Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le prix de la victoire — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le prix de la victoire
Chapitre 4
Chapitre 4
Je ferme la porte derrière Kylian, le clic du verrou résonnant dans le silence de l'appartement comme un point final sur cette nuit. Je reste immobile un instant, dos contre le bois froid, les yeux fermés, savourant le vide qu'il laisse derrière lui. Son odeur persiste encore – sueur fraîche, précum, cette note masculine brute qui me colle à la peau comme une marque invisible. Mon corps est encore tendu, ma queue à moitié dure contre mon jean, les muscles chauds de l'excitation accumulée. Je repense à chaque seconde, chaque détail se défile dans ma tête comme un film que je peux rembobiner à volonté.
Je revois son arrivée, tête baissée, mains crispées sur ses genoux dans la voiture, capuche relevée comme s'il voulait disparaître. La façon dont il m'a suivi sans un mot, comme une ombre docile, dans l'ascenseur, dans l'entrée. Le plaque contre la porte, mon corps contre le sien, sentant son érection presser contre la mienne à travers les jeans, son souffle saccadé contre ma poitrine. Mes doigts sous son sweat, traînant sur sa peau chaude, remontant vers ses tétons, les pinçant d'abord doucement, puis plus fort, le faisant grimacer, un souffle étouffé lui échappant. La douleur qui se mêlait au plaisir dans sa respiration hachée, son corps qui se cambrait malgré lui, cherchant plus. Le moment où je me suis reculé, laissant le froid s'insinuer entre nous, et son regard surpris, frustré, comme si je lui arrachais quelque chose qu'il commençait à désirer désespérément.
Je revois le verre de vin que je me suis servi, le liquide doré coulant lentement, frais contre mes lèvres, pendant qu'il restait contre la porte, tête baissée. L'ordre de se déshabiller : ses mains tremblantes sur son sweat, la façon dont il l'a enlevé lentement, révélant son torse sculpté, pectoraux saillants, abdos dessinés, tétons durcis par l'air frais et l'excitation. Le jean qui descendait sur ses hanches, révélant ses cuisses puissantes, puis le boxer gris tendu à l'extrême, la tache humide au gland. Quand il l'a descendu, sa queue dure, veineuse, gland luisant de précum, couilles lourdes. La façon dont il s'est figé, nu devant moi, tête baissée, érection pointant vers le haut, pulsante au rythme de son cœur affolé.
Je me remémorre l'ordre de se caresser : ses hésitations, ses joues en feu, sa main descendant vers son sexe, effleurant la longueur, grognant bas. Les mouvements lents, la peau glissant sur la chair dure, précum coulant abondamment. Puis plus fort, souffle s'accélérant, hanches bougeant légèrement. La goutte de précum que j'ai prise sur mes doigts, que je lui ai tendue pour qu'il lèche : sa langue effleurant mes doigts, son propre jus salé et chaud sur sa langue, ses yeux fermés, son rougissement intensifié.
Je revois le verre tendu : « Jouis dedans. » Sa surprise, sa main accélérant, frénétique. Son corps tendu, grognement primal, jets puissants remplissant le cristal de son sperme blanc, laiteux. Puis le verre tendu vers lui : « Bois tout. » Sa grimace, mais il avale d'un trait, sans détourner le regard, me fixant avec ce mélange de honte et de désir brut.
Je revois son corps nu, assis sur le canapé, encore tremblant, sexe à moitié dur malgré l'orgasme, tétons rougis, peau luisante de sueur, yeux baissés mais pleins de soumission. La façon dont il a hoché la tête quand je lui ai dit : « C'était le début. Demain, tu reviendras. Et tu supplieras pour plus. » Son départ silencieux, tête baissée, dans le taxi que j'ai appelé et payé d'avance. Le clic de la porte qui se ferme derrière lui, et le silence qui retombe.
Je monte dans ma chambre, enlève mes vêtements un à un : jean qui glisse sur mes cuisses, boxer qui libère ma queue encore sensible. Je me mets nu dans le lit, les draps frais contre ma peau chaude. Je m'allonge sur le dos, mains derrière la tête, et les images reviennent en force. Son regard hypnotisé sur ma queue quand il l'a vue pour la première fois, écarquillé, fasciné par sa taille, ses veines saillantes, mes couilles pendantes. Sa main qui me masturbait lentement, glissant sur la peau tendue, étalant mon précum, malaxant mes testicules lourds. Les crachats que j'ai lâchés sur mon gland, le bruit humide de sa main accélérant, mes grognements quand je pinçais mes tétons, cambrant les hanches pour pousser plus profond dans sa paume.
Le moment où il s'est rapproché, lèvres entrouvertes, souffle chaud sur mon gland, et où je l'ai repoussé : « Pas maintenant. » Sa frustration visible, son rougissement, sa soumission silencieuse quand il a continué, hypnotisé, vingt minutes de caresses lentes, de malaxage, de glisse humide, jusqu'à ce que je sente l'orgasme monter.
Le verre que j'ai tendu, mes jets puissants qui l'ont rempli, mon sperme blanc et épais qui a coulé sur les parois. La façon dont je l'ai porté à mon nez, sentant l'odeur musquée, salée, puissante. Le moment où je le lui ai tendu : « Bois tout. Et regarde-moi dans les yeux. » Sa surprise, sa grimace légère, mais il a obéi, avalant d'un trait, sans détourner le regard, me fixant avec ce mélange de honte et de désir brut. Le goût de mon sperme sur sa langue, et le silence qui a suivi, lourd, chargé.
Mon sexe durcit à nouveau, lentement, inexorablement. Il se dresse contre mon ventre, veines pulsent, gland luisant d'un peu de précum frais. Je ne touche pas. Je laisse la tension monter, douloureuse, délicieuse. Je revois ses jets dans le verre, mon sperme coulant sur les parois, l'odeur musquée quand je l'ai porté à mon nez. Son avalement, sans grimace, yeux dans les miens. Mon corps se tend, ma queue pulse plus fort, mais je ne touche pas. Je veux sentir cette frustration, comme lui. Je veux que demain soit explosif. Je m'endors enfin, bandé, sourire aux lèvres, le corps en feu.
Le lendemain matin, je me réveille avec un sourire. La lumière filtre à travers les volets, chaude sur ma peau nue. Je m'étire lentement, muscles qui roulent sous ma peau, queue encore à moitié dure du rêve que j'ai fait – lui, à genoux, suppliant. Je ne sais pas encore exactement ce que je vais lui faire aujourd'hui. Je veux le surprendre. Le pousser plus loin. Le faire craquer complètement. Mais je savoure l'ignorance, cette improvisation qui rend le jeu plus excitant.
Je me lève, nu. Je traverse l'appartement, les pieds nus sur le parquet frais, la lumière du matin effleurant ma peau, ma queue pendante qui se balance légèrement à chaque pas. Je vais à la cuisine, prépare un café – grains moulus frais, eau chaude qui coule, arôme riche qui remplit l'air. Je le savoure debout, contre l'île centrale, nu, regardant la ville en bas. Le café chaud descend dans ma gorge, réveille chaque sens. Je caresse distraitement mon torse, pince un téton, grogne bas. Mon sexe durcit légèrement, mais je ne touche pas. Pas encore. Je marche jusqu'à la baie vitrée, nu, café en main, savourant la vue, la sensation de liberté, de contrôle. La ville s'agite en bas, mais ici, je suis maître. De tout.
Puis je vais à la salle de bain. Douche chaude, eau qui coule sur ma peau, vapeur qui remplit la pièce. Je me savonne lentement, mains glissant sur mon torse, mes abdos, mes cuisses. Puis je descends vers mon sexe, encore dur du matin. Je le caresse doucement, de la base au gland, sentant la veine principale pulser sous mes doigts. L'eau chaude lubrifie, rend la glisse fluide, sensuelle. Je malaxe mes couilles pendantes, lourdes, imaginant ses mains à lui, son regard hypnotisé. J'accélère légèrement, grogne bas, mais je m'arrête au bord. Pas d'orgasme. Juste la tension qui monte, qui me prépare pour lui.
Vers 13h, l'interphone sonne. Je m'attendais à lui en fin de journée, pas si tôt. Je souris, nu, vais répondre. C'est lui. Kylian. Je le fais monter. J'enfile un boxer vite fait, mais rien d'autre. Quand il frappe à la porte, j'ouvre. Il est là, tête baissée, mains dans les poches de son jean, sweat à capuche. Il entre sans un mot. Je ferme la porte.
Je lui sers un verre d'eau – pas de vin, pas encore. Il le prend, mais ne parle pas. Assis sur le canapé, tête baissée, il fixe le sol.
— Pourquoi tu reviens ? je demande, voix calme.
Il hésite, murmure :
— C'est toi qui m'as dit de revenir.
Je souris, m'assois en face de lui, jambes écartées.
— Oui, mais tu aurais pu ne pas le faire. Alors pourquoi ?
Il rougit, fixe ses mains.
— Je ne sais pas pourquoi… Mais depuis le premier jour dans les vestiaires, je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je n'ai jamais fait ça avec un mec, mais là… J'ai l'impression de pas pouvoir refuser.
Je hoche la tête, savoure chaque mot.
— Qu'est-ce que tu viens chercher ici ?
Il déglutit, murmure :
— Je ne sais pas… Mais j'ai envie d'être ici.
Je souris plus largement.
— Et ta copine là-dedans ? Tu lui as dit quoi ?
Il rougit plus fort.
— Que j'allais voir un ami.
Je me lève, prends son verre, le pose sur la table. Je le fais se mettre debout.
— Mets-toi nu.
Il obéit sans sourciller. Enlève son sweat, son t-shirt, révélant son torse sculpté. Puis son jean, son boxer. Nu devant moi, érection naissante.
— Suis-moi.
Je le guide jusqu'à la chambre. Lit king-size, draps blancs.
— Allonge-toi sur le dos.
Il obéit, s'allonge, tête sur l'oreiller, corps tendu. Je monte sur le lit, me mets au-dessus de lui, à califourchon sur ses hanches, mon boxer contre son sexe nu. Je commence à le caresser avec pression, mains sur son torse, descendant sur ses abdos. Il respire plus fort. Je rapproche ma bouche de son visage, près de son oreille, souffle chaud.
— Tu sais ce que j'aimerais te faire ? Te remplir ton petit trou de petite vierge, te baiser lentement jusqu'à ce que tu hurles mon nom.
Mes mains descendent dans les plis de l'aine, effleurent la base de sa queue. Il se cambre, gémisse, ouvre la bouche doucement, pensant que je vais l'embrasser.
— Non non non, pas de baiser.
Il passe une main dans mon dos. Je l'arrête.
— On ne touche pas tant que je ne l'ai pas décidé.
Il bande maintenant, dur contre mon boxer. Je passe le bout de mes doigts contre sa petite rosette, effleure l'entrée, presse légèrement. Il se cambre plus, gémisse fort.
— Tu as envie de te faire bien remplir, hein ? Ma queue énorme qui te dilate, qui te remplit jusqu'au fond, qui te fait jouir sans te toucher.
Juste avec les mots et les caresses, il explose. Son sperme gicle sur son torse, abondant, chaud. Je récupère le jus sur mes doigts, l'apporte à sa bouche. Il lèche, avale tout, sans grimace.
Je me redresse.
— Rhabille-toi. T'es pas encore assez mûr pour recevoir ma queue en toi.
Il se rhabille, tête baissée. Je prends son numéro, l'enregistre.
— Tu peux partir. Je te recontacterai.
Il murmure :
— Mais…
Je souris.
— Je ne veux pas me répéter. Donc tu peux y aller.
Sans s'en rendre compte, l'après-midi était vite passé. Une fois Kylian parti, je m'allonge sur mon lit et souris en me disant : putain que c'est bon.
Deux semaines se sont écoulées depuis cette nuit où je l'ai fait jouir sans le toucher, où je l'ai forcé à avaler son propre sperme en me regardant dans les yeux, où je l'ai renvoyé chez lui sans un regard en arrière. Deux semaines de silence absolu de ma part. Pas un message. Pas un appel. Pas un signe. J'ai disparu de sa vie comme si je n'avais jamais existé, mais je sais que je suis partout dans sa tête. Je le sens. Je le sais.
Pendant ces deux semaines, je suis redevenu une machine sur le terrain. L'entraînement est devenu mon rituel, mon exutoire. Je pousse mes limites plus loin que jamais. Chaque sprint est plus rapide, chaque tir plus précis, chaque blocage plus violent. Mes coéquipiers le remarquent. Lors des séances, ils me lancent des regards surpris, des sourires en coin. « Putain, Octa, t'as pris quoi ce mois-ci ? » me lance Théo, notre ailier, après un enchaînement où je marque trois buts consécutifs sans rater. L'entraîneur, lui, ne dit rien au début, mais je vois dans ses yeux qu'il est impressionné. À la fin d'une séance particulièrement intense, il me retient à part, main sur mon épaule.
— T'es en train de monter un cran au-dessus, Saint-Clair. Continue comme ça et tu vas exploser les stats cette saison.
Je hoche la tête, sourire discret. Il ne sait pas que cette performance vient d'un feu intérieur que je ne maîtrise pas complètement. Chaque fois que je cours, que je saute, que je marque, je pense à Kylian. À son regard quand il s'est agenouillé devant moi, à ses mains tremblantes sur ma queue, à son corps cambré quand il a joui sans se toucher, juste avec mes mots et mes doigts contre sa rosette. Chaque goutte de sueur que je perds est une vengeance silencieuse, une façon de canaliser cette tension qui me ronge. Je suis plus fort. Plus rapide. Plus implacable. Et tout ça, c'est à cause de lui.
Après l'entraînement du jour, je sors du gymnase tard. J'ai pris ma douche, comme toujours, eau chaude qui a rincé la sueur, savon qui a laissé une odeur propre sur ma peau. Je suis frais, cheveux encore humides, vêtements propres : jean slim, sweat gris foncé, basket noires. Sac sur l'épaule, je marche vers ma voiture dans le parking presque désert, éclairé par les lampadaires jaunes qui projettent des ombres longues. Je sens une présence avant de la voir. Une silhouette dans l'ombre, adossée contre un pilier, capuche relevée. Je fais comme si de rien n'était. J'ouvre ma portière, jette mon sac sur le siège passager.
— Pourquoi tu ne me rappelles pas ?
Sa voix est basse, rauque, chargée de frustration et de quelque chose de plus profond. Je monte dans la voiture, ferme la portière, baisse la vitre côté passager. Je le regarde enfin. Kylian. Il est là, dans l'ombre, mains dans les poches de son jean, regard fixé sur moi.
— Parce que je voulais savoir combien de temps tu pourrais tenir sans faire le premier pas.
Il déglutit, avance d'un pas. Je vois la tension dans ses épaules, la façon dont ses poings se serrent dans ses poches.
— Qu'est-ce que tu veux ?
Il hésite, murmure :
— Je ne sais pas moi-même… Mais j'ai besoin d'être près de toi.
Je le regarde longuement, savourant ce moment. Il est venu. Après deux semaines de silence, il est venu me chercher. Je souris légèrement.
— Ta copine t'attend chez toi ?
Il fait oui de la tête, yeux baissés.
— Très bien. Alors elle va attendre toute la nuit, car tu vas dormir chez moi.
Il me regarde, stupéfait.
— Je dois l'appeler pour la prévenir…
— Non.
— Non.
Je tends la main.
— Donne-moi ton téléphone et suis-moi avec ta voiture.
Il hésite une seconde, puis sort son téléphone de sa poche, me le tend. Je l'attrape, l'éteins sans regarder, le pose sur le siège passager. Il retourne à sa voiture – sa propre berline grise – et me suit. Je roule lentement, phares allumés, le laissant me suivre comme un chien fidèle. Le trajet est silencieux, mais je sais qu'il bouillonne à l'intérieur. Je gare dans mon parking souterrain. Il se gare à côté. On monte ensemble dans l'ascenseur. Silence total. Il fixe le sol, respiration saccadée. Moi, je souris intérieurement.
Il est 23h quand on entre dans mon appartement. Je ferme la porte, pose mes affaires sur l'îlot de la cuisine. Je me dirige vers la chambre sans un mot. J'enlève mes vêtements un à un : sweat gris foncé, jean slim, boxer noir. Nu, je me couche sur le lit, draps frais contre ma peau propre. Je m'allonge sur le dos, bras derrière la tête.
— J'attends que tu viennes. À poil. Et viens te coucher à côté de moi. Je te préviens : je ne te toucherai pas ce soir.
Il reste figé dans l'encadrement de la porte, tête baissée. Puis il obéit. Il enlève son sweat, son t-shirt, révélant son torse sculpté, ses pectoraux saillants, ses abdos dessinés. Son jean tombe, son boxer suit. Nu, il s'approche du lit, hésite, puis s'allonge à côté de moi, assez proche pour que je sente sa chaleur corporelle, mais sans me toucher. Il reste sur le dos, respiration saccadée, sexe à moitié dur contre sa cuisse.
Je ferme les yeux, fais semblant de dormir. Au bout d'un moment, je sens qu'il se rapproche. Très lentement. Son corps se colle presque au mien. Puis sa main se pose sur mon torse, légère, tremblante, comme s'il testait les limites. Je n'ouvre pas les yeux. Je le laisse faire. Sa tête s'approche de mon bras, se pose contre mon épaule. Son souffle chaud contre ma peau. Il s'endort comme ça, contre moi, sa main sur mon torse, son sexe dur contre ma cuisse.
Je souris dans le noir. Il est à moi. Complètement. Et il ne le sait pas encore.
Je m'endors enfin, son corps contre le mien, sa respiration régulière, sa main sur mon torse. Le jeu continue. Et cette fois, il ne pourra plus reculer.
Je reste allongé sur le dos, bras derrière la tête, le corps encore chaud du sommeil partagé. Kylian dort contre moi, nu, sa tête posée sur mon épaule, sa main ouverte sur mon torse, son souffle régulier effleurant ma peau. Son sexe est à moitié dur contre ma cuisse, comme s'il bandait même dans son sommeil. Je ne bouge pas. Je savoure ce moment où il est vulnérable, où il s'est collé à moi de lui-même pendant la nuit, où il a cherché mon corps sans que je le lui demande. Sa respiration est profonde, apaisée, mais je sens encore la tension résiduelle dans ses muscles, comme s'il luttait contre quelque chose même en dormant. Je ferme les yeux un instant, laisse mon esprit revenir sur la nuit passée.
Je repense à son arrivée tardive, à 23h, quand il a franchi la porte de l'appartement, tête baissée, capuche relevée, comme s'il avait honte d'être là mais qu'il ne pouvait pas faire autrement. La façon dont il m'a suivi sans un mot jusqu'à la chambre, comment il s'est déshabillé lentement sous mon regard, révélant son torse sculpté, ses pectoraux saillants, ses abdos tendus, sa queue qui durcissait déjà rien qu'à être observée. Quand il s'est allongé à côté de moi, assez proche pour que je sente sa chaleur, mais sans oser me toucher. Puis, dans la nuit, ce rapprochement progressif : d'abord un centimètre, puis un autre, jusqu'à ce que son corps se colle presque entièrement au mien, sa main qui s'est posée sur mon torse comme si elle cherchait un ancrage. Sa tête contre mon épaule, son souffle chaud contre ma peau, son sexe dur contre ma cuisse. Il s'est endormi comme ça, résigné, accroché à moi.
Mon sexe durcit lentement rien qu'à repenser à tout ça. Il se dresse contre mon ventre, veines qui pulsent, gland luisant d'un peu de précum frais. Je ne touche pas. Je laisse la tension monter, lancinante, délicieuse. Je veux qu'il se réveille avec cette sensation, qu'il sente mon érection contre lui avant même d'ouvrir les yeux. Je veux qu'il comprenne que je suis toujours là, que je le possède même dans son sommeil.
Le matin arrive doucement. La lumière filtre à travers les volets, chaude sur nos corps nus. Je ne me lève pas. J'attends. Kylian remue légèrement, son corps se tend contre le mien. Il ouvre les yeux, cligne plusieurs fois, réalise où il est. Contre moi. Nu. Sa main toujours sur mon torse, son sexe dur contre ma cuisse, ma queue dure contre son ventre. Il se fige, respiration qui s'accélère. Il rougit violemment, essaie de reculer, murmure :
— Pardon… je… je ne sais pas comment…
Je le regarde, sourire aux lèvres.
— Pour la peine, tu vas aller préparer le petit déjeuner et l'apporter au lit.
Il me fixe, stupéfait.
— Mais je ne sais pas où sont les choses…
— Débrouille-toi. Et je veux mon café sans sucre.
— Débrouille-toi. Et je veux mon café sans sucre.
Il hoche la tête, se lève doucement, nu, érection encore visible, rougissant jusqu'aux oreilles. Il sort de la chambre, pieds nus sur le parquet. Je reste allongé, bras derrière la tête, sourire aux lèvres. Je l'entends dans la cuisine : bruits de placards qui s'ouvrent, de tasses qui tintent, de machine à café qui ronronne. Il prend son temps, hésite, cherche. Je l'imagine : nu dans ma cuisine, queue encore dure, rougissant à chaque bruit qu'il fait, se demandant ce qu'il fout là.
Une demi-heure plus tard, il revient. Plateau en main : deux tasses de café, yaourt nature, tartines beurrées, fruits coupés en morceaux – pomme, banane, fraises. Il pose le plateau sur le lit avec précaution, attend debout, tête baissée, nu, sexe à moitié dur.
Je lui fais signe de venir contre moi.
— Approche.
Il obéit, s'installe assis à côté de moi, nos corps nus côte à côte, cuisses qui se touchent légèrement. Je passe un bras autour de ses épaules, le garde contre moi. On déjeune comme ça, en silence. Je bois mon café sans sucre, savoure la chaleur, la proximité. Je sens son regard sur moi, furtif, chargé. Il me fixe pendant que je bois, pendant que je mange une tartine, pendant que je prends un morceau de pomme. Ses yeux descendent sur mon torse, sur mes pectoraux, sur mes abdos, sur ma queue qui durcit à nouveau contre ma cuisse.
Une fois terminé, il se lève, prend le plateau, va le rapporter à la cuisine. Je reste allongé, bras derrière la tête, attendant. Il revient, nu, hésitant. Il s'installe à nouveau à côté de moi, nos corps nus côte à côte sur le lit. Je me redresse d'un coup, le retourne ventre contre le matelas. Je me pose sur lui, poids de mon corps contre le sien, ma queue dure contre ses fesses. Je pétris ses fesses fermement, lentement, sentant la chair céder sous mes doigts.
Il tourne la tête, souffle saccadé. Je me jette sur sa bouche, l'embrasse violemment, langue qui s'enfonce, goût de café et de fruits sur ses lèvres. En même temps, j'enfile un doigt directement dans son cul, lentement, sentant l'anneau serré qui se contracte autour de moi. Il gémit dans ma bouche, corps qui se cambre. Je retire ma langue, laisse mon doigt en lui, murmure contre ses lèvres :
— Ce n'est pas encore pour maintenant. Ton petit trou est encore bien serré. Mais on y est presque.
Il gémit plus fort, hanches qui bougent contre le matelas. Je retire mon doigt, me redresse, me rallonge sur le dos. J'attrape Kylian, le tire contre moi. Il pose sa tête sur mon torse, souffle encore saccadé, corps tremblant.
Je caresse distraitement son dos, le laisse contre moi. Il ne dit rien. Moi non plus. Le silence est chargé, lourd de promesses. Je sais qu'il est à moi. Et il commence à le savoir aussi.
Fin du chapitre 4.
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