devant une porte de bois taillée. Il toque, un vieillard lui ouvre la porte et on entre. On s'assoit dans un petit salon. Les coussins sont riches en couleurs, décorés de symboles géométriques. Un homme habillé d'une grande abaya ocre salue le guide, et pose un plateau de thé, nous sert deux verres puis se retire. Un vieillard entre dans la pièce. Il est vêtu d'une abaya bleue foncée, qui fait ressortir ses yeux bleus clairs, si purs, il me rappelait l'égyptienne de mes rêves. Il marque un arrêt en me voyant, puis il s'assoit à côté de nous. Il commence à parler avec l'autre homme en arabe.
Après un petit temps de conversation le guide se tourne vers moi et me dis : “
— Le père a l'air de vous faire confiance. Il croit en vos rêves. Alors si vous voulez faire le voyage jusqu'à Al Thisir je peux vous y conduire.
— J'accepte.
— Très bien, mon nom est Asir.
— Enchanté, moi c'est Élise.
— Remplissez vos gourdes dans la salle d'eau, je vous attend dehors.
Le guide sort, le vieillard s'approche de moi et prend ma main. Avec son doigt il trace un signe. Me dit quelque chose en arabe. Puis part. Je vais remplir ma gourde, sans vraiment comprendre ce dans quoi je me suis engagée. Je rejoins le guide, je ne sais pas à quoi m'attendre, j'ai un peu peur, mais à la fois j'ai envie de savoir, de comprendre ces rêves fous. Le guide me demande si je suis prête puis on y va. Le chemin serpentait entre les saules pleureurs et les roches ferreuses. En quelques minutes, on arrive devant une cascade d'eau claire. L'eau s'écoulait au travers des pierres rougeâtres. Sur le côté, une échoppe en bois bleu vendait du thé. Une petite terrasse remplie de tapis, coussins et canapés multicolores était pleine de touristes. Le temps d'une petite contemplation puis on quitte la zone touristique. Le sol lisse est recouvert de petits graviers orangés. Plus on avance sur le chemin et plus la végétation devient dense.
Les saules laissent place aux frênes, aux chênes et aux autres essences. Quelques cultures en terrasse s'étendent sur le flanc, ici poussent les pommiers et les iris. En contrebas on aperçoit un petit village aux maisons rouges et cubiques. On traverse la rivière sur un pont de bois un peu tremblant. Quelques mètres plus loin un grillage délimite une zone, le guide dit :
— Cimetière.
Loin des cimetières européen aux grandes tombes de pierre, ici juste des plaques en ardoise. On pousse le portail et entre. Des hautes herbes vertes entourent le petit chemin qui mène à un tombeau. Le petit mausolée était en pierres peintes en rouge, surplombé d'un toit de tuiles un peu verdâtres. A côté, un grand cerisier en fleur semblait avoir des siècles. Je me demandais vraiment ce que l'on faisait là. Je commençais à vraiment trouver ça bizarre. Puis Asir entre dans la tombe. J'hésite à le suivre, puis me décide. L'intérieur est richement décoré. Au centre, un cercueil. Sur les murs blancs une fresque représente la naissance et la chute d'une ville. A force de la regarder, je remarque qu'un des bâtiments ressemble au palais d'Al Thisir. J'étais sur la bonne piste. Le guide soulève un tapis et découvre une trappe. On descend dans une petite cave. Il fait froid. Des petits coussins sont posés autour d'une table basse.
Il me fait signe de m'asseoir tandis qu'il se dirige vers une autre pièce. Les coussins sont durs, je stresse. Il revient avec un plateau de thé et sert deux verres. Le liquide vert coule dans mon verre, quelques herbes reposent au fond. C'est sans risque ? Asir prend le verre et m'invite à faire de même. Puis on le vide cul sec. Je sens la chaleur dans ma gorge. Alors ma vision devient trouble, je me sens tourner, tout devient noir.
J'ouvre les yeux. Je suis dans les rues de la cité orange. Mais elle m'a l'air différente. Je sens une main se poser sur mon épaule. Derrière moi je vois Asir, sa polaire et son pantalon on laissé place à une chemise blanche et un pantalon large crème. Il dit :
— Bienvenue à Al Thisir, ou du moins sa reconstruction.
— Sa reconstruction ?
— Oui, qu'as-tu vu en rêve ?
— J'ai vu les magnifiques rues, la grande place avec ses jets d'eau, le palais et ses salles ornées…et puis les fissures, la dégradation, la mort
— Tu as vu jusqu'à l'exil ?
— Oui, jusqu'à la montée dans la montagne.
— Et bien la ville a été détruite, alors on en a reconstruit une. Bienvenue à la nouvelle Al Thisir. Va dans ta chambre au palais, tu devras trouver un objet à toi, mets le.
— Bien, merci.”
Je m'éloigne du guide, je passe à travers les grandes rues de la ville. Je ne suis jamais venue mais j'ai foulé ces axes tant de fois en rêve. D'ailleurs suis je en train de rêver ? Ou est-ce la réalité ? J'arrive sur la place principale, la grande fontaine brille d'une eau cristalline. Des gens circulent sur la place, allant de commerce en commerce. Enfin les grandes marches du palais. Les statues ont retrouvé leur place. J'entre, j'avance machinalement jusqu'à ma chambre. La bibliothèque est encore vide. Sur le lit, les draps ont l'air d'être neufs, mais inutilisés. Sur la table de nuit je remarque la bague. Moi qui pensait l'avoir perdu. Je la prends en main, j'hésite à la mettre. Je sens que si je la mets, ce sera la dernière fois que je viendrai ici. Je prend un fil et l'accroche pour me faire un collier, la bague en pendentif. Alors je pense à la salle dans le sous-sol, la curiosité et l'envie m'envahissent. Je traverse le sous-sol, enfin j'arrive devant la grande porte.
Deux gardes sont postés devant, j'hésite, et s'ils m'empêchent de rentrer ? Je m'avance vers eux. Ils me sourient et me laissent passer sans problème. Me voilà dans le sas. Je tends l'oreille, derrière la porte j'entends les cris de plaisir des gens en rut. Alors mes habits glissent sur mon corps. Ma peau nue se reflète dans les miroirs. Je détache mes cheveux, une rivière de jais coule entre mes omoplates. Je pose une main sur la porte azur, les souvenirs des soirées intenses que j'ai passé ici me rendent humide. Alors je pousse la porte. Les piliers, les bassins, les palmiers, poufs, et autres accessoires s'offrent à ma vue, partout où je pose le regard des groupes copulent. Alors je décide de m'avancer à travers la salle. Soudain, mon regard est attiré par un couple. L'homme est assis sur un pouf tandis que sa compagne, genoux à terre, lui fait une fellation. Il pose ses main sur ses cheveux d'or, bloquant momentanément ses lèvres roses sur son sexe.
Ses yeux marrons se ferment lorsqu'il jouit. Elle lève ses iris bleus vers lui, la joie de voir un visage empli de plaisir éclate ses pupilles. Je m'approche d'eux et glisse ma main sur le dos de la fille. Elle se tourne et se relève, sur sa peau blanche se reflète un collier d'or avec écrit Svelg. Elle se colle à moi et on commence à se caresser, sa peau est si douce. Ses yeux brillent d'excitation, on dirait des saphirs. Alors nos bouche se collent, nos yeux se ferment, nos langues se croisent. Je sens ses doigts glisser entre mes cuisses et commencer à me masturber. Sur le côté l'homme a commencé à bander, son poignet s'agite sur son pénis. Alors la blonde nous fait tourner et me pousse sur le pouf, j'atterris entre les jambes de son partenaire, je sens son sexe dur le long de mon coccyx. Puis elle se met à quatre pattes devant moi, s'approche et écarte mes cuisses. Sa langue s'approche de ma vulve, je sens sa respiration. Le contact rugueux m'arrache un petit cri de plaisir.
Tandis qu'elle lèche mon sexe les grandes mains de notre partenaire m'agrippent les seins. La double stimulation me fait tant de bien. L'homme derrière moi finit par se relever, seule sur le pouf je tombe en arrière, la tête dépassant du coussin. Il se met à genoux, de sorte que son sexe soit à porté de gorge, puis s'avance et me pénètre. Dans cette position il s'avance jusqu'au fond de ma gorge, à peine quelques minutes de vas et vient et il se retire. Je me relève, voir la tête blonde me lècher m'excite encore plus. L'homme se place derrière elle et commence à la doigter. Puis je le vois se relever pour la pénétrer. Les pupilles de Svelg se dilatent complètement quand le penis écarte ses parois. Pendant qu'il lui met des coups de reins elle essaie de continuer de me lècher, mais elle abandonne rapidement, tant le sexe est intense.
En à peine quelques minutes elle vient, je sens ses mains s'agripper à mes cuisses, un dernier cri puis elle pose sa tête sur mes jambes, essoufflée de l'action. Il se retire, encore dur et s'approche de moi. Je me lève du pouf et Svelg prend ma place, la main sur sa chatte, prête à ne rien louper du spectacle charnel. Je m'approche de l'homme, nos corps se collent, je sens son membre chaud contre ma cuisse. Ses grandes mains agrippent mes fesses. Puis on commence à s'embrasser. Rapidement l'embrassade finit au sol, nos deux corps roulent, nos consciences s'éteignent, seule l'animalité reste. Alors je me place à quatre pattes, cambrée, trou écarté. Je sens son sexe qui pénetre le mien. Je sens son membre qui coulisse lentement entre mes paroies. Puis soudain il accélère. Il n'y a plus une parole. Plus que des cris, des gémissements, des grognements. Je relève à peine la tête, mais je vois que la blonde a commencé à se toucher devant ce spectacle bestial. Il accélère encore et encore.
Son membre dur me pénètre jusqu'au bout. Après de nombreux vas et vien on jouit ensemble dans un ultime gémissement. Je sens le sperme chaud qui s'écoule en moi. Svelg quitte le pouf et commence à m'enlacer. Alors on s'embrasse tendrement. Lui recommence à bander devant cette vision lesbienne. Soudain je sens que mon corps devient bizarre, ma peau devient translucide, je m'efface petit à petit. Un air triste semble gagner le regard de Svelg. Elle m'embrasse une dernière fois. Les ténèbres m'englobent. Je me retrouve seule, au milieu du vide. J'ai peur, et pourtant je me sens bien. J'entends un chant, je ne connais pas cette langue, mais j'ai l'impression de tout comprendre. Soudain j'ouvre les yeux. Au-dessus de moi s'étend un plafond en bois. Je regarde ma main, la bague à disparue. Je suis allongée sur un lit. Avant que la panique me gagne, je reconnais le guide assis à ma gauche. Il me regarde et dit :"
— Alors cette dernière visite à Al Thisir ? Votre voyage s'est conclu en beauté ?
— Je…
— Pas la peine de me répondre. Vous arrivez à vous lever ?
— J'essaie, mes jambes me font un peu mal, mais j'arrive à marcher sans réel problème.
— Parfait, tenez votre sac, prenez le et suivez moi."
Je le prends sans discuter et je le suis. On sort du bâtiment, tout autour est silencieux. On est loin du brouhaha constant des grandes villes. On arrive rapidement à un petit arrêt de bus. Une légère brise fait tomber des pétales de cerisier. Tout est calme. Je repense à la ville orange. A toutes ces folies que j'ai vécues. Je n'arrive pas vraiment à savoir où était le rêve et où était la réalité. Soudain, une camionnette noire s'arrête devant nous.
Voilà le transport qui vous ramènera à l'aéroport, un billet est glissé dans votre portefeuille.
Je ne savais pas quoi dire. Il me fait signe de monter et je m'exécute. Avant de fermer la porte il dit : “
— Ne vous inquiétez plus pour les rêves, vos nuits vont redevenir normales."
Puis la porte se ferme. Le moteur démarre. L'autoradio chante une musique arabe. On quitte rapidement les montagnes et la route devient plus vide, entourée de désert. Dans à peine quelques heures je serai dans un avion, fin de l'aventure. Je ne verrai plus jamais cette magnifique cité, mais ces souvenirs resteront gravés en moi. Je repense à Jane. Je regarde son Instagram. J'ai envie de l'appeler. Je me demande si une orgie la tenterait ? Je verrai bien de retour en France. Là je me sens exténuée, tant que je m'endors contre la vitre, une nuit noire, sans rêve, reposante.
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