Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Diane Mirmont — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Diane Mirmont
Chapitre 2
5-Apprentissage
— Bonjour Justine. Comment tu te sens ? demanda Sylvie au petit-déjeuner.- Bonjour Maman. Très bien. Et toi ? répondit Justine, encore surprise d'être appelée au féminin.
— Tu es prête pour ta première journée en fille ?
— Oui. Enfin, je crois.
Sylvie sourit.
— Quand tu seras habillée, je t'aiderai à te maquiller.
— Merci Maman.
Justine maîtrisait déjà assez bien les gestes. Le trait d'eye-liner n'était pas parfait, mais Sylvie n'avait pas fait mieux les premières fois. Elle se fit une bouche rouge vif, assortie à ses ongles.
Sylvie lui donna un sac à main. Justine se sentait de plus en plus femme.
Elles firent le tour des magasins à petits prix où Justine essaya jupes, robes, hauts. La lingerie compléta le panier avec cette fois des soutien-gorge bonnet C. Justine insista pour avoir des strings mais aussi et surtout un porte-jarretelles.
— Il y a longtemps que j'en ai mis, remarqua Sylvie. Ce n'est pas si pratique que ça. Tu verras, tu reviendras vite aux collants.
— Mais j'ai quand même envie d'essayer. De toute façon, je suis sûre que Diane en porte.
— Ok. Ok. Ok.
Elles passèrent aux chaussures où, encore une fois, Justine fit des pieds et des mains pour avoir des talons hauts et seulement des talons hauts. Sylvie céda malgré ses conseils que Justine savait avisés.
Enfin, elle lui constitua une trousse de maquillage. Justine n'avait jamais été aussi heureuse. Diane était désormais à sa portée. Elle n'avait plus qu'à s'entraîner et affirmer sa féminité.
Lorsqu'elle rentra Justine rangea ses affaires presque religieusement. Elle avait choisi de se travestir par amour pour sa prof de maths. Mais après une journée, elle réalisa qu'elle aimait bien cette nouvelle situation. Si Diane la repoussait définitivement, il était plus que probable qu'elle continuerait à mettre des jupes et se maquiller.
Justement, la tentation était trop grande pour laisser tous ces beaux achats dans l'armoire. Elle se déshabilla, enfila des bas, attacha non sans mal le soutien-gorge qu'elle bourra avec des chaussettes, passa la robe noire. Elle retoucha son maquillage et enfin, chaussa les escarpins aux talons les plus hauts, pas loin de onze centimètres. L'excitation de se savoir aussi sexy que sa prof, et elle devait bien se l'avouer, qu'Emma, lui donna une érection qu'elle calma rapidement.
Sa mère avait raison : les quelques mètres pour gagner la chambre parentale et son miroir s'apparentèrent à de la torture. Elle manqua de se tordre les chevilles à deux reprises mais il était hors de question de s'avouer vaincue. Pour Diane.
Le reflet répondit à ses attentes. Elle souleva sa robe, trouva les bas et les jarretelles, les escarpins et la hauteur des talons très érotiques, s'imaginant déjà les frottant contre ceux de Diane.
Elle respira un bon coup, réfléchit un peu, et en restant près du mur au cas où, elle apprivoisa ses chaussures. Elle essaya les autres, certes moins hautes mais tout aussi appréciables. Elle réalisa qu'elle aurait du mal à se passer des talons. Peut-être était-ce juste le souhait de copier et se rapprocher de Diane. Elle retourna dans le salon avec les escarpins et attendit ses parents qui étaient sortis pour une balade en amoureux, et fort probablement, parler d'elle.
— Whaaaah Ma fille ! s'exclama Sylvie en la voyant. Une vraie petite femme !
— J'avoue que je suis bluffé, confirma Jacques.
— Merci. Merci beaucoup.
— Je pense que l'on doit fêter ça. La naissance de notre fille. Qu'en penses-tu mon chéri ?
— A quoi tu penses ?
— A un resto. Pas un McDo si tu vois ce que je veux dire.
— Je vois, je vois. Mais pas sûr qu'ils aient des tables libres.
— Appelle et tu sauras.
— On dirait que tu marcher avec des talons toute ta vie, remarqua Sylvie sur le chemin du restaurant.
— J'adore !
— Ma chérie, j'ai le regret de te dire que ta fille est plus sexy que toi.
— Encore une remarque de ce genre et tu dors dans le canapé, répliqua Sylvie, glaciale.
Jacques se garda d'en rajouter. Sylvie rumina la remarque. Son mari avait raison. Sa fille était beaucoup plus féminine qu'elle. Elle était consciente qu'elle se laissa aller et qu'elle ne cherchait pas à faire d'efforts particuliers. Justine lui donnait une bonne raison de se remuer et de faire plaisir à son mari. Il avait la gentillesse et le tact de pas le lui reprocher, la pique de ce soir n'était que de l'humour. Elle devait faire quelque chose. Non pas qu'elle craignait que son mari aille voir ailleurs, mais cela éviterait de s'enfoncer dans une routine morne et triste qui plomberait définitivement les quelques dizaines d'années de vie commune à venir.
Le repas se déroula à merveille. Justine rayonnait. On l'appelait madame et cela la ravissait. Elle n'avait désormais qu'une seule envie : être encore plus féminine pour rivaliser Emma et la mettre hors course.
— Merci encore pour tout ce que vous faites pour moi, répéta Justine au dessert
— De rien ma puce, dit Sylvie. Du moment que cela te rend heureuse, ça me suffit.
— Je suis d'accord avec ta mère, ajouta Jacques. Mais fais quand même attention. Il ne faudrait pas que la chute soit trop dure à supporter.
— Oui Papa, je sais que ce n'est pas acquis. Que je suis juste un garçon habillé en fille. Mais j'ai confiance. Et puis, si je ne plais pas à Diane, tant pis. Au moins j'aurais essayé.
— Imaginons que ce soit le cas, repris Sylvie. Ce n'est pas ce que je souhaite, mais imaginons. Qu'est-ce que tu vas faire ?
— Je ne sais pas. Mais je crois que je vais continuer à être Justine. Je me plais de de plus en plus dans ce rôle. J'aime de plus en plus mettre des jupes, des bas, me maquiller. Et je suis folle des talons. Je commence à envisager à devenir une femme. Définitivement.
Ses parents se regardèrent, étonnés par un tel changement d'état d'esprit, un changement aussi rapide. L'amour de Diane n'était pas la cause. Juste le détonateur.
— On n'ira pas contre ta volonté. Par contre, on veut juste que tu y réfléchisses sérieusement et que tu ne te lances pas sur un coup de tête.
— Oui, bien sûr. Je ne suis pas totalement folle.
Jacques et Sylvie se détendirent.
Ils rentrèrent. Justine se déshabilla et se démaquilla à regret. Elle se mit au lit, avec son pc sur les genoux. Son but : chercher tout ce qui pourrait améliorer sa féminité. La première des choses fut des faux seins. Elle se renseigna aussi sur les perruques. Elle abandonna cette idée. D'abord parce que des perruques de bonne qualité étaient hors de prix, qu'il fallait les entretenir et qu'au quotidien, cela risquait de poser plus de problèmes que cela n'en résoudrait. Ensuite, parce qu'avec sa coupe actuelle, cela suffisait pour qu'on la considère comme une fille. Elle n'avait qu'à se les laisser pousser, le coiffeur ferait le reste. Enfin, une paire de lunettes neuves achèverait de parfaire son apparence.
Elle rangea son pc et s'endormit en rêvant à son avenir.
Ses parents faisaient l'amour dans la chambre d'en face.
Justine se réveilla de bonne heure. Ses parents dormaient encore. Elle se prépara silencieusement et décida de sortit chercher le pain et les croissants. Rien d'extraordinaire dans sa tenue mais se savoir sexy sous sa jupe, les jarretelles s'appuyant délicatement sur ses fesses habillées d'un string, la rendaient particulièrement heureuse. Pas plus qu'elle ne regrettait pas d'avoir mis ses bottines aux talons moyens. Au hasard d'une rue, le miroir d'une vitrine lui renvoya l'image d'une jeune femme bien dans sa peau.
La boulangère lui donna du madame, sans reconnaître Lucas sous le maquillage, bien que son esprit lui criait qu'elle avait déjà vu cette personne quelque part.
Justine rentra en faisant un détour par le marché, se mêler à la foule, observer discrètement les réactions des passants. Elle s'arrêta devant les boutiques de vêtements, repéra une jupe plutôt courte qui ne pouvait se porter qu'avec des collants opaques et des baskets, comme c'était la mode chez les jeunes femmes. Elle se promit de revenir pour l'essayer. Cela ne faisait pas encore deux jours qu'elle évoluait en fille et elle pensait déjà comme elles. L'idée de redevenir Lucas lui donna la nausée.
— Bonjour ma puce, dit Sylvie. Oh des croissants !
— Bonjour Maman. Bonjour Papa. Après ce que vous avez fait pour moi, c'est un minimum.
— Bonjour Justine, répondit Jacques.
Le fait que son père l'appelât par son prénom de fille en disait long sur son acceptation. La veille, il montrait encore un peu de distance.
— Cette tenue te va vraiment bien. A croire qu'elle a été faite pour toi.
— Merci Maman. Hier soir, j'ai fait quelques recherches pour des achats. Je voudrais vous les montrer et que vous me disiez si vous êtes d'accord. J'ai aussi vu une jupe en ville qui me plaît beaucoup.
— Voyez-vous ça ! s'exclama Sylvie. On ne l'arrête plus.
La journée de dimanche se passa tranquillement. Sylvie reprit plusieurs fois sa fille sur sa façon de se tenir, notamment sur le fait de ne pas montrer ses cuisses et la lisière de ses bas. Détail de lingerie qui émoustilla Jacques. Sylvie le remarqua et comprit qu'elle allait devoir s'y mettre aussi. Justine bousculait irrémédiablement le rythme tranquille de la famille.
Le soir arriva, trop vite au goût de Justine. Elle se démaquilla, retira ses faux ongles, rangea ses vêtements et prépara ceux de Lucas pour le lendemain. Elle prit un slip, le regarda un moment avant de le remettre dans son tiroir pour le remplacer par une culotte de Justine.
— Tu es prête pour ta première journée en fille ?
— Oui. Enfin, je crois.
Sylvie sourit.
— Quand tu seras habillée, je t'aiderai à te maquiller.
— Merci Maman.
Justine maîtrisait déjà assez bien les gestes. Le trait d'eye-liner n'était pas parfait, mais Sylvie n'avait pas fait mieux les premières fois. Elle se fit une bouche rouge vif, assortie à ses ongles.
Sylvie lui donna un sac à main. Justine se sentait de plus en plus femme.
Elles firent le tour des magasins à petits prix où Justine essaya jupes, robes, hauts. La lingerie compléta le panier avec cette fois des soutien-gorge bonnet C. Justine insista pour avoir des strings mais aussi et surtout un porte-jarretelles.
— Il y a longtemps que j'en ai mis, remarqua Sylvie. Ce n'est pas si pratique que ça. Tu verras, tu reviendras vite aux collants.
— Mais j'ai quand même envie d'essayer. De toute façon, je suis sûre que Diane en porte.
— Ok. Ok. Ok.
Elles passèrent aux chaussures où, encore une fois, Justine fit des pieds et des mains pour avoir des talons hauts et seulement des talons hauts. Sylvie céda malgré ses conseils que Justine savait avisés.
Enfin, elle lui constitua une trousse de maquillage. Justine n'avait jamais été aussi heureuse. Diane était désormais à sa portée. Elle n'avait plus qu'à s'entraîner et affirmer sa féminité.
Lorsqu'elle rentra Justine rangea ses affaires presque religieusement. Elle avait choisi de se travestir par amour pour sa prof de maths. Mais après une journée, elle réalisa qu'elle aimait bien cette nouvelle situation. Si Diane la repoussait définitivement, il était plus que probable qu'elle continuerait à mettre des jupes et se maquiller.
Justement, la tentation était trop grande pour laisser tous ces beaux achats dans l'armoire. Elle se déshabilla, enfila des bas, attacha non sans mal le soutien-gorge qu'elle bourra avec des chaussettes, passa la robe noire. Elle retoucha son maquillage et enfin, chaussa les escarpins aux talons les plus hauts, pas loin de onze centimètres. L'excitation de se savoir aussi sexy que sa prof, et elle devait bien se l'avouer, qu'Emma, lui donna une érection qu'elle calma rapidement.
Sa mère avait raison : les quelques mètres pour gagner la chambre parentale et son miroir s'apparentèrent à de la torture. Elle manqua de se tordre les chevilles à deux reprises mais il était hors de question de s'avouer vaincue. Pour Diane.
Le reflet répondit à ses attentes. Elle souleva sa robe, trouva les bas et les jarretelles, les escarpins et la hauteur des talons très érotiques, s'imaginant déjà les frottant contre ceux de Diane.
Elle respira un bon coup, réfléchit un peu, et en restant près du mur au cas où, elle apprivoisa ses chaussures. Elle essaya les autres, certes moins hautes mais tout aussi appréciables. Elle réalisa qu'elle aurait du mal à se passer des talons. Peut-être était-ce juste le souhait de copier et se rapprocher de Diane. Elle retourna dans le salon avec les escarpins et attendit ses parents qui étaient sortis pour une balade en amoureux, et fort probablement, parler d'elle.
— Whaaaah Ma fille ! s'exclama Sylvie en la voyant. Une vraie petite femme !
— J'avoue que je suis bluffé, confirma Jacques.
— Merci. Merci beaucoup.
— Je pense que l'on doit fêter ça. La naissance de notre fille. Qu'en penses-tu mon chéri ?
— A quoi tu penses ?
— A un resto. Pas un McDo si tu vois ce que je veux dire.
— Je vois, je vois. Mais pas sûr qu'ils aient des tables libres.
— Appelle et tu sauras.
— On dirait que tu marcher avec des talons toute ta vie, remarqua Sylvie sur le chemin du restaurant.
— J'adore !
— Ma chérie, j'ai le regret de te dire que ta fille est plus sexy que toi.
— Encore une remarque de ce genre et tu dors dans le canapé, répliqua Sylvie, glaciale.
Jacques se garda d'en rajouter. Sylvie rumina la remarque. Son mari avait raison. Sa fille était beaucoup plus féminine qu'elle. Elle était consciente qu'elle se laissa aller et qu'elle ne cherchait pas à faire d'efforts particuliers. Justine lui donnait une bonne raison de se remuer et de faire plaisir à son mari. Il avait la gentillesse et le tact de pas le lui reprocher, la pique de ce soir n'était que de l'humour. Elle devait faire quelque chose. Non pas qu'elle craignait que son mari aille voir ailleurs, mais cela éviterait de s'enfoncer dans une routine morne et triste qui plomberait définitivement les quelques dizaines d'années de vie commune à venir.
Le repas se déroula à merveille. Justine rayonnait. On l'appelait madame et cela la ravissait. Elle n'avait désormais qu'une seule envie : être encore plus féminine pour rivaliser Emma et la mettre hors course.
— Merci encore pour tout ce que vous faites pour moi, répéta Justine au dessert
— De rien ma puce, dit Sylvie. Du moment que cela te rend heureuse, ça me suffit.
— Je suis d'accord avec ta mère, ajouta Jacques. Mais fais quand même attention. Il ne faudrait pas que la chute soit trop dure à supporter.
— Oui Papa, je sais que ce n'est pas acquis. Que je suis juste un garçon habillé en fille. Mais j'ai confiance. Et puis, si je ne plais pas à Diane, tant pis. Au moins j'aurais essayé.
— Imaginons que ce soit le cas, repris Sylvie. Ce n'est pas ce que je souhaite, mais imaginons. Qu'est-ce que tu vas faire ?
— Je ne sais pas. Mais je crois que je vais continuer à être Justine. Je me plais de de plus en plus dans ce rôle. J'aime de plus en plus mettre des jupes, des bas, me maquiller. Et je suis folle des talons. Je commence à envisager à devenir une femme. Définitivement.
Ses parents se regardèrent, étonnés par un tel changement d'état d'esprit, un changement aussi rapide. L'amour de Diane n'était pas la cause. Juste le détonateur.
— On n'ira pas contre ta volonté. Par contre, on veut juste que tu y réfléchisses sérieusement et que tu ne te lances pas sur un coup de tête.
— Oui, bien sûr. Je ne suis pas totalement folle.
Jacques et Sylvie se détendirent.
Ils rentrèrent. Justine se déshabilla et se démaquilla à regret. Elle se mit au lit, avec son pc sur les genoux. Son but : chercher tout ce qui pourrait améliorer sa féminité. La première des choses fut des faux seins. Elle se renseigna aussi sur les perruques. Elle abandonna cette idée. D'abord parce que des perruques de bonne qualité étaient hors de prix, qu'il fallait les entretenir et qu'au quotidien, cela risquait de poser plus de problèmes que cela n'en résoudrait. Ensuite, parce qu'avec sa coupe actuelle, cela suffisait pour qu'on la considère comme une fille. Elle n'avait qu'à se les laisser pousser, le coiffeur ferait le reste. Enfin, une paire de lunettes neuves achèverait de parfaire son apparence.
Elle rangea son pc et s'endormit en rêvant à son avenir.
Ses parents faisaient l'amour dans la chambre d'en face.
Justine se réveilla de bonne heure. Ses parents dormaient encore. Elle se prépara silencieusement et décida de sortit chercher le pain et les croissants. Rien d'extraordinaire dans sa tenue mais se savoir sexy sous sa jupe, les jarretelles s'appuyant délicatement sur ses fesses habillées d'un string, la rendaient particulièrement heureuse. Pas plus qu'elle ne regrettait pas d'avoir mis ses bottines aux talons moyens. Au hasard d'une rue, le miroir d'une vitrine lui renvoya l'image d'une jeune femme bien dans sa peau.
La boulangère lui donna du madame, sans reconnaître Lucas sous le maquillage, bien que son esprit lui criait qu'elle avait déjà vu cette personne quelque part.
Justine rentra en faisant un détour par le marché, se mêler à la foule, observer discrètement les réactions des passants. Elle s'arrêta devant les boutiques de vêtements, repéra une jupe plutôt courte qui ne pouvait se porter qu'avec des collants opaques et des baskets, comme c'était la mode chez les jeunes femmes. Elle se promit de revenir pour l'essayer. Cela ne faisait pas encore deux jours qu'elle évoluait en fille et elle pensait déjà comme elles. L'idée de redevenir Lucas lui donna la nausée.
— Bonjour ma puce, dit Sylvie. Oh des croissants !
— Bonjour Maman. Bonjour Papa. Après ce que vous avez fait pour moi, c'est un minimum.
— Bonjour Justine, répondit Jacques.
Le fait que son père l'appelât par son prénom de fille en disait long sur son acceptation. La veille, il montrait encore un peu de distance.
— Cette tenue te va vraiment bien. A croire qu'elle a été faite pour toi.
— Merci Maman. Hier soir, j'ai fait quelques recherches pour des achats. Je voudrais vous les montrer et que vous me disiez si vous êtes d'accord. J'ai aussi vu une jupe en ville qui me plaît beaucoup.
— Voyez-vous ça ! s'exclama Sylvie. On ne l'arrête plus.
La journée de dimanche se passa tranquillement. Sylvie reprit plusieurs fois sa fille sur sa façon de se tenir, notamment sur le fait de ne pas montrer ses cuisses et la lisière de ses bas. Détail de lingerie qui émoustilla Jacques. Sylvie le remarqua et comprit qu'elle allait devoir s'y mettre aussi. Justine bousculait irrémédiablement le rythme tranquille de la famille.
Le soir arriva, trop vite au goût de Justine. Elle se démaquilla, retira ses faux ongles, rangea ses vêtements et prépara ceux de Lucas pour le lendemain. Elle prit un slip, le regarda un moment avant de le remettre dans son tiroir pour le remplacer par une culotte de Justine.
6-L'attente
Avant de partir en cours, Lucas fit part à sa mère de son désir de plus porter de dessous masculins. Sylvie ne fit aucun commentaire.
Lucas retrouva sa salle de classe, ses camarades. Diane et Emma qui se livraient une bataille tacite sur celle qui serait la plus sexy. De nouveaux paris firent leur apparition. Notamment sur le fait de savoir de qui, si de la prof ou d'Emma serait la plus sexy ou si les deux femmes se rapprocheraient. Ces paris écœuraient Lucas. Il appréhendait déjà ce qui se passerait lorsqu'il viendrait en tant que Justine.
Le garçon observait Emma. Il devait admettre qu'elle avait placé la barre très haut et il se demandait s'il pouvait rivaliser. Alors, il prit des notes sur les tenues de l'une et de l'autre. Certes, ses vêtements n'étaient pas de la même qualité, budget oblige, mais il était sûr qu'il n'avait rien à leur envier. Tout ne se résumait pas à une jupe, des bas et des talons hauts. L'expérience de ce premier week-end la rendait confiante.
Lucas rongeait son frein, aidé par quelques événements répartis sur la semaine. Tout d'abord, Sylvie lui amena plusieurs culottes, en coton ou en dentelle, pour tous les jours. Les faux seins commandés sur internet arrivèrent le mercredi. Lucas prit aussi rendez-vous avec Erica pour commencer l'épilation laser de son visage.
Mais l'événement le plus marquant fut le cadeau de son père : un ensemble de lingerie complet et une paire d'escarpins à talons hauts, avec un petit mot « J'ai perdu un fils mais trouvé UNE fille plus heureuse que jamais ». Un mot qui déclencha un torrent de larmes sur les joues du jeune homme. Un mot qui scella sa transidentité.
Ce qui marqua aussi la semaine fut l'achat de dessous sexy par Sylvie, dessous qu'elle montra à Lucas.
— Je t'ai donné des idées ? demanda Lucas
— Tu en as surtout donné à ton père. Cela dit, ça m'amuse d'en remettre et de le chauffer. Il ne le sait pas, ce sera ma surprise ce soir.
— Oh, oh ! Mais je ne veux pas en savoir plus.
Sylvie sourit devant la pudeur de son fils. Avait-il déjà eu une relation sexuelle ? Rien ne l'affirmait, pas plus que rien ne l'infirmait.
— Maman, j'aimerai commencer un traitement de féminisation.
— Comment ça ?
— Suivre un traitement hormonal, comme les transsexuelles.
— Tu veux changer de sexe ?
— Juste être plus féminine. Mais je garde mon … enfin tu vois ce que je veux dire.
— Donc si je comprends bien, tu veux vraiment vivre en tant que femme.
— Oui. Pour moi, c'est une évidence, maintenant.
— Mais si Diane ne t'aime pas comme tu le voudrais.
— Cela ne change rien. Avec ou sans Diane, je veux être une femme.
D'une certaine façon, cette annonce ravit Sylvie. Elle avait enfin la fille qu'elle avait toujours voulu avoir.
— Tu t'es déjà renseigné sur le sujet ?
— Oui un peu.
— D'accord. Je te laisse gérer.
Mais tout n'était pas aussi rose. Lucas surveillait de très près Emma et, discrètement, l'épiait à chaque sortie de cours. Et ce qu'il constatait, ne lui plaisait pas. Emma se montrait de plus en plus entreprenante, mais, à sa grande satisfaction, était repoussée dans son en-but. Toutefois, Diane ne manquait pas une occasion de profiter de sa prétendante par quelques caresses et autres gestes tactiles.
— Embrasse-moi, demanda Emma.
— Non. C'est moi qui décide quand, où et comment. Est-ce que c'est clair, demoiselle ?
— Oui Maîtresse.
Dans le reflet de la porte vitrée, Lucas voyait Diane glisser sa main sous la jupe d'Emma, dévoilant les bas, et caresser son sexe.
— Oh oui, c'est bon, souffla Emma
— Tais-toi, petite salope ! répliqua Diane en mordillant l'oreille.
Puis s'écartant d'elle, et après s'être léché les doigts :
— Prends tes affaires et va-t'en.
— Oui Maîtresse. Je vous aime.
— Ça, c'est ton problème !
Elle la congédiait sans prendre de gant. Mais tous les trois savaient que cet amour était réciproque, que ces attouchements, ces mots parfois insultant n'étaient qu'un jeu, des préliminaires à une relation beaucoup plus sérieuse.
Emma était persuadée d'être la seule prétendante de Diane, cette dernière savait que Lucas ne lâchait pas l'affaire. Elle avait depuis longtemps repéré son petit manège et avait surpris son reflet dans la porte-vitrée. Mathématiquement parlant, un reflet était bijectif. Elle attendait désormais sa réaction et voir ce qu'il allait faire. Trois options, à la probabilité distincte. Un : il laissait tomber. Probabilité faible. Deux : il revenait à la charge, malgré ses critères : probabilité élevée. Trois : et la probabilité était des plus floues : il devenait une femme comme elle les aimait.
C'était cette dernière option qui l'intéressait, l'émoustillait. Emma était une femme comme les autres. Seules sa jeunesse, son inexpérience, sa naïveté l'attiraient, l'amusaient. Non pas qu'elle la rejetterait quand elle serait plus vieille, expérimenté et avertie, elle aimait Emma, profondément. Mais l'idée d'une relation avec une trans la mettait dans tous ses états.
Diane attendait la réponse de Lucas. Une réponse qui viendrait bientôt. C'était statistique.
Lucas rentra rapidement ce vendredi soir. Il se changea pour mettre son soutien-gorge et les faux seins plus vrais que nature, un jean, un pull, ses bottines, puis fila à son rendez-vous chez l'esthéticienne. Son esthéticienne. Ce n'était que la deuxième fois mais il adorait déjà le salon, son ambiance, ses parfums de féminité.
— Erica, je peux te poser une question … indiscrète ?
— Euh… Oui dis-toujours.
— Je … Comment … Est-ce que …
Erica laissa son laser en suspens.
— Vas-y, pose ta question comme tu le sens, dit-elle avec bienveillance, sentant que la jeune trans cherchait ses mots.
— Merci. C'est gentil. Bon. Est-ce que c'est difficile de donner du plaisir à une femme ?
Erica éclata de rire.
— Excuse-moi. C'est juste que je ne m'attendais pas à ça. Tu n'as jamais …
Lucas secoua la tête, négativement.
— Donner du plaisir comment ?
— Je pensais avec la langue. Comme une lesbienne.
— Je vois. En fait, il n'y a pas de recette. Ça dépend de beaucoup de chose. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas qu'une question de technique. Il y a le contexte, l'envie et le désir de chacun, l'alchimie entre les deux personnes, ou plus parfois, et enfin, il y a la technique.
— Je comprends. Merci Erica.
— De rien ma belle. Si tu veux, je peux t'apprendre.
Justine n'en croyait pas ses oreilles.
— J'ai bien entendu ?
— Tu as bien entendu. Je suis prête à t'apprendre si tu le veux.
— Mais … mais ton mari ?
— Oh ne t'inquiète pas pour lui. On est, disons, très libre. Moi de mon côté et lui du sien. Sauf qu'on se raconte tout.
— C'est normal.
— Alors c'est oui ? Tu veux bien que je t'apprenne ?
— Je serai idiote de refuser.
— Génial ! s'exclama Erica.
Et, à la grande surprise de Justine, elle se pencha et lui fit un bisou sur la bouche.
— Petit avant-goût, dit-elle.
Erica termina la première épilation laser du visage de Justine. Puis elle se leva, déboutonna sa blouse qu'elle laissa tomber à ses pieds, révélant un ensemble de dessous blancs et des bas autofixants, couleur chair.
— Lève-toi, demanda-t-elle.
Elle l'enlaça et l'embrassa. Elle poussa sa langue que Justine accepta aussitôt. Le baiser s'éternisa.
— C'était délicieux, dit Justine.
— Premier baiser ?
— Oui. Désolée.
— Ne le sois pas ma chérie. Je vais te faire un aveu : tu es la première trans avec qui je vais coucher. Peut-être pas ce soir, mais on va faire l'amour, toutes les deux. Si tu veux bien de moi.
— Je n'aurais pas pu rêver mieux pour une première fois. Merci.
Justine prit l'initiative d'embrasser Erica, ce qu'elle apprécia.
— Je vais t'apprendre l'art du cunnilingus. Ou du moins te donner ta première leçon.
Erica enleva son soutien-gorge et fit glisser son string. Elle se retrouva nue, juste avec ses bas et ses ballerines.
— Tu peux toucher. Autant que tu veux. Et si tu veux te déshabiller aussi, ne te gêne pas. D'ailleurs, je veux bien voir tes dessous.
Justine hésitait.
— Tu sais, je serais vexée si tu ne bandais pas.
Erica avait le chic pour la mettre à l'aise. Aussi Justine retira son pantalon et son pull. Son sexe, moyen dépassait malgré tout du string.
— Trop mignon, commenta Erica, les yeux brillants de désirs.
Elle abandonna pour un temps son envie de sucer cette queue et s'installa sur la table, les cuisses grandes ouvertes.
— Ma chatte est toute à toi. Fais ce que bon te semble. Je suppose que tu as vu des films pornos …
Lucas retrouva sa salle de classe, ses camarades. Diane et Emma qui se livraient une bataille tacite sur celle qui serait la plus sexy. De nouveaux paris firent leur apparition. Notamment sur le fait de savoir de qui, si de la prof ou d'Emma serait la plus sexy ou si les deux femmes se rapprocheraient. Ces paris écœuraient Lucas. Il appréhendait déjà ce qui se passerait lorsqu'il viendrait en tant que Justine.
Le garçon observait Emma. Il devait admettre qu'elle avait placé la barre très haut et il se demandait s'il pouvait rivaliser. Alors, il prit des notes sur les tenues de l'une et de l'autre. Certes, ses vêtements n'étaient pas de la même qualité, budget oblige, mais il était sûr qu'il n'avait rien à leur envier. Tout ne se résumait pas à une jupe, des bas et des talons hauts. L'expérience de ce premier week-end la rendait confiante.
Lucas rongeait son frein, aidé par quelques événements répartis sur la semaine. Tout d'abord, Sylvie lui amena plusieurs culottes, en coton ou en dentelle, pour tous les jours. Les faux seins commandés sur internet arrivèrent le mercredi. Lucas prit aussi rendez-vous avec Erica pour commencer l'épilation laser de son visage.
Mais l'événement le plus marquant fut le cadeau de son père : un ensemble de lingerie complet et une paire d'escarpins à talons hauts, avec un petit mot « J'ai perdu un fils mais trouvé UNE fille plus heureuse que jamais ». Un mot qui déclencha un torrent de larmes sur les joues du jeune homme. Un mot qui scella sa transidentité.
Ce qui marqua aussi la semaine fut l'achat de dessous sexy par Sylvie, dessous qu'elle montra à Lucas.
— Je t'ai donné des idées ? demanda Lucas
— Tu en as surtout donné à ton père. Cela dit, ça m'amuse d'en remettre et de le chauffer. Il ne le sait pas, ce sera ma surprise ce soir.
— Oh, oh ! Mais je ne veux pas en savoir plus.
Sylvie sourit devant la pudeur de son fils. Avait-il déjà eu une relation sexuelle ? Rien ne l'affirmait, pas plus que rien ne l'infirmait.
— Maman, j'aimerai commencer un traitement de féminisation.
— Comment ça ?
— Suivre un traitement hormonal, comme les transsexuelles.
— Tu veux changer de sexe ?
— Juste être plus féminine. Mais je garde mon … enfin tu vois ce que je veux dire.
— Donc si je comprends bien, tu veux vraiment vivre en tant que femme.
— Oui. Pour moi, c'est une évidence, maintenant.
— Mais si Diane ne t'aime pas comme tu le voudrais.
— Cela ne change rien. Avec ou sans Diane, je veux être une femme.
D'une certaine façon, cette annonce ravit Sylvie. Elle avait enfin la fille qu'elle avait toujours voulu avoir.
— Tu t'es déjà renseigné sur le sujet ?
— Oui un peu.
— D'accord. Je te laisse gérer.
Mais tout n'était pas aussi rose. Lucas surveillait de très près Emma et, discrètement, l'épiait à chaque sortie de cours. Et ce qu'il constatait, ne lui plaisait pas. Emma se montrait de plus en plus entreprenante, mais, à sa grande satisfaction, était repoussée dans son en-but. Toutefois, Diane ne manquait pas une occasion de profiter de sa prétendante par quelques caresses et autres gestes tactiles.
— Embrasse-moi, demanda Emma.
— Non. C'est moi qui décide quand, où et comment. Est-ce que c'est clair, demoiselle ?
— Oui Maîtresse.
Dans le reflet de la porte vitrée, Lucas voyait Diane glisser sa main sous la jupe d'Emma, dévoilant les bas, et caresser son sexe.
— Oh oui, c'est bon, souffla Emma
— Tais-toi, petite salope ! répliqua Diane en mordillant l'oreille.
Puis s'écartant d'elle, et après s'être léché les doigts :
— Prends tes affaires et va-t'en.
— Oui Maîtresse. Je vous aime.
— Ça, c'est ton problème !
Elle la congédiait sans prendre de gant. Mais tous les trois savaient que cet amour était réciproque, que ces attouchements, ces mots parfois insultant n'étaient qu'un jeu, des préliminaires à une relation beaucoup plus sérieuse.
Emma était persuadée d'être la seule prétendante de Diane, cette dernière savait que Lucas ne lâchait pas l'affaire. Elle avait depuis longtemps repéré son petit manège et avait surpris son reflet dans la porte-vitrée. Mathématiquement parlant, un reflet était bijectif. Elle attendait désormais sa réaction et voir ce qu'il allait faire. Trois options, à la probabilité distincte. Un : il laissait tomber. Probabilité faible. Deux : il revenait à la charge, malgré ses critères : probabilité élevée. Trois : et la probabilité était des plus floues : il devenait une femme comme elle les aimait.
C'était cette dernière option qui l'intéressait, l'émoustillait. Emma était une femme comme les autres. Seules sa jeunesse, son inexpérience, sa naïveté l'attiraient, l'amusaient. Non pas qu'elle la rejetterait quand elle serait plus vieille, expérimenté et avertie, elle aimait Emma, profondément. Mais l'idée d'une relation avec une trans la mettait dans tous ses états.
Diane attendait la réponse de Lucas. Une réponse qui viendrait bientôt. C'était statistique.
Lucas rentra rapidement ce vendredi soir. Il se changea pour mettre son soutien-gorge et les faux seins plus vrais que nature, un jean, un pull, ses bottines, puis fila à son rendez-vous chez l'esthéticienne. Son esthéticienne. Ce n'était que la deuxième fois mais il adorait déjà le salon, son ambiance, ses parfums de féminité.
— Erica, je peux te poser une question … indiscrète ?
— Euh… Oui dis-toujours.
— Je … Comment … Est-ce que …
Erica laissa son laser en suspens.
— Vas-y, pose ta question comme tu le sens, dit-elle avec bienveillance, sentant que la jeune trans cherchait ses mots.
— Merci. C'est gentil. Bon. Est-ce que c'est difficile de donner du plaisir à une femme ?
Erica éclata de rire.
— Excuse-moi. C'est juste que je ne m'attendais pas à ça. Tu n'as jamais …
Lucas secoua la tête, négativement.
— Donner du plaisir comment ?
— Je pensais avec la langue. Comme une lesbienne.
— Je vois. En fait, il n'y a pas de recette. Ça dépend de beaucoup de chose. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas qu'une question de technique. Il y a le contexte, l'envie et le désir de chacun, l'alchimie entre les deux personnes, ou plus parfois, et enfin, il y a la technique.
— Je comprends. Merci Erica.
— De rien ma belle. Si tu veux, je peux t'apprendre.
Justine n'en croyait pas ses oreilles.
— J'ai bien entendu ?
— Tu as bien entendu. Je suis prête à t'apprendre si tu le veux.
— Mais … mais ton mari ?
— Oh ne t'inquiète pas pour lui. On est, disons, très libre. Moi de mon côté et lui du sien. Sauf qu'on se raconte tout.
— C'est normal.
— Alors c'est oui ? Tu veux bien que je t'apprenne ?
— Je serai idiote de refuser.
— Génial ! s'exclama Erica.
Et, à la grande surprise de Justine, elle se pencha et lui fit un bisou sur la bouche.
— Petit avant-goût, dit-elle.
Erica termina la première épilation laser du visage de Justine. Puis elle se leva, déboutonna sa blouse qu'elle laissa tomber à ses pieds, révélant un ensemble de dessous blancs et des bas autofixants, couleur chair.
— Lève-toi, demanda-t-elle.
Elle l'enlaça et l'embrassa. Elle poussa sa langue que Justine accepta aussitôt. Le baiser s'éternisa.
— C'était délicieux, dit Justine.
— Premier baiser ?
— Oui. Désolée.
— Ne le sois pas ma chérie. Je vais te faire un aveu : tu es la première trans avec qui je vais coucher. Peut-être pas ce soir, mais on va faire l'amour, toutes les deux. Si tu veux bien de moi.
— Je n'aurais pas pu rêver mieux pour une première fois. Merci.
Justine prit l'initiative d'embrasser Erica, ce qu'elle apprécia.
— Je vais t'apprendre l'art du cunnilingus. Ou du moins te donner ta première leçon.
Erica enleva son soutien-gorge et fit glisser son string. Elle se retrouva nue, juste avec ses bas et ses ballerines.
— Tu peux toucher. Autant que tu veux. Et si tu veux te déshabiller aussi, ne te gêne pas. D'ailleurs, je veux bien voir tes dessous.
Justine hésitait.
— Tu sais, je serais vexée si tu ne bandais pas.
Erica avait le chic pour la mettre à l'aise. Aussi Justine retira son pantalon et son pull. Son sexe, moyen dépassait malgré tout du string.
— Trop mignon, commenta Erica, les yeux brillants de désirs.
Elle abandonna pour un temps son envie de sucer cette queue et s'installa sur la table, les cuisses grandes ouvertes.
— Ma chatte est toute à toi. Fais ce que bon te semble. Je suppose que tu as vu des films pornos …
Justine évoluait dans un rêve. La situation était si irréelle, comment pouvait-il en être autrement. Alors puisqu'elle rêvait, tout était permis. Elle s'approcha et l'embrassa à pleine bouche, tout en lui pelotant les seins, dont les tétons pointaient durement. La bouche quitta les lèvres, passa par la joue, descendit sur le menton, le cou, les seins, le ventre, les cuisses et remonta vers le fruit qui n'était plus défendu. Le parfum aphrodisiaque lui fit franchir les derniers centimètres et embrassa les lèvres intimes. La langue fureta dans les replis, lapant le nectar d'un abricot gonflé et juteux. Elle débusqua le clitoris qui se cachait à peine dans son capuchon, arrachant un soupir d'extase à Erica. Justine l'ignora et continua ses découvertes linguales. Erica gémissait de plus en plus.
— Attend, dit-elle en la repoussant
Elle s'allongea sur la table, les fesses au ras de la bordure, les jambes pendant de chaque côté, offrant sa chatte grande ouverte, impudique, obscène.
— Viens ! ordonna gentiment Erica.
Justine ne se fit pas prier. Elle lécha, lapa, suça. Erica gémissait, se tortillait. Soudain, elle se tétanisa, cria, bloquant la tête de Justine contre sa chatte, déversant sa jouissance dans sa bouche.
Elle resta un moment, encore secouée par les spasmes de l'orgasme, libéra Justine qui reprit une grande goulée d'air.
— Eh bien, ma belle ! Pour une première fois, c'était plutôt réussi ! C'est rare qu'une débutante me fasse jouir.
— Tu as aimé ? Vraiment ? Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir ?
— Oh que oui, j'ai joui ! Et non, je ne dis pas ça pour te faire plaisir. Merci ma chérie.
— Merci à toi. Je crois comprendre quand tu parlais d'alchimie.
— Tu m'en vois heureuse. Mais maintenant, je veux bien goûter à ton sucre d'orge.
— Attend, dit-elle en la repoussant
Elle s'allongea sur la table, les fesses au ras de la bordure, les jambes pendant de chaque côté, offrant sa chatte grande ouverte, impudique, obscène.
— Viens ! ordonna gentiment Erica.
Justine ne se fit pas prier. Elle lécha, lapa, suça. Erica gémissait, se tortillait. Soudain, elle se tétanisa, cria, bloquant la tête de Justine contre sa chatte, déversant sa jouissance dans sa bouche.
Elle resta un moment, encore secouée par les spasmes de l'orgasme, libéra Justine qui reprit une grande goulée d'air.
— Eh bien, ma belle ! Pour une première fois, c'était plutôt réussi ! C'est rare qu'une débutante me fasse jouir.
— Tu as aimé ? Vraiment ? Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir ?
— Oh que oui, j'ai joui ! Et non, je ne dis pas ça pour te faire plaisir. Merci ma chérie.
— Merci à toi. Je crois comprendre quand tu parlais d'alchimie.
— Tu m'en vois heureuse. Mais maintenant, je veux bien goûter à ton sucre d'orge.
Elle descendit de la table, s'accroupit et goba le sexe toujours dur. La fellation fut rapide, Justine était trop excitée pour tenir la distance.
— Je suis désolée, dit-elle.
— Ne le sois pas. C'est normal. Pour une première fois, je n'en attendais pas tant. J'espère que ta prof te donnera ta chance. Et si tu lui fais la même chose, crois-moi, elle ne te quittera pas.
— Sauf que je ne suis pas toute seule sur le coup.
— Et alors ? Les trouples sont à la mode en ce moment.
Elles s'embrassèrent une nouvelle fois. Justine en profita pour caresser les seins. Elle se rhabillèrent, Erica se contentant juste de remettre sa blouse. Elle maquilla légèrement Justine pour son retour chez elle.
— Merci encore Erica pour cette première fois. Vraiment merci.
— De rien ma chérie. Le plaisir était autant pour moi. On se revoit vendredi prochain ?
— J'ai hâte.
— Moi aussi
— Je suis désolée, dit-elle.
— Ne le sois pas. C'est normal. Pour une première fois, je n'en attendais pas tant. J'espère que ta prof te donnera ta chance. Et si tu lui fais la même chose, crois-moi, elle ne te quittera pas.
— Sauf que je ne suis pas toute seule sur le coup.
— Et alors ? Les trouples sont à la mode en ce moment.
Elles s'embrassèrent une nouvelle fois. Justine en profita pour caresser les seins. Elle se rhabillèrent, Erica se contentant juste de remettre sa blouse. Elle maquilla légèrement Justine pour son retour chez elle.
— Merci encore Erica pour cette première fois. Vraiment merci.
— De rien ma chérie. Le plaisir était autant pour moi. On se revoit vendredi prochain ?
— J'ai hâte.
— Moi aussi
7-Décision
Justine rentra chez elle non sans faire un détour par le centre-ville. La minijupe était toujours en vitrine. Elle poussa la porte et demanda à l'essayer. La vendeuse, surprise de constater que la jeune femme était un garçon, laissa ses commentaires au vestiaire. Elle lui trouva le vêtement dans sa taille et Justine partit l'essayer. Pour la vendeuse, force était de constater que la personne qui se regardait sous toutes les coutures était beaucoup plus fille que garçon.
— Vous avez des collants opaques ?
— Bien sûr, dit la vendeuse.
— Cela vous ennuie si je la garde sur moi ?
— Non pas du tout. Laissez-moi retirer l'antivol et les étiquettes.
Justine revint après quelques minutes.
— Vous avez des jambes magnifiques, dit-elle. Je suis jalouse.
— Ne le soyez pas. Vous êtes une vraie femme. Moi, je dois tricher.
— Sincèrement, j'ai des clientes cent fois moins féminines que vous.
La vendeuse rangea le pantalon de Justine.
— Petit cadeau, dit la vendeuse, en glissant une pochette de collants dans le sac. Je vous fais une carte de fidélité ?
— Pourquoi pas.
— Je m'appelle Samia, dit la vendeuse.
— Merci Samia. Je reviendrai vous voir. Il y a plein de jolies choses ici.
— Ce sera avec plaisir.
— Tu me surprends chaque jour, dit Sylvie en voyant sa fille. Cette jupe te va très bien. Ça te fait des très jolies jambes.
— Merci Maman. Je n'ai pas pu résister.
— Je crois que notre fille est encore plus femme que toi ma chérie, taquina Jacques
— Plains-toi ! Dis-moi que tu n'as pas apprécié mes dessous hier soir !
— Non, c'est vrai. J'ai plus qu'apprécié. Et toi aussi d'ailleurs, ajouta-t-il, égrillard.
— Je me passerai des détails, coupa Justine, gênée d'entendre ses parents parler de leur sexualité.
— On va faire du shopping, demain ? demanda Sylvie à sa fille
— Je ne vais pas dire non.
D'abord parce qu'elle en avait très envie. Envie de dentelle, de talons, de jupes ...
Justine aida sa mère à préparer le repas et sitôt le café bu, elle s'installa pour faire ses ongles.
— Tu fais les miens ? demanda Sylvie en venant près d'elle.
Demande qui ravit la jeune trans.
L'après-midi shopping fut un vrai moment de connivence mère-fille. Sylvie n'hésitait plus à lui demander des conseils sur ses choix vestimentaires mais aussi, et plus surprenant, sur la lingerie. Sylvie considérait Justine comme une vraie fille et non son fils travesti. Quant à Justine, elle trouvait ça un peu bizarre, mais elle se prêta au jeu de bonne grâce et, pour tout dire, avec une certaine excitation.
Justine compléta sa garde-robe. Encore des jupes et des robes, toutes les plus sexy les unes que les autres. Tout comme ses dessous, désormais, exclusivement en dentelle. Les faux seins remplissaient parfaitement les bonnets, bien mieux que les chaussettes. Elle pouvait désormais oser les décolletés profonds. Sylvie la copia sans état d'âme. De nouveaux escarpins qu'adopta aussi sa mère. Elle ne l'avoua pas, mais voir Justine marcher avec dix centimètres de talons comme si elle avait fait ça toute sa vie, la vexait profondément.
La carte bleue vira au rouge en fin d'après-midi. Mais avec ce que s'était offert Sylvie, Jacques ne pouvait pas râler.
Justine passa le week-end à étudier. Pas seulement ses cours mais aussi divers tutos maquillage et autres tests de produits de beauté. Conquérir Diane et damer le pion à Emma la motivaient comme jamais. Les leçons d'Erica étaient un plus inespéré, mais ô combien bienvenu.
— Tu vas au marché ? demanda Justine.
— Oui. Tu m'accompagnes ?
— Je veux bien.
Justine courut changer de chaussures, prit son manteau et son sac à mais et emboîta le pas de sa mère.
— Tu es de plus en plus femme, remarqua Sylvie.
— Merci Maman. C'est vrai que Justine prend de plus en plus de place.
— Au point de remplacer Lucas ?
Justine n'osait pas répondre.
— Tu sais, vu à la vitesse à laquelle tu changes, ça ne m'étonne pas. Même, je serais presque déçue si Justine disparaissait ou ne vivait que par intermittence.
— Tu ne m'en voudrais pas alors ? Et Papa ?
— Ton père s'est fait à l'idée bien avant moi.
— Je ne l'aurais pas cru.
— Moi, encore moins.
— Vous avez des collants opaques ?
— Bien sûr, dit la vendeuse.
— Cela vous ennuie si je la garde sur moi ?
— Non pas du tout. Laissez-moi retirer l'antivol et les étiquettes.
Justine revint après quelques minutes.
— Vous avez des jambes magnifiques, dit-elle. Je suis jalouse.
— Ne le soyez pas. Vous êtes une vraie femme. Moi, je dois tricher.
— Sincèrement, j'ai des clientes cent fois moins féminines que vous.
La vendeuse rangea le pantalon de Justine.
— Petit cadeau, dit la vendeuse, en glissant une pochette de collants dans le sac. Je vous fais une carte de fidélité ?
— Pourquoi pas.
— Je m'appelle Samia, dit la vendeuse.
— Merci Samia. Je reviendrai vous voir. Il y a plein de jolies choses ici.
— Ce sera avec plaisir.
— Tu me surprends chaque jour, dit Sylvie en voyant sa fille. Cette jupe te va très bien. Ça te fait des très jolies jambes.
— Merci Maman. Je n'ai pas pu résister.
— Je crois que notre fille est encore plus femme que toi ma chérie, taquina Jacques
— Plains-toi ! Dis-moi que tu n'as pas apprécié mes dessous hier soir !
— Non, c'est vrai. J'ai plus qu'apprécié. Et toi aussi d'ailleurs, ajouta-t-il, égrillard.
— Je me passerai des détails, coupa Justine, gênée d'entendre ses parents parler de leur sexualité.
— On va faire du shopping, demain ? demanda Sylvie à sa fille
— Je ne vais pas dire non.
D'abord parce qu'elle en avait très envie. Envie de dentelle, de talons, de jupes ...
Justine aida sa mère à préparer le repas et sitôt le café bu, elle s'installa pour faire ses ongles.
— Tu fais les miens ? demanda Sylvie en venant près d'elle.
Demande qui ravit la jeune trans.
L'après-midi shopping fut un vrai moment de connivence mère-fille. Sylvie n'hésitait plus à lui demander des conseils sur ses choix vestimentaires mais aussi, et plus surprenant, sur la lingerie. Sylvie considérait Justine comme une vraie fille et non son fils travesti. Quant à Justine, elle trouvait ça un peu bizarre, mais elle se prêta au jeu de bonne grâce et, pour tout dire, avec une certaine excitation.
Justine compléta sa garde-robe. Encore des jupes et des robes, toutes les plus sexy les unes que les autres. Tout comme ses dessous, désormais, exclusivement en dentelle. Les faux seins remplissaient parfaitement les bonnets, bien mieux que les chaussettes. Elle pouvait désormais oser les décolletés profonds. Sylvie la copia sans état d'âme. De nouveaux escarpins qu'adopta aussi sa mère. Elle ne l'avoua pas, mais voir Justine marcher avec dix centimètres de talons comme si elle avait fait ça toute sa vie, la vexait profondément.
La carte bleue vira au rouge en fin d'après-midi. Mais avec ce que s'était offert Sylvie, Jacques ne pouvait pas râler.
Justine passa le week-end à étudier. Pas seulement ses cours mais aussi divers tutos maquillage et autres tests de produits de beauté. Conquérir Diane et damer le pion à Emma la motivaient comme jamais. Les leçons d'Erica étaient un plus inespéré, mais ô combien bienvenu.
— Tu vas au marché ? demanda Justine.
— Oui. Tu m'accompagnes ?
— Je veux bien.
Justine courut changer de chaussures, prit son manteau et son sac à mais et emboîta le pas de sa mère.
— Tu es de plus en plus femme, remarqua Sylvie.
— Merci Maman. C'est vrai que Justine prend de plus en plus de place.
— Au point de remplacer Lucas ?
Justine n'osait pas répondre.
— Tu sais, vu à la vitesse à laquelle tu changes, ça ne m'étonne pas. Même, je serais presque déçue si Justine disparaissait ou ne vivait que par intermittence.
— Tu ne m'en voudrais pas alors ? Et Papa ?
— Ton père s'est fait à l'idée bien avant moi.
— Je ne l'aurais pas cru.
— Moi, encore moins.
Elles se faufilèrent dans l'allée, slalomant dans la foule dense. Sylvie s'arrêta chez le marchand de fruits et légumes, le boucher.
— Maman, il faut que je te dise quelque chose.
— Aïe !
— Hier soir, j'ai demandé un conseil à Erica.
— C'est bien. Tu as adopté mon esthéticienne alors.
— Oui. Mais ce n'est pas ce genre de conseil. Je voulais qu'elle m'explique ce qu'il fallait faire pour donner du plaisir à une femme.
Sylvie s'arrêta net.
— Carrément ! fit-elle, tombant des nues. Alors là ! Et qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
— Ce n'est pas tant ce qu'elle a dit, mais plutôt ce qu'elle a fait.
Sylvie ne cachait pas son inquiétude, pensant à une réaction violente.
— En fait, elle m'a donné ma première expérience sexuelle. Juste avec ma langue pour la première fois mais elle m'a promis qu'à mon prochain rendez-vous, on ferait l'amour.
Sylvie manqua de lâcher son sac de courses.
— Tu es sérieuse ?
— Très ! C'était … C'était … fantastique !
— C'est pour ça que tu étais si joyeuse. Moi qui pensais que c'était à cause de ta jupe.
— Oui, aussi.
— Mais c'est toi qui lui as demandé ou c'est elle qui te la proposé ?
— C'est elle. Moi, je ne voulais que quelques conseils.
Sylvie conclut que Justine était encore vierge.
— Pourtant elle est mariée.
— Oui mais elle m'a expliqué qu'elle et son mari étaient très libres de ce côté. Que chacun allait voir ailleurs mais en se disant tout.
— Je vois.
— Maman, il faut que je te dise quelque chose.
— Aïe !
— Hier soir, j'ai demandé un conseil à Erica.
— C'est bien. Tu as adopté mon esthéticienne alors.
— Oui. Mais ce n'est pas ce genre de conseil. Je voulais qu'elle m'explique ce qu'il fallait faire pour donner du plaisir à une femme.
Sylvie s'arrêta net.
— Carrément ! fit-elle, tombant des nues. Alors là ! Et qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
— Ce n'est pas tant ce qu'elle a dit, mais plutôt ce qu'elle a fait.
Sylvie ne cachait pas son inquiétude, pensant à une réaction violente.
— En fait, elle m'a donné ma première expérience sexuelle. Juste avec ma langue pour la première fois mais elle m'a promis qu'à mon prochain rendez-vous, on ferait l'amour.
Sylvie manqua de lâcher son sac de courses.
— Tu es sérieuse ?
— Très ! C'était … C'était … fantastique !
— C'est pour ça que tu étais si joyeuse. Moi qui pensais que c'était à cause de ta jupe.
— Oui, aussi.
— Mais c'est toi qui lui as demandé ou c'est elle qui te la proposé ?
— C'est elle. Moi, je ne voulais que quelques conseils.
Sylvie conclut que Justine était encore vierge.
— Pourtant elle est mariée.
— Oui mais elle m'a expliqué qu'elle et son mari étaient très libres de ce côté. Que chacun allait voir ailleurs mais en se disant tout.
— Je vois.
8-Enfin !
Justine jugea qu'il était temps de passer à l'action avant qu'Emma ne lui ferme toutes les portes au nez. Elle décida de faire la même entrée que sa rivale : arriver la dernière au premier cours de la journée. Elle savait qu'elle allait faire scandale mais elle s'en foutait.
— Tu es sûre de toi ? demanda Sylvie, sincèrement inquiète.
— Oui Maman. Je ne peux plus attendre.
— Je veux dire : si ta prof ne veut pas sortir avec toi, qu'est-ce que tu vas faire ensuite ?
— Continuer en tant que Justine. Si vous êtes d'accord.
— On n'ira pas contre ta volonté. On veut juste être certains que tu sais ce que tu fais et dans quoi tu t'engages.
— Oui Maman. J'y ai beaucoup réfléchi. Oui, je suis prête à vivre en tant que femme. J'aime trop me maquiller, mettre des bas, des talons hauts, des jupes.
— Ça, je l'avais bien compris. Très bien donc. Je croise les doigts pour que ta prof veuille de toi.
Justine hésita plusieurs fois sur la tenue qu'elle allait mettre. Et aussi, malgré sa détermination, elle se demanda si elle ne faisait pas la plus grosse erreur de sa vie. Est-ce que pour un amour aussi incertain, il était raisonnable de s'engager dans une telle aventure ? Elle retournait la question dans tous les sens et la réponse était oui à chaque fois.
Le lundi, elle revit Emma, toujours aussi impliquée dans sa course à la séduction. Surtout que Diane n'y était pas insensible. Elle entendait donc mettre un terme à cette comédie. Elle choisit donc sa tenue avec soin : jupe droite, bas couture, talons aiguille de douze centimètres (elle appréhendait malgré tout de passer la journée avec), chemisier blanc, maquillage façon pin-up. Elle entendait déjà la réaction de la classe, celle d'Emma qui comprendrait qu'elle n'était pas seule au monde.
Tout ce qu'elle avait imaginé se déroula comme prévu. Puissance dix. Elle fit mine d'ignorer les quolibets, bien qu'ils la touchaient fortement. C'était surtout la réaction d'Emma qu'elle cherchait. Elle la trouva : colère, haine, jalousie déformaient son visage toujours aussi joliment maquillé. Diane, quant elle, regardait ses deux prétendantes avec amusement. Lucas l'avait fait ! Elle sentit une certaine excitation monter en elle et son intimité réagir. La jeune femme qu'était devenue Lucas la fascinait, bien au-delà de ses espérances. Emma aussi, bien que plus conventionnelle. Il y aurait compétition entre elles, pas seulement dans les notes, mais surtout dans la conquête de ses faveurs. Une première pour Diane. Elle laissa les élèves s'exprimer avant d'y mettre fin.
— Vous avez perdu un pari, ou c'est définitif ? demanda-t-elle à Justine.
— Définitif, répondit-elle, en essayant d'avoir une voix assurée
— Très bien. Comment dois-je vous appeler désormais ?
— Justine.
— Parfait. Vous deux, vous viendrez me voir à la fin du cours, termina-t-elle, sévère.
La sonnerie annonça la pause du milieu de matinée. Diane attendit que tous soient sortis pour fermer la porte.
— J'avoue que je ne pensais pas que vous iriez jusque-là, dit Diane à Justine.
— J'ai juste fait en sorte de répondre à vos critères.
— Vous n'allez pas lui donner raison ! s'emporta Emma. C'est un travelo !
— Pas de ça avec moi ! tonna Diane. Justine n'est pas du tout ce que vous dites. Elle n'a rien à vous envier, surtout en si peu de temps. Pour répondre à votre question : oui, je vais lui donner raison. Tout autant que je vous en donne.
— Mais vous allez devoir faire un choix. Moi ou … elle ! dit-elle en prononçant ce mot avec dégoût.
— Vous ou Justine. Ou aucune des deux. Ou toutes les deux. Je ne vous permets pas de décider à ma place. Mes goûts en matière de partenaires ne regardent que moi. Vous cochez toutes les cases, autant l'une que l'autre. Le fait que Justine ne soit pas une femme cis n'a aucune importance. Au contraire même. Cela ajoute un peu de piment. Une façon de voir les choses que vous n'aurez jamais. Et Justine ne verra jamais les choses comme vous, vous les voyez. Vous avez chacune vos qualités, vos défauts. C'est ce qui fait votre charme. En plus de vos tenues qui me plaisent beaucoup. Justine, toutes mes félicitations. Vous avez de très belles jambes et je suis fans de vos escarpins.
— Merci Diane.
— Merci Diane, se moqua Emma
— Emma, ça suffit. Encore une remarque de ce genre et je vous mets sur la touche. C'est clair ?
— Clair, confirma-t-elle, sentant qu'elle était sur le fil du rasoir et qu'il valait mieux faire profil bas.
— Très bien. Vous pouvez disposer.
Les deux jeunes femmes prirent leurs affaires et sortirent.
— Comment as-tu pu oser ? demanda Emma, encore plus haineuse.
— Et toi, comment as-tu pu profiter de ma demande pour t'imposer ? Parce que si je n'avais pas parlé à Diane, tu ne serais pas là.
Justine marquait un point
— C'est vrai, reconnut Emma. Cela dit, fallait oser ! Bravo.
— Merci. Venant de toi, je le prends comme un compliment.
— Ça sera le seul.
— Ecoute, on devrait faire la paix et attendre la décision de Diane.
— Pourquoi ? Je n'ai pas l'intention de me faire prendre la place par une trans, même si elle sexy.
— Est-ce que tu es amoureuse de Diane ? Ou tu cherches juste à t'amuser ? Parce que moi, je l'aime. Pas seulement parce qu'elle est canon.
Emma s'arrêta. Justine venait de mettre le doigt là où cela faisait mal.
— C'est bien ce que je me disais. Tu fais ça juste pour me faire chier ! Donc je n'ai aucun souci à me faire, résuma Justine qui voyait son avenir s'éclaircir.
Elles arrivèrent ensemble dans ce qui servait de cour, sous la clameur des autres élèves de la classe.
— Alors, elle a choisi qui ? demanda l'un d'eux
— Ta gueule ! répondit Emma qui s'éloigna, ignorant Justine qu'elle laissa à son sort.
— Putain, tu assures grave en meuf ! dit l'une des filles
Justine devint le centre d'intérêt de la classe, bombardée de questions auxquelles elle ne put répondre car il y en avait trop. Lorsque la sonnerie annonça la reprise des cours, elle était adoptée en tant que telle.
Emma arriva la dernière, maussade.
Le lendemain, Justine se présenta avec une nouvelle tenue tout aussi sexy. Emma avait remis une tenue basique. Jean-baskets.
— Vous abandonnez ? demanda Diane avant de commencer le cours. Dommage. Je vous aurais crue plus combative.
— Tu es sûre de toi ? demanda Sylvie, sincèrement inquiète.
— Oui Maman. Je ne peux plus attendre.
— Je veux dire : si ta prof ne veut pas sortir avec toi, qu'est-ce que tu vas faire ensuite ?
— Continuer en tant que Justine. Si vous êtes d'accord.
— On n'ira pas contre ta volonté. On veut juste être certains que tu sais ce que tu fais et dans quoi tu t'engages.
— Oui Maman. J'y ai beaucoup réfléchi. Oui, je suis prête à vivre en tant que femme. J'aime trop me maquiller, mettre des bas, des talons hauts, des jupes.
— Ça, je l'avais bien compris. Très bien donc. Je croise les doigts pour que ta prof veuille de toi.
Justine hésita plusieurs fois sur la tenue qu'elle allait mettre. Et aussi, malgré sa détermination, elle se demanda si elle ne faisait pas la plus grosse erreur de sa vie. Est-ce que pour un amour aussi incertain, il était raisonnable de s'engager dans une telle aventure ? Elle retournait la question dans tous les sens et la réponse était oui à chaque fois.
Le lundi, elle revit Emma, toujours aussi impliquée dans sa course à la séduction. Surtout que Diane n'y était pas insensible. Elle entendait donc mettre un terme à cette comédie. Elle choisit donc sa tenue avec soin : jupe droite, bas couture, talons aiguille de douze centimètres (elle appréhendait malgré tout de passer la journée avec), chemisier blanc, maquillage façon pin-up. Elle entendait déjà la réaction de la classe, celle d'Emma qui comprendrait qu'elle n'était pas seule au monde.
Tout ce qu'elle avait imaginé se déroula comme prévu. Puissance dix. Elle fit mine d'ignorer les quolibets, bien qu'ils la touchaient fortement. C'était surtout la réaction d'Emma qu'elle cherchait. Elle la trouva : colère, haine, jalousie déformaient son visage toujours aussi joliment maquillé. Diane, quant elle, regardait ses deux prétendantes avec amusement. Lucas l'avait fait ! Elle sentit une certaine excitation monter en elle et son intimité réagir. La jeune femme qu'était devenue Lucas la fascinait, bien au-delà de ses espérances. Emma aussi, bien que plus conventionnelle. Il y aurait compétition entre elles, pas seulement dans les notes, mais surtout dans la conquête de ses faveurs. Une première pour Diane. Elle laissa les élèves s'exprimer avant d'y mettre fin.
— Vous avez perdu un pari, ou c'est définitif ? demanda-t-elle à Justine.
— Définitif, répondit-elle, en essayant d'avoir une voix assurée
— Très bien. Comment dois-je vous appeler désormais ?
— Justine.
— Parfait. Vous deux, vous viendrez me voir à la fin du cours, termina-t-elle, sévère.
La sonnerie annonça la pause du milieu de matinée. Diane attendit que tous soient sortis pour fermer la porte.
— J'avoue que je ne pensais pas que vous iriez jusque-là, dit Diane à Justine.
— J'ai juste fait en sorte de répondre à vos critères.
— Vous n'allez pas lui donner raison ! s'emporta Emma. C'est un travelo !
— Pas de ça avec moi ! tonna Diane. Justine n'est pas du tout ce que vous dites. Elle n'a rien à vous envier, surtout en si peu de temps. Pour répondre à votre question : oui, je vais lui donner raison. Tout autant que je vous en donne.
— Mais vous allez devoir faire un choix. Moi ou … elle ! dit-elle en prononçant ce mot avec dégoût.
— Vous ou Justine. Ou aucune des deux. Ou toutes les deux. Je ne vous permets pas de décider à ma place. Mes goûts en matière de partenaires ne regardent que moi. Vous cochez toutes les cases, autant l'une que l'autre. Le fait que Justine ne soit pas une femme cis n'a aucune importance. Au contraire même. Cela ajoute un peu de piment. Une façon de voir les choses que vous n'aurez jamais. Et Justine ne verra jamais les choses comme vous, vous les voyez. Vous avez chacune vos qualités, vos défauts. C'est ce qui fait votre charme. En plus de vos tenues qui me plaisent beaucoup. Justine, toutes mes félicitations. Vous avez de très belles jambes et je suis fans de vos escarpins.
— Merci Diane.
— Merci Diane, se moqua Emma
— Emma, ça suffit. Encore une remarque de ce genre et je vous mets sur la touche. C'est clair ?
— Clair, confirma-t-elle, sentant qu'elle était sur le fil du rasoir et qu'il valait mieux faire profil bas.
— Très bien. Vous pouvez disposer.
Les deux jeunes femmes prirent leurs affaires et sortirent.
— Comment as-tu pu oser ? demanda Emma, encore plus haineuse.
— Et toi, comment as-tu pu profiter de ma demande pour t'imposer ? Parce que si je n'avais pas parlé à Diane, tu ne serais pas là.
Justine marquait un point
— C'est vrai, reconnut Emma. Cela dit, fallait oser ! Bravo.
— Merci. Venant de toi, je le prends comme un compliment.
— Ça sera le seul.
— Ecoute, on devrait faire la paix et attendre la décision de Diane.
— Pourquoi ? Je n'ai pas l'intention de me faire prendre la place par une trans, même si elle sexy.
— Est-ce que tu es amoureuse de Diane ? Ou tu cherches juste à t'amuser ? Parce que moi, je l'aime. Pas seulement parce qu'elle est canon.
Emma s'arrêta. Justine venait de mettre le doigt là où cela faisait mal.
— C'est bien ce que je me disais. Tu fais ça juste pour me faire chier ! Donc je n'ai aucun souci à me faire, résuma Justine qui voyait son avenir s'éclaircir.
Elles arrivèrent ensemble dans ce qui servait de cour, sous la clameur des autres élèves de la classe.
— Alors, elle a choisi qui ? demanda l'un d'eux
— Ta gueule ! répondit Emma qui s'éloigna, ignorant Justine qu'elle laissa à son sort.
— Putain, tu assures grave en meuf ! dit l'une des filles
Justine devint le centre d'intérêt de la classe, bombardée de questions auxquelles elle ne put répondre car il y en avait trop. Lorsque la sonnerie annonça la reprise des cours, elle était adoptée en tant que telle.
Emma arriva la dernière, maussade.
Le lendemain, Justine se présenta avec une nouvelle tenue tout aussi sexy. Emma avait remis une tenue basique. Jean-baskets.
— Vous abandonnez ? demanda Diane avant de commencer le cours. Dommage. Je vous aurais crue plus combative.
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Commentaires ()
Lucas qui découvre son côté féminin, et qui comprend qu'il est mieux dans la peau d'une fille. Justine qui vient tout doucement remplacer Lucas et ses parents qui acceptent cette nouvelle identité, c'est superbe ....
Malheureusement, je ne pense pas que cela se passe aussi facilement dans les familles.
Merci en tout cas pour ce beau moment passé à lire ce récit ...
Bisous
Bisous
Quand à Emma, je doute qu'elle reste passive longtemps. Je crois que Diane aura du mal à choisir. Comme l'a dit le paternel, il a perdu un fils pour trouver une fille qui relance sa mère dans le jeu de la séduction.
J'aime toujours autant ta manière d'écrire et de décrire.
Quant a Emma je ne pense pas qu'elle baisse les bras aussi rapidement, elle accuse surement le coup.
Je suis impatiente de lire la suite, merci a mlle_helened et bonne année
Justine a finalement mis la barre très haute pour éviter que Emma lui ferme définitivement toutes les portes et anéanti ses chances de conquérir Diane sa professeur au point que ça rival baisse totalement les bras et reviennent à des tenues plus que basiques qui a beaucoup déçu la prof de math qui a finalement dit à la jeune femme qu'elle la croyait plus combative que ça.
On a une petit idée de la personnalité de Diane et de quel type de relation elle entreprend avec ses partenaires avec le petit aperçu avec Emma.
En tout cas ce qui est sûr Justine est bien là et on n'est pas prêt de revoir Lucas même si Diane sa professeur de maths venait à la repousser définitivement.
Vivement la suite pour ma part.
J'attends la suite avec impatience.