Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Joline — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Joline
Chapitre 2
Trouble au désordre public.
La voix de l'homme, rauque et chargée de colère, tonna comme un coup de feu.
— Qu'est-ce que c'est ? Qui est là ?
Il lâcha la tête de la femme – Viviane – qui se décolla de son sexe avec un bruit de succion mouillé, laissant la chair violacée et luisante à l'air libre. L'homme en profita pour reprendre son souffle, haletant, mais son mouvement fut rapide. D'un geste leste, il saisit le fusil posé contre les grumes et le brandit un instant dans la direction des fougères, son corps massif se redressant comme une ombre menaçante.
— Sortez de là, bande d'enfoirés, ou je vous fais regretter d'être venus !
L'effroi frappa Patrick comme une vague glacée. Ses jambes se dérobèrent littéralement, et il dut s'agripper à une branche basse pour ne pas s'effondrer. Il était dans un état de débraillement complet : la braguette grande ouverte, son short taché de sperme encore humide collant à sa peau, sa respiration haletante et saccadée. Un vertige de réalité déformée l'assaillit.
« Ce n'est pas possible », pensa-t-il, le cerveau embrouillé. « Ce matin, j'étais dans mon lit vide, je pensais à elle, à mon patron... Je suis juste venu faire une randonnée. Une petite randonnée avec une collègue sympa pour respirer, pour oublier... »
Le contraste était trop brutal, trop monstrueux. Entre le café machine et le bureau grisâtre, et cette clairière où, quelques minutes plus tôt, la main de cette même collègue « sympa » le faisait jouir comme un adolescent, et où il se trouvait maintenant, débraillé, menacé par une brute armée.
« Ce n'est pas possible », pensa-t-il, le cerveau embrouillé. « Ce matin, j'étais dans mon lit vide, je pensais à elle, à mon patron... Je suis juste venu faire une randonnée. Une petite randonnée avec une collègue sympa pour respirer, pour oublier... »
Le contraste était trop brutal, trop monstrueux. Entre le café machine et le bureau grisâtre, et cette clairière où, quelques minutes plus tôt, la main de cette même collègue « sympa » le faisait jouir comme un adolescent, et où il se trouvait maintenant, débraillé, menacé par une brute armée.
L'irréalité de la situation lui donnait l'impression de sombrer dans un cauchemar éveillé.
À côté de lui, Joline était saisie d'une peur intense, bien différente de son audace joueuse de tout à l'heure. Son visage n'était plus seulement pâle ; il était cireux, ses lèvres bleuies par la frayeur. Ses yeux bleus, si pétillants et malicieux, étaient démesurément ouverts, fixant le double canon du fusil avec une horreur animale. Elle tremblait de tous ses membres, un tremblement fin et incontrôlable.
À côté de lui, Joline était saisie d'une peur intense, bien différente de son audace joueuse de tout à l'heure. Son visage n'était plus seulement pâle ; il était cireux, ses lèvres bleuies par la frayeur. Ses yeux bleus, si pétillants et malicieux, étaient démesurément ouverts, fixant le double canon du fusil avec une horreur animale. Elle tremblait de tous ses membres, un tremblement fin et incontrôlable.
— Nom de dieu, sortez de là ou je vous plombe !
Quand elle attrapa le bras de Patrick pour le tirer, sa main était froide et moite, sa prise fébrile.
— Il faut y aller, murmura-t-elle d'une voix à peine audible, étranglée par la panique, plus un souffle qu'une parole.
Elle s'avança dans la clairière comme on marche au supplice, traînant Patrick, chancelant et hagard, et tenant toujours Stark en laisse, le chien maintenant silencieux, les oreilles couchées, grognant très bas au fond de la gorge, sentant le danger absolu.
En voyant les deux silhouettes émerger – un jeune homme débraillé et une femme tremblante –, le chasseur posa le fusil contre les grumes d'un geste nonchalant, croisant les bras sur son torse nu et tatoué. Sa présence seule, large et imposante, bloquait la clairière comme un mur vivant.
— Approche là, ma mignonne, et toi aussi. On va discuter de ce que vous foutez dans mon coin de forêt, ordonna le chasseur d'un ton sans appel, s'avançant d'un pas lourd qui fit craquer les feuilles sous ses bottes, son corps nu et musclé dominant l'espace comme un rempart.
Tremblants, ils obéirent, s'avançant sous le regard inquisiteur du couple, la peur les clouant plus que n'importe quelle arme. Patrick, les mains levées en un geste maladroit de soumission, bégaya :
— Euh, pardon monsieur... On ne voulait pas vous déranger, c'est un accident, on se perdait...
Son regard dévia vers son propre short, où une tache blanchâtre, encore humide, maculait le tissu beige. Trop tard, il réalisa l'effet désastreux de sa tenue. Le chasseur éclata d'un rictus cruel.
— Non, mais tu te fous de moi ? C'est quoi ce sperme sur ton falzar ? T'as encore la braguette ouverte ! Vous venez jouer aux amoureux dans notre coin, et maintenant vous quémandez pardon ? Approchez, qu'on voie bien vos têtes de citadins paumés.
Il se tourna vers Viviane, la femme noire qui s'était relevée avec une grâce féline, sans hâte pour se couvrir. Ses seins lourds et magnifiques se balançaient librement tandis qu'elle s'approchait de Patrick, un sourire énigmatique aux lèvres. Sans un mot, elle effleura la tache du bout d'un long doigt fin, préleva une trace du liquide visqueux. Puis, avec une lenteur obscène, elle porta son doigt à son nez et renifla, les narines frémissantes. Quand elle releva les yeux vers Patrick, son regard brillait d'une curiosité gourmande, presque vorace.
— Mmmmm... Pas de doute, c'est du foutre frais, murmura-t-elle d'une voix grave, chaude comme du miel mélangé à du gravier.
D'un geste théâtral, elle avança son doigt vers le visage pétrifié de Patrick.
— Tiens, nettoie-moi ça, petit cochon.
Interloqué, paralysé par la honte et la peur, il entrouvrit machinalement la bouche. Viviane y glissa son doigt, étalant le sperme séché sur sa langue. Le goût âcre, salé, le fit frissonner d'écœurement, mais il n'osa pas reculer. Elle rit, un son rauque et satisfait, avant de se mettre à tourner autour de lui comme un prédateur autour de sa proie.
Derrière Patrick, elle se colla presque à lui, assez pour qu'il sente la chaleur de son corps à travers l'espace infime qui les séparait. Son souffle chaud effleura la nuque du jeune homme tandis qu'elle reniflait avec une lenteur calculée.
Derrière Patrick, elle se colla presque à lui, assez pour qu'il sente la chaleur de son corps à travers l'espace infime qui les séparait. Son souffle chaud effleura la nuque du jeune homme tandis qu'elle reniflait avec une lenteur calculée.
— Mmmh... Transpiration d'homme qui a peur, murmura-t-elle. Une odeur aigre, de stress pur. Et en dessous...
Sa main descendit le long de sa colonne vertébrale tétanisée, effleura la courbe de sa fesse à travers le short.
— L'odeur du foutre, aussi. Ça sent le mâle dominé, mon chéri. Le mâle qui a perdu tout territoire.
Patrick retint son souffle, les muscles bandés à se rompre, prisonnier entre la honte et la terreur d'aggraver la situation. Quand Viviane se redressa, son rire clair et cruel résonna dans la clairière.
— Il est tout raide... mais pas où il faut ! Tout son courage est dans ses épaules !
Carlos, toujours planté sur ses jambes écartées, observait la scène avec un mépris non dissimulé. Son sexe, à moitié bandé et luisant de salive, se dressait comme une menace silencieuse. Il ne quittait pas Patrick des yeux, savourant sa détresse.
— Des petits citadins qui jouent aux aventuriers, cracha-t-il enfin, sa voix cinglante. Ils viennent chier dans notre jardin et croient que c'est un parc public. Regarde-moi ça...
D'un geste large et méprisant, il engloba la posture misérable de Patrick.
— Il a même pas la décence de cacher sa misère. Il l'exhibe, comme un chien soumis qui montre son ventre.
Pendant ce temps, Joline, le regard fuyant, fixait désespérément le sol. Pourtant, malgré elle, ses yeux étaient irrésistiblement attirés par la masse imposante entre les cuisses de Carlos. Chaque saccade de son regard trahissait un mélange de terreur et d'une curiosité honteuse.
Carlos, comme s'il avait senti son trouble, rangea son fusil dans un sac de chasse à ses pieds – un geste à la fois méprisant et rassurant, comme pour dire qu'il n'en avait pas besoin pour dominer.
Carlos, comme s'il avait senti son trouble, rangea son fusil dans un sac de chasse à ses pieds – un geste à la fois méprisant et rassurant, comme pour dire qu'il n'en avait pas besoin pour dominer.
— Allez, la petite, raconte-nous. Qui vous êtes, vous deux ? Des randonneurs du dimanche ?
Joline, la voix tremblante, se lança dans un flot de détails pour désamorcer la tension, parlant vite comme pour se protéger :
— On... on est collègues, monsieur. Je m'appelle Joline, je travaille en marketing dans une agence à la ville, on fait des pubs pour des marques de sport. Patrick, c'est mon pote de bureau, il est en compta, on est venus pour une balade, respirer l'air pur, oublier le stress du boulot... On s'est un peu égarés, c'est tout, promis, on voulait pas déranger...
Elle continua, babillant sur leur routine citadine, les embouteillages, les pauses café, espérant attendrir. Carlos l'interrompit sèchement, un ricanement dans la voix :
— Marketing ? Comptabilité ? Des jobs de gratte-papier qui vous font bander pour une forêt ? Fermez-la maintenant, et approchez. On va régler ça à ma façon.
Viviane, abandonnant Patrick, se dirigea vers Joline avec la fluidité d'une féline. Elle plongea son visage dans ses cheveux et renifla bruyamment, comme pour s'imprégner de son odeur.
— Elle sent la peur et le désir, cette petite, murmura-t-elle, un sourire carnassier aux lèvres. Un vrai mélange excitant, tu trouves pas, Carlos ?
Elle répéta le prénom comme pour en savourer le goût :
— Joline...
Puis, d'une voix traînante :
— Tu as l'air bien jeune pour être mêlée à des histoires aussi... cochonnes. C'est toi qui as fait cette jolie tache sur le pantalon de ton ami ?
Joline, écarlate, baissa la tête, incapable de répondre. Sa bravoure initiale avait fondu comme neige au soleil, remplacée par une terreur d'enfant prise en faute. Pourtant, quelque chose dans le ton de Viviane – un mélange de menace et de complicité – fit naître en elle une étincelle d'intérêt malgré sa peur.
Carlos, lui, ne disait rien. Son silence était plus éloquent que des mots : son sexe, à moitié en érection, se gorgeait lentement de sang, excité par le pouvoir absolu qu'il exerçait sur eux. La détresse de ses proies n'était que le prélude d'un jeu bien plus sombre.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()