Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'arrêt de bus — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'arrêt de bus
Chapitre 1
Il était là, assis sur le banc de l'arrêt de bus, celui que je croisais chaque matin. J'avais tout juste 19 ans, le bac en poche, et vivais encore chez mes parents. Étudiante en histoire de l'art, je prenais ce bus tous les jours. Brune à lunettes, j'avais l'air d'une intello sage. Pourtant, mes formes trahissaient la jeune femme que j'étais devenue. Mes seins, trop généreux pour mon âge, attiraient les regards des hommes que je croisais. Je rougissais souvent sous ces yeux insistants. Je n'avais pas beaucoup d'expérience. Juste une fois, au lycée à 18 ans, dans les vestiaires. Un garçon en terminale, section pro dans le bâtiment. Je ne l'avais jamais vu avant cette fois-là, c'est ce qui rendait cette situation très excitante. Ses mains sur ma poitrine, ses mots murmurés, et cette première fellation qui m'avait laissée tremblante, mais terriblement excitée. J'avais aimé goûter sa queue, sentir la chaleur de son membre dans ma bouche puis ses tressautements lorsqu'il avait joui. Il n'avait pas mis très longtemps à venir et j'avais adoré tout avaler. Le goût, la texture. J'aimais le sperme. Excitée, j'avais dû m'enfermer dans les toilettes, baisser mon pantalon et ma culotte, puis me masturber honteusement afin de jouir. Depuis, cette scène me hantait lors de mes séances de masturbation.
Alors forcément, chaque fois que je croisais cet homme d'une quarantaine d'années à l'arrêt de bus, je l'imaginais dans cette situation. Mes souvenirs d'adolescente nourrissaient mes fantasmes. Et plus je le voyais, plus cette idée m'obsédait. Depuis un mois déjà, je l'avais remarqué. Cet homme, un peu bedonnant, mais toujours impeccablement habillé. Son allure BCBG lui donnait un charme particulier. Costume sans cravate, chemise aux couleurs sobres, parfum discret mais enivrant. Tout chez lui transpirait l'assurance. Il était grand, imposant, avec cette prestance qui me faisait perdre tous mes moyens. Ses cheveux mi-longs, coiffés à la cire, retombaient parfois en mèches rebelles sur son front, lui donnant ce côté à la fois soigné et volontairement négligé qui me troublait. Chaque matin, dès que je le croisai, il me fallait près d'une heure pour chasser son image de mon esprit une fois arrivée en cours. Mais souvent, je n'y parvenais pas. Je pensais à lui, encore et encore, au point de sentir mes joues rougir d'excitation. J'avais beau tenter de me concentrer, mes fantasmes revenaient toujours. Un jour, même un professeur avait osé me demander à voix haute pourquoi je rougissais autant. L'humiliation avait été terrible… et pourtant, je savais très bien à quoi je pensais.
Le bus arriva à l'heure ce matin-là. Le monde s'agglutinait devant la porte pour avoir une place assise. J'étais derrière lui, attendant qu'il monte. Je profitais de cet instant pour sentir d'encore plus près son parfum et je remarquais à quel point la différence de taille entre nous deux était importante. C'en était que plus impressionnant. Une fois à l'intérieur, le bus était bondé et malgré moi je me retrouvais debout face à lui. Plus les gens prenaient place dans le bus et plus nos deux corps se rapprochaient. Je pouvais sentir sa boucle de ceinture contre mon ventre. Elle m'arrivait à peine en dessous des seins. Le chauffeur referma la porte et le trajet débuta. À chaque arrêt, le bus ne désemplissait pas et je profitais de cette occasion pour me serrer encore contre lui. Les virages aidant, je tombais presque sur lui parfois. Il gardait les yeux fixés droit devant lui, imperturbable. Comme si rien ne se passait.
Pourtant, au bout de quelques minutes, je perçus une pression différente. Plus ferme. Quelque chose se formait, gonflait, se durcissait juste là, contre moi.
Mon ventre se serra. Était-ce bien ce que je croyais ? Avais-je provoqué ça ?
Il détourna brièvement la tête, m'accordant un coup d'œil furtif. Un éclair passa dans ses yeux, mélange de gêne et de quelque chose de plus sombre, plus lourd. Puis il se redressa, comme pour cacher ce qui se passait. Mais il était trop tard. J'avais senti. Et j'en étais certaine : lui aussi savait que j'avais compris.
Le bus s'arrêta et les passagers commencèrent à descendre dans un désordre bruyant. Je fus entraînée par le mouvement, mais je sentis encore son corps frôler le mien avant qu'il ne mette le pied sur le trottoir. Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression que tout le monde pouvait l'entendre.
Je repris mon sac, prête à filer vers le métro, quand une voix grave derrière moi me fit sursauter.
— Tu prends ce bus tous les matins, non ?
Je me retournai. C'était lui. En chair et en os. Plus proche que jamais. Ses yeux sondaient les miens avec une intensité qui me paralysa.
— Oui… soufflai-je timidement.
Il esquissa un léger sourire.
— J'ai un peu de temps avant d'aller au bureau. Tu veux boire un café ?
Je crus un instant que j'allais m'évanouir. Ce que j'avais rêvé des dizaines de fois devenait soudain réalité. Mes lèvres murmurèrent un « oui » presque inaudible, mais il sembla parfaitement l'entendre. Nous marchâmes côte à côte. Je n'osais rien dire, hypnotisée par sa démarche assurée. Son parfum me revenait par bouffées. Je me sentais minuscule à côté de lui. Après quelques minutes, il s'arrêta devant un bar de quartier. Rien d'élégant. Un PMU miteux, aux néons fatigués, qui sentait le tabac froid et le café réchauffé. Je fronçai les sourcils, surprise par son choix. Comme s'il avait deviné ma pensée, il me lança :
— Ici on y est tranquille.
Et sans attendre ma réponse, il poussa la porte et entra.
À l'intérieur, l'atmosphère était lourde, jaunie par la fumée des cigarettes. Quelques retraités étaient attablés devant leur bière ou leur Ricard, le regard morne mais curieux en nous voyant passer. Il commanda deux cafés d'une voix posée, puis me guida vers une table dans le fond, légèrement à l'écart.
Je m'assis en silence. Mes mains tremblaient sur ma tasse brûlante. Lui, impassible, me regarda droit dans les yeux, comme s'il savait exactement ce qu'il faisait.
— Tu es jeune… dix-huit ou dix-neuf ans ans, non ?
— Oui dix-neuf ans… répondis-je en baissant les yeux.
Il hocha la tête, un sourire en coin.
— Je le savais. Et je sais aussi que tu m'observes depuis des semaines, dans ce bus.
Je rougis violemment. Comment pouvait-il être aussi direct ? Je triturai nerveusement ma cuillère.
Il se pencha légèrement vers moi.
— Je sais ce que tu veux. Même si tu ne l'admets pas encore.
Je déglutis difficilement, incapable de répondre. Mais il n'attendait pas de réponse. D'un geste assuré, il prit ma main sous la table et la guida brièvement vers son entrejambe. La bosse énorme sous son pantalon me fit haleter.
Je retirai ma main par réflexe, mais son regard me cloua sur place.
— Finis ton café. Après, tu viens.
Sa voix était tranchante. Ce n'était pas une proposition, mais un ordre. Je pris la tasse, les mains tremblantes. Le liquide était amer, presque imbuvable, mais je bus quand même, obéissante.
Il se leva, me laissant à peine le temps de poser ma tasse. Mes jambes se dérobaient, mais je le suivis, traversant la salle sous les yeux indifférents des clients. Il poussa une porte grinçante au fond : les toilettes.
L'endroit était minuscule, sentant l'humidité et l'eau de javel. Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il verrouilla la porte derrière nous.
Puis, sans un mot, il m'attrapa par la nuque et m'embrassa brutalement. Ses lèvres écrasaient les miennes, sa langue s'imposa aussitôt. Je poussais de petits cris malgré moi. Sa main glissa sur ma poitrine, pressant mes seins à travers mon pull comme s'il en avait rêvé depuis des semaines.
— Retire ton pull et baisse ton soutien-gorge.
Je m'empressai aussitôt de faire ce qu'il disait. Lorsque ma poitrine apparut devant lui, prisonnière par le bas des baleines de mon soutien-gorge, ses yeux brillaient. Il y avait dans son regard un mélange de perversité et d'envie. Il me pinça un téton puis prit l'autre dans sa bouche. Il le suçait jusqu'à m'en faire mal. Je mouillai. J'étais terriblement excitée.
— À genoux. ordonna-t-il.
Le ton qu'il prit ne me laissait pas le choix. Tremblante, je m'agenouillai sur le carrelage froid. Je vis son regard descendre sur moi, satisfait. Il déboutonna lentement son pantalon, sortit sa verge déjà gonflée. Plus grosse que celle que j'avais connue. Je sentis mon ventre se tordre de peur et d'excitation mêlées. Je la pris immédiatement dans mes mains, la soupesant. Elle était épaisse, longue et lourde. Un vrai délice m'attendait.
Il guida ma tête, sa queue effleurant mes lèvres.
— Ouvre la bouche.
Je m'exécutai. Le goût salé, puissant, m'envahit aussitôt. Il s'enfonça profondément, sans douceur, ses mains dans mes cheveux pour contrôler mes mouvements. Ma gorge s'ouvrait et se refermait dans un mélange de suffocation et de plaisir. Mes yeux pleuraient, mais je n'avais jamais été aussi excitée.
— Voilà… prends tout. souffla t-il entre ses dents.
Ses coups de reins devinrent plus rapides, plus pressés. Je sentais ses muscles se tendre, ses râles saccadés résonner dans la cabine étroite. Puis, d'un grognement, il me maintint fermement et se déversa dans ma bouche.
La chaleur, la force du jet, j'avalai tout. Comme avec ce gars dans les vestiaires. Mais cette fois c'était différent, plus sauvage, plus interdit. Je savourai chaque seconde.
Il remit sa ceinture d'un geste rapide, me regarda encore à genoux. Un sourire discret étira ses lèvres.
— Tu es docile, j'aime ça.
Puis il déverrouilla la porte et sortit comme si de rien n'était, me laissant seule, haletante, les lèvres encore humides, le cœur battant à tout rompre.
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