Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon adorable voisine ! — Chapitre 1 · premier contact
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon adorable voisine !
Chapitre 1 · premier contact
Cela faisait bien cinq ans que j'habitais ce petit appartement au deuxième étage d'un immeuble assez récent. J'avais trouvé cette location à la suite de mon divorce et je me sentais agréablement bien dans ce lieu. Ma vie s'écoulait tranquillement entre mon job de prof et ma passion pour l'écriture qui m'entraînait dans un nouveau roman. À quarante-cinq ans, ma vie sexuelle se limitait à quelques plans cul, dont un plus ou moins régulier avec une femme mariée qui n'exigeait rien de moi, ce qui me convenait à merveille.
J'avais des relations de bon voisinage avec un couple très sympathique, bien plus âgé que moi, Gisèle et Pierre, qui habitaient eux aussi au deuxième étage. Je fus triste d'apprendre qu'étant tous deux à la retraite, ils avaient décidé de quitter la ville pour profiter de leur résidence secondaire située en Bretagne, tout près de la mer. J'appréciais certains soirs ces apéritifs non prévus où nous discutions de tout et de rien, mais avec conviction. C'étaient des moments conviviaux et fort sympathiques, ils allaient me manquer, pensais-je. La veille de leur départ, ils m'invitèrent au restaurant pour fêter le début de leur nouvelle vie. Ils me firent savoir lors de ce repas qu'ils avaient loué l'appartement meublé dont ils étaient propriétaires à une de leurs cousines qui avait eu pas mal de déboires dans sa vie.
Ils m'apprirent qu'elle était veuve et qu'elle avait une fille de dix-huit ans. Ils m'ont demandé de prendre soin d'elle car, étant discrète et très timide, elle n'oserait pas faire appel à son voisin si se présentait à elle un problème qu'elle ne serait pas capable de résoudre toute seule. Je leur donnai alors ma parole que je ferais tout pour qu'elle se sente en confiance dans l'appartement qu'elle allait habiter. J'en appris un peu plus sur cette femme qui, à leurs dires, avait beaucoup souffert, ayant été mariée à un homme devenu avec le temps alcoolique et violent, qui la frappait, elle ainsi que sa fille. Pour toute la famille, bien que la mort ne soit à souhaiter à personne, ce fut un soulagement d'apprendre que son mari avait perdu la vie dans un accident de la circulation il y a cinq ans. Depuis, elle avait consacré sa vie à sa fille, une bien jolie jeune femme, m'ont-ils dit, et à son travail, elle était comptable de formation.
L'emménagement de ma nouvelle voisine eut lieu le mois suivant. J'étais bien curieux de voir la tête de la mère et celle de sa fille, mais je ne voulais pas brusquer les choses et apeurer bêtement ces deux femmes venant tout juste d'arriver. Pour être discrètes, elles étaient très discrètes. D'elles, en deux jours, je n'avais pu apercevoir que des ombres furtives. Par ma fenêtre, je les avais aperçues plusieurs fois sans pouvoir les dévisager. Plus le temps passait, plus j'avais envie de faire leur connaissance.
Trois jours après leur arrivée, j'allai acheter une jolie plante pour leur offrir en guise de bienvenue, ce qui serait le prétexte pour faire leur connaissance et enfin voir de plus près qui étaient mes voisines. Il était dix-neuf heures quand je frappai à leur porte avec mon cadeau dans la main. J'entendis un peu de bruit derrière la porte, un oeil devait me scruter par le judas, une petite voix se fit entendre.
-- C'est à quel sujet ?
-- Je suis votre voisin, je voulais me présenter à vous !
-- Là ! Tout de suite ?
-- Pourquoi pas, Gisèle et Pierre ne vous ont pas parlé de moi ?
-- Vous êtes Xavier, c'est bien ça ?
-- Tout à fait !
-- Mais là je ne suis pas en tenue pour vous recevoir !
-- Je vous pose alors un petit cadeau de bienvenue devant votre porte et je vous laisse, on se verra une autre fois !
-- Attendez ! Je vais vous ouvrir la porte dans deux minutes, le temps que je m'arrange pour être présentable !
-- Je suis votre voisin, je voulais me présenter à vous !
-- Là ! Tout de suite ?
-- Pourquoi pas, Gisèle et Pierre ne vous ont pas parlé de moi ?
-- Vous êtes Xavier, c'est bien ça ?
-- Tout à fait !
-- Mais là je ne suis pas en tenue pour vous recevoir !
-- Je vous pose alors un petit cadeau de bienvenue devant votre porte et je vous laisse, on se verra une autre fois !
-- Attendez ! Je vais vous ouvrir la porte dans deux minutes, le temps que je m'arrange pour être présentable !
Les deux minutes furent bien longues, mais la porte finit par s'ouvrir. J'avais devant moi une femme toute fine, plutôt petite d'à peine un mètre soixante avec de longs cheveux châtains, des yeux bleus et un petit sourire accroché difficilement sur un visage affichant une certaine tristesse.
-- Enchanté de faire votre connaissance, Xavier, moi c'est Céline !
-- Tout le plaisir est pour moi, Céline !
-- Je peux vous offrir à boire ?
-- Avec plaisir !
-- Tout le plaisir est pour moi, Céline !
-- Je peux vous offrir à boire ?
-- Avec plaisir !
Je lui tendis la petite plante que j'avais dans les mains.
-- Voilà, c'est pour vous !
-- C'est trop gentil, merci !
-- Ce n'est rien, Gisèle avait toujours des fleurs dans son appartement !
-- En effet, quand je suis passée les voir pour finaliser le bail, j'ai remarqué qu'il y en avait beaucoup et gentiment elle m'en a laissé quelques-unes. C'est agréable des fleurs dans une maison, n'est-ce pas ?
-- Tout à fait, cela apporte de la gaieté !
-- Je suppose que vous connaissez bien l'appartement, alors prenez place dans le salon, j'apporte des verres !
-- C'est trop gentil, merci !
-- Ce n'est rien, Gisèle avait toujours des fleurs dans son appartement !
-- En effet, quand je suis passée les voir pour finaliser le bail, j'ai remarqué qu'il y en avait beaucoup et gentiment elle m'en a laissé quelques-unes. C'est agréable des fleurs dans une maison, n'est-ce pas ?
-- Tout à fait, cela apporte de la gaieté !
-- Je suppose que vous connaissez bien l'appartement, alors prenez place dans le salon, j'apporte des verres !
Après m'avoir demandé ce que je désirais boire, elle me servit un whisky sans glace et pour elle, ce fut un jus d'orange. Elle prit place en face de moi, les yeux perdus sur la table basse. Le silence était pesant, cette jeune femme ne se sentait pas sereine, c'était un peu comme si ma présence lui était gênante alors que je lui rendais visite avec les meilleures attentions du monde, comme je l'avais promis à Gisèle et Pierre. Je voulais dégeler la situation.
-- Vous venez de loin ?
-- Non ! Non, pas du tout, j'habitais de l'autre côté de la ville !
-- Alors vous n'êtes pas dépaysée !
-- Tout à fait !
-- Et votre fille n'est pas là ?
-- Non, je lui loue une chambre d'étudiant à côté de sa fac et là elle travaille ses examens !
-- Et quelle fac si ce n'est pas trop indiscret ?
-- La fac de droit, elle voudrait devenir avocate !
-- C'est un métier d'avenir !
-- Je sais, mais je suis sceptique pour elle !
-- Ah bon, et pourquoi ?
-- Elle est comme sa mère !
-- C'est-à-dire ?
-- Pas assez directive et dominatrice par timidité !
-- Vous pensez que cela vous caractérise ?
-- Oh que oui ! Mon mari en a bien abusé !
-- J'ai l'impression qu'il vous a bien fait souffrir et encore aujourd'hui le souvenir semble bien douloureux ?
-- Pas qu'à moi, à ma fille aussi !
-- Je veux bien vous croire !
-- Non ! Non, pas du tout, j'habitais de l'autre côté de la ville !
-- Alors vous n'êtes pas dépaysée !
-- Tout à fait !
-- Et votre fille n'est pas là ?
-- Non, je lui loue une chambre d'étudiant à côté de sa fac et là elle travaille ses examens !
-- Et quelle fac si ce n'est pas trop indiscret ?
-- La fac de droit, elle voudrait devenir avocate !
-- C'est un métier d'avenir !
-- Je sais, mais je suis sceptique pour elle !
-- Ah bon, et pourquoi ?
-- Elle est comme sa mère !
-- C'est-à-dire ?
-- Pas assez directive et dominatrice par timidité !
-- Vous pensez que cela vous caractérise ?
-- Oh que oui ! Mon mari en a bien abusé !
-- J'ai l'impression qu'il vous a bien fait souffrir et encore aujourd'hui le souvenir semble bien douloureux ?
-- Pas qu'à moi, à ma fille aussi !
-- Je veux bien vous croire !
Un silence s'est alors installé, nous avons bu doucement nos verres. Par moment, je sentais les yeux de Céline se poser furtivement sur moi et sinon le reste du temps, elle avait la tête baissée et son regard fixait je ne sais quoi sur la table basse ou sur le sol.
-- C'est pour ça qu'elle veut être avocate !
-- Pardon ?
-- Elle veut être avocate pour défendre les femmes abusées par les hommes !
-- C'est tout à son honneur !
-- Pardon ?
-- Elle veut être avocate pour défendre les femmes abusées par les hommes !
-- C'est tout à son honneur !
Le silence s'installa à nouveau dans le salon.
-- Je vous ressers un whisky ?
-- Je vous remercie, mais je ne voudrais pas abuser de votre temps !
-- Gisèle m'a dit grand bien de vous, et je reconnais que votre présence tout à côté de mon appartement est rassurante pour moi. Cela me ferait plaisir que vous restiez encore un peu !
-- Je veux bien, mais à condition que vous releviez enfin la tête pour que vous puissiez me regarder !
-- Pourquoi vous me demandez ça ?
-- Parce que vous êtes une jolie femme avec des yeux merveilleux que vous me cachez, ce qui n'est pas agréable pour moi !
-- Vous exagérez, je vais rougir !
-- Cela ne me dérange pas, en plus je crois bien que le rouge vous va à merveille !
-- Vous êtes bien comme Gisèle et Pierre vous ont décrit, un homme plein de délicatesse !
-- Ils vont me manquer tous les deux, heureusement qu'ils se sont fait remplacer par leur charmante cousine !
-- Décidément, vos gentilles phrases me font perdre un peu de ma timidité, je vous en suis reconnaissante !
-- N'oubliez pas que ma porte vous est ouverte, je me ferai un plaisir de vous rendre service pour quoi que ce soit, même pour un problème anodin !
-- C'est vraiment gentil à vous !
-- Sur ce, je vais retourner chez moi, mais avant, j'aimerais vous inviter à manger demain soir !
-- Je ne sais pas si je vais pouvoir accepter !
-- Et si je vous en intime l'ordre !
-- Vous me faites peur !
-- Oseriez-vous me dire non ?
-- Je vous remercie, mais je ne voudrais pas abuser de votre temps !
-- Gisèle m'a dit grand bien de vous, et je reconnais que votre présence tout à côté de mon appartement est rassurante pour moi. Cela me ferait plaisir que vous restiez encore un peu !
-- Je veux bien, mais à condition que vous releviez enfin la tête pour que vous puissiez me regarder !
-- Pourquoi vous me demandez ça ?
-- Parce que vous êtes une jolie femme avec des yeux merveilleux que vous me cachez, ce qui n'est pas agréable pour moi !
-- Vous exagérez, je vais rougir !
-- Cela ne me dérange pas, en plus je crois bien que le rouge vous va à merveille !
-- Vous êtes bien comme Gisèle et Pierre vous ont décrit, un homme plein de délicatesse !
-- Ils vont me manquer tous les deux, heureusement qu'ils se sont fait remplacer par leur charmante cousine !
-- Décidément, vos gentilles phrases me font perdre un peu de ma timidité, je vous en suis reconnaissante !
-- N'oubliez pas que ma porte vous est ouverte, je me ferai un plaisir de vous rendre service pour quoi que ce soit, même pour un problème anodin !
-- C'est vraiment gentil à vous !
-- Sur ce, je vais retourner chez moi, mais avant, j'aimerais vous inviter à manger demain soir !
-- Je ne sais pas si je vais pouvoir accepter !
-- Et si je vous en intime l'ordre !
-- Vous me faites peur !
-- Oseriez-vous me dire non ?
Céline à nouveau baissa les yeux dans un silence qui exprimait son embarras.
-- On pourra discuter plus longuement, j'ai envie d'en connaître plus sur vous !
-- J'ai un peu peur, je n'ai pas passé une soirée avec un homme depuis si longtemps !
-- Raison de plus pour accepter, vous aimez manger chinois ?
-- Pourquoi vous me bousculez ?
-- Parce que vous en avez besoin !
-- Et je suis obligée de vous répondre ?
-- Non seulement me répondre et inévitablement par l'affirmative !
-- Xavier, vous me mettez mal à l'aise !
-- Mais au fond de vous, vous avez follement envie de me faire plaisir, n'est-ce pas ?
-- Là, vous me faites encore plus peur, vous lisez en moi !
-- Je vous intrigue et vous aimeriez mieux me connaître !
-- Je ne peux le nier et j'aimerais avoir votre assurance !
-- Votre fille est absente, profitez-en pour venir manger chez moi et je vous enseignerai la confiance en soi !
-- Vous croyez que c'est raisonnable, je ne vous connais pas ou si peu, pour ainsi dire !
-- Ma chère Céline, je peux vous affirmer qu'il y a un début à tout !
-- Oh mon Dieu, vous me perturbez !
-- On est d'accord pour demain soir, vous venez chez moi pour dix-neuf heures trente en tenue de soirée, bien entendu !
-- EN TENUE DE SOIRÉE ???
-- Mais non, je plaisantais !
-- Vous m'avez fait peur !
-- Je vais vous quitter et je vous dis à demain soir pour un petit repas chinois !
-- Oh là là, vous me forcez la main ! Bon ! D'accord alors pour vous faire plaisir, à demain soir !
-- J'ai un peu peur, je n'ai pas passé une soirée avec un homme depuis si longtemps !
-- Raison de plus pour accepter, vous aimez manger chinois ?
-- Pourquoi vous me bousculez ?
-- Parce que vous en avez besoin !
-- Et je suis obligée de vous répondre ?
-- Non seulement me répondre et inévitablement par l'affirmative !
-- Xavier, vous me mettez mal à l'aise !
-- Mais au fond de vous, vous avez follement envie de me faire plaisir, n'est-ce pas ?
-- Là, vous me faites encore plus peur, vous lisez en moi !
-- Je vous intrigue et vous aimeriez mieux me connaître !
-- Je ne peux le nier et j'aimerais avoir votre assurance !
-- Votre fille est absente, profitez-en pour venir manger chez moi et je vous enseignerai la confiance en soi !
-- Vous croyez que c'est raisonnable, je ne vous connais pas ou si peu, pour ainsi dire !
-- Ma chère Céline, je peux vous affirmer qu'il y a un début à tout !
-- Oh mon Dieu, vous me perturbez !
-- On est d'accord pour demain soir, vous venez chez moi pour dix-neuf heures trente en tenue de soirée, bien entendu !
-- EN TENUE DE SOIRÉE ???
-- Mais non, je plaisantais !
-- Vous m'avez fait peur !
-- Je vais vous quitter et je vous dis à demain soir pour un petit repas chinois !
-- Oh là là, vous me forcez la main ! Bon ! D'accord alors pour vous faire plaisir, à demain soir !
Je suis sorti de l'appartement de cette femme avec une folle envie, ce genre d'envie qui n'avait plus envahi mon esprit depuis bien longtemps. Ce n'était pas qu'une envie de sexe, c'était plus fort, j'avais un désir sensuel de possession, je voulais ce corps mince, ces lèvres délicates, ces fines mains et ce sourire réservé à ma disposition. L'instant d'avant, en buvant mon verre de whisky et en regardant Céline essayant de cacher sa timidité, je m'étais pris à bander, ce qui ne m'arrivait plus aussi facilement en présence d'une femme dans un contexte comme celui-là qui était tout sauf sexuel. Je ne bandais pas comme un taureau certes, mais c'était une demi-molle quand même bien vivante qui menaçait de déformer mon entrejambe. J'avais regardé ou plutôt imaginé avec insistance sa petite poitrine, je rêvais de pouvoir envelopper dans la paume de mes mains ses petits seins et en sentir les tétons se durcir.
J'avais une envie folle de voir le comportement de cette femme si son corps vivait intensément un orgasme, resterait-elle dans ce moment-là timide et réservée ou accepterait-elle d'être expansive, laissant sa jouissance exploser bruyamment, laisserait-elle son corps s'agiter sous le plaisir ou arriverait-elle à le contrôler, refusant de laisser s'extérioriser le feu qui se serait allumé en elle ?
Voilà l'état d'esprit dans lequel j'étais quand je suis rentré dans mon appartement, cette femme timide m'avait ensorcelé et je dois reconnaître que c'était bien agréable, c'était un retour en arrière d'au moins vingt ans. Je ne vous cache pas que si mon repas fut succinct, ma bouteille de whisky prit une bonne claque, c'est l'esprit un peu embrumé que je me suis couché et je me suis endormi si rapidement que mon envie de masturbation fut étouffée par l'arrivée du sommeil.
Je me suis réveillé en me posant la question, ai-je rêvé ou ai-je bien invité ma voisine à manger ce soir ? Un léger mal de tête me donna la réponse. Une bonne partie de la journée, j'ai cherché quelle attitude je devais avoir ce soir avec cette femme qui occupait, plus qu'il n'aurait fallu, mon esprit. C'est en faisant mes achats chez un traiteur vietnamien pour le repas que j'ai pris la décision que j'attendrais la fin du repas pour être un tant soit peu provocateur et d'agir en fonction de ses réactions. J'avais toutefois la ferme intention d'aller le plus loin possible tant cette femme, qui ne correspondait en rien aux femmes qui me faisaient de l'effet, m'attirait et excitait follement ma libido.
Il était presque dix-neuf heures trente quand on toqua à ma porte. J'ouvris la porte et elle apparut toute mignonne dans une jolie petite robe aux couleurs du printemps, elle affichait sur son visage, à ma grande surprise, un magnifique sourire. Nous nous sommes fait spontanément la bise, j'ai été obligé de me pencher, j'avais oublié dans mon souvenir qu'elle était bien plus petite que moi. Mes yeux n'en finissaient pas de parcourir son corps, allant de sa coiffure au galbe de ses mollets en passant par cette petite poitrine et son joli fessier sans oublier cette fine taille que j'aurais bien voulu me saisir dans l'instant. Nous nous sommes installés dans le salon pour prendre un apéritif, elle accepta, contrairement à la veille où elle n'avait pas voulu d'alcool, un verre de champagne puis nous avons commencé à discuter.
C'est elle qui me posa les premières questions, elle voulait savoir en quoi consistait mon métier, mes loisirs, comment j'organisais mes journées, mais pas un mot sur ma vie sentimentale, sur mes relations amoureuses, juste une ou deux petites questions sur mon mariage. Je la laissais mener la discussion, donnant des réponses à ses demandes sans lui poser la moindre question sur sa vie, je sentais que cette situation ne la mettait pas vraiment à l'aise. Souvent, je voyais dans ses yeux comme une demande d'aide, visiblement elle aurait préféré subir mon interrogatoire plutôt que de m'en faire subir un.
J'ai ressenti face à Céline un certain plaisir à la voir dans l'embarras, j'avais la sensation de pouvoir la dominer, de pouvoir lui imposer mon envie du moment et j'étais presque persuadé qu'elle était demandeuse d'une autorité virile, mais tout restait bien flou en moi. Toutefois, une certaine excitation bien agréable envahissait mon esprit, de plus j'avais remarqué que son regard passait rapidement de l'étincelant à la timidité et vice versa alors que la veille il restait en permanence dans la timidité et la réserve. Pour mettre fin à ce moment devenu peu agréable pour elle, je lui ai proposé de passer à table, elle accepta avec joie.
Au cours du repas, j'ai commencé à lui poser quelques questions sur sa vie et celle de sa fille. Au début, ses réponses étaient peu précises, elle s'efforçait de ne pas trop dévoiler de sa personne, puis au fur et à mesure du dîner, c'est avec beaucoup de franchise qu'elle se confiait à moi. J'en étais flatté et plus le temps passait, plus je la trouvais attendrissante. C'est au dessert que je décidais de la questionner sur ce qui était beaucoup plus personnel, c'est-à-dire sur sa vie amoureuse pour ne pas dire sexuelle.
-- Gisèle et Pierre m'ont dit que vous n'aviez pas été heureuse en mariage, c'est bien ça ?
-- Gisèle et Pierre sont adorables, mais ils se trompent !
-- Ah bon !
-- Oui, j'ai été très heureuse avec Antoine, mon mari, tout du moins au début !
-- Vous entendez quoi par « au début ! » ?
-- Quand j'ai rencontré Antoine, j'avais dix-huit ans et lui vingt-et-un ans, nous sommes tombés fous amoureux l'un de l'autre, je suis rapidement tombée enceinte et nous nous sommes mariés puis Léa est arrivée, nous étions heureux, la vie était belle !
-- Pourquoi dites-vous la vie était belle et non la vie est belle ?
-- Vous êtes vraiment curieux, c'est personnel tout ça !
-- Je ne vous oblige en rien, mais j'ai l'impression que vous avez envie de me parler de ces choses personnelles qui vous ont rendu malheureuse ?
-- Je ne suis pas malheureuse, j'ai une grande fille merveilleuse, ce n'est que du bonheur pour moi !
-- Et pourtant il y a souvent de la tristesse dans vos yeux !
-- Vous me mettez mal à l'aise, j'ai l'impression d'être toute nue devant vous !
-- Toute nue, au sens propre ou au sens figuré ?
-- Allons Xavier, je vous en prie, au sens figuré !
-- Gisèle et Pierre sont adorables, mais ils se trompent !
-- Ah bon !
-- Oui, j'ai été très heureuse avec Antoine, mon mari, tout du moins au début !
-- Vous entendez quoi par « au début ! » ?
-- Quand j'ai rencontré Antoine, j'avais dix-huit ans et lui vingt-et-un ans, nous sommes tombés fous amoureux l'un de l'autre, je suis rapidement tombée enceinte et nous nous sommes mariés puis Léa est arrivée, nous étions heureux, la vie était belle !
-- Pourquoi dites-vous la vie était belle et non la vie est belle ?
-- Vous êtes vraiment curieux, c'est personnel tout ça !
-- Je ne vous oblige en rien, mais j'ai l'impression que vous avez envie de me parler de ces choses personnelles qui vous ont rendu malheureuse ?
-- Je ne suis pas malheureuse, j'ai une grande fille merveilleuse, ce n'est que du bonheur pour moi !
-- Et pourtant il y a souvent de la tristesse dans vos yeux !
-- Vous me mettez mal à l'aise, j'ai l'impression d'être toute nue devant vous !
-- Toute nue, au sens propre ou au sens figuré ?
-- Allons Xavier, je vous en prie, au sens figuré !
Elle ne put s'empêcher de s'esclaffer en me donnant sa réponse et du coup son visage se mit à rougir, j'avais tapé juste, mais le plus dur restait à faire car elle restait méfiante, beaucoup moins qu'au début, mais encore bien méfiante.
-- Que s'est-il passé de grave pour que du bonheur vous soyez arrivée à la tristesse ?
-- Vous vous trompez, je ne suis pas envahie par la tristesse, je suis seulement réaliste !
-- Je pense toutefois qu'il s'est passé, à un moment donné, quelque chose qui a bouleversé votre vie ?
-- Vous êtes vraiment curieux, pourquoi voulez-vous savoir autant de choses sur moi ?
-- Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que vous me donnez l'envie de vous connaître, c'est aussi simple que ça !
-- D'habitude je ne parle pas de ça, mais comme vous êtes gentil avec moi et que j'ai confiance en vous, je vais vous raconter comment ma vie a failli devenir un enfer !
-- Un enfer ?
-- Tout à fait, j'ai vécu des moments vraiment très difficiles, si difficiles que j'ai encore du mal à en parler !
-- Voilà pourquoi il y a de la tristesse dans vos yeux, mais ne vous forcez pas si c'est trop douloureux d'en parler !
-- Vous aviez raison tout à l'heure, je crois que j'ai besoin d'en parler, cela me fera sans doute du bien. Tout a commencé quand Antoine, qui était un bon commercial dans une grosse boîte, a perdu son travail !
-- Céline, je vous interromps, on serait mieux dans le salon, vous désirez une tisane ou bien un café ?
-- Je veux bien un café sans sucre, merci !
-- Installez-vous, j'arrive tout de suite !
-- Vous vous trompez, je ne suis pas envahie par la tristesse, je suis seulement réaliste !
-- Je pense toutefois qu'il s'est passé, à un moment donné, quelque chose qui a bouleversé votre vie ?
-- Vous êtes vraiment curieux, pourquoi voulez-vous savoir autant de choses sur moi ?
-- Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que vous me donnez l'envie de vous connaître, c'est aussi simple que ça !
-- D'habitude je ne parle pas de ça, mais comme vous êtes gentil avec moi et que j'ai confiance en vous, je vais vous raconter comment ma vie a failli devenir un enfer !
-- Un enfer ?
-- Tout à fait, j'ai vécu des moments vraiment très difficiles, si difficiles que j'ai encore du mal à en parler !
-- Voilà pourquoi il y a de la tristesse dans vos yeux, mais ne vous forcez pas si c'est trop douloureux d'en parler !
-- Vous aviez raison tout à l'heure, je crois que j'ai besoin d'en parler, cela me fera sans doute du bien. Tout a commencé quand Antoine, qui était un bon commercial dans une grosse boîte, a perdu son travail !
-- Céline, je vous interromps, on serait mieux dans le salon, vous désirez une tisane ou bien un café ?
-- Je veux bien un café sans sucre, merci !
-- Installez-vous, j'arrive tout de suite !
Céline me fit un grand sourire plein de chaleur en se levant de table.
-- Je vais vous aider à débarrasser la table, j'ai envie de me rendre utile surtout que ce repas était délicieux !
-- Merci pour le compliment, mais je vous en prie, allez-vous installer dans le salon !
-- Il n'en est pas question !
-- Merci pour le compliment, mais je vous en prie, allez-vous installer dans le salon !
-- Il n'en est pas question !
Elle débarrassa la table avec la dextérité d'une vraie maîtresse de maison et emporta un grand nombre de choses en une seule fois dans la cuisine. Nos regards se sont croisés et tous deux nous avons rigolé. Une fois terminé, elle alla prendre place dans le salon et rapidement j'apportai un plateau avec les deux tasses de café et je m'installai en face d'elle.
-- Vous me disiez que votre mari s'était fait licencier !
-- Oui, c'était il y a huit ans et j'ai l'impression que c'était hier !
-- Pour quelle raison ce licenciement ?
-- J'ai honte, mais je ne m'étais aperçue de rien !
-- Honte pourquoi ?
-- Antoine était devenu addict aux jeux d'argent et je n'avais rien vu, je savais qu'il était joueur, mais je ne pensais pas que c'était si grave. Il avait de grosses dettes, ce qui l'a poussé à détourner de l'argent de sa société et ils s'en sont aperçus et ce fut un licenciement pour faute grave !
-- Il vous a annoncé ça comment, de but en blanc ?
-- Oh non ! J'ai découvert l'histoire qu'un mois plus tard, moi je travaillais, je ne le surveillais pas, j'avais confiance en lui, c'était quand même mon mari et le père de notre fille !
-- Oui, c'était il y a huit ans et j'ai l'impression que c'était hier !
-- Pour quelle raison ce licenciement ?
-- J'ai honte, mais je ne m'étais aperçue de rien !
-- Honte pourquoi ?
-- Antoine était devenu addict aux jeux d'argent et je n'avais rien vu, je savais qu'il était joueur, mais je ne pensais pas que c'était si grave. Il avait de grosses dettes, ce qui l'a poussé à détourner de l'argent de sa société et ils s'en sont aperçus et ce fut un licenciement pour faute grave !
-- Il vous a annoncé ça comment, de but en blanc ?
-- Oh non ! J'ai découvert l'histoire qu'un mois plus tard, moi je travaillais, je ne le surveillais pas, j'avais confiance en lui, c'était quand même mon mari et le père de notre fille !
Céline arrêta son récit et se mit à sangloter, je vins m'asseoir à côté d'elle sur le canapé et sans réfléchir, je lui ai pris une main que j'ai doucement caressée avec douceur pour la réconforter.
-- Si cela vous fait trop mal, vous n'êtes pas obligée de continuer ?
-- Non ! Non ! Cela va aller, j'ai besoin de parler de ça avec vous, cela me fait mal, mais je suis sûre que je me sentirai mieux après !
-- Alors je vous écoute !
-- Tout ça, c'était il y a huit ans, j'étais désolée que notre fille garde l'image d'un père qui ne trouvait pas de travail, se lève à midi, ne se rase pas et passe son temps devant la télévision. Le pire, c'est que pour soigner son mal de vivre, il s'est mis à boire modérément au début et rapidement ce fut sans modération.
-- Ma pauvre Céline, cela a dû être difficile à vivre !
-- Ce n'était que le début, au bout de deux ans de ce laisser-aller, mon pauvre Antoine était devenu une épave, nous avions un compte joint et il ne se privait pas de le vider, il rentrait ivre le soir et devenait brutal avec moi. S'il avait débuté ses brutalités envers moi par de simples bousculades, rapidement ce furent des claques sur le visage, puis arrivèrent les coups de poing violents qui me tombaient dessus accompagnés d'une multitude d'insultes comme si j'étais la seule responsable de sa déchéance. Je portais plus que souvent des lunettes de soleil pour cacher mes yeux tuméfiés, je craignais d'aller chez mon médecin et d'être obligée d'expliquer la présence de bleus sur mon corps.
-- Non ! Non ! Cela va aller, j'ai besoin de parler de ça avec vous, cela me fait mal, mais je suis sûre que je me sentirai mieux après !
-- Alors je vous écoute !
-- Tout ça, c'était il y a huit ans, j'étais désolée que notre fille garde l'image d'un père qui ne trouvait pas de travail, se lève à midi, ne se rase pas et passe son temps devant la télévision. Le pire, c'est que pour soigner son mal de vivre, il s'est mis à boire modérément au début et rapidement ce fut sans modération.
-- Ma pauvre Céline, cela a dû être difficile à vivre !
-- Ce n'était que le début, au bout de deux ans de ce laisser-aller, mon pauvre Antoine était devenu une épave, nous avions un compte joint et il ne se privait pas de le vider, il rentrait ivre le soir et devenait brutal avec moi. S'il avait débuté ses brutalités envers moi par de simples bousculades, rapidement ce furent des claques sur le visage, puis arrivèrent les coups de poing violents qui me tombaient dessus accompagnés d'une multitude d'insultes comme si j'étais la seule responsable de sa déchéance. Je portais plus que souvent des lunettes de soleil pour cacher mes yeux tuméfiés, je craignais d'aller chez mon médecin et d'être obligée d'expliquer la présence de bleus sur mon corps.
À nouveau, Céline stoppa sa narration pour non plus sangloter, mais pleurer. Je voyais de grosses larmes couler sur ses petites joues, à nouveau je lui ai caressé sa main. C'est au moment où elle a réussi à reprendre le contrôle de ses émotions que je lui ai offert un mouchoir en papier pour qu'elle puisse essuyer ses larmes.
-- Vous devez me trouver ridicule ?
-- Pas le moindre du monde, je suis plutôt très attristé par votre histoire !
-- Je n'ose même pas vous raconter la suite, tellement j'ai honte !
-- Tout ce que vous me racontez restera un secret entre vous et moi, je garderai ça pour moi !
-- J'ai confiance en vous, je sais que vous ne me jugerez pas !
-- Vous pouvez compter sur moi !
-- Quand il rentrait complètement ivre le soir, il me traitait de « salope », de « traînée » et même de « pute », j'en pleurais tant ces insultes violentes me faisaient du mal, j'avais peur qu'il ne réveille notre fille aussi je lui demandais de faire moins de bruit. Il me retournait une paire de claques en me disant à chaque fois qu'il n'avait pas d'ordre à recevoir de moi.
-- Cela devait être infernal à vivre ?
-- Attendez la suite ! C'était presque toujours le même genre de scénario. Soit il sortait son sexe et il exigeait que je lui fasse une fellation en me mettant à genoux devant lui, soit il me demandait ou plutôt il me forçait à mettre mes mains sur la table de la cuisine, il se positionnait alors derrière moi et sans ménagement il remontait ma robe si j'étais en robe ou il baissait mon pantalon si j'étais en pantalon, il frappait vivement mes fesses puis il descendait ma petite culotte, il sortait son sexe de son pantalon et il me pénétrait sans ménagement.
-- Vous n'êtes pas obligée de tout me raconter !
-- Si, il le faut, j'ai gardé ça pour moi bien trop longtemps !
-- Vous semblez tellement bouleversée en ravivant ces mauvais souvenirs ?
-- Si vous saviez comme j'ai honte !
-- Mais vous n'avez pas à avoir honte !
-- Oh si ! Parce que quand il me traitait de salope, j'étais vraiment une salope !
-- Pourquoi dites-vous ça ?
-- Parce que quand il me forçait à sucer son sexe, je mouillais comme une salope !
-- Ne dites pas des choses pareilles, vous n'êtes en rien une salope, vous subissiez un malade mental, c'est aussi simple que ça !
-- Alors pourquoi quand il me prenait sans mon consentement en levrette dans la cuisine, je jouissais comme je n'avais jamais joui en douze ans de mariage ?
-- C'était peut-être une réaction nerveuse de votre part due à la tension qu'il vous faisait vivre ?
-- Vous croyez ?
-- Alors comment vous expliquez qu'un soir où il me prenait dans la cuisine, il m'a dit que j'avais un magnifique petit cul et qu'il avait très envie de m'enculer et devinez ce que je lui ai répondu !
-- Je ne sais pas !
-- Je lui ai alors dit, « qu'est-ce que tu attends, vas-y encule ta salope de femme », jamais je n'avais parlé comme ça, aussi vulgairement !
-- C'était de la provocation pour lui remettre les idées en place, je suppose !
-- Peut-être, mais ensuite il ne s'est pas gêné pour me sodomiser et si au début j'ai eu très, très mal, au bout d'un moment j'ai tellement aimé que j'ai joui ! Vous vous rendez compte, cet homme a fait de moi une dépravée !
-- Vous exagérez Céline, vous n'avez rien d'une dépravée, vous étiez malmenée par cet obsédé, vous étiez surtout en perdition !
-- Peut-être, mais je me suis ressaisie le soir où il me baisait sauvagement, il m'a dit, « quand j'en aurai fini avec toi, j'irai bien m'occuper de la gamine, il faudra bien qu'elle apprenne à être serviable comme sa mère ! » je lui ai alors répondu que s'il touchait à un seul cheveu de MA fille, je le tuerais.
-- Et qu'a-t-il répondu ?
-- Il n'a rien dit, mais à partir de ce jour, il est devenu plus violent et plus sadique avec moi !
-- Il n'a plus fait allusion à votre fille ?
-- Non, mais je n'étais pas tranquille, je voyais bien qu'il la regardait avec son oeil d'ivrogne obsédé, je craignais pour elle !
-- Vous pensez qu'un jour ou l'autre il serait passé à l'acte avec votre fille ?
-- C'est certain, tout allait plus mal dans la tête d'Antoine, je suis certaine qu'il avait des projets obscènes pour sa fille. Deux jours avant son décès, il avait été encore plus odieux avec moi et j'ai honte de ce que j'ai pu subir ce soir-là.
-- Pas le moindre du monde, je suis plutôt très attristé par votre histoire !
-- Je n'ose même pas vous raconter la suite, tellement j'ai honte !
-- Tout ce que vous me racontez restera un secret entre vous et moi, je garderai ça pour moi !
-- J'ai confiance en vous, je sais que vous ne me jugerez pas !
-- Vous pouvez compter sur moi !
-- Quand il rentrait complètement ivre le soir, il me traitait de « salope », de « traînée » et même de « pute », j'en pleurais tant ces insultes violentes me faisaient du mal, j'avais peur qu'il ne réveille notre fille aussi je lui demandais de faire moins de bruit. Il me retournait une paire de claques en me disant à chaque fois qu'il n'avait pas d'ordre à recevoir de moi.
-- Cela devait être infernal à vivre ?
-- Attendez la suite ! C'était presque toujours le même genre de scénario. Soit il sortait son sexe et il exigeait que je lui fasse une fellation en me mettant à genoux devant lui, soit il me demandait ou plutôt il me forçait à mettre mes mains sur la table de la cuisine, il se positionnait alors derrière moi et sans ménagement il remontait ma robe si j'étais en robe ou il baissait mon pantalon si j'étais en pantalon, il frappait vivement mes fesses puis il descendait ma petite culotte, il sortait son sexe de son pantalon et il me pénétrait sans ménagement.
-- Vous n'êtes pas obligée de tout me raconter !
-- Si, il le faut, j'ai gardé ça pour moi bien trop longtemps !
-- Vous semblez tellement bouleversée en ravivant ces mauvais souvenirs ?
-- Si vous saviez comme j'ai honte !
-- Mais vous n'avez pas à avoir honte !
-- Oh si ! Parce que quand il me traitait de salope, j'étais vraiment une salope !
-- Pourquoi dites-vous ça ?
-- Parce que quand il me forçait à sucer son sexe, je mouillais comme une salope !
-- Ne dites pas des choses pareilles, vous n'êtes en rien une salope, vous subissiez un malade mental, c'est aussi simple que ça !
-- Alors pourquoi quand il me prenait sans mon consentement en levrette dans la cuisine, je jouissais comme je n'avais jamais joui en douze ans de mariage ?
-- C'était peut-être une réaction nerveuse de votre part due à la tension qu'il vous faisait vivre ?
-- Vous croyez ?
-- Alors comment vous expliquez qu'un soir où il me prenait dans la cuisine, il m'a dit que j'avais un magnifique petit cul et qu'il avait très envie de m'enculer et devinez ce que je lui ai répondu !
-- Je ne sais pas !
-- Je lui ai alors dit, « qu'est-ce que tu attends, vas-y encule ta salope de femme », jamais je n'avais parlé comme ça, aussi vulgairement !
-- C'était de la provocation pour lui remettre les idées en place, je suppose !
-- Peut-être, mais ensuite il ne s'est pas gêné pour me sodomiser et si au début j'ai eu très, très mal, au bout d'un moment j'ai tellement aimé que j'ai joui ! Vous vous rendez compte, cet homme a fait de moi une dépravée !
-- Vous exagérez Céline, vous n'avez rien d'une dépravée, vous étiez malmenée par cet obsédé, vous étiez surtout en perdition !
-- Peut-être, mais je me suis ressaisie le soir où il me baisait sauvagement, il m'a dit, « quand j'en aurai fini avec toi, j'irai bien m'occuper de la gamine, il faudra bien qu'elle apprenne à être serviable comme sa mère ! » je lui ai alors répondu que s'il touchait à un seul cheveu de MA fille, je le tuerais.
-- Et qu'a-t-il répondu ?
-- Il n'a rien dit, mais à partir de ce jour, il est devenu plus violent et plus sadique avec moi !
-- Il n'a plus fait allusion à votre fille ?
-- Non, mais je n'étais pas tranquille, je voyais bien qu'il la regardait avec son oeil d'ivrogne obsédé, je craignais pour elle !
-- Vous pensez qu'un jour ou l'autre il serait passé à l'acte avec votre fille ?
-- C'est certain, tout allait plus mal dans la tête d'Antoine, je suis certaine qu'il avait des projets obscènes pour sa fille. Deux jours avant son décès, il avait été encore plus odieux avec moi et j'ai honte de ce que j'ai pu subir ce soir-là.
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