Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une coûteuse location — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une coûteuse location
Chapitre 2
Notes de l'auteur : cette histoire est le cinquième opus de la série "Une coûteuse location". Puisque j'ai fait n'importe quoi avec l'intitulé de l'épisode 4 publié le 10 septembre 26, la numération ne ressemble plus à rien. Mea culpa.
Résumé de l'épisode 4 : Matthieu a découvert que Laura, sa chérie, s'était offerte au propriétaire qu'elle disait pourtant ne pas apprécier.
Résumé de l'épisode 4 : Matthieu a découvert que Laura, sa chérie, s'était offerte au propriétaire qu'elle disait pourtant ne pas apprécier.
— Très bonne à baiser ta petite Laura. Fort caractère au premier abord mais plutôt docile au moment de passer aux choses sérieuses.
Matthieu aurait dû lui mettre son poing sur la figure mais il en était bien incapable. Ses mains restaient crispées autour de son verre, les jointures blanches, tandis qu'une vague de nausée lui montait à la gorge. Il sentait la colère bouillonner en lui, une colère sourde, impuissante, qui lui brûlait les entrailles. Chaque mot de René était comme un coup de couteau, et pourtant, il restait là, figé, incapable de réagir.
René reprit, un sourire en coin :
René reprit, un sourire en coin :
— Je ne l'ai pas forcée tu sais. Elle s'est déchaînée comme une crève la faim. Je t'avais bien dit de t'en occuper gamin !
— Mais comment…
— Je lui ai demandé de venir m'aider à tenir la fenêtre le temps que je change la pièce défectueuse. Les bras levés elle est charmante, et je lui ai fait la remarque. Elle m'a traité de flatteur. C'est court ce qu'elle porte à la maison dis donc, mais tant mieux, je me suis bien rincé l'œil. Quand je lui ai recommandé de lever encore les bras pour appuyer plus haut sur la fenêtre, elle a hésité quelques secondes. Quel cul bordel ! Et le pire, c'est que j'avais déjà fini la réparation !
— Mais comment…
— Je lui ai demandé de venir m'aider à tenir la fenêtre le temps que je change la pièce défectueuse. Les bras levés elle est charmante, et je lui ai fait la remarque. Elle m'a traité de flatteur. C'est court ce qu'elle porte à la maison dis donc, mais tant mieux, je me suis bien rincé l'œil. Quand je lui ai recommandé de lever encore les bras pour appuyer plus haut sur la fenêtre, elle a hésité quelques secondes. Quel cul bordel ! Et le pire, c'est que j'avais déjà fini la réparation !
Matthieu sentait chaque détail s'imprimer dans son esprit. Il voyait la scène, là, maintenant : Laura, les bras levés, le t-shirt remonté, hésitante, puis se laissant faire. Il imaginait son expression, ce mélange de gêne et d'excitation qu'il connaissait bien, et ça le rendait fou. Il aurait voulu hurler, renverser la table, n'importe quoi pour faire taire René. Mais il restait muet, les yeux fixés sur son verre, comme un enfant pris en faute.
— Pourquoi vous me racontez tout ça ?
— Mais parce que tu m'as posé la question pardi. Et parce qu'au fond de toi ça t'excite.
— Mais parce que tu m'as posé la question pardi. Et parce qu'au fond de toi ça t'excite.
René marqua une pause, savourant l'effet de ses mots. Il voyait bien la détresse de Matthieu, la façon dont ses mâchoires se contractaient, dont ses yeux fuyaient les siens.
— Je lui ai demandé si elle s'était déjà exhibée, puis j'ai soulevé doucement son t-shirt. Qui ne dit mot consent hein, tu comprends ?
René enchaîna sans qu'il ait le temps d'ouvrir la bouche :
— Ses tétons étaient tout durs et granuleux comme des framboises. Elle était magnifique. Le voisin d'en face était derrière sa fenêtre, elle n'a pas bougé. Je crois que ça l'excitait comme une folle. Brave fille. Je me suis penché à son oreille et lui ai demandé de se masturber. Le gamin d'en face ne pouvait pas voir sa main mais il a tout de suite compris. T'aurais vu sa tête ! Comme je suis pas vache, je l'ai laissée terminer. Elle a l'orgasme bruyant ma parole ! J'avoue que je l'ai aidée un peu en lui mettant un doigt : qu'est-ce qu'elle coule ! c'est le privilège de la jeunesse ça !
Ils s'étaient donné rendez-vous dans un bar, à proximité de la fac où Matthieu suivait ses cours. Il jeta un coup d'œil aux alentours : heureusement, le lieu était vide à cette heure, à l'exception de deux ouvriers qui prenaient un café au comptoir. Il était seul au monde avec son bourreau.
— Elle s'est laissée déshabiller puis je l'ai emmenée dans la chambre. Elle a mis des serviettes sur le lit en disant qu'on allait en avoir besoin. C'était mignon, elle avait l'air toute timide à ce moment-là. Ce sont les seuls mots qu'elle a prononcés ma foi. Puis j'ai rien eu à dire, elle s'est allongée directement sur le dos et a écarté les cuisses quand je lui ai demandé. Alors tu comprends, quand elles sont chaudes comme ça, faut pas les laisser refroidir.
Son visage prit un air goguenard :
— Elle est sacrément étroite, comme sa mère ! Je me suis éclaté tu sais. Je crains que son magnifique cul ait un peu souffert. Je suis sûr qu'on l'a entendue gueuler depuis le rez-de-chaussée ta meuf.
Matthieu demeurait prostré. Il connaissait le voisin, étudiant comme lui : un grand type boutonneux, tout maigre, avec des lunettes années 70 qui semblaient trop grandes pour son visage. C'est vrai que la situation avait dû lui paraître inespérée. Mais ce qui le hantait, c'était l'image de Laura. Sa Laura ! Là, offerte, se laissant faire sans protester. Est-ce qu'elle avait pensé à lui ? Est-ce qu'elle avait ressenti de la honte ? Ou est-ce qu'elle avait juste pris son plaisir, comme René le disait ?
Comme s'il lisait dans ses pensées, René sortit son téléphone, fit une ou deux manipulations et le tendit à Matthieu.
Sur l'écran, sa chérie ressemblait à un fétu de paille tellement elle était secouée. Le téléphone avait été posé à proximité, probablement sur la petite commode parallèle au lit, elle était allongée sur le dos, les fesses au bord du lit, ses jambes remontaient sur le torse de son baiseur. Il était visiblement debout et ses énormes paluches enserrait la taille fine de Laura pour la faire aller et venir sur sa queue.
Sur l'écran, sa chérie ressemblait à un fétu de paille tellement elle était secouée. Le téléphone avait été posé à proximité, probablement sur la petite commode parallèle au lit, elle était allongée sur le dos, les fesses au bord du lit, ses jambes remontaient sur le torse de son baiseur. Il était visiblement debout et ses énormes paluches enserrait la taille fine de Laura pour la faire aller et venir sur sa queue.
Matthieu scruta chaque détail de son visage, cherchant désespérément un signe de détresse, une trace de contrainte. Mais ce qu'il vit le glaça : ses yeux étaient mi-clos, sa bouche entrouverte dans une expression d'abandon total. Elle n'était pas là par obligation. Elle était là parce qu'elle le voulait. Et putain, ça se voyait.
Il y avait quelque chose de différent dans son regard, quelque chose qu'il ne lui avait jamais vu. Une sorte de lascivité, comme si elle s'était laissée emporter par quelque chose qu'elle ne contrôlait plus. Et ça, c'était encore plus dur à encaisser parce qu'il se souvenait très bien de ce qu'elle lui avait dit, pas plus tard que la semaine dernière. Elle ne l'appréciait pas. Elle l'avait dit, répété. Elle trouvait René lourd, déplacé, limite malsain. Et là, sur cette vidéo, elle semblait avoir tout oublié. Tout effacé.
Mais le plus insupportable s'écoutait : elle gémissait sans interruption. Des gémissements qu'il ne lui avait jamais entendus. Elle laissait tout sortir, sans retenue, sans pudeur, comme si elle n'avait plus rien à cacher. On devinait sa bouche déformée par le plaisir, et cela tranchait avec le visage fermé, presque concentré, de René.
Ce qui le rendait fou, c'était de se demander comment ça avait pu basculer. Pourquoi avait-elle arrêté de le détester ? Pourquoi son dégoût s'était transformé en désir ? René ne l'avait pas forcée. C'est vrai qu'il y a un moment qu'ils n'avaient pas fait l'amour, mais cela ne pouvait pas tout justifier.
Sur la vidéo, on voyait distinctement que le préservatif n'avait même pas pu être déroulé sur toute la longueur de la verge. Ce détail, anodin en apparence, le frappa comme une évidence : elle l'avait pris entier, sans retenue, sans essayer de se protéger. Elle s'était ouverte à lui, complètement, comme si elle voulait tout prendre, tout absorber. C'était dur à digérer.
Matthieu en avait vu assez et tendit le téléphone à René. L'image avait disparu, mais l'application en arrière-plan continuait à fonctionner et il entendit un “ouiiiii” étouffé.
Ce cri, même à travers le téléphone, lui transperça le cœur. Il reconnaissait cette voix qu'il aimait tant, et l'entendre ainsi, déformée par le plaisir d'un autre, c'était comme si on lui arrachait quelque chose. Il se demanda si elle avait crié comme ça avec lui, un jour. Et la réponse, il la connaissait déjà : non. Jamais. Avec lui, elle restait toujours dans la retenue, un peu contrôlée. Avec René, elle s'était lâchée. Elle avait tout donné.
Ce cri, même à travers le téléphone, lui transperça le cœur. Il reconnaissait cette voix qu'il aimait tant, et l'entendre ainsi, déformée par le plaisir d'un autre, c'était comme si on lui arrachait quelque chose. Il se demanda si elle avait crié comme ça avec lui, un jour. Et la réponse, il la connaissait déjà : non. Jamais. Avec lui, elle restait toujours dans la retenue, un peu contrôlée. Avec René, elle s'était lâchée. Elle avait tout donné.
Matthieu baissa les yeux sur la table, cherchant un point fixe où accrocher son regard pour ne pas s'effondrer. Il sentait ses mains trembler légèrement et une fatigue soudaine l'envahir. Il aurait voulu partir, se lever et quitter ce bar, ce type, cette conversation. Mais ses jambes refusaient de bouger, comme paralysées par l'humiliation. Il resta donc là, immobile, à fixer son verre sans le voir.
René avait coupé le son de la vidéo, puis pianota un SMS avant de le montrer à son vis-à-vis malheureux. Il était adressé à Marie-Hélène :
Je veux que tu invites Matthieu pour samedi ma petite salope. On va te baiser tous les deux. Il n'a pas trop le moral, tu seras plus chienne que jamais.
Matthieu repensait aux dernières vidéos qu'il avait vues de sa belle-mère. Tout se mélangeait dans sa tête.
Je veux que tu invites Matthieu pour samedi ma petite salope. On va te baiser tous les deux. Il n'a pas trop le moral, tu seras plus chienne que jamais.
Matthieu repensait aux dernières vidéos qu'il avait vues de sa belle-mère. Tout se mélangeait dans sa tête.
— Ça va te faire le plus grand bien, tu vas voir. Et ne cherche pas à la ménager sous prétexte que c'est ta belle-mère, hein !
— Et si elle ne m'invite pas ?
— Elle va t'inviter, t'inquiète pas.
— Et si elle ne m'invite pas ?
— Elle va t'inviter, t'inquiète pas.
René lui tapa sur l'épaule, sans que Matthieu ne sache vraiment si c'était un geste de complicité ou de consolation. Sans doute un peu des deux. Sa journée de cours lui parut éternellement longue.
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