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✦ tounet777 Le secret de Gaël XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le secret de Gaël — Chapitre 2

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Le secret de Gaël

Chapitre 2

Chapitre 2
Il m'attrape doucement et me tire contre lui, me calant dans le creux de son épaule. Sa jambe se pose naturellement sur les miennes.
Je suis en caleçon et tee-shirt contre son corps en boxer, nos peaux séparées par un minimum de tissu. Je sens son bras lourd autour de mes épaules. Il a gagné, il a tout eu : la rupture, la provocation, et maintenant, la satisfaction de me tenir.
Je me laisse glisser contre lui. La chaleur de son corps est mon seul réconfort. Nous regardons le film, mais je sens seulement son cœur battre. Épuisé par les émotions de la soirée, je finis par m'endormir, blotti dans les bras de Louis.
Je ne dors pas. Comment trouver le repos, collé à la source même de mon obsession, après le baiser de défi de Louis ? Nous sommes en sous-vêtements, serrés l'un contre l'autre. La ligne amicale est pulvérisée, la ligne physique est une torture constante.
Louis s'endort rapidement. Moi, je suis à l'écoute de chacune de ses respirations.
Au bout d'une heure, l'inéluctable se produit. Louis se met à bander. Je le sens se durcir contre moi ; la masse ferme et lourde de son sexe en érection presse contre mes fesses à travers nos sous-vêtements. C'est inconscient, c'est un réflexe, mais la pression est constante, brûlante.
Il commence à bouger dans son sommeil. Il ne fait pas que dormir, il se frotte contre moi. Doucement d'abord, puis avec plus d'insistance. Le mouvement est lent, la friction régulière, presque sensuelle. Il me serre très fort dans ses bras, m'immobilisant dans cette position intime. Son corps est un four contre le mien.
Son souffle chaud et humide, dans mon cou, le long de ma nuque, me provoque des frissons. Je lutte pour ne pas gémir, pour ne pas réagir à ce frottement involontaire.
L'escalade se poursuit. Dans son sommeil, le bras de Louis glisse. Sous mon tee-shirt, ses doigts forts et musclés se faufilent, caressant mon flanc, remontant le long de ma colonne vertébrale, puis s'attardant sur le bas de mon dos, me pressant encore plus fermement contre son érection. C'est le contact peau contre peau, sans aucune barrière.
Je passe des heures ainsi, entre désir et panique. Chaque fois que son érection faiblit légèrement, elle revient, plus dure, plus exigeante, souvent accompagnée d'un grognement satisfait de Louis. Je ne dors qu'à l'aube, épuisé par la lutte contre mon propre corps.
Je me réveille en sursaut. La lumière du matin est vive. Louis dort encore, mais je sens immédiatement l'intensité de la situation.
Je suis toujours serré contre lui, sa main est sous mon tee-shirt, sa jambe est lourde sur les miennes. Surtout, je sens sa gaule matinale, massive, lourde, plus dure que jamais. Je lève doucement la tête pour m'échapper. C'est là que je vois...
Sous son boxer noir moulant, l'érection de Louis est si puissante que le tissu est tendu à l'extrême. Et, dans un pli ou une légère ouverture du tissu, le bout de son gland dépasse. Juste la pointe, la tête rose et brillante, exposée à l'air.
Je vois et je rougis. Mon cœur s'emballe. C'est une intimité absolue. Louis grogne en se réveillant, étirant ses longs bras. Il me regarde. Il vremarque immédiatement où mon regard est fixé. Et, bien sûr, il voit ma rougeur. Il sourit. Ce n'est pas un sourire amical. C'est un sourire d'amusement pur, le sourire d'un prédateur qui a piégé sa proie.
Il ne se couvre pas. Il s'assied sur le lit, dos à la lumière, face à moi. Juste pour me provoquer, il écarte légèrement les jambes, sur lesquelles glisse doucement son boxer. Il sort sa queue bien épilée, lourde, veineuse et bien dure. L'érection est imposante, entourée de ses couilles bien lisses.
Mon souffle se bloque dans ma gorge. Je suis hypnotisé.
Louis me regarde droit dans les yeux. Il attrape sa base d'une main ferme et, dans un mouvement lent et délibéré, il se branle trente secondes devant moi. Son poignet monte et descend, ses yeux sont rivés aux miens. C'est un acte de domination pure.
Je n'arrive pas à détourner mon regard. Je vois la tension, les veines, le gland qui rougit. Louis, ça le faisait sourire. Il jouit visiblement de mon désarroi.
Après trente secondes qui semblent une éternité, il s'arrête. Il est toujours incroyablement dur. Il range lentement son matos, toujours aussi dur, dans son boxer.
L'acte de provocation est terminé, mais l'érection est toujours là. Me laissant seul, tremblant, d'un bond Louis se lève du lit, qu'il contourne pour s'approcher immédiatement. Il m'attrape dans ses bras pour me dire bonjour en me tirant contre lui, me poussant contre le carrelage mural. Je me retrouve contre le mur, pressé par son corps puissant.
Louis me colle de toutes ses forces. Je sens la chaleur de son corps nu sous le boxer. Son érection, toujours présente, me presse, dure et sans pitié, contre mon propre bassin et mon caleçon.
Il ne s'arrête pas là. Il m'embrasse sur la joue un peu trop près de la bouche, frôlant la commissure de mes lèvres. Puis, il me dépose un petit bisou dans le cou, là où son souffle m'a torturé toute la nuit.
Je sens son érection contre la mienne. C'est une humiliation jouissive, une fusion totale qu'il contrôle entièrement.
Il recule légèrement, mais garde ses mains sur mes épaules, m'empêchant de bouger. Il éclate d'un rire franc, joyeux.
— Bonjour petit prince, alors on déjeune ? me lance Louis, ajoutant un clin d'œil chargé de sous-entendus.
Pour Louis, c'est une matinée réussie. Pour moi, c'est la fin de toute résistance.
Les jours après Noël sont étranges, suspendus. Louis est rentré chez lui, mais le silence n'est pas total ; les messages sont fréquents, souvent chargés de double sens, de petites blagues qui n'amusent que nous deux. Mon corps, lui, est en état d'alerte permanent. Je me souviens parfaitement de la nuit torride et du spectacle matinal auquel j'ai eu droit.
Puis arrive le soir de la Saint-Sylvestre. C'était notre plan : dîner ensemble avant de rejoindre nos amis en boîte. L'idée même de passer cette soirée importante en tête-à-tête, juste nous deux, me donne le vertige.
Nous avons réservé une petite table dans un restaurant chic. On parle de tout et de rien, mais la tension sexuelle plane sur la table comme une odeur de parfum entêtante. Nos genoux se frôlent sous la table, nos regards s'accrochent un peu trop longtemps. Nous mangeons, buvons, et rions jusqu'à ce que l'heure nous presse.
Vers 22h45, nous rejoignons le groupe en boîte de nuit. L'ambiance est électrique, la musique forte. Nos amis sont déjà là, et nous nous jetons dans la foule, buvant des coupes de champagne et dansant. Louis est plus joueur que jamais, me tapant sur l'épaule, criant des blagues à mon oreille. Ses mains se posent souvent un peu trop longtemps sur ma taille ou le bas de mon dos pour me guider à travers la foule.
Vers 23h30, l'incident qui va tout changer se produit...
Alors que Louis discute, une fille, visiblement très enivrée, m'accoste. Assez collante, elle ne tarde pas à me faire des compliments appuyés, cherchant clairement un partenaire pour le baiser de minuit. Elle est accompagnée de ses copines, hilares et encourageantes.
La scène se déroule juste à côté de notre groupe. Cela fait rire Louis et ses amis, car je ne suis clairement pas intéressé et je lutte pour rester poli, essayant d'esquiver sans être grossier. Louis me regarde en secouant la tête, amusé par ma gêne et ma maladresse.
Mais la fille ne lâche rien. Juste avant le décompte de minuit, alors que la foule se rapproche de la piste, elle revient à la charge, beaucoup plus insistante, tendant son visage vers moi, prête à m'embrasser.
— Allez, mon beau, un bisou pour la nouvelle année ! lance-t-elle, en essayant d'attraper ma veste.
C'est là que Louis intervient, arrivant comme une tornade, me passant un bras autour des épaules et souriant à la fille ; mais son regard est soudain sérieux, possessif. Il m'attire un peu trop près, pour un simple sauvetage amical.
— Désolé, ma belle, il est pris.
La fille hausse un sourcil, me regardant moi, l'intello en lunettes.
— Ah oui ? Par qui ? Je le vois pas avec une meuf là...
Louis soupire, comme si on insultait son intelligence. Il me porte secours en expliquant tout à la fille :
— C'est mon mec. Eh oui, il est gay. Et moi aussi, pour lui, affirme-t-il d'un ton qui ne souffre aucune contradiction.
Je le regarde, un peu abasourdi. Il a dit "mon mec". La fille ne le croit pas, et l'air dubitatif de ses amies fait monter la tension. Louis ne va pas reculer.
Le DJ a commence le décompte. 10... 9... 8...
Là, juste avant minuit, Louis décide de faire taire tout le monde.
Il s'approche de moi, le regard très intense tout à coup. Il me prend tendrement par la taille, agrippant fermement mon flanc et me pressant contre son torse.
7... 6...
Devant la fille, nos amis, et toute la boîte, Louis pose sa bouche sur la mienne.
5... 4...
Ce n'est pas le baiser sec et dominant de Noël. C'est un baiser qui demande, qui cherche. Il m'embrasse fougueusement en insérant sa langue.
3... 2...
C'est électrique, total. Sa langue trouve la mienne, c'est chaud, humide, et incroyablement profond. Je réponds immédiatement, me cramponnant à ses épaules, l'embrassant avec la ferveur que j'ai retenue pendant vingt ans. C'est un baiser de possession, de désir libéré.
1... BONNE ANNÉE !
Les cris de joie explosent autour de nous. Nos amis communs rigolent, comprenant que la blague vient de passer au niveau supérieur.
Louis n'a pas rompu le contact après le baiser. Il a gardé son visage près du mien, le sourire triomphant aux lèvres.
La fille, furieuse, est toujours là, attendant visiblement que la mascarade cesse. Mais Louis n'en a pas fini : comme elle ne part pas, il continue à m'humilier/m'honorer. Il garde toujours mon corps près de lui, le maintenant contre le sien. Il recommence à danser, mais d'une manière incroyablement intime : collé serré. Pas un centimètre ne nous sépare.
De temps en temps, il décolle sa bouche de la mienne, juste assez pour me sourire, puis il s'incline et m'embrasse dans le cou à pleines lèvres ; des gestes à la fois possessifs et tendres. Je ne sais plus où je suis, sinon sous le choc. Le bruit, la musique, l'alcool, et surtout Louis me pressant contre son corps... Je sens mes sens s'embrumer, je ne lui lâche plus les mains.
Mon corps, traître, répond immédiatement. En dansant, pressé contre lui, je bande. Mon évidente érection est dure, douloureuse.
Louis, avec le contact peau contre peau dans cette danse si rapprochée, s'en aperçoit immédiatement. Je vois un éclair de plaisir et de surprise dans ses yeux, même dans la pénombre.
Puis, il rit ; un rire bas et rauque. Le contact de mon érection contre lui, ajouté à l'alcool et à toute cette tension, ça lui donne chaud à lui aussi. Il se cale encore plus contre moi, s'appuyant sur ma hanche. Il bande aussi.
Nous continuons de danser ainsi, nos deux érections pressées l'une contre l'autre, Louis me tenant comme son bien le plus précieux, jusqu'à ce que la fille et ses amies, comprenant que la situation est sérieuse, finissent par s'éloigner.
La soirée n'est pas retombée, même si les filles sont parties, humiliées par la démonstration de Louis que le baiser de minuit et l'érection mutuelle ont rendu plus ardent, plus possessif, au contraire.
Il me colle encore plus. Il ne me laisse pas respirer, me tenant fermement par la taille, le bassin pressé contre le mien à travers nos jeans. Je sens contre moi la dureté implacable de son désir, et mon propre corps lui répond avec une obéissance terrifiante. Nous dansons de manière tellement "collé serré" que j'ai l'impression de fusionner avec lui, au vu et au su de tous nos amis qui rient de la situation.
Je sais que je dois m'éloigner. Mon visage est en feu, ma tête tourne sous l'effet de l'alcool et de l'adrénaline, et j'ai désespérément besoin de me rafraîchir le visage pour reprendre mes esprits. Je réussis à me dégager de son étreinte en lui criant à l'oreille :
— Je reviens, je vais aux toilettes !
Je marche vite, utilisant la foule comme un bouclier.
J'atteins les toilettes des hommes. Le soulagement du silence relatif est frappant. J'ouvre le robinet, jette de l'eau froide sur mon visage, essayant de retrouver une once de contrôle.
Penché au-dessus du lavabo pour essuyer mon visage, dans le miroir je vois la porte s'ouvrir. C'est Louis, qui me regarde, le sourire tordu d'ivresse et de désir aux lèvres. Nos yeux se croisent. Je vois la flamme. Nous sommes seuls. Je l' interpelle, la voix tremblante :
— Louis, qu'est-ce que tu fais ?
Il est visiblement un peu éméché ; ses yeux brillent d'une intensité malsaine. Il lève son index devant sa bouche.
— Chuuuutt... murmure-t-il, d'une voix à peine audible.
Il ne laisse pas le temps à mon cerveau de traiter l'information. D'un pas rapide, il traverse la pièce, m'attrape par le bras et m'entraîne sans effort vers le fond, devant les cabines.
Sans hésitation, il me pousse dans l'une d'elle et ferme à clé derrière nous. Le petit clic du verrou scelle notre isolement, rendant l'acte imminent encore plus transgressif.
Avant que je ne puisse protester ou même respirer, Louis utilise son corps comme une arme. Il me pousse contre le mur de la cabine. L'impact sec me coupe le souffle. Mon dos cogne le carrelage froid, tandis que Louis utilise sa masse et sa force pour m'y maintenir, me bloquant du sol au plafond.
— Tu crois que tu vas t'échapper, petit prince ? souffle-t-il, en effleurant mes lèvres avec les siennes.
Puis il recommence à m'embrasser avec la langue, mais ce n'est plus la démonstration de la piste de danse. C'est un baiser qui dure, qui cherche la profondeur, qui dit " Tu m'appartiens, et maintenant je te prends". C'est un baiser très long. Sa bouche est chaude, son haleine fruitée par l'alcool. Il m'embrasse avec une urgence frénétique, aspirant presque l'air de mes poumons. Je n'ai aucune chance de résister, et honnêtement, je ne le veux pas.
Tandis que nos bouches s'accrochent, ses mains se font exploratrices. Il en glisse une sous ma veste, puis sous mon tee-shirt, pour me caresser le dos. Ses doigts chauds et experts descendent, s'attardant sur la courbe de mes reins. Puis, de l'autre main, il tire mon tee-shirt vers le haut, plonge ses doigts directement sous mes vêtements, jusque sous la bande de mon caleçon. C'est une caresse audacieuse, ferme, qui cherche mon érection à travers le jean. Trouvant la masse dure qui bombe sous le tissu, il serre.
Je ne peux que gémir, d'un son étouffé par sa bouche, tandis que de l'électricité parcourt mon corps. Je me cambre, pressant mon bassin plus fort contre lui. Il rit contre mes lèvres, sentant la réponse immédiate de mon corps.
La chaleur dans la cabine devient insoutenable. Louis continue le baiser, tandis qu'il travaille mon érection à la main, une jambe glissée entre les miennes, pressant son boxer contre mon sexe. Toutes mes réserves ayant fondu, je suis au bord de l'explosion.
— Louis... lui dis-je, haletant, essayant de me dégager pour respirer.
C'est là que l'impensable se produit. De l'autre côté de la porte en bois, un coup retentit, suivi d'une forte voix masculine :
— Hé ! Vous avez fini de baiser là-dedans ? On a tous envie de pisser ! Ouvrez !
Le choc est brutal. Louis retire sa main de mes sous-vêtements et lève la tête. Son visage, encore déformé par le désir, affiche une colère rentrée.
Il me regarde une dernière fois, ses yeux brûlants me promettent une suite, puis il décroche sa bouche de la mienne.
— T'as de la chance, murmure-t-il, juste pour moi.
Il redresse son tee-shirt, déverrouille la porte dans un bruit métallique assourdissant. Il ouvre, pousse la porte, puis sort sans un mot, laissant l'homme énervé entrer.
Je reste là, seul, adossé au mur de la cabine, tremblant, l'érection douloureusement palpitante, la bouche gonflée par son baiser. C'est fini. Pour l'instant. Louis est parti, laissant derrière lui une frustration et un désir non assouvis, plus intenses et plus douloureux que tout ce que j'ai ressenti jusque-là.
Fin du chapitre 2.
(correction : Vachette)
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