Une Bulle Rouge
Chapitre 1 · Détente sous la tente.
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✦ kastor Une Bulle Rouge XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Une Bulle Rouge — Chapitre 1 · Détente sous la tente.

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kastor
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Une Bulle Rouge

Chapitre 1 · Détente sous la tente.

Mais quel froid de bâtard. Je caille, j'suis crevé. Y a des fois je me demande ce que je fous là. On est arrivé vendredi dans la nuit et on n'a pas arrêté depuis. Trouver le meilleur emplacement sur le site, disposer les véhicules pour délimiter notre espace, monter le stand, les tentes, gérer la coordination entre la préfecture et les postes médicaux avancés, plus la gestion des participants, nous a occupé non-stop. C'est un des plus gros Teknival que j'ai vu de ma vie de teufeur mais aussi depuis que je suis bénévole à la Mission Rave. On est parqué sur une ancienne base aérienne, soit de gigantesques tarmacs en bitume étalés sur plusieurs kilomètres de superficie. Sans un pète d'ombre la journée, et au milieu des vents glacials la nuit. Avec en cerise sur le gâteau, des milliers de chenilles urticantes dans tous les buissons du site. Au pic de participants dans la nuit de samedi, il devait bien y avoir 100 000 personnes réparties sur tout le site et les dizaines de sound systems.
Autant dire qu'on en chie des saucisses. Des heures de conseils, de discussions sur les produits et les consommations, de messages de prévention, de distribution de matos de RdR, d'analyses de drogues, de prises en charge des bobos/malaises/réactions allergiques aux chenilles et des kilomètres à pieds en maraude. Et puis faire un peu la teuf aussi. On n'est pas des machines. Et on n'est pas là complètement par hasard non plus.
On est lundi, je crois, et j'ai pas dû dormir plus de 5 heures depuis qu'on est là. Mes collègues non plus. D'ailleurs on est plutôt mardi, vu qu'il est 2 heures du mat'. Je suis tout seul à gérer le stand d'accueil / prévention. Le reste de l'équipe sur le planning est barré à droite à gauche. Une partie est en intervention avec une personne pas bien, une autre en maraude, et le reste certainement HS sous leurs tentes ou perdu dans le son.
— RRRRHHHHaaahh j'en peux plus, j'me pèle les couilles !! Je beugle à l'adresse de mes deux seules collègues restées sur place avec moi.
— Mais c'est juste l'horreur, me répond Sandrine. On n'arrive pas à se réchauffer. On est limite hypothermie. Reste pas là, viens te mettre un peu à l'abris dans le camion.
Le stand de prévention étant collé au cul du camion de soin, je peux garder un œil dessus et m'abriter un peu en m'asseyant sur le marche pied de la porte latérale. Le sol du camtar est froid et me gèle le cul. Sandrine et Aurélie sont blotties l'une contre l'autre à l'intérieur, grelottantes. Mes deux collègues sont bénévoles comme moi. Toutes les deux infirmières DE travaillant dans des structures addicto. Je suis éducateur spécialisé, en structure addicto aussi. On travail ensemble depuis un peu plus de deux ans sur la mission. Et sur ce type d'interventions interlopes, la débrouille et l'entraide pour gérer les situations nous ont conduits à tisser des liens forts et une réelle complicité.
Sandrine est une jolie brune, fine avec des yeux bruns incendiaires et diablement bien foutue. De jolis seins ronds, de petites fesses rondes : son signe astrologique doit être Pomme. Et sans céder aux clichés sur les infirmières, une douceur coquine émane d'elle. Elle est craquante. Je crush sur elle depuis un moment et la désire en silence. Vu le contexte de nos interventions, on fait aussi beaucoup la teuf. Les tazs et l'alcool aidant on s'est beaucoup câlinés sur le dance floor ou en descente ces derniers temps. Mais jamais plus.
Aurélie est elle aussi une créature du désire. Brune, un peu plus petite que sa consœur, de grands yeux de biches noisettes, avec des formes à damner un saint. D'origine italienne, s'est une carte postale voluptueuse de la beauté méditerranéenne. Le genre de femmes qui génèrent chez les mâles des réactions de loup de Tex Avery. Elle aussi est dotée de ce caractère empathique et maternant qui la rend encore plus craquante. Je connais mieux Aurel. Si j'ai tenté ma chance, j'ai vite compris qu'elle était dans une relation compliquée, mais qu'elle n'avait pas encore renoncée. Ou du moins elle n'avait pas envie de la compliquer plus. On a développé une complicité amicale mais flirtouillante aussi agréable que frustrante. Elle est d'ailleurs au courant de mon inclinaison pour celle avec qui elle tente vainement de se réchauffer et essaie même de nous brancher.
On commence à papoter boulot. L'organisation du Tekos, comment ça s'est passé sur le pôle sanitaire, les produits qui circulent et l'état des participants. Nous faisons le constat qu'il y a beaucoup de speed qui tourne (amphétamine), notamment un speed jaune pâteux fortement dosé qui risque de faire des dégâts en fin de Teuf. Les effets combinés du produit aux manques de sommeil et de nourriture induisent des décompensations délirantes et paranoïaques chez certains. C'est passager, mais souvent impressionnant et systématiquement en fin de teuf quand on est tous carbonisés. Au troisième jour de Tekos, on arrive dans le moment charnière d'épuisement des participants. Mais pour l'instant, hormis le martelage permanent des sons autour de nous, le stand est très calme. Personne à l'infirmerie ou dans la tente de repos. Le camion de testing est fermé. On est que tout les trois à tenir le fort.
Ca aurait dû nous alerter, car comme toujours quand on est en sous effectif, c'est le moment privilégié pour les situations tendues.
Je ne l'ai pas vu au début, j'ai juste entendu gueuler. Pas le gueulement du teufeur en goguette qui tombe sur ses potes par hasard au milieu de son trip. Ni celui du gars qui vient de faire tomber son mélange en roulant son pétard. Non, là on est sur du cri continu et en approche. Je tends la tête hors du camtar et c'est là que je le vois débouler dans le champ derrière nous façon Mel Gibson dans Braveheart. Plus il approche et plus je vois qu'à la différence de Mel, il n'est pas mû par l'adrénaline de foutre sur la gueule aux anglais, mais par celle de la peur. Il a le visage glacé d'effroi, et galope comme s'il essayait d'échapper à la grande faucheuse. J'ai rarement vu une terreur pareille sur un visage. Et la terreur fonce droit sur nous.
Je capte pas son projet mais je sens que c'est pour nous. Je saute du marche pied et me précipite vers lui pour tenter de l'intercepter en jetant aux meufs :
— Les affaires reprennent. Ca sent le chaud.
Mais j'ai pas fait trois pas que le gus a déjà sauté dans le camion par la porte arrière comme le diable de Tazmanie. J'ai à peine le temps de rebrousser chemin que je vois le camion remuer dans tous les sens comme s'il était garé dans le bois de Boulogne à la sortie de Solidays. Le mec gueule la mort, les meufs tentent de comprendre et de le calmer, c'est le boxon. Je rentre dans le camion par la porte latérale et découvre notre lascar s'agitant comme un possédé au fond de l'Iveco en braquant une lame devant mes collègues. Il hurle comme un putois qu'il est pourchassé par toute la teuf, qu'il est pas en sécurité et qu'ils encerclent le Tekos avec des armes en attendant qu'il sorte pour le fumer. Il est en plein speed freak (surdose d'amphétamines) et traqué comme un renard.
Alors que Sandrine est face à lui et écoute son délire pour essayer de le calmer, Aurélie me brief rapidement et m'explique qu'en deux secondes le mec avait ouvert la porte, sautée dans le bouclard en refermant derrière lui et s'était emparé du couteau pour couper des bandages qui était sur le comptoir. Je lui dis de préparer une ampoule de Valium en injectable et d'en garder d'autres a porté de la main. Et je m'approche de Sandrine qui continue à gérer le gars à distance. Tu m'étonnes qu'il est au taquet, le garenne est en short/T-shirt par ce froid de gredin. Je commence à lui parler posément en me présentant et en lui expliquant où il est et ce qu'on fait. Sandrine et Aurel se présentent aussi. Je le rassure en lui disant que tout va bien se passer, qu'ici il est dans un espace safe. Il me répond et redescend un peu. Toujours bien traqué mais moins agité. Au moins il m'écoute.
— Ca fait combien de jours que t'as pas dormi bonhomme ? Je lui demande.
— Ca va faire 3 jours. Mais je peux pas fermer les yeux, ces enculés guettent et attendent que ça.
— Trois jours, mec, c'est énorme. Tu dois être épuisé. C'est normal d'être dans ton état quand on est aussi fatigué. Speed jaune ? J'imagine que t'as rien bouffé non plus ?
— Ouais c'est ça. J'en ai pécho vendredi soir en arrivant et on a tapé dans mon camion avec les potes. Eux ils sont partis dans le son à un moment, je sais plus quand. Ils sont pas revenus. Les autres les ont eus. Je les entends parler autour de mon camion. Ils m'insultent, me menacent. Ils disent qu'ils vont me chopper aussi et me butter.
Il hurle comme un bougre en agitant la lame dans tous les sens :
— Les fils de putes !! Ils sont tous sur moi, les bâtards. J'veux pas crever.
— Calme-toi. Ca va passer. Ici t'es en sécurité, personne va te buter. T'inquiète. Même si ca part en vrille, on a la ligne directe du Colonel de Gendarmerie et du Préfet. Les condés sont tout autour, on les appelle et ils débarquent pour te protéger.
— J'ai pas confiance mec. Ils sont tous après moi.
— Regarde gros, depuis que t'es avec nous il s'est rien passé. T'es juste avec deux pépettes et ma gueule dans un camion. Tranquille, y a rien.
Mes collègues sont pas loin, en alerte mais calmes. On sait que c'est tendu, mais c'est pas notre premier bal, on en vu d'autres. On se fait confiance. Je sais qu'elles gèrent et qu'elles ont mes arrières. Le sketch continue sur ce mode un bon moment, mais on arrive à le garder avec nous et à le faire redescendre crescendo. Je m'assois sur la banquette a coté de lui.
— Vas y pose-toi. Tu veux un verre d'eau ? Ca fait combien de temps que t'as pas bu d'eau ?
— Je sais pas mec. On a pris deux palettes de bières chez Metro pour passer le Tekos.
— Bah tu m'étonnes, faudrait pas avoir les oreilles qui fanent. Et puis ca glisse tout seul avec le speed.
Le bougre se marre. Victoire ! Sandrine s'approche en lui tendant un gobelet d'eau. Il évalue la situation. Mais avec des gestes et une voie d'une douceur dont seules nos soignantes de choc ont le secret, elle l'envoute en deux secondes. Alors qu'il prend le gobelet, elle lui pose imperceptiblement la main sur le bras puis l'épaule pour l'inviter à s'assoir.
— Vas y pose-toi et bois tranquille, que j'lui dit.
Bingo, le gus se pose a côté de moi. Sandrine continue de le marabouter.
— Tu veux une couverture ? Tu cailles, t'es en t-shirt.
Son regard, son ton. Le gars et moi, on la regarde tout les deux en fondant. Elle lui ramène sa couvrante et lui pose sur les épaules comme si elle le bordait pour le mettre au lit. Notre lascar boit son gobelet. En redemande. Son regard s'apaise. J'embraye, alors que Sandrine lui redonne son gobelet rempli.
— Regarde-moi ca s'il est pas bien le garenne. T'hydrater un coup, te réchauffer, ca fait du bien non ?
— Ouais c'est clair ca fait du bien. Merci les gars.
— No problemo. Bon, gros, t'as tapé beaucoup et tu vas jamais réussir à dormir. Mais faut que tu te reposes un peu pour redescendre, t'es à bloc.
— Je sais mec, mais j'peux pas. Ils attendent que ça.
— Je t'ai dit, nous on surveille. Si y a embrouille, mes collègues elles éteignent tout le monde. Coup de tête, balayette laser.
Le gars éclate de rire. Je continue.
— Ma collègue elle peut te filer un tranquillisant, ca va te poser un peu. Et tu pourras dormir tranquille, on te protège. On a une grande tente avec des lits de camps à côté, tu vas être comme un loir.
— C'est vrai ?
Sandrine enquille.
— Oui c'est vrai. Viens on peut te montrer si tu veux. C'est la tente juste à coté.
Le pauvre n'a aucune chance. Elle pourrait l'emmener à l'abattoir, il irait en trottinant gaiement. On le sort tranquillement du camion en faisant les cons et en lui chantant Nicolas et Pimprenelle, et le bougre avance en se marrant. Mais il garde toujours la lame dans sa main. Il passe la tête dans la tente militaire dans laquelle sont répartis nos quelques lits piquots éclairés par des guirlandes. Avant qu'il ait dit le moindre mot, Sandrine l'emmène s'assoir sur un des lits. Et Aurélie finit de l'ensorceler. Elle s'agenouille a côté de lui et lui parle calmement.
— Je suis infirmière aussi. Comme mon collègue t'as dit, je peux te donner un truc pour te poser, ça calmera tes angoisses. Un somnifère à avaler ou un Valium. J'ai même du Valium en injectable pour faire effet plus rapidement.
— Un shoot ? En IV ?
— Non même pas. C'est de l'intra musculaire. Je te pique juste dans le gras de l'épaule, comme un vaccin.
— Et ça monte vite ?
— Quasi instantané.
— OK. Je veux bien ça.
— Super. Tu vas voir, ça va te faire du bien de redescendre un peu et de te reposer.
Elle se retourne et fait genre de tripatouiller ses ampoules, alors qu'elle a la seringue remplie dans la main depuis le début. Puis en lui faisant face à nouveau, elle lui montre la seringue en faisant perler quelques gouttes pour faire le vide d'air, tout en lui parlant.
— Par contre, nous avons des consignes de sécurité. L'injection reste un acte médical, et je ne peux pas te piquer si tu gardes ton couteau à la main. Si jamais tu as un mouvement brusque quand je te pique, tu pourrais me blesser et blesser mes collègues, même sans le faire exprès. Tu veux bien le donner à mon collègue ?
Il me tend le chlasse sans un mot, avec un air penaud de gamin fautif. Je le passe discrètement à Sandrine qui le fait disparaitre en deux secondes. Aurélie le pique et le gus redescend. On reste quelques minutes à le rassurer, et Aurel lui fait une seconde injection alors que j'entends une partie de l'équipe revenir. Hors de danger, je laisse mes infirmières tout terrain finir de coucher le grand dadet, et je sors de la tente. Notre médecin référent est de retour avec un infirmier et deux autres collègues. On se connait bien avec Hans, donc je lui lance avec un sourire.
— Putain vous foutiez quoi ? On vient de se faire un sketch solide et on n'était que trois pour gérer.
— Ah merde, désolé mon pépère. Mais on vient de s'en faire un bien aussi. Un mec est venu nous chercher en nous disant que son pote venait de se faire rouler dessus par une bagnole alors qu'il dormait par terre.
— Mais t'es pas sérieux ?
— Attends. Notre gars est sous Kéta et reconnaissait plus rien, il savait pas où aller pour retrouver son pote. Nous on se trimballait le kit médical et le brancard. Trois plombes pour retrouver le lascar en pleine nuit. On finit par tomber dessus, mais comme le gars est évidemment plein de kéta aussi, il est anesthésié de ouf. Il sent rien. Il se laisse pas ausculter, il veut rien savoir. Il nous dit que tout va bien et veut qu'on lui foute la paix. Le mec vient de se faire rouler dessus par une bagnole, les gens autour de nous le confirment, et tu vois pas qu'on est obligé de le cavaler pour l'ausculter ? Le gars galopait dans tout les sens, les gens autour faisaient barage pour pas qu'il se barre, et nous on essayait de l'attraper. Du grand délire.
— Mais naaaaan ?
— Si, si. Bilan, la kéta a finit par descendre et évidement le gars s'est mis à couiner. Bah tu m'étonnes ! On finit par lui mettre la main dessus. Au moins 2-3 côtes cassés et surement le poumon perforé. On a appelé les pompiers pour une évac, t'aurais dû voire leur gueule quand on leur a fait la transmission d'infos. Ils nous croyaient pas.
— Sans déconner. Grand moment les gars.
— Ah lui on va s'en souvenir. Bilan il est transféré à l'hosto. Ils nous ont filé les coordonnées des urgences pour qu'on puisse savoir comment ça s'est passé. Et vous alors, c'était quoi le sketch ?
— C'était cossu aussi mais dans un autre genre. Comment dire ? Tu vois quand on récupère les gars à balle de speed en fin de teuf ?
— Ouais, ouais, jvois bien.
— Bah là on l'a eu en avance. Le genre délire de persécution, tout le monde veut ma peau, au taquet de speed comme le maillot jaune mais avec un chlasse dans les mains enfermé dans le camion.
— Ah ouiiiiii. Merde ça craint. Et t'étais qu'avec Aurel et Sandrine ? Vous avez géré ?
— Yep, que tout les trois. C'était tendu mais ça a géré. On a fait de la réassurance jusqu'à ce qu'il accepte un shoot de Valium, lâche la lame et qu'on le mette au lit. Les meufs finissent de lui lire une histoire.
— Haaahahaha, trop fort. Vous avez assuré. Mais par contre ça craint vraiment, vous auriez pas dû vous retrouver que tout les trois sur le stand.
— On est d'accord. Faut qu'on soit plus carré sur les plannings, j'sais même pas où sont les autres. Mais bon c'est géré, pas de galères. Par contre, là je crois que les meufs et moi on va se mettre en off quelques heures, débriefer entre nous et se changer les idées.
— Bah oui mon lapin, faites ça. Moi j'ai pioncé un peu cet aprèm, ça va aller. On va garder la baraque. Allez gambader.
— Gracias. Bon courage mon biquet.
Je retourne dans la tente. Sandrine et Aurel continuent de papoter avec notre lascar qui est allongé sous sa couverture. Il ne dort pas mais il est rincé. Elles le laissent se reposer et viennent vers moi.
— Bon les meufs, je sais pas vous, mais j'ai dit à Hans qu'on se mettait en off. On va faire un tour dans le son s'aérer le museau ?
Le projet est approuvé par les sourires ravageurs de mes collègues de compétition. On échange vite fait avec le reste de l'équipe, on enlève nos brassards et nous voilà parti bras-dessus, bras-dessous. La redescente d'adrénaline combinée à l'étreinte de mes camarades est enivrante. Une divine créature sous chaque bras, je touche plus terre. C'est César en personne qui déboule triomphant sur le dance floor, direction la buvette. Je nous commande trois bières. Le gars me reconnait.
— Combien j'te dois poto ? Je crie. Le son tabasse lourd. J'ai l'impression de sentir le sol se tasser sous mes pieds.
— C'est cool gros, c'est pour nous, t'inquiète. Toi et tes collègues c'est open bar. C'est top ce que vous faites. Merci d'être là.
J'le remercie d'un signe de tête et on se check. Ca fait chaud au cœur mais ça va pas aider le melon de César.
— Tenez les meufs. C'est de la part du sound system. Ils vous trouvent géniales et ils ont bien raison.
J'ai le droit aux regards mielleux des deux sirènes qui m'enlacent. Hugs, hugs, bisous, papouilles, hugs, je fonds. Ca fait trop de bien. On trinque, et on boit des coups en tapant mollement du pied sur le son en débriefant vite fait. On reprend une tournée et l'alcool aidant on lâche les chevaux sur le dance floor. Le mur de son est balaise et le DJ envoie du pâté. On échange des sourires complices, on se marre, on se chauffe. On danse au milieu de la foule, de la nuit, des lights et des lasers. Elles sont tellement belles. Les bières dissoutes, le contre coup du rush d'adrénaline et la fatigue se font sentir. Aurel me susurre à l'oreille :
— J'tiens plus en l'air, j'vais me poser dans ma tente. Mais j'vais pas réussir à dormir, Sandrine non plus. Et on n'a pas envie de rester seules. Tu viens ?
— Mais tellement meuf, je lui réponds en lui faisant un gros bisou.
On attrape notre partenaire au passage et on décale. En pleine nuit dans tout ce bordel, Aurel sait plus trop où est sa guitoune et on déambule sans savoir vraiment où on va en rigolant comme des cons. Un bon rire nerveux de fatigue baigné de bière. Ca nous fait du bien d'être ensemble. Après la tension dans le camion, c'est comme si un lien nous unissait et qu'on avait besoin d'exorciser dans un réconfort mutuel. Que nous pouvions être catalyseur des émotions accumulées uniquement ensemble. L'aube nous rattrape, couvrant d'une brume irréelle l'agitation de la nuit. Nous baignons dans cet entre deux mondes flou qui précède le levé de soleil. C'est en s'abreuvant de l'énergie de ces premiers rayons que nous arrivons. De zig en zag, sans qu'on sache trop comment, Aurel s'arrête devant une tente igloo rouge un peu à l'écart de notre dispositif.
— C'est celle-là !
— T'es sûre ? Lui demande Sandrine.
— Ouais, ouais. Kechua rouge, à coté d'un buisson et de la caisse à Pascal. C'est la mienne sûr.
Aurel s'affaire sur l'igloo synthétique alors qu'un bruit de zip salvateur se fait entendre. Je m'engouffre dans notre repère à la suite de mes collègues. Elles se sont serrées sur les bords pour me laisser une place au milieu. On se défait de nos pompes et de nos grosses vestes comme on peut dans cette espace étriqué et blindé de monde en se marrant. On fourre tout ça dans les interstices autour du matelas gonflable pour les combler au mieux et se tapisser un nid à l'arrache. Je referme derrière nous et m'allonge entre ces deux belles brunes qui viennent immédiatement se blottir contre moi. Bizarrement, alors que le son continue de faire vibrer le sol et de marteler au loin, un silence s'installe. Comme si ce mince bout de polyester nous isolait du reste du monde. Ce silence semble dire « enfin seuls.» C'est apaisant et électrique à la fois, tant la tension sexuelle entre nous est implicite. Il flotte un parfum d'inexorable, mêlé d'inconnu.
Alors qu'on profite pleinement de pouvoir reposer nos membres lourds de fatigue et de nous réchauffer, Sandrine me glisse un bisou dans le cou.
— Jejor, tu nous roules un pétard ? Me demande-t-elle en minaudant et en se lovant contre moi.
— Grave, il va nous tasser celui-là. Aurel ça te dérange ?
— Nan t'inquiète. J'ai l'habitude d'être dans un aquarium. Et puis ça changera pas grand-chose à mon état. En tous cas, ça pourra pas me faire plus de mal et j'aime bien l'odeur.
On ricane connement. Je m'attèle à la tache, gesticulant pour trouver mon pochon de weed dans ma veste roulé dans un coin, mon tabac, les feuilles et tout le nécessaire. On rigole de la promiscuité et du tangage généré. Les filles sont allongées comme elles peuvent, à moitié sur le matelas deux places et nos affaires autour, et tentent de se maintenir dessus comme sur le radeau de la méduse. Je finis par réunir les ingrédients, à rouler le tarpé, et on reprend nos aises. Aurel nous emmitoufle sous deux grands sacs de couchages réunis ensembles. Je tends le bédo à Sandrine pour qu'elle le crame et m'allonge les bras en croix pour qu'elles se blottissent à nouveau contre moi.
— Sandrine, a toi l'honneur chérie, lui dis-je en lui tendant le tarpé.
Comme j'ai les bras pris, on s'échange le pèt' avec Sandrine qui me fait fumer. Nous restons un moment silencieux, chacun de nous appuyant sur le bouton pause et profitant de ce moment suspendu dans le temps. On savoure notre câlin et les effets de la weed. Puis on papote de la nuit. On continue le debrief vite fait, on s'écoute et on se soutient, mais le ton est léger. Je leur raconte aussi les péripéties des collègues.
— Moi tout ce que je sais, c'est que paradoxalement j'étais super flippé que ce soit vous qui vous soyez retrouvé face à lui, et à la fois rassuré parce que je vous connais, que je sais que vous gérez et comment vous réagissez. Je sais que vous aviez mes arrières, comme j'assurais les vôtres.
Les deux sirènes resserrent leur étreinte. Leurs courbes voluptueuses s'écrasent contre mon torse. Je sens la fraicheur de leurs museaux mêlée à la chaleur de leurs souffles. Aurel me pose des baisers dans le cou. C'est divin. La fumée sature le petit espace. Les volutes forment une danse hypnotique. Malgré le tapage du monde extérieur, notre repère est un havre de paix.
— Ca va Aurel ? Tu veux qu'on ouvre un peu ? Lui demande Sandrine.
— Ah non, il caille trop, on aérera plus tard. J'en peux plus du froid. J'suis trop bien là. Elle sent bon ta weed.
En disant cela, elle gigote contre moi.
— D'ailleurs, je sais pas vous, mais moi j'ai un grand besoin de chaleur humaine.
Et joignant le geste à la parole, elle se débarrasse de toutes ses épaisseurs et remonte le duvet sur nous en venant se blottir contre moi en petite tenue. Je n'ai pas le temps d'être stupéfait que Sandrine jette le bédo fini hors de la tente et se dessape de son coté.
— T'as trop raison meuf. Moi aussi j'ai besoin de contact humain et de chaleur.
Elle se dessape elle aussi sans aucune gène. Elle ne porte qu'un string noir et offre à mon regard son corps svelte et ses superbes seins ronds et fermes. Ces deux femmes outrageusement attirantes sont à moitiés nues, pelotonnées contre moi et me câlinent. Je vis un rêve éveillé mais un peu angoissé que ce précieux moment s'évapore au moindre mouvement. La situation à beau être incroyablement fluide et organique, je suis un peu nerveux. Ca mouline dans ma tête. J'appréhende de tout gâcher - « Surtout ne dis pas ou ne fais pas un truc con. Ce moment est magique, ne ruine pas tout. » « Mes pompes et mes chaussettes puent, c'est une horreur. La honte. » - Niveau hygiène générale, c'est pas génial non plus. Depuis qu'on est là, nos ablutions se résument à des débarbouillages de hamster, du brossage de dents et du décrassage grossier aux lingettes pour les mieux équipés.
Bref, César n'en mène plus très large. Mais l'osmose entre nous est telle, et mes collègues si douées pour apaiser les tensions, que sans un mot elles entreprennent chacune de me mettre à l'aise, comme si elle ressentait mon malaise monter.
— Mets-toi à l'aise aussi chéri. C'est la chaleur de ton corps qu'on veut sentir contre nous, pas tes grosses fringues.
La main d'Aurélie passent sous mes couches de sweat/t-shirt et les remontent, tout en posant de chauds baiser sur mon torse. Celle de Sandrine s'affaire sur ma ceinture et entreprend de virer mon futal. Je n'ai pas d'autre choix que d'accompagner le mouvement, et de finir en caleçon.
Emmitouflés dans les duvets, tous quasis nus, les filles sont à moitié allongées sur moi et se prélassent comme deux chattes sur un radiateur en me câlinant lascivement. Les questions dans ma tête s'estompent à mesure que leurs doigts et le bout de leurs lèvres parcourent ma peau. Chacun de leurs gestes m'apaisent et m'enjoignent à suivre le rythme. La chaleur de leurs corps m'irradie et la douceur de leurs peaux me transporte. J'ose entreprendre des les caresser. Allongé sur le dos, mes compagnes contre moi, mes mains ne peuvent que parcourir leurs flancs. Je cartographie du bout des doigts la courbure de leurs bassins, du bas du dos. Je m'attarde sur cette partie si douce et si sensible du creux de leurs reins jusqu'à la naissance de leurs fesses. Je les sens frissonner à mesure que mes doigts les contemplent. Mes partenaires accentuent leurs baisers et pressent leurs formes irrésistibles contre moi, alors que leurs jambes m'emprisonnent en s'entremêlant autour des miennes.
Quel délice d'être ainsi crucifié par l'onctueuse volupté des seins d'Aurel et la fermeté arrogante de ceux de Sandrine qui pointent contre mon torse. Ma main explore les jolies petites fesses découvertes par le léger string de cette dernière, qui ondule doucement du bassin en m'attirant d'une main vers elle pour m'embrasser sensuellement. La chaleur de son joli cul irradie ma paume et la douceur de ses lèvres me fait chavirer. Je caresse sa soyeuse peau de pêche tandis que nos langues s'entremêlent. Aurel à les lèvres plongées dans mon cou et dans une improbable contorsion du bras, je réussie à dégrafer son soutien gorge, dont elle achève de se débarrasser complètement d'un subtil mouvement d'épaule. Ma queue est au garde à vous depuis un bon moment déjà, mais s'est tendue un peu plus en sentant sa chaude poitrine nue se poser contre moi. Mes lèvres quittent celles de Sandrine pour gouter les siennes. Le rythme de notre baiser reste le même, à l'unisson.
Alors que les lèvres de Sandrine butinent mon torse, Aurel quitte les miennes et se redresse légèrement sur son coude, passant sa main sous ma nuque pour m'attirer vers ses courbes affolantes. Elle offre a mon regard sa poitrine majestueuse aux superbes aréoles dorés dont les tétons pointent déjà, et durcissent encore un peu plus sous ma langue et mes lèvres. Je les tête et les agace avec mon piercing. Mon autre main pétrie avec avidité le cul de Sandrine, qui en retour pose la sienne par-dessus mon caleçon sur ma tige. Elle la sent tressauter sous la chaleur de sa paume et resserre son étreinte dessus avec gourmandise. Sans aucun mouvement, elle se contente de l'enserrer fermement et de la sentir palpiter sous ses doigts. Son étreinte m'électrise, me soulageant autant qu'elle me frustre.
Ma bouche quitte les monts d'Aurel pour embrasser goulument Sandrine, lui témoignant ma gratitude de me posséder ainsi entre ses doigts. Tout en nous emballant et en lui pétrissant le cul d'une main, mon autre main va conquérir celui d'Aurel. Je le déguste en le frôlant, découvrant avec émerveillement les lignes de ce fessier sculptural. Je le scan du bout des doigts pour le mémoriser. Large, rebondi et ferme, il ressort insolemment de ses reins pour en accentuer la cambrure. Il étire le fin tissu de son shorty, faisant exagérément ressortir son galbe. Je masse les deux culs de rêve de mes comparses, nos langues passant d'une bouche à l'autre. C'est suave et envoutant. L'étreinte de Sandrine sur ma queue s'accentue en de légers mouvements. Elle caresse ma tige, l'enlace, masse doucement mes couilles. Puis elle la libère de mon caleçon en le faisant rouler jusqu'à mes genoux. Elle m'empoigne à nouveau et entame de lents va-et-vient.
Son pouce s'attarde sur mon frein pour le masser avec le jus qui s'écoule de mon gland gonflé. En contenant des soupirs, j'étire mon bras pour que ma main sur son cul s'immisce sous son string. Le bras tendu au maximum, je me fraie un passage jusqu'à l'orée de sa chatte. Son plaisir soyeux inonde le bout de mes doigts. Je caresse sa fente béante et la sens miauler entre mes lèvres. Elle se cambre un peu plus en arrière pour faciliter la position et mieux s'offrir, avalant le bout de mes doigts en un mouvement de bassin. Je la fouille doucement, prenant soin de masser les parois où les racines de sont clitoris affleurent.
Nous nous emballons et nous caressons délicieusement, alors qu'Aurel se tourne pour fouiller dans l'amas d'affaires à coté d'elle, dont elle extirpe une capote. Sa main rejoint celle de Sandrine, affairée à me faire gémir de plaisir, pour la diriger sur mes couilles, dégageant ainsi ma queue. Nous arrêtons nos baisers pour observer le manège de notre comparse. Aurel me branle à son tour doucement puis déroule le préso le long de ma tige. Elle attire ensuite Sandrine sur moi en la prenant par la taille, tout en nous souriant avec son regard de braise. Dans le mouvement, mes doigts sont extirpés de ma partenaire et agrippent sont string pour lui retirer. Elle m'aide de quelques mouvements de jambes, puis m'enfourche. Tout en me fixant droit dans les yeux, elle se redresse sur moi en me provocant du regard. Je sens la moiteur torride de sa chatte baigner ma queue. Elle est tellement belle, je la dévore des yeux.
La main d'Aurel empoigne ma queue pour la maintenir droite et que Sandrine puisse mieux s'enfiler dessus. La chatte de Sandrine m'enveloppe l'entement la queue avec de légères ondulations du bassin. Son sexe bouillant avale ma bite tendue à exploser. Elle reste dans cette position, me chevauchant subtilement en ondulant les hanches. Ma main posée sur son superbe cul accompagne son mouvement, le bout de mes doigts dessinant le contour de ses lèvres écartelés sur mon membre. Sa main s'empare de celle qu'il me reste de libre pour venir la poser sur son sein. J'en dessine le contour, effleure ses pointes insolemment dressées, masse ses deux globes frôlant la perfection avant de les pétrir plus fermement avec gourmandise. Son regard se brouille dans ses paupières mi-closes, et sa bouche s'entrouvre de soupirs. Les mouvements de son bassin prennent plus d'assurance et s'affirment pour me baiser avec tendresse.
Malgré les pulsations du son à 180BPM autour de nous, nous imposons notre propre tempo et marquons imperceptiblement un temps sur quatre. Comme si nous dansions un slow au milieu d'un dance floor hardcore. Son corps de rêve et ses seins de déesse grecque me surplombant, ses mouvements et ses contractions vaginales expertes me font soupirer de plaisir. Elle masse littéralement ma bite avec sa chatte, c'est divin.
Aurel ne nous quitte pas du regard et s'allonge sur un bras à coté de moi. Je tourne un peu la tête et la contemple aussi impudiquement offerte. Elle m'adresse un sourire complice, pose une main sur mon visage et se penche vers moi pour m'embrasser tendrement, partageant les soupirs de plaisir que me procure Sandrine. Tout en nous emballant, elle se saisit de ma main sur les fesses de Sandrine pour la diriger dans son shorty. La plantureuse italienne est crémeuse au possible. Ses lèvres quittent les miennes alors qu'elle s'allonge contre mon bras, ma main fichée entre ses cuisses. Elle profite de la beauté du spectacle que lui offre Sandrine en me baisant aussi sensuellement. La main d'Aurel se pose sur celle que j'ai dans son shorty, enjoignant mes doigts à la pénétrer. Elle imprègne le rythme avec de légères pressions et mouvements du bassin. Elle se branle sur mes doigts. Ses yeux mi-clos sont incandescents, sont souffle se fait plus court.
La sublime Sandrine miaule de plaisir en me baisant entre ses cuisses, avant de m'embrasser fougueusement à pleine bouche. Je sens son corps se raidir, ses mouvements de bassin se préciser alors que sa chatte se contracte par vagues autour de ma bite. Nos baisers s'entremêlent de gémissements de plaisir tandis que son corps frémis de spasmes. Elle reste haletante à me câliner, alors que nous nous embrassons voluptueusement. Aurel se cambre a son tour contre mon bras et m'embrasse le torse et le cou, alors que ses cuisses enserrent ma main et que son jus amplis mes doigts.
Nous restons un moment à savourer notre plaisir et à nous câliner. Puis avec une infinie précaution, Sandrine change de position pour venir à nouveau se lover au creux de mon bras. Ma queue est triste de ne plus sentir la chaleur satinée de sa merveilleuse chatte. Sa main vient la consoler en enlevant le préso, puis en la branlant avec délice. Aurel pose sa main sur mes couilles et les masses avec concupiscence. Mes deux déesses échangent des regards complices, et me regardent avec malice, me couvrant de baisers. Leurs gestes se font plus précis, plus insistants. Elles jouent avec ma queue avec une science magistrale. Leurs mains sur ma tige et mes couilles m'invitent à tout lâcher. C'est irrésistible. Les sentant frémir et se contracter, elles accentuent leurs gestes et se lovent encore plus contre moi, usant de leurs courbes ensorceleuses avec talent. Je me raidi en couinant de plaisir alors que j'explose entre les doigts de Sandrine.
Les caresses d'Aurel sur mes couilles prolongent diaboliquement mon orgasme. Je suis secoué de spasmes et m'éclabousse le ventre et le torse d'impressionnantes giclés épaisses et chaudes. C'est prodigieux. Je suis terrassé et peine à retrouver mon souffle. Mes deux naïades me regardent avec un sourire satisfait. Sans relâcher leurs caresses, ni me quitter des yeux, elles m'adressent un regard incroyablement lubrique alors que je les contemple descendre, la bouche entrouverte pour butiner mon plaisir. Elles s'appliquent méthodiquement à ne rien laisser, Sandrine finissant par me prendre à pleine bouche pour extirper les moindres gouttes de mon être en me suçant avec délice. Ce spectacle m'arrache d'ultimes soubresauts faisant perler les derniers jets de jus le long de la langue de Sandrine. Elle les avale avec gourmandise en me provoquant du regard. La main d'Aurel câline toujours mes couilles et elle approche aussi ses lèvres.
Sandrine lui cède la place, et avec la même flamme dans le regard, elle avale elle aussi mon gland, finissant de m'achever et de sublimer leur œuvre collective.
Mes deux charmantes créatures reprennent instinctivement leurs positions en venant se lover contre moi. Nous nous embrassons et nous pelotonnons les uns contre les autres dans un tendre câlin satisfait. Autour de nous le chaos continue de faire rage, mais ne nous atteint pas. Dans notre bulle rouge, nous flottons sur un océan de plaisir.
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Dallas1
21 mai 2026 à 19:07
Très bonne histoire...
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plemagne
14 mai 2026 à 22:37
Superbe ambiance.

Ça change des discours sécuritaires sur la jeunesse, qui, mon dieu, a foulé un champ où il ne poussait rien.
L'éducateur specialisé, mitoyen de la marginalité, tient la société ensemble, évite que les gens proches du décrochage ne tombent dans l'abîme et diminue la violence sociale.

C'est pas carré un éduc spé, ça aime pas les maths, mais ça fait le boulot mieux que les planqués des bureaux qui pondent des normes sans lien avec la réalité du terrain (les A R S).

J'ai bien aimé la langue utilisée, une langue étrange, fleurie, dévoyée, avec beaucoup de mot pour décrire les drogues et l'état qu'elles engendrent.
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