Joline
Chapitre 1 · Surprise estivale
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Joline — Chapitre 1 · Surprise estivale

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Piezzo
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Joline

Chapitre 1 · Surprise estivale

Une rencontre en balade
Le soleil déclinant tissait des fils d'or dans la chevelure brune et foisonnante de Joline. Ses longs cheveux, libérés sur ses épaules, semblaient vivre d'une vie propre à chaque mouvement de sa tête. Ses yeux bleus pétillants fixaient Patrick avec une intensité qui le déstabilisait. Elle n'était pas très grande, ce qui la rendait presque fragile en apparence, mais toute sa posture, pleine d'une assurance juvénile, démentait cette fragilité. Sa robe d'été, légère, était tendue sur les courbes d'une poitrine généreuse. Quand elle riait, un nuage de taches de rousseur dansait sur l'arête de son nez et le haut de ses pommettes. Et puis il y avait son parfum, un mélange enivrant de fleurs d'oranger sucré et de note musquée plus sauvage, qui semblait envelopper Patrick dès qu'elle s'approchait, ajoutant une couche sensorielle presque palpable à son trouble.
Tout avait commencé par des mots échangés à la machine à café du Bricomarché, entre deux rapports de SAV et des factures à comptabiliser. Joline, nouvelle depuis trois mois et ne connaissant personne à Moulins, s'était plainte de s'ennuyer le week-end. Patrick, par politesse plus que par envie de converser, avait évoqué les jolis coins de la région, les collines boisées au-dessus de la ville où il se promenait enfant sans se douter que ses mots ternes, prononcés d'une voix basse, allaient allumer une étincelle dans le regard bleu de sa collègue.
— Ça a l'air trop beau ! Tu devrais m'y emmener, un de ces jours !
avait-elle lancé avec un enthousiasme qui l'avait fait sursauter. Il avait balbutié une excuse, mais elle était revenue à la charge, jour après jour, à la machine à café, jusqu'à ce que, vidé par la perspective d'un autre week-end seul face au souvenir de son ex-femme, il cède. Il était donc parti pour une petite randonnée avec une jeune collègue sympathique et son chien, pour sortir de son quotidien triste et vide. Et le voilà, à raconter sa vie sentimentale désastreuse en suivant un itinéraire sur son portable, sous une température estivale écrasante.
Dès les premiers lacets du sentier, dans la chaleur lourde de cette mi-juin, elle l'avait fait parler. D'abord de choses légères, puis avec une douceur insistante, elle avait creusé. Et les mots étaient sortis, malgré lui, comme une vieille blessure qu'on rouvre : l'infidélité de son ex-femme, son départ pour vivre avec le patron du Bricomarché. Il en avait tellement parlé, dans la poussière du chemin, qu'il ne savait plus depuis quand il dévidait cette histoire, face à l'azur attentif de ses yeux et à l'indifférence de Stark, le joli berger australien qui trottinait devant eux. Soudain sa main à elle se posa sur son avant-bras, juste au-dessus du poignet. Le contact de ses doigts, frais et vifs, sur sa peau légèrement moite de cette marche et de ces confidences, fut comme une décharge.
— Attends, Patrick. On est bien ici, tu ne trouves pas ?
Elle retira sa main, mais l'impression de brûlure douce persista. Elle fit un lent tour sur elle-même, et la robe volante dessina un instant la silhouette menue et gracieuse que Patrick s'efforçait de ne pas regarder trop directement. Le parfum, plus fort, l'assaillit.
— L'itinéraire sur ton portable ? Mais on n'est pas pressés, voyons. Regarde.
Son rire cascada dans l'air chaud, et les taches de rousseur sur son nez semblèrent scintiller.
— C'est parfait pour une pause.
Après tout ce qu'il venait de lui confier, cette insouciance avait un goût de liberté nouvelle. Elle se rapprocha. À cette distance, Patrick pouvait voir les minuscules éclats d'argent dans l'azur de ses yeux, et le duvet blond qui ourlait la courbe de sa joue. Sa propre respiration lui parut soudain trop bruyante. Face à elle, Patrick, avec ses trente-six ans qui en paraissaient quarante, faisait figure de contraste. Ses cheveux, coupés en une brosse courte et pratique qui grisonnait légèrement aux tempes, donnaient à son visage un peu rond un air à la fois sévère et doux. Mais c'était son regard qui lui plaisait surtout : des yeux d'un noir profond, ombragés de cernes légers qui parlaient de nuits trop longues.
— Tu es toujours si sérieux, Patrick. Toujours à penser à l'itinéraire sur ton portable, au bon chemin, à l'horaire...
Sa voix se fit velouter, confidentielle. Elle baissa les yeux, jouant avec une longue mèche brune qu'elle enroula autour de son doigt, un geste d'une féminité étudiée et naturelle à la fois.
— Moi, parfois, j'aime bien me perdre. Surtout avec la bonne personne.
Elle leva vers lui son regard bleu, un regard qui semblait savoir des choses sur lui qu'il ignorait lui-même.
— À propos de se perdre... ça me rappelle ce week-end avec mon ex, Lucas. Tu sais, le guitariste.
Elle vit les muscles de sa mâchoire carrée se tendre, et son sourire s'élargit imperceptiblement.
— On était partis en randonnée, juste comme ça. On avait même oublié la tente. Il a bien fallu... improviser pour la nuit. Sous les étoiles. C'était... plutôt inconfortable, mais mémorable.
Patrick sentit la chaleur lui monter du cou jusqu'aux racines de ses cheveux en brosse, trahissant l'homme pudique qui se cachait derrière la réserve de l'employé du SAV. En ce moment, sous le feu bleu du regard de Joline, ses pommettes étaient d'un rouge vif. Il fixa désespérément Stark au loin, évitant le piège de ce regard et de ce sourire.
— Il... il commence à faire frais. Tu ne crois pas ?
Sa voix était rauque. Ils prévoyaient des orages pour ce soir. Joline ignora la tentative de diversion. Elle avança encore, réduisant l'espace à une intimité troublante. Sa poitrine effleura presque le bras de Patrick quand elle se pencha légèrement, comme pour partager un secret.
— C'est ça que j'aime, tu sais. L'improvisation. Les choses qui arrivent sans qu'on les ait trop... planifiées.
Elle pencha la tête, et ses cheveux cascadèrent sur son épaule.
— Toi, par exemple, avec ta femme... est-ce que vous improvisiez, parfois ? Ou était-ce toujours très... programmé ? Comme un bilan trimestriel ? Le coup était bas, précis, et atteignit sa cible en plein cœur. Le visage rond de Patrick devint écarlate, ses pommettes brûlantes contrastant avec la pâleur soudaine de ses lèvres serrées. Il ouvrit la bouche, mais ne sortit qu'un son étranglé, un bégaiement silencieux. Il était totalement désarmé, nu sous ce regard bleu qui semblait tout voir, tout comprendre, et qui choisissait de jouer avec lui. Comment cette balade innocente avait-elle pu déraper à ce point ?
— Je... Je ne pense pas que...
— Chut.
Elle leva un doigt à ses lèvres pulpeuses. Son sourire était maintenant empreint d'une fausse compassion, mais la lueur espiègle ne quittait pas ses yeux.
— Tu as raison. C'est indiscret. Désolée.
Elle ne l'était pas. Pas une seconde.
— C'est juste que... je vois bien comment tu es. Tout ce désir, tout ce... tumulte à l'intérieur.
Son regard parcourut son visage, ses épaules tendues.
— Coincé derrière tes polos Bricomarché et tes rapports de SAV. C'est dommage.
Elle laissa ces mots, aussi enivrants que son parfum, se suspendre dans l'air du soir. Puis, avec une agilité soudaine, elle tourna les talons. La robe virevolta, offrant une dernière vision fugace de ses jambes fines et de sa nuque fragile sous la cascade brune. Elle siffla Stark et, d'un geste précis, attacha son chien en laisse.
— Comme ça, il ira à notre rythme, murmura-t-elle, comme pour elle-même.
— Allez ! On continue ?
lança-t-elle d'une voix claire et joyeuse, comme si la conversation chargée n'avait jamais eu lieu.
— Mais cette fois, on va où moi je veux. Suis-moi, je guide.
Sans attendre sa réponse, elle s'engagea d'un pas décidé dans un chemin de terre qui s'écartait du sentier principal, bordé par un vieux panneau à moitié caché par les ronces : « Propriété privée ». Un sourire joua sur ses lèvres.
— Il me plaît, ce chemin. Et puis, la forêt devrait être à tout le monde, n'est-ce pas ?
Elle lui jeta un dernier regard par-dessus son épaule. Un regard bleu qui était à la fois une provocation, une invitation et une promesse non dite. Puis elle s'enfonça dans le sentier ombragé, sa silhouette menue et décidée se découpant dans la lumière dorée. Patrick resta un instant immobile, le cœur cognant contre ses côtes comme un oiseau affolé. Le parfum de fleur d'oranger et de musc flottait encore autour de lui, enveloppant le goût amer de son passé et l'attraction vertigineuse, terrifiante et irrésistible, que cette brune pétillante faisait naître en lui. Puis, poussé par une force plus forte que sa raison, il se mit en marche, suivant les traces légères qu'elle avait laissées dans l'herbe humide, franchissant à son tour la limite invisible de la propriété privée.
Une rencontre opportune
Le sentier qu'elle avait choisi descendait en pente douce vers un petit vallon plus ombragé. Le bruit de l'eau courante se fit bientôt entendre, couvrant le léger halètement de Patrick qui la suivait, le regard fixé entre ses omoplates pour ne pas trébucher. Soudain, Joline s'immobilisa si brusquement qu'il faillit la percuter.
— Attends...
murmura-t-elle, tendant le bras en travers de son torse pour l'arrêter. Sa voix n'était plus qu'un souffle.
— Regarde. Il y a des gens...
À travers une percée dans les fourrés, une vingtaine de mètres plus bas, une scène improbable se déroulait au bord du ruisseau. Une femme, grande, à la peau d'ébène luisant dans la lumière filtrée, était agenouillée entre les jambes écartées d'un homme assis sur un empilement de grumes fraîchement coupées. L'homme, taillé comme un bûcheron, portait une casquette et une tenue de chasse. La femme, elle, semblait dévêtue jusqu'au nombril, sa poitrine généreuse et ferme gigotant au rythme énergique et audible des mouvements de sa tête. Le bruit de succion humide parvenait par bribes, mêlé au clapotis de l'eau.
Patrick resta pétrifié, le souffle coupé. Avant qu'il n'ait pu émettre un son, Joline, tout en maintenant Stark d'une main ferme sur sa laisse, le repoussa de plusieurs mètres en arrière, dans l'épaisseur protectrice d'un bouquet de hêtres. Elle lui attrapa la main – une prise ferme et chaude – et le tira jusqu'à un point d'observation caché par un rideau de fougères, mais qui offrait une vue dégagée sur le couple.
— Qu'est-ce que tu...
protesta Patrick dans un chuchotement affolé, tentant de reculer.
— Shhh ! Tais-toi, Patrick, tu vas nous faire repérer !
Sa voix était un sifflement excité. Elle ne quittait pas la scène des yeux, son propre souffle s'était accéléré.
— Non mais t'as vu ça ? Ils sont gonflés ces deux-là ! ... Enfin surtout lui, dis donc, quelle bite il a, elle est énorme non ?
Patrick, incapable de détacher son regard, ne répondit pas. Il était stupéfait, hypnotisé par le spectacle cru et sauvage. Sa bouche s'était entrouverte, un mélange de fascination et de honte brûlant sur ses pommettes déjà rouges.
L'homme sur les grumes était une force de la nature. Sous sa casquette de chasse, un visage buriné, marqué par le grand air, était renversé en arrière dans une expression de béatitude brute. Ses mains, larges comme des battoirs et couvertes de cicatrices, étaient posées sur la nuque de la femme, l'encourageant sans retenue. Son torse, barré par des bretelles, était massif, et entre ses cuisses puissantes émergeait un sexe d'une dimension presque démesurée, luisant de salive à la lumière tamisée.
La femme, agenouillée dans la mousse, était son parfait contraste et son complément. Sa peau noire avait des reflets bleutés sous la canopée. Elle était grande, élancée, avec une musculature souple de danseuse. Ses seins, libres et magnifiques, se balançaient lourdement au rythme de ses mouvements. Elle prenait l'homme en bouche avec une énergie et une expertise qui forçaient le respect, un va-et-vient profond et régulier qui faisait claquer sa langue. Parfois, elle se retirait un instant, laissant voir le membre glissant et gonflé, pour reprendre son souffle d'une voix rauque et basse que Patrick et Joline ne pouvaient qu'entendre par bribes : « ... ouais, comme ça... avale tout, salope... t'aimes ça, hein ?... » avant de se remettre à l'œuvre avec une voracité renouvelée, ses mains agrippant les cuisses du chasseur comme des amarres.
Joline se tourna vers lui, son œil bleu vif passant de la scène à son visage. Elle vit son expression, puis son regard descendit, parcourant son torse, son ventre, et s'arrêta net.
Un lent sourire, carnassier et ravi, étira ses lèvres.
— Mais dis donc... ça ne te laisse pas insensible, ce spectacle ?
murmura-t-elle, sa voix devenue suave et traînante.
— C'est quoi, cette bosse sous ton short ?
Patrick baissa les yeux, horrifié. La preuve de son excitation était indéniable, tendant le tissu léger de son short de randonnée. Il voulut croiser les mains, reculer, mais il était comme paralysé. Devant cette évidence, Joline ne put résister. Sans un mot de plus, elle posa sa main libre – celle qui ne tenait pas la laisse – à plat sur la protubérance. Patrick tressaillit violemment, comme électrocuté. Un gémissement étouffé lui échappa. Il ne la repoussa pas. Il se laissa faire, les yeux écarquillés, fixant toujours la scène au loin comme si elle était à la fois la source de son trouble et un écran derrière lequel se cacher.
— Tu te laisses faire...
constata Joline, plus pour elle-même que pour lui. Sa main se mit à bouger, lentement d'abord, caressant la forme dure à travers le tissu, en explorant la longueur, la circonférence. Le contact était brûlant. Elle se rapprocha, collant son corps contre son flanc. Ses cheveux bruns effleurèrent sa joue lorsqu'elle approcha ses lèvres de son oreille. Son parfum enivrant l'enveloppa, se mêlant à l'odeur de la forêt et de sa propre transpiration.
— Ça te plaît, Patrick ?
chuchota-t-elle, son souffle chaud faisant frissonner son lobe.
— Tu aimerais être à la place de cet homme ? Tu veux que je te branle ?
— T'es un coquin, pas vrai ?
poursuivit-elle, sa main devenant plus insistante, pressant, frottant.
— Tu n'as pas honte ? De les regarder en cachette... De bander comme ça pour une inconnue qui suce un bûcheron dans les bois ?
Sa voix était une caresse vicieuse. Sous ses doigts, à travers le tissu, elle sentait la chair durcie palpiter. Elle entendit un autre gémissement, rauque celui-là, qui venait du plus profond de sa gorge.
— Tu gémis ? Carrément... trop mignon.
Elle eut un petit rire étouffé, triomphant.
— Tiens, ne bouge pas. Laisse-moi faire.
Elle passa derrière lui. Il sentit alors la douce pression de ses seins contre son dos, les deux rondeurs charnues et fermes s'écrasant contre ses omoplates à travers les fines couches de tissu. Ses mains – elle avait dû attacher la laisse de Stark à un arbre – se firent plus aventurières. D'une main experte, elle fit sauter le bouton de son short, tira la Fermeture éclair. Le bruit lui parut assourdissant dans le silence relatif de la forêt.
— Tu bandes dur, mon salaud...
murmura-t-elle à son oreille, tandis que ses doigts se glissaient à l'intérieur, sous l'élastique de son slip de coton. Le contact direct de sa peau contre la sienne le fit sursauter.
— Tu sens comme je te branle ? Comme je te serre la queue ?
Elle avait saisi son sexe en érection, complètement dégainé maintenant. Sa main, douce et pourtant déterminée, l'enserra. Elle commença un mouvement de va-et-vient, lent, savourant la texture de la peau tendue à craquer, la chaleur, la pulsation frénétique qu'elle y sentait. Puis, stimulée par les gémissements étouffés de Patrick, par la vue de l'homme au loin qui commençait à haleter plus fort, elle accéléra le rythme. Sa respiration à elle aussi s'était emballée, chaude contre sa nuque.
Patrick avait perdu tout contrôle. La honte, la peur d'être découvert, le souvenir douloureux de son mariage, tout avait été balayé par le tourbillon sensoriel. Le spectacle obscène au loin, les mains habiles et interdites de Joline, son parfum, ses murmures salaces à son oreille... C'était trop. Une tension incroyable montait en lui, irrésistible, foudroyante.
— Joline... je... je vais...
parvint-il à haleter, un avertissement désespéré.
— Vas-y,
ordonna-t-elle d'une voix rauque, sans ralentir.
— Jette ton foutre, Patrick. Lâche tout.
Le cri qu'il avait retenu toute sa vie d'homme coincé explosa enfin. Un cri rauque, animal, qui jaillit de ses entrailles et fendit l'air du vallon au moment précis où son corps était secoué de violents spasmes. Une grande giclée blanche jaillit devant lui, arrosant les fougères, et sa main à elle, qui continuait de le travailler jusqu'à la dernière goutte, en fut couverte.
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