Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les enquêtes d'Olie Adler — Chapitre 4 · Septième ciel
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les enquêtes d'Olie Adler
Chapitre 4 · Septième ciel
Un pilote débonnaire
Olie ôta ses jumelles et sourit.
— L'atterrissage a vraiment été merveilleux ! Allons à sa rencontre !
Humphrey, un sucre d'orge à la main, suivit l'intrépide femme détective à travers la foule joyeuse. C'est qu'il y en avait du monde à Neufchâteau pour accueillir l'incroyable Marie Marvingt. Des jurés remirent le premier prix du concours de distance en aérostat à la jeune française. Il faisait beau et tout le monde était très enjoué en cette journée du 15 mai 1910.
Olie se précipita pour faire la queue et parler à son icône de toujours. Impatiente, elle tordait son gant de soie blanc dans tous les sens. Humphrey s'en amusait.
Olie se précipita pour faire la queue et parler à son icône de toujours. Impatiente, elle tordait son gant de soie blanc dans tous les sens. Humphrey s'en amusait.
— Je ne vous connaissais pas fébrile.
— Humphrey, il est inutile de relever mes manquements à la décence et à la conduite que devrait porter une dame. Mais là, il s'agit de Marie Marvingt !
— Humphrey, il est inutile de relever mes manquements à la décence et à la conduite que devrait porter une dame. Mais là, il s'agit de Marie Marvingt !
Tandis que son regard tentait de discerner son héroïne en tête de queue, la fête fut interrompue par un bruit sourd venant du ciel. Un petit avion au vol chaotique dont les commandes semblaient ne plus répondre, se posa avec beaucoup de difficulté et termina sa course folle contre le tronc d'un arbre.
Olie abandonna la queue et se rendit aussitôt auprès du malheureux, sonné par ce dernier choc. Il avait du sang sur la tempe et le moteur de son petit bolide crachait une fumée grise.
Olie abandonna la queue et se rendit aussitôt auprès du malheureux, sonné par ce dernier choc. Il avait du sang sur la tempe et le moteur de son petit bolide crachait une fumée grise.
— Humphrey, aidez-moi à le sortir de là.
Trois hommes les aidèrent à hisser le pilote hors de son appareil et le déposèrent au sol.
— Qui êtes-vous ? Que vous est-il arrivé ?, interrogea aussitôt Olie Adler.
— Les commandes... Elles ne répondaient plus. Mon avion a été saboté. Je suis sûr que c'est Charles ! Je dois mener un vol aller-retour au-dessus de la manche sans me poser. Ce serait une prouesse. Mais nous sommes en pleine conquête du ciel, et malheureusement, la concurrence est rude. Je vous en prie mademoiselle Adler, trouvez le coupable.
— Les commandes... Elles ne répondaient plus. Mon avion a été saboté. Je suis sûr que c'est Charles ! Je dois mener un vol aller-retour au-dessus de la manche sans me poser. Ce serait une prouesse. Mais nous sommes en pleine conquête du ciel, et malheureusement, la concurrence est rude. Je vous en prie mademoiselle Adler, trouvez le coupable.
Il n'eut pas tôt fini sa phrase qu'il s'évanouit. Les hommes le transportèrent à l'infirmerie. La détective fit signe à son stagiaire qu'elle allait inspecter l'avion, un biplan pour être tout à fait exacte. Elle ouvrit le moteur duquel se dégagea une épaisse fumée grise.
— On croirait presque que vous avez des notions de pilotage, ironisa Humphrey en remontant ses épaisses lunettes marrons.
— Mais j'en ai, répliqua aussitôt taquine Olie en faisant disparaître sa tête dans le moteur.
— Mais j'en ai, répliqua aussitôt taquine Olie en faisant disparaître sa tête dans le moteur.
Quelques cliquetis plus tard, un autre râle de l'appareil dégagea une nouvelle masse de fumée noire. La belle détective était couverte de suie.
— Pas un mot, Humphrey.... C'est bien un sabotage.
Quelques vérifications plus tard, Olie se releva satisfaite et prête à trotter contre vents et marées. Son stagiaire lui emboitait le pas, peinant à la suivre.
— Nous allons commencer par ce fameux Charles. Un anglais. Il semble qu'il a un modèle Wright.
— Comme les frères Wright ?
— Humphrey, vous m'épatez parfois. En avez-vous fini avec votre sucre d'orge ? C'est agaçant de vous voir le lécher ainsi.
— Comme les frères Wright ?
— Humphrey, vous m'épatez parfois. En avez-vous fini avec votre sucre d'orge ? C'est agaçant de vous voir le lécher ainsi.
Olie, une chapka sur la tête et un blouson d'aviateur sur les épaules se tint fièrement devant le biplan de Charles. Humphrey pencha la tête de côté, intrigué. Ils étaient entré dans le hangar de l'aviateur clandestinement. Le stagiaire brun d'Olie avait ouvert les énormes portes coulissantes et la jolie détective était montée dans la machine pour faire tourner le moteur.
— Mais qu'essayez-vous de faire au juste ?
— Attirer l'attention mon cher Humphrey. Regardez comme mon plan fonctionne !
— Attirer l'attention mon cher Humphrey. Regardez comme mon plan fonctionne !
A toute vitesse, Charles, l'heureux propriétaire du biplan apparut très énervé. C'était un homme élancé, plutôt bien bâti. Il avait une moustache fine, des yeux noisettes et une cicatrice sur l'arcade sourcilière. Il était si bel homme qu'Olie laissa échapper un petit « hum » satisfait. Elle semblait sous son charme, ce qui commença à ronger un peu Humphrey. Mais il ne l'admettait pas encore.
— Mon avion ! Descendez immédiatement !
L'appareil sortit péniblement du hangar et roula sur l'herbe fraiche. Charles, pour qui cet aéronef était toute sa vie, commença à lui courir après et s'accrocha à l'aile gauche. Olie baissa ses lunettes de pilote et manœuvra chaotiquement.
— Cela suffit ! Descendez de mon avion !
Charles grimpa tant bien que mal sur l'aile et atteint le siège où trônait fièrement Olie tandis que l'avion quittait le sol.
— Dieu du ciel, nous sommes dans les airs!
— Accrochez-vous cher Charles.
— Vous êtes complètement folle !
— Pas d'inquiétude, j'ai mon brevet de pilote depuis le 15 janvier dernier !
— Vous êtes complètement folle quand même !
— Et vous terriblement sexy, avez-vous déjà fait l'amour dans les airs ?
— Je vous demande pardon ?
— Embrassez-moi, Charles.
— Je tiens à ma vie !
— Alors c'est moi qui vous embrasse.
— Accrochez-vous cher Charles.
— Vous êtes complètement folle !
— Pas d'inquiétude, j'ai mon brevet de pilote depuis le 15 janvier dernier !
— Vous êtes complètement folle quand même !
— Et vous terriblement sexy, avez-vous déjà fait l'amour dans les airs ?
— Je vous demande pardon ?
— Embrassez-moi, Charles.
— Je tiens à ma vie !
— Alors c'est moi qui vous embrasse.
Olie déposa rapidement ses lèvres sur celles de Charles. Elle y glissa un coup de langue furtif qui laissa l'aviateur pantois. Le temps de réaliser l'insolence de l'acte, il la regarda, intrigué.
— Je sais que c'est vous qui avez saboté l'avion de ce pauvre homme. Vous êtes fichu. Je vais faire atterrir l'avion et vous irez en prison. Vous serez sûrement pendu. N'avez-vous pas envie d'une dernière escapade dans les nuages ? Je vous offre votre dernière chance de vous amuser parmi le commun des mortels.
— Vous êtes tout sauf commune, mademoiselle Adler.
— Vous êtes tout sauf commune, mademoiselle Adler.
Charles grimpa tant bien que mal devant Olie. Il défit son pantalon et le baissa puis s'assit en face d'elle. Le vent lui fouettait les fesses avec vigueur. Il s'empara de son sexe et commença à l'astiquer nerveusement.
La jeune détective sourit et entreprit de le sucer. Charles sentit la douceur de ses lèvres, la chaleur de sa bouche, l'humidité de sa langue. Il était au paradis. Il allongea son dos au-dessus du moteur et s'offrit entièrement à la jeune femme.
Olie glissa ses lèvres goulûment le long de cet incroyable levier tout chaud. Il frémit lorsqu'il sentit ses doigts de fée se serrer autour de ce manche vigoureux, conscient de l'audace. Le moteur vrombit doucement. Elle manœuvrait en accélérant, relâchant la pression. Il la regardait faire, incapable de détourner les yeux, pris entre la peur du décrochage et l'envie de la laisser mener. Olie naviguait à vue sans plan de vol ni carte. Cet homme était hypnotique et diablement délicieux.
Il faut dire que Charles répondait à la moindre pression dans cette manœuvre délicate. Il semblait perdre le contrôle. Olie ajustait la trajectoire de sa main, maîtrisant le délicat va-et-vient de ses doigts. Quelques gouttes d'huile émanait de cet édifiant moteur, la jeune femme se hâtait de nettoyer et avaler. Elle était comme hypnotisée par cet homme fascinant.
Elle se hissa sur lui dans un soudain élan fou. Elle écarta les cuisses et se pénétra sans que sa victime ne put demander son reste. Charles lui saisit aussitôt les hanches et lui donna de très vigoureux coups de rein, encore et encore. Olie s'accrochait où elle le pouvait. Elle subissait de violentes secousses, des turbulences qui la faisaient entièrement vibrer. Soudain, elle atteint le point culminant et cria de joie. Elle se rassit rapidement sur le siège, tira sur le manche doucement et entreprit de faire descendre l'appareil.
Au sol, Humphrey, accompagné de quelques policiers, les attendait. Olie sauta hors de l'engin et dit fièrement :
— Messieurs, il est à vous.
Le stagiaire brun la regarda de la tête au pied, curieux. Rien ne semblait anormal si ce n'est qu'elle avait les lèvres un peu rosies. Mais c'était sûrement du au vent cinglant de l'altitude. Il lui emboîta le pas.
Olie termina son séjour heureuse de cette belle rencontre mais aussi satisfaite d'avoir pu obtenir une entrevue et un autographe de la jolie Marie Marvingt.
Olie termina son séjour heureuse de cette belle rencontre mais aussi satisfaite d'avoir pu obtenir une entrevue et un autographe de la jolie Marie Marvingt.
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