Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'inconnu de la librairie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'inconnu de la librairie
Chapitre 1
Marion attrape la pile de livres posée sur la table pour aller les ranger sur le rayonnage. Il est 19 h 00, dehors il fait déjà nuit depuis plus d'une heure en ce mois de novembre. Une fois les livres classés et rangés, elle fermera la boutique et montera rejoindre son chien, qu'elle a appelé Hemingway, dans l'appartement situé juste au-dessus de la librairie.
Elle a hérité de cette librairie située dans ce petit village breton, le commerce appartenait à ses parents et, étant la seule enfant, elle avait naturellement repris l'activité une fois ses parents partis à la retraite. Les affaires ne sont pas très florissantes, le village s'est dépeuplé depuis quelques années et le peu de gens qui restent ne lisent pas beaucoup. Parfois des anciens passent commande pour offrir un livre à un ami ou à un parent, tandis que les plus jeunes, s'ils ont besoin d'un livre, ils le commandent sur Amazon et le reçoivent le lendemain directement dans leur boîte aux lettres.
Mais Marion aime son métier et sa boutique qui sent le vieux papier et un mélange d'encens qu'elle fait brûler dans une petite soucoupe et de cire de meuble qu'elle passe toutes les semaines consciencieusement sur les étagères et le comptoir en chêne. La faible puissance de l'éclairage légèrement orangé donne un petit côté cocon où elle se sent bien. Pour rien au monde elle ne fermerait son commerce et n'exercerait une autre activité.
Avec les livres sous le bras, elle se dirige vers les étagères du fond afin de les ranger à leur place, du pied elle fait glisser un escabeau de bois et le positionne devant le rayonnage où l'emplacement des livres se trouve. Elle monte sur la première marche. C'est à ce moment-là que retentit la petite clochette suspendue en haut de la porte de la librairie.
Qui peut bien venir à cette heure ? Les gens du village sont calfeutrés chez eux, bien au chaud.
Marion repose son pied au sol et dépose la pile de livres sur le bord d'une étagère, puis elle se dirige vers la porte.
Quand elle passe le coin d'une étagère et qu'elle arrive en vue de la porte, elle distingue une silhouette ; vu la taille, c'est sûrement un homme. Il lui tourne le dos, il regarde les livres qui sont sur les présentoirs et en vitrine, où l'on trouve les derniers ouvrages primés aux prix Goncourt, Fémina, Renaudot.
Marion repose son pied au sol et dépose la pile de livres sur le bord d'une étagère, puis elle se dirige vers la porte.
Quand elle passe le coin d'une étagère et qu'elle arrive en vue de la porte, elle distingue une silhouette ; vu la taille, c'est sûrement un homme. Il lui tourne le dos, il regarde les livres qui sont sur les présentoirs et en vitrine, où l'on trouve les derniers ouvrages primés aux prix Goncourt, Fémina, Renaudot.
— Bonjour, je peux vous aider ?
L'homme pivote sur lui-même, la première chose que Marion remarque, c'est ses yeux. Des yeux d'une étrange couleur, marron clair avec des nuances d'orange comme s'ils étaient traversés par des flammes. L'homme est jeune, en tout cas plus jeune que Marion qui a dépassé la quarantaine depuis bientôt deux ans. L'inconnu qui se trouve dans la boutique a un visage christique, de longs cheveux ondulés qui lui arrivent aux épaules, une barbe de quelques jours recouvre son menton et une partie de son visage. Il sourit et, d'une voix douce et un peu éraillée, il répond à la libraire.
— Bonjour, excusez-moi d'arriver si tard, mais j'ai vraiment besoin de votre aide.
Marion, un peu surprise, détaille l'homme en face d'elle. Il dégage de la personne en face d'elle quelque chose de spécial, de doux, et tout de suite elle le trouve beau. Quelque chose chez cet homme l'attire, lui plaît. Est-ce ses yeux... son sourire qui découvre une rangée de dents parfaitement alignées... Est-ce sa façon de se tenir devant elle... Sa barbe naissante ? Elle ne peut pas vraiment dire quoi, mais il n'y a pas de doute, l'homme en face d'elle ne la laisse pas indifférente.
Marion n'a pas eu beaucoup d'hommes dans sa vie :quelques aventures amoureuses de fin de collège et au lycée. Puis la rencontre avec Marc en terminale, ils étaient amoureux. Mais un soir, Marc s'est tué dans un accident de voiture : il a perdu le contrôle du véhicule sur la route mouillée et la voiture s'est immobilisée dans un platane. Marion ne s'est jamais vraiment remise de la perte de son grand amour, alors elle s'est plongée dans ce qu'il y avait de plus autour d'elle, les livres !
Elle a lu et relu des dizaines d'ouvrages, puis elle a repris la librairie et s'était occupée de ses parents vieillissants jusqu'à leur disparition. Sa mère s'est éteinte l'année des quarante ans de Marion, son père lui est parti une dizaine d'années plus tôt des suites d'un cancer.
Depuis le décès de Marc, Marion n'a jamais eu de relations amoureuses et encore moins intimes avec un homme. Une fois, pendant quelques semaines, elle a eu des échanges épistolaires avec un homme plus vieux qu'elle à qui elle avait répondu suite à la parution d'une petite annonce dans un journal régional. Le septuagénaire cherche un dialogue, un échange pour casser sa solitude depuis le décès de sa femme. Les échanges courtois au début sont devenus plus intimes et plus personnels. Il demandait des détails sur son physique, sur ses tenues, Marion répondait de bonne foi pour faire plaisir au vieil homme. Puis l'homme est devenu plus curieux, il posait des questions sur sa sexualité, si elle se caressait... sur ses fantasmes. Marion répondait à cet homme qui s'intéressait à elle. Au fond d'elle, cela lui faisait plaisir et cassait un peu les codes de sa vie monotone ; elle se sentait vivante. Dans un courrier, l'homme lui demandait une photo de ses seins nus.
Marion lui a envoyé le cliché et n'a plus jamais eu de nouvelles de son correspondant. Là s'est arrêtée la chose qui ressemblait le plus à une relation pour Marion lors des vingt dernières années.
— Madame... ?
— Oui, excusez-moi. Que puis-je faire pour vous aider ? dit-elle en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.
— Oui, excusez-moi. Que puis-je faire pour vous aider ? dit-elle en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.
L'homme en face d'elle sourit, ses lèvres entre-ouvertes découvrent des dents blanches impeccablement alignées.
— Je suis invité à un mariage d'un couple d'amis et j'aimerais leur offrir un cadeau original... comme un beau livre... Un ouvrage ancien...
La voie est chaude, calme et posée.
— Quel genre de livres... ? Plutôt roman, biographie, historique ? demande la libraire.
Mais l'inconnu lève la main doucement comme pour arrêter Marion et dit :
— Non non, je pensais à un livre plus original... plus divertissant... un livre qu'il pourrait lire à deux...
Les yeux toujours fixés sur la libraire, il se tait quelques instants puis reprend.
— J'avais imaginé un livre, un roman... Comment dire... un peu coquin, érotique. Vous voyez ce dont je veux parler... vous avez ce genre de livres.
Oui, Marion sait très bien de quoi l'homme veut parler et oui, elle a ce genre de publications... Il lui arrive parfois certains soirs, quand la solitude est trop présente, de descendre dans le magasin, vêtue simplement d'un peignoir ou d'un long tee-shirt et sans allumer, comme pour ne pas se faire voir, de se diriger vers le fond de la boutique et de prendre au hasard un livre sur l'étagère tout en haut du rayonnage. Elle le serre contre elle et sent déjà son bas-ventre s'embraser ; elle doit faire un effort pour remonter. Elle s'installe sur son lit pour lire le livre érotique qu'elle a pris. Le dos bien calé contre son oreiller. Marion commence sa lecture devant les yeux d'Hemingway allongé sur le pied du lit.
Bien qu'elle connaisse les livres par cœur, elle sent son pouls s'accélérer au fil de la lecture, puis une douce chaleur envahit son bas-ventre. Sa main gauche quitte le livre, qu'elle ne tient dorénavant que d'une main, et se pose sur sa poitrine. Ses doigts s'agitent sur la masse chaude et ferme d'un de ses seins. Très vite, son téton pointe sous le coton du tee-shirt et, tout en continuant sa lecture, elle le saisit entre ses doigts et le fait rouler entre son pouce et son index. Doucement, la pression de ses doigts sur cet appendice de chair se fait plus forte. Elle relève son tee-shirt et sa main disparaît sous le morceau de tissu et ses doigts entrent en contact avec son sein qu'elle masse et serre entre ses doigts avant de les faire glisser sur son mamelon et de pincer son téton dressé et gonflé.
Ses yeux se ferment sous l'effet de ses caresses, alors elle pose le livre à côté d'elle et sa main droite se pose sur son entrejambe et elle sent sous ses doigts l'entrée de son vagin humide...
Ses doigts glissent le long et entre ses lèvres, elle fait pénétrer un peu son majeur, elle caresse sa vulve puis remonte vers son clitoris qu'elle écrase et fait glisser sous ses doigts...
Les yeux fermés, elle revit les scènes qu'elle a lues, des images pornographiques viennent peupler son esprit et son imaginaire. Elle se voit à la place de cette femme qui trompe son mari avec un garde-chasse, ou de celle qui succombe aux avances d'un prince, ou bien encore elle s'imagine femme bourgeoise la journée et putain la nuit...
Ses doigts glissent le long et entre ses lèvres, elle fait pénétrer un peu son majeur, elle caresse sa vulve puis remonte vers son clitoris qu'elle écrase et fait glisser sous ses doigts...
Les yeux fermés, elle revit les scènes qu'elle a lues, des images pornographiques viennent peupler son esprit et son imaginaire. Elle se voit à la place de cette femme qui trompe son mari avec un garde-chasse, ou de celle qui succombe aux avances d'un prince, ou bien encore elle s'imagine femme bourgeoise la journée et putain la nuit...
Les écrits se mélangent à ses fantasmes.
Sa main a quitté son sein et frotte son clitoris pendant que des doigts entrent et sortent de son sexe. Par moments, elle arrête les va-et-vient pour fouiller sa chatte. Des gémissements se font entendre, son bassin ondule... Hemingway descend du lit et va s'allonger par terre sur le tapis. Cuisses écartées, elle regarde ses doigts la pénétrer en imaginant des sexes d'hommes, la prendre, la remplir, la défoncer. Elle sent sa cyprine couler le long de ses doigts... Quand elle sent le plaisir venir... à tâtons, elle cherche dans son tiroir une bougie qu'elle glisse entre ses jambes et qu'elle enfonce jusqu'au fond de son vagin. Sous les pénétrations, Marion gémit, feule, râle... Au bout de quelques allers et retours du tube de cire en elle, elle pousse un petit cri, suivi d'un long gémissement, et, le visage crispé, les yeux fermés, elle se laisse aller au plaisir.
Sa main a quitté son sein et frotte son clitoris pendant que des doigts entrent et sortent de son sexe. Par moments, elle arrête les va-et-vient pour fouiller sa chatte. Des gémissements se font entendre, son bassin ondule... Hemingway descend du lit et va s'allonger par terre sur le tapis. Cuisses écartées, elle regarde ses doigts la pénétrer en imaginant des sexes d'hommes, la prendre, la remplir, la défoncer. Elle sent sa cyprine couler le long de ses doigts... Quand elle sent le plaisir venir... à tâtons, elle cherche dans son tiroir une bougie qu'elle glisse entre ses jambes et qu'elle enfonce jusqu'au fond de son vagin. Sous les pénétrations, Marion gémit, feule, râle... Au bout de quelques allers et retours du tube de cire en elle, elle pousse un petit cri, suivi d'un long gémissement, et, le visage crispé, les yeux fermés, elle se laisse aller au plaisir.
Comme à chaque fois, intrigué et curieux du comportement de sa maîtresse qui est d'habitude si discrète. Le chien se dresse sur ses quatre pattes et pose son museau sur le couvre-lit et regarde Marion les yeux fermés, le souffle court, reprenant petit à petit son calme et ses esprits. Quand il juge que sa maîtresse a retrouvé un calme propice à son endormissement, Hemingway saute sur le matelas et se roule en boule contre sa maîtresse, et tous les deux sombrent dans le sommeil.
Marion détourne la tête, l'inconnu la fixe toujours avec ses yeux aux étranges couleurs. Il lui semble qu'il peut lire en elle et découvrir ses petits secrets. D'une voix à peine audible, elle murmure.
— Suivez-moi.
Avec l'homme sur ses talons, elle se dirige vers le fond de la boutique. Arrivée dans la dernière allée, elle attrape un escabeau en bois et le fait glisser le long du rayonnage jusqu'à l'endroit où se trouvent les types de livres recherchés par l'homme.
— Voilà les ouvrages que vous désirez : il y a des recueils de poésie érotique, un livre japonais d'estampes érotiques, ou encore quelques romans érotiques du XIXᵉ siècle, les sept tomes du Kamasutra... Marion se tait, laissant à son client le temps de la réflexion. Celui-ci reste silencieux, il fait glisser ses doigts sur une rangée de livres, puis s'arrête sur un et lit le titre à voix haute.
— Histoire d'O de Pauline Réage...
— Histoire d'O de Pauline Réage...
Ses doigts continuent leur progression.
— Les liaisons dangereuses.
Il attrape le livre du bout des doigts puis l'ouvre, il parcourt des yeux quelques pages puis le repose.
Marion, immobile, n'ose regarder vers son visiteur. Elle a lu et relu cet ouvrage, maintes fois elle s'est identifiée à la marquise de Metreuil qui, avec son amant le vicomte de Valmont, donne libre cours à ses envies libertines, certains passages l'ont passablement excitée. L'homme ne semble pas se soucier d'elle, il continue son inspection.
Marion, immobile, n'ose regarder vers son visiteur. Elle a lu et relu cet ouvrage, maintes fois elle s'est identifiée à la marquise de Metreuil qui, avec son amant le vicomte de Valmont, donne libre cours à ses envies libertines, certains passages l'ont passablement excitée. L'homme ne semble pas se soucier d'elle, il continue son inspection.
— Ah !! Les Fleurs du mal, du célèbre Charles Baudelaire.
Il passe son doigt sur la tranche du livre comme pour le caresser, son geste est doux et sensuel. Puis se déplace légèrement sur sa gauche, pose ses doigts sur un livre assez épais et le sort de l'étagère.
— Kamasutra... Figures érotiques de l'art hindou.
Il ouvre le recueil d'images érotiques, en contemple quelques-unes. Marion reste silencieuse, à la fois gênée, mais aussi excitée. Elle a souvent parcouru ce recueil indien, aux soixante-quatre positions illustrées de miniatures, écrit entre le VI et VII siècle, destiné essentiellement aux femmes et courtisanes. Elle s'est imaginée femme fatale, maîtresse, putain.
L'homme referme l'ouvrage, puis, se reculant d'un pas, il se met face à la libraire et lui demande :
L'homme referme l'ouvrage, puis, se reculant d'un pas, il se met face à la libraire et lui demande :
— Vous avez lu ces livres.
Marion sursaute comme si elle avait été frappée par l'électricité, elle a l'impression que son visage la brûle. Il lui faut quelques secondes pour formuler une réponse, et cette réponse, elle la chuchote plus qu'elle ne l'annonce à haute voix.
— Heuu oui... quelques-uns, ment Marion dont le visage se pare de rouge.
— Quelle est cette collection-là ? Ces livres recouverts de cuir ?
— Quelle est cette collection-là ? Ces livres recouverts de cuir ?
Marion répond tête baissée.
— Il s'agit des œuvres du marquis de Sade... Il y a Symphonie érotique, puis Eugénie ou encore Justine et les autres... Le plus épais relié de cuir vert, c'est Les cent vingt journées de Sodome.
— Je peux ? demande l'inconnu.
— Je peux ? demande l'inconnu.
Elle gravit deux marches de l'escabeau et saisit le volume à la couverture douce et soyeuse. En redescendant, le pied de Marion glisse sur le barreau en bois, elle perd l'équilibre. Dans un réflexe, l'homme la rattrape, évitant ainsi la chute. Marion, pour retrouver son équilibre, agrippe les épaules de l'homme, elle se retrouve collée à lui, si proche qu'elle peut sentir son parfum. Marion sent dans sa poitrine son cœur battre la chamade. Un instant, elle se dit que lui aussi, contre elle, doit aussi ressentir ou entendre les battements de son cœur. Elle lève les yeux et son regard croise celui du jeune inconnu, ses yeux couleur feu semblent briller encore plus. Marion ne bouge pas, comme tétanisée, hypnotisée par ces flammes qui illuminent le regard...
Elle a le sentiment que l'espace entre leurs deux visages diminue...
Une pression dans le creux de ses reins... une main effleure son dos. Un souffle sur son visage, pas de doute, son visage n'est plus qu'à quelques centimètres de celui de son visiteur du soir...
Elle déglutit... la pression dans son dos se fait plus ferme, leurs corps se retrouvent encore plus proches, presque soudés l'un à l'autre. Elle ferme les yeux, s'abandonnant dans ses bras inconnus, mais aussi attirants et protecteurs. Elle sent des lèvres douces, moelleuses se poser sur les siennes...
Une pression dans le creux de ses reins... une main effleure son dos. Un souffle sur son visage, pas de doute, son visage n'est plus qu'à quelques centimètres de celui de son visiteur du soir...
Elle déglutit... la pression dans son dos se fait plus ferme, leurs corps se retrouvent encore plus proches, presque soudés l'un à l'autre. Elle ferme les yeux, s'abandonnant dans ses bras inconnus, mais aussi attirants et protecteurs. Elle sent des lèvres douces, moelleuses se poser sur les siennes...
Elle soude ses lèvres sur celles qui l'embrassent. Le baiser, presque chaste au début, devient plus sensuel, plus voluptueux, plus sexuel. Elle sent la langue agile de l'homme pénétrer sa bouche et chercher sa langue, elle se laisse faire, s'offrant sans retenue à ce baiser. Les langues s'enroulent, les salives se mélangent, les lèvres se joignent, s'écrasent. Les corps se plaquent l'un contre l'autre et ondulent à un rythme lent. Les doigts de l'homme s'aventurent sur le dos de Marion, ils caressent le creux de ses reins, puis remontent jusque sur sa nuque, ils glissent sur la peau de son cou sous ses cheveux... avant de redescendre lentement vers ses fesses. La pression des mains sur sa croupe plaque encore plus le bassin de la libraire contre celui de l'homme. Leurs corps soudés ne font plus qu'un. La tension devient excitation, l'envie devient sexuelle. L'homme décolle sa bouche et fait glisser sa langue sur la gorge de Marion.
Ses mains glissent et épousent la forme des seins de Marion...
La libraire reçoit les douces caresses sur sa poitrine avec satisfaction... puis les doigts continuent leur course sur le ventre, puis une des mains vient se nicher contre le bas-ventre de Marion, qui se cambre et n'offre aucune résistance. Les doigts s'agitent et Marion perçoit les caresses à travers ses vêtements qui échauffent ses sens et font encore monter son désir et son excitation.
La libraire reçoit les douces caresses sur sa poitrine avec satisfaction... puis les doigts continuent leur course sur le ventre, puis une des mains vient se nicher contre le bas-ventre de Marion, qui se cambre et n'offre aucune résistance. Les doigts s'agitent et Marion perçoit les caresses à travers ses vêtements qui échauffent ses sens et font encore monter son désir et son excitation.
L'homme tombe à genoux devant Marion et plaque son visage au niveau de l'entrejambe de celle-ci, il frotte doucement le bas-ventre de son visage. Il fait passer ses mains de chaque côté des jambes de la libraire et les remonte le long des chevilles... des mollets, il passe sous ma jupe et continue son ascension... les genoux... les cuisses. Il relève la jupe et pose sa bouche sur la fine dentelle de la culotte de Marion, où une auréole d'humidité s'est formée.
Tenant la jupe relevée d'une main, il saisit de l'autre l'élastique de la culotte et la fait glisser le long des cuisses. Le sexe à l'air offert à la vision et aux caresses d'un homme inconnu. Marion, dans un dernier moment de retenue, a un mouvement de recul, mais le meuble à étagères derrière elle ne lui permet pas de reculer. Elle sent la chaleur d'un souffle avant les premiers contacts des lèvres et de la langue de l'homme aux yeux de feu sur son sexe.
Au premier baiser sur son sexe, Marion sursaute. Au premier coup de langue sur sa chatte en manque, elle ne peut réprimer un soupir de bonheur. La langue se met à danser sur sa vulve, puis les attouchements se font précis, ils atteignent l'entrée du vagin, les grandes lèvres et se posent sur le clitoris. Les sensations sont merveilleuses. Les doigts de la libraire agrippent les cheveux de l'homme et pressent le visage contre son sexe. La langue titille, écrase, le bouton dur, gonflé et sensible de son clitoris, les lèvres l'aspirent, le pincent. Chaque effleurement sur son sexe provoque dans le bas-ventre de Marion des petites décharges et une chaleur gagne ses entrailles...
Une main tenant sa jupe au-dessus de sa taille et l'autre crispée sur la nuque de l'homme agenouillé devant elle, Marion, bouche ouverte, jambes légèrement pliées et écartées, sent son sexe s'humidifier... puis couler sur la bouche de l'homme qui la lèche. Elle qui a été, à part lors de ses caresses intimes, trop longtemps sevrée de plaisir physique et charnel, sait qu'elle ne va pas tenir, que l'orgasme va l'emporter. Un doigt se pose à l'entrée de sa grotte intime et caresse ses lèvres trempées, tandis que la langue continue son ballet sur son clitoris gonflé et sensible... le doigt la pénètre. Marion crie, un cri guttural, son ventre se contracte, les muscles de ses cuisses se tétanisent et projettent son bassin en avant tandis que son vagin dégouline de plaisir et de fluide intime...
L'homme boit à la source.
Marion, essoufflée, hébétée, vidée, devine plus qu'elle ne sent l'homme se redresser et venir l'embrasser. Elle sent l'odeur de son sexe sur le visage qui lui fait face. Cette odeur qu'elle a déjà sentie et léchée sur ses doigts lors de ses séances de plaisir solitaire ou, prise par l'excitation et transportée par le plaisir, elle se laissait aller à lécher et sucer ses doigts recouverts de sa mouille.
Marion, essoufflée, hébétée, vidée, devine plus qu'elle ne sent l'homme se redresser et venir l'embrasser. Elle sent l'odeur de son sexe sur le visage qui lui fait face. Cette odeur qu'elle a déjà sentie et léchée sur ses doigts lors de ses séances de plaisir solitaire ou, prise par l'excitation et transportée par le plaisir, elle se laissait aller à lécher et sucer ses doigts recouverts de sa mouille.
L'homme l'embrasse tendrement et caresse ses cheveux, mais elle sent contre son ventre une masse longue et ferme sans vraiment s’en rendre compte elle pose sa main dessus et ses doigts glissent sur cette forme oblong, un léger râle s'échappe de la gorge de l'homme, elle serre ses doigts et va-et-vient... puis comme dans un rêve, presque au ralenti, elle pose ses mains sur la braguette et fait glisser la fermeture éclaire, l'homme se recule un petit peu, Marion passe sa main entre l'élastique et le ventre ferme et musclé de son visiteur, ses doigts entre en contact avec la verge dure et gonflée et s'enroulent autour de la colonne de chaire palpitante et chaude... les doigts vont et viennent, pressent doucement, de légers gémissements se font entendre... Marion a retrouvé ses esprits : la chaleur de ce sexe dans sa main, les râles et soupirs de plaisir lui redonnent envie... Elle veut sentir cette masse au fond d'elle.
L'homme montre une certaine impatience et envie de prendre la vendeuse de livres et, après avoir déboutonné un à un les boutons du chemisier, il écarte les deux pans du vêtement...
Il recule légèrement la tête comme pour mieux voir et admirer les seins de Marion. Il incline son visage vers l'avant et Marion sent le picotement doux de la barbe sur sa poitrine, avant qu'une langue humide, douce et chaude zigzague sur ses seins. Après quoi il détache la jupe à la taille et celle-ci va rejoindre au sol la culotte en boule aux pieds de la libraire. L'homme attrape de sa main son sexe et se positionne face au sexe de Marion et, après avoir cherché l'entrée, il la pénètre, là debout contre les étagères, doucement... lentement... profondément. Marion s'agrippe aux épaules de son amant d'un soir et envoie son bassin vers l'avant...
Il recule légèrement la tête comme pour mieux voir et admirer les seins de Marion. Il incline son visage vers l'avant et Marion sent le picotement doux de la barbe sur sa poitrine, avant qu'une langue humide, douce et chaude zigzague sur ses seins. Après quoi il détache la jupe à la taille et celle-ci va rejoindre au sol la culotte en boule aux pieds de la libraire. L'homme attrape de sa main son sexe et se positionne face au sexe de Marion et, après avoir cherché l'entrée, il la pénètre, là debout contre les étagères, doucement... lentement... profondément. Marion s'agrippe aux épaules de son amant d'un soir et envoie son bassin vers l'avant...
Il la pénètre posément, mais entièrement, enfonçant son sexe centimètre par centimètre. Marion accueille cette bite avec joie et délectation, cela fait tellement longtemps qu'elle n'a pas été prise par un sexe de chair et de sang. Les mains sur la taille de la femme face à lui, il projette son bas-ventre en avant et coulisse en Marion...
Le bruit des deux corps qui s'entrechoquent résonne dans la boutique et se mélange aux plaintes et gémissements de plaisir. Le rythme s'accélère. Le bassin de Marion ondule et vient au-devant du sexe qui la pénètre. Lors d'un aller-retour plus ample, le sexe de l'homme sort de celui de la libraire. Marion gémit de frustration, mais déjà l'homme en profite pour la faire pivoter. Marion, qui pose ses mains sur une étagère face à elle, offrant sa croupe à la verge palpitante, l'homme s'enfonce de nouveau en elle en geignant de plaisir. Marion l'accueille avec un râle de satisfaction. Les pénétrations reprennent de plus belle, le claquement du bassin de l'homme sur les fesses de la libraire est sec et régulier. Marion sent ce sexe la prendre et la remplir complètement, elle se cambre. Elle ressent des sensations qu'elle avait oubliées et que jamais la bougie cachée dans son tiroir ne lui a apportées.
Les mains de l'homme se posent sur les seins qui ballottent sous les coups de boutoir... et se resserrent sur la masse ferme de la poitrine de Marion qui gémit, une des mains quitte les nichons et descend vers le bas-ventre...
Au moment où les doigts effleurent son clitoris, Marion sent une vague de plaisir la submerger. Elle, d'habitude si discrète et peu habituée aux relations amoureuses et sexuelles, se laisse griser et ne peut s'empêcher de lâcher un cri qui se transforme en râle profond. Les jambes flageolantes, elle a du mal à rester debout lorsqu'elle jouit de nouveau. L'homme, lui aussi, sent le plaisir venir, il arrive au bout de sa résistance et son plaisir est là. Il donne un énième et dernier coup de reins et s'immobilise au fond du ventre de sa partenaire. Marion sent les jets de sperme jaillir et venir remplir son vagin et se mélanger à ses propres fluides. Marion sent son cœur battre dans sa poitrine, le sang cogner dans ses tempes, elle ferme les yeux, prise d'un étourdissement. Il lui faut quelque temps pour récupérer. Quand elle ouvre les yeux, l'homme est là devant elle, la fixant de ses yeux de feu.
Souriant, il est déjà rhabillé. À le voir debout devant elle, habillé, souriant et détendu, et si Marion n'était nue, elle pourrait se demander si ce qu'elle a vécu est vraiment réel ou si cela ne provient pas de son imagination, et qu'elle a rêvé, fantasmé la scène.
Elle se baisse et sans un mot ramasse ses affaires, en silence et tête baissée, elle remet sa culotte, sa jupe, un à un, elle attache les boutons de son chemisier jusqu'en haut. Enfin, elle se décide à regarder dans la direction de l'homme qui vient de lui donner un plaisir qu'elle avait oublié, qu'elle ne pensait plus jamais connaître. Il a toujours son sourire qui éclaire son visage.
Il lui tend un livre.
— Je prendrai celui-là, dit-il d'une voix posée et calme.
Elle le prend dans ses mains, jette un coup d'œil sur la couverture, bien qu'elle ait reconnu l'ouvrage, elle regarde le titre « Le bordel des Muses ». Marion a plusieurs fois parcouru les pages de ce livre écrit par Claude Lepetit, qui fut brûlé à l'âge de vingt-trois ans en place de Grève en 1662. Elle glisse délicatement l'œuvre dans une pochette de papier kraft et la tend à l'inconnu qui s'en saisit. Après avoir payé, de sa voix calme toujours éraillée, il dit en fixant intensément la vendeuse de livres :
— Merci... pour tout, dit-il en inclinant la tête.
Puis il fait demi-tour, s'en va en direction de la porte. Au moment où sa main entre en contact, il dit sans se retourner :
— Marc ! Je m'appelle Marc...
Il disparaît dans la nuit sombre bretonne sous un fin et persistant crachin.
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Commentaires ()
Heureux que le texte t'ait plu.
Au plaisir d
Très belle description de ce rapport
intime en nous montrant parfaitement bien la montée du désir puis du plaisir de cette libraire en manque dans sa belle quarantaine !
Les deux partenaires ont bien profité de ce moment, notamment cette jeune femme qui a retrouvé le plaisir physique réel qui est nettement plus fort à deux que lors d'une masturbation !
J'aimerais connaître cette belle libraire pour lui donner moi aussi ce qui lui manque, du plaisir à deux !
Merci à l'auteur de m'avoir bien faite fantasmer ....!
C'est quasi un copié collé.
Vous avez déjà fait paraitre ce texte ou vous l'avez copié si vous n'êtes pas l'auteur initial
Je suis déjà impatiente de lire les prochains!
Je suis déjà impatiente de lire les prochains!