Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Belzébuth — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Belzébuth
Chapitre 1
Eté 1985, Allemagne. Voilà déjà huit mois que je suis sous les drapeaux selon la formule consacrée. Ce n’est pas que cela m'enchante, mais on ne m'a pas laissé le choix. Moi c'est Stéphane, j'ai 20 ans. Je fais 1,72 m pour une soixantaine de kilos, autant dire que je ne suis pas à proprement parler ce qu'on appelle un colosse. J'ai les cheveux châtains tirant sur le clair. Avant d'intégrer l'armée, j'aimais les porter mi-longs, mais maintenant, ils sont plutôt très courts et bien dégagés autour des oreilles. Autre signe particulier, j'ai des yeux verts, prolongés par de longs cils, ce qui me donne une petite touche de féminité, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Depuis une semaine déjà, nous avons entamé les grandes manoeuvres. Pour mes camarades et moi-même, affectés à l'Etat Major du régiment, cela signifie surtout décharger des tentes, des tables, des chaises, installer et monter le tout, puis tout démonter, tout recharger dans les camions, faire quelques kilomètres et recommencer. Bref, que du bonheur !
La nuit vient de tomber. C'est une de ces soirées d'été durant lesquelles on peut voir les étoiles, où la chaleur étouffante laisse peu à peu la place à un filet de fraicheur bienvenu. Le camp commence à s'endormir dans un silence à peine troublé par les voix des sentinelles et le chant des grillons. Je décide d'aller prendre une douche, avant de regagner ma tente. A la caserne, nous disposons de cabines individuelles, mais durant les manoeuvres, la douche est constituée d'une remorque équipée de plusieurs pommes de douche alignées, dans laquelle on se lave au vu de tout le monde. Pas vraiment fait pour les âmes pudiques, ce que je ne suis pas.
Reste qu'à cette heure avancée, j'ai la douche pour moi tout seul. Dans une semi-pénombre, je me déshabille et fais couler l'eau, qui en ruisselant sur ma peau me procure un sentiment de délassement, d'autant plus fort que j'ai quand même passé une journée difficile. Je me savonne doucement, avant de me rincer. Je ferme les yeux. Bientôt, l'eau qui dégouline depuis le sommet de mon crâne jusqu'à la pointe de mes pieds finit par former une bulle de bien-être dans laquelle je pourrais m'abandonner indéfiniment.
Tant et si bien que je n'ai pas entendu entrer. J'ouvre les yeux, je me retourne pour me retrouver complètement nu et ruisselant, en face d'une silhouette massive. Il me faut un petit moment pour reconnaitre un des officiers de l'Etat Major, le capitaine Divoll que nous avons surnommé Belzébuth, en référence à la chanson du Splendid « La salsa du démon ». Ce type a la réputation de prendre un malin plaisir à houspiller le moindre soldat qui passe à sa portée, partant du principe que tout appelé est un tire au flanc en puissance, ce qui en soi n'est pas tout à fait faux. Sans un regard vers moi, il se déshabille et vient se mettre sous la douche située juste à côté de la mienne.
Tout en me rinçant, je jette un œil le plus discrètement possible. Il est plutôt bien foutu, je dois dire. La quarantaine, musclé, il me dépasse d'une bonne tête. Les cheveux en brosse, il arbore une mâchoire imberbe et carrée, qui lui confère naturellement une expression de dureté, renforcée par une voix grave. Son dos se termine par une paire de fesses galbées, complétées par des cuisses que l'on imagine puissantes. Bref, ce qu'on appelle une morphologie de sportif.
— Rien de tel qu'une bonne douche avant d'aller se coucher, pas vrai soldat !
— Oui mon capitaine, dis-je d'une voix mal assurée.
— Oui mon capitaine, dis-je d'une voix mal assurée.
Tout en se savonnant vigoureusement, il se tourne vers moi. A un mètre à peine, je distingue maintenant dans le clair-obscur son torse puissant, recouvert d'une toison, son ventre et un pubis fourni, d'où pend un sexe dont la blancheur tranche avec le reste du corps.
Couvert de savon, il me dévisage maintenant de la tête aux pieds, en s'attardant sur mon entrejambe. Je me retourne pour masquer ma gêne due à un début d'érection, mais je sens sa présence et son regard pesant sur mes fesses. Malgré l'eau fraiche, j'ai de plus en plus chaud. Mon cœur commence à s'emballer. « Du calme Stéphane, me dis-je. Tu vas te sécher, te rhabiller et direction la tente. »
— Dites, vous pourriez me rendre un service et me passer le savon dans le dos ?
— Bien sûr, mon capitaine.
— Bien sûr, mon capitaine.
Pas possible, je rêve. Je vais finir par me réveiller. Me voilà à poil en train de savonner le dos d'un type. Machinalement, j'y vais doucement. Depuis les épaules, mes mains commencent à imprimer des cercles sur des omoplates. Sous mes doigts, je sens sa peau frémir.
— Hmmm, c'est bon. Allez-y descendez un peu, plus bas, encore.
Mes mouvements deviennent des caresses le long de son dos, jusqu'à atteindre sa chute de reins. J'ai une furieuse envie de m'enfuir, de partir en courant à poil dans le camp pour me précipiter sous ma tente. Mais je reste bloqué dans cette cabine de douche, le cœur battant, comme retenu par une force qui me dépasse.
— Plus bas, je t'ai dit ! lance-t-il d'un ton autoritaire.
Cette fois, mes mains glissent sur les deux lobes de ses fesses. Sous mes attouchements, il se détend, tandis que sa respiration se fait de plus en plus profonde. J'ai beau être en panique, je me rends compte que je bande. Dans un moment de recul, sa cuisse vient frôler mon sexe en érection. Il se retourne et me fixe dans un sourire carnassier.
— Non, mais dis donc, j'ai l'impression que je te fais de l'effet.
— Je ... je suis désolé mon capitaine, je ... excusez-moi.
— Je ... je suis désolé mon capitaine, je ... excusez-moi.
Je bafouille. Je sens le sang me monter aux joues. Si je pouvais disparaître dans un trou de souris, je le ferais immédiatement. J'ai la bouche grande ouverte à la recherche d'air, désespérément. Sûr de lui, il étend la main, saisit ma queue et commence à aller et venir doucement. Puis il me retourne et me plaque contre lui. D'une main, il me pince le bout d'un téton, de l'autre, il me branle de plus en plus fort. De temps à autre, ses doigts s'attardent sur mes couilles avant de se remettre à me tripoter. Mes jambes commencent à se dérober. S'il ne me tenait pas fermement, je me laisserais glisser au sol. L'eau coule en cascade et ruisselle sur nos deux corps, désormais enlacés. Gorgé de désir, son chibre se fait de plus en plus dur contre le bas de mon dos. Je sens aussi son haleine contre ma nuque, un souffle chaud, âcre, d'alcool et de tabac mêlés. Tout en jouant avec mon sexe, il se frotte contre moi.
— Ca fait un moment que je t'observe. J'ai toujours su que tu étais une lopette. Sa voix se fait métallique. Tu feras une bonne petite chienne. Vous m'avez surnommé Belzébuth. Tu crois que je ne le sais pas ! Tu vas vite comprendre petite salope ! Tu vas voir ce que c'est d'être possédé par un démon ! A partir de maintenant, tu es à moi, tu m'entends ! Entièrement, ta bouche, ton petit cul, ta queue, tu m'appartiens corps et âme.
Ce disant, il accélère ses va-et-vient. Je me mords les lèvres, mais j'ai du mal à retenir un petit gémissement. De son autre bras, il me serre désormais sur son torse, en me soulevant au point que mes pieds touchent à peine le sol. Brutalement, je suis pris d'un spasme de jouissance, comme une décharge qui viendrait du plus profond de moi-même. J'explose en plusieurs jets dans un cri bref. Je cherche à me dégager, à respirer et à reprendre mes esprits. Mais Belzébuth me retient fermement, puis porte sa main couverte de mon sperme à mes lèvres.
— Nettoie tout avec la langue. Ensuite tu vas me faire jouir avec ta jolie petite bouche.
Je fais oui de la tête dans un halètement bref. Docilement, je passe ma langue sur ses doigts luisants. Ils sont visqueux et ont le goût à la fois âcre et légèrement salé de ma semence. Au bout de quelques secondes, il relâche son étreinte. Incapable de tenir sur mes jambes, je me laisse glisser au sol. Il me prend par les épaules pour me remettre à genoux. J'ai maintenant son braquemart au niveau des lèvres. J'ouvre la bouche machinalement et laisse ma langue parcourir son gland puis faire des allers-retours le long de sa hampe, de la pointe, jusqu'aux couilles, dures et sombres.
Solidement campé sur ses deux jambes, Belzébuth se saisit alors de ma tête m'imprime un mouvement le long de son chibre durci qui force maintenant ma bouche, jusqu'à m'obliger à l'avaler en entier. Lorsque mes lèvres et mon nez viennent buter sur son pubis, il me bloque quelques secondes. J'étouffe, j'ai maintenant son sexe au fond de la gorge. Je suis pris d'un haut-le-cœur. Tandis qu'il relâche la pression, j'en profite pour me dégager. J'avale plusieurs goulées d'air, j'ai les yeux qui pleurent, un filet de salive et de liquide séminal pend de mes lèvres. Ses yeux devenus jaunes brillent dans la pénombre. Il me fixe dans un rictus qui trahit la puissance et le plaisir de domination.
Il me reprend la tête et m'embroche une fois de plus. Cette fois, c'est son bassin qui imprime le rythme de ses assauts. Dans le même temps, je me rends compte que je bande à nouveau, je saisis ma queue pour commencer à me caresser.
— Te touche pas petite fiotte. L'ordre est tombé dans un râle de plaisir. Tu es ma chose, destinée à mon seul plaisir. Tu pourras te caresser en pensant à moi quand tu seras tout seul.
Je m'accroche comme je peux à ses cuisses pour ne pas m'étaler au sol sous la violence de ses va-et-vient. Solidement campé sur ses deux jambes, Belzébuth est littéralement en train de me pilonner la bouche. Son sexe palpite entre mes lèvres et sous l'action de sa langue, avant de durcir toujours plus. C'est dans un véritable mugissement de triomphe et de jouissance que le capitaine Divoll alias Belzébuth, décharge en plusieurs longs jets chauds et poisseux sa semence dans ma bouche. D'un coup de reins, il se dégage, se penche vers moi et me saisit par le cou.
Avale, je t'interdis de cracher !
Je déglutis péniblement et son sperme brulant descend dans ma gorge. Comme une giclée s'est répandue sur le sol de la douche, Belzébuth plaque mon visage au sol.
Lèche espèce de petite pute.
Je m'exécute, avant de me laisser tomber à plat ventre. Il m'enjambe, me retourne de la pointe du pied, avant de se sécher et l'aller se rhabiller sans un regard pour moi.
— On se reverra. N'oublie pas que je peux faire de toi ce que je veux maintenant !
Je reste seul, prostré un moment dans le noir. L'eau continue de ruisseler sur mon dos, ma tête. Puis au souvenir de la scène que je viens de vivre, j'empoigne mon sexe encore dur et me caresse jusqu'à l'orgasme.
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